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Ligue des Cinq Nations : les Iroquois face aux Européens, 1609-1701

Amérique du Nord : colonies & indépendance21 octobre 2026◈ 70 sources vérifiées
Samuel de Champlain / Wikimedia Commons
13 min de lecture70 sources vérifiées
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Les Iroquoiens que Jacques Cartier visite à l’automne 1535 n’appartiennent pas à la ligue des Cinq Nations. Ceux d’Hochelaga, sur l’île où s’élève aujourd’hui Montréal, habitent une cinquantaine de maisons longues closes d’une palissade de bois à trois rangs, parlent une langue iroquoienne et vivent de leurs champs. Avec les gens de Stadaconé, près de l’actuelle ville de Québec, ils forment un ensemble que l’on appelle les Iroquoiens du Saint-Laurent. Quand Samuel de Champlain remonte le fleuve en 1603, les deux villages ont disparu. Les hypothèses se sont accumulées sans qu’aucune s’impose, épidémies venues d’Europe, récoltes perdues, poussée des Innus et des Algonquins, raids de nations iroquoises du sud, et quelques indices font penser que des réfugiés ont été adoptés par les Wendats.

Le récit de ce voyage, imprimé à Paris en 1545 chez Ponce Roffet dit Faucheur et Anthoine le Clerc, fait arriver la troupe à Hochelaga le dix-neuvième jour d’octobre et la ramène à son galion le quatrième, ce qui ne peut pas être. L’introduction de la réimpression de 1863 parle du 20 octobre, et L’Ency​clopédie canadienne retient le dimanche 3 octobre pour la visite du village.

Pour ces sociétés, le découpage de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, ne correspond à aucune césure interne ; la chronologie qui compte est celle des villages fouillés, puis celle de l’arrivée des objets européens dans les tombes, qui précède celle des Européens eux-mêmes dans les villages de la ligue.

Une éclipse pour acte de naissance

Les Haudenosaunee racontent eux-mêmes l’origine de leur ligue. Le Pacificateur, aidé d’Aionwatha, persuade cinq nations en guerre de s’unir et leur donne le symbole de la maison longue, dont les Onontagués gardent le feu ; la Confédération haudenosaunee, dans la présentation qu’elle publie aujourd’hui, ne donne pas de date et parle de temps immémoriaux.

Les historiens ont voulu en donner une. Selon Barbara Mann et Jerry Fields, qui font le point en 1997 dans l’American Indian Culture and Research Journal, la recherche occidentale a longtemps hésité entre deux propositions, une date antérieure au contact, 1451, et une date du milieu du XVIᵉ siècle qu’un archéologue a rattachée à l’éclipse solaire de 1536. Les deux auteurs prennent au sérieux la tradition d’un signe dans le ciel, qui donne son titre à leur article, s’appuient sur les gardiens de la mémoire haudenosaunee pour qui la ligue est très ancienne, et proposent le 31 août 1142. David Henige leur répond en 1999 dans la même revue. Rien ne prouve, selon lui, qu’une éclipse ait coïncidé avec la fondation, les auteurs ont retenu celle qui convenait, et leur usage des sources ne répond pas aux exigences ordinaires de la critique historique ; il ajoute que le récit de fondation a probablement pris sa forme vers 1800, pour expliquer la ligue et la souder face à la poussée des Blancs.

L’archéologie avance sans prétendre au jour près. Anthony Wonderley et Martha Sempowski, dans un livre publié en 2019 par les presses de l’université de Syracuse, rejettent l’idée d’une ligue formée vers 1600 pour capter les marchandises hollandaises. Ils relèvent, dès le début du XVIᵉ siècle, des pipes de céramique qui passent d’une nation à l’autre et des pratiques funéraires réciproques, puis des objets exotiques de plus en plus nombreux dans les tombes, avant que les perles de verre européennes n’y apparaissent. Entre ces positions, nous tenons la fourchette archéologique pour la plus solide, parce qu’elle repose sur des objets sortis de sépultures et non sur le choix d’un phénomène céleste. Tant que la ligue n’apparaît dans aucune source écrite contemporaine, remarque Henige, aucune date antérieure ne peut être exclue, et aucune ne peut être démontrée.

Le nom d’Aionwatha a fait un détour par la poésie américaine. En 1855, Henry Wadsworth Longfellow l’a donné au héros de son Song of Hiawatha, qu’il avait d’abord appelé Manabozho, une figure ojibwée trouvée dans les écrits de Henry Schoolcraft et située sur les rives du lac Supérieur. Le service des parcs nationaux, qui gère sa maison de Cambridge, qualifie ce choix d’erreur et présente le vrai Hiawatha comme un chef iroquois du XVIᵉ siècle, tranchant au passage une question que les spécialistes laissent ouverte.

« Six Nations of ignorant Savages »

La ligue tient dans un conseil. Cinquante titres de chefs y siègent, répartis inégalement entre les nations, mais dotés selon la Confédération du même pouvoir. Les Agniers, les Onontagués et les Tsonnontouans sont les frères aînés, les Onneiouts et les Goyogouins les cadets. Une affaire passe d’un côté à l’autre, revient, et les Onontagués la confirment quand les deux parties s’accordent ou la tranchent quand elles divergent. Chaque titre appartient à la mère de clan qui installe son porteur. Elle le choisit à la mort de son prédécesseur, l’avertit s’il manque à sa charge, et peut lui ôter ses bois de cerf, l’insigne de cette charge. Le titre de Tadodaho n’a pas de mère de clan. Cette description est celle que la Confédération donne aujourd’hui de ses institutions, et on ne peut pas la reporter telle quelle sur le XVIIᵉ siècle sans la recouper par des témoins de l’époque.

Quarante-neuf mères pour cinquante chefs.

Le jésuite Joseph-François Lafitau, missionnaire au Sault-Saint-Louis, aujourd’hui Kahnawake, de 1712 à 1717, l’a observé de près. William Fenton lui attribue la découverte de la filiation par les mères chez les Iroquois et relève qu’il a vu le poids des femmes dans la décision d’adopter un captif. Ses Mœurs des sauvages amériquains comparées aux mœurs des premiers temps paraissent à Paris en 1724, chez Saugrain l’aîné et Charles-Estienne Hochereau, en deux volumes in-quarto.

C’est cette mécanique que l’on a voulu retrouver dans la Constitution des États-Unis. Le 4 octobre 1988, la Chambre des représentants adopte une résolution, la H.Con.Res. 331, selon laquelle la confédération des treize colonies « was influenced by the political system developed by the Iroquois Confederacy ». Deux textes portent la thèse. Les dates anglaises citées ici sont en ancien style, comme dans les sources, et les dates françaises en nouveau style. En juin 1744 (a. s.), à Lancaster, l’orateur onontagué Canassatego engage les commissaires de Pennsylvanie, de Virginie et du Maryland à s’unir comme l’ont fait ses ancêtres, et Benjamin Franklin imprime la même année, à Philadelphie, le compte rendu du traité, trente-neuf pages in-folio dont la Library of Congress conserve un exemplaire sous la cote E99.I7 P397. Le 20 mars 1750/1751, Franklin écrit à James Parker qu’il serait étrange que « six Nations of ignorant Savages » puissent former une telle union et la faire durer, quand dix ou douze colonies anglaises, qui en ont davantage besoin, n’y parviendraient pas ; la lettre paraît la même année à New York, aux pages 27 à 31 d’une brochure d’Archibald Kennedy sur l’amitié des Indiens.

Elisabeth Tooker a contesté la thèse dès 1988, dans Ethnohistory. Les constituants, écrit-elle, puisaient leurs modèles dans la théorie politique européenne, les preuves d’un emprunt sont très minces, et la ligue ressemble peu à la fédération de 1787, avec sa filiation par les mères, ses chefs désignés par les mères de clan, une représentation qui ignore le nombre des habitants, et aucune autorité centrale. Donald Grinde et Bruce Johansen ont défendu l’influence en 1991, dans Exemplar of Liberty, et le William and Mary Quarterly a organisé en juillet 1996 un débat contradictoire où Philip Levy attaque leur usage des preuves et où ils répondent en discutant ce qui doit compter comme preuve. Le camp de l’influence garde deux faits. Canassatego a bien prononcé ce conseil devant des délégués coloniaux, et Franklin l’a imprimé. La lettre de 1751 se lit pourtant d’abord comme un argument adressé aux colons, que Franklin pique au vif en invoquant des peuples qu’il qualifie d’ignorants, et elle précède de plus de trois décennies la convention de Philadelphie.

Champlain tire sur l’un des trois chefs

Dans la nuit du 29 juillet 1609, vers dix heures, près d’un cap de la rive ouest du lac qui portera son nom, Champlain et ses alliés montagnais, algonquins et wendats aperçoivent un parti iroquois. Au matin, deux cents guerriers sortent de leur barricade. Champlain n’a que deux Français avec lui. Il vise l’un des trois chefs, deux hommes tombent du même coup, un troisième, blessé, meurt plus tard, et les Iroquois s’enfuient. Le récit paraît à Paris chez Jean Berjon en 1613, dans Les voyages du sieur de Champlain Xaintongeois, un volume de 381 pages orné de vingt gravures et d’une carte, dont la Bibliothèque du Parlement, à Ottawa, conserve un exemplaire de 22,8 sur 17 centimètres ; l’une des gravures montre la défaite des Iroquois au lac Champlain.

On a fait de ce coup d’arquebuse l’origine d’un siècle de guerres. En juillet 1949, dans de Halve Maen, la revue de la Holland Society de New York, Ottomar Van Norden écrit que les Iroquois en ont gardé contre les Français une haine durable et ont failli détruire le Canada français dans les cinquante années suivantes ; la société a remis le texte en ligne en 2024. La chronologie résiste mal à cette lecture. Le 5 juillet 1645, l’Agnier Kiotseaeton arrive à Trois-Rivières, et le 12 il ouvre une conférence devant le gouverneur Charles Huault de Montmagny en offrant dix-sept colliers, chacun accompagné d’une parole. Le gouverneur répond le 14 par quatorze présents. La paix reste conditionnelle, les Agniers s’engageant seulement à épargner les Wendats et les autres alliés jusqu’à ce que leurs chefs absents l’aient ratifiée, et le jésuite Isaac Jogues est tué le 18 octobre 1646. Une rancune de trente-six ans n’explique ni la négociation ni sa rupture.

Castors ou captifs ?

En 1940, George T. Hunt donne à ces guerres l’explication qui a longtemps dominé. Dans The Wars of the Iroquois, publié par l’université du Wisconsin, il les attribue à l’épuisement des ressources sur le territoire des Cinq Nations et à leur volonté de devenir les intermédiaires du commerce des fourrures entre les nations de l’ouest et les traiteurs européens. C’est l’interprétation dite des guerres du castor. Elle a pour elle un fait solide, que rappelle L’Ency​clopédie canadienne, puisque c’est avec des armes à feu hollandaises que les Haudenosaunee défont les Wendats en 1648 et 1649. Denys Delâge a donné en 1985 à ce monde du premier XVIIᵉ siècle un titre qui dit son déséquilibre, Le Pays renversé.

Le pays est aussi renversé par les maladies. Le 13 décembre 1634, le Hollandais Harmen Meyndertsz van den Bogaert, en route vers les villages agniers et onneiouts, note dans son journal que beaucoup d’Indiens du village fortifié où il se trouve sont morts de la petite vérole. Chez les Wendats, l’article que Conrad Heidenreich consacre à ce peuple dans L’Ency​clopédie canadienne évalue la population à 20 000 ou 25 000 personnes avant 1600, et à environ 9 000 après les épidémies de rougeole, de grippe et de variole des années 1634 à 1642. L’article ne dit pas de qui vient l’estimation. On ne peut lui demander qu’un ordre de grandeur.

C’est là que la lecture commerciale a cédé du terrain. Daniel Richter a soutenu en 1983, dans le William and Mary Quarterly, que des sociétés sans État faisaient la guerre pour d’autres fins que les États européens, des fins rationnelles, et que le rôle de la guerre chez les Iroquois a changé au cours du premier siècle de contact. José António Brandão a compté en 1997 les raids et les morts dans les sources françaises et anglaises jusqu’en 1701, et conclut que les Iroquois combattaient la Nouvelle-France pour les raisons traditionnelles de la guerre autochtone, reconstituer leur population, défendre leurs territoires de chasse et leurs villages, gagner de l’honneur et se venger. Gilles Havard voit dans la prise de prisonniers le but premier de ces guerres. Les deux lectures se combinent probablement selon les années et selon les nations, et on ne sait pas les départager village par village, parce que presque tout ce que l’on sait de ces campagnes vient des missionnaires et des officiers de leurs adversaires.

Saint-Ignace

Le 16 mars 1649, au point du jour, environ un millier d’Iroquois, selon la Relation du jésuite Paul Ragueneau, douze cents selon le récit de Christophe Regnaut, donné de la mission, tombent sur Saint-Ignace, l’un des villages wendats où les jésuites ont établi une mission. Le village est pris presque sans combat. Les assaillants marchent aussitôt sur Saint-Louis, l’enlèvent et l’incendient, et capturent les deux pères qui s’y trouvent, Jean de Brébeuf et Gabriel Lalemant. Regnaut, qui écrit d’après les témoignages de Wendats chrétiens échappés de captivité, fait mourir Brébeuf le jour même, vers quatre heures de l’après-midi. Le récit de Ragueneau paraît à Paris chez Sébastien Cramoisy en 1650, en deux parties de 103 et 187 pages, petit volume in-douze adressé à Jérôme Lalemant ; les deux textes ont été réunis, avec leur traduction anglaise, à la fin du XIXᵉ siècle dans le tome XXXIV de l’édition des Relations dirigée par Reuben Gold Thwaites. Les chiffres des deux jésuites divergent de deux cents hommes, et aucun ne vient d’un comptage, puisqu’ils reposent sur les dires de survivants. Le bilan des deux années est mieux connu. Selon Heidenreich, environ la moitié des Wendats qui avaient survécu aux épidémies sont tués en 1648 et 1649, quelque 3 000 rejoignent les Haudenosaunee, et un millier, surtout des chrétiens, gagnent avec les jésuites l’île Christian, dans la baie Georgienne, où trois cents seulement sont encore en vie au printemps 1650 ; les survivants passent à l’île d’Orléans, puis, plus tard, à Lorette, près de Québec. Les 3 000 qui rejoignent les vainqueurs pèsent dans ce bilan autant que les morts, et ce chiffre va dans le sens de Brandão et de Havard, pour qui la guerre servait aussi à faire entrer des vaincus dans les nations de la ligue.

Trente-neuf nations et un gouverneur

La mémoire des traités ne passe pas par le papier. Le premier témoignage conservé de la chaîne d’alliance d’argent, la Covenant Chain des Anglais, est un discours de l’Onontagué Carachkondie prononcé à Albany le 21 juillet 1677 devant Henry Coursey, venu du Maryland, selon l’historique que Robert Venables a rédigé pour la nation onontaguée en 2010. Venables en fait la suite d’une corde nouée avec les Hollandais, puis d’une chaîne de fer forgée avec eux dans les années 1640. Le premier anneau pose un problème. Le texte du traité dit de Tawagonshi, daté de 1613 et publié en 1968 par un médecin et historien amateur, Lawrence Van Loon, a été contesté en 1987 par Charles Gehring, William Starna et William Fenton dans New York History, sous un titre qui se voulait définitif, « The Final Chapter ». La New York State Library conserve dans le fonds Van Loon, sous la cote SC16677, une copie photostatique négative de l’accord et la traduction dactylographiée du médecin, l’original étant introuvable, et sa notice indique que la plupart des documents du fonds passent pour des faux que Van Loon aurait fabriqués dans les années 1930. Venables tient au contraire le traité pour historique, juge que le texte connu est une copie du XIXᵉ ou du début du XXᵉ siècle, rappelle qu’aucune analyse chimique n’a été faite et que les dates proposées vont de 1613 à 1643 ; pour les Haudenosaunee, écrit-il, la ceinture à deux rangs est le compte rendu du traité.

À l’été 1701, la ligue négocie avec les deux couronnes. Le 19 juillet (a. s.), à Albany, « in the middle of the high street », les sachems des Tsonnontouans, des Goyogouins, des Onontagués, des Agniers et des Onneiouts remettent au lieutenant-gouverneur John Nanfan, pour le roi Guillaume III, un territoire d’environ 800 milles de long sur 400 de large au nord-ouest de la ville. Ils demandent en retour de pouvoir y chasser librement pour toujours, eux et leurs descendants, et s’inquiètent d’un fort français élevé au passage principal. À Montréal, le 4 août, la même ligue s’engage à rester neutre en cas de guerre entre l’Angleterre et la France, accepte l’établissement français de Détroit, obtient de commercer librement et reconnaît au gouverneur le rôle d’arbitre entre les nations. Kondiaronk, chef wendat de Michilimakinac dont le discours a fait tourner les négociations, meurt à Montréal cet été-là, vers soixante-quinze ans selon Gilles Havard. Havard lit la Grande Paix comme le succès de l’alliance franco-amérindienne, qui reconnaît de fait l’indépendance des nations signataires ; José António Brandão et William Starna ont choisi pour leur article de 1996 sur les deux accords un titre qui dit l’inverse, un triomphe de la diplomatie iroquoise. Les deux lectures tiennent ensemble mieux qu’il n’y paraît, puisque la neutralité promise à Montréal laisse intacte la cession consentie à Albany.

Le gouverneur qui signe à Montréal ne porte pas, dans les conseils, le nom de Callière. Les Amérindiens avaient surnommé Montmagny Onontio, que sa notice du Dictionnaire biographique du Canada traduit par grande montagne, et ce nom est passé à tous les gouverneurs de la Nouvelle-France après lui, de sorte qu’en 1701 trente-neuf nations confient l’arbitrage de leurs querelles à un homme qui hérite, avec sa charge, du surnom donné plus d’un demi-siècle plus tôt à l’un de ses prédécesseurs, un mont dans le nom du premier, une montagne dans le titre de tous les autres.

Pour aller plus loin

La ligue croise Champlain et Québec, fondé l’année d’avant le coup d’arquebuse de 1609, et la Nouvelle-France des coureurs des bois. Du côté anglais, Jamestown et la captive Pocahontas appartiennent au même premier XVIIᵉ siècle atlantique ; le Mayflower ouvre un autre peuplement colonial.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jacques Cartier (attribué), Brief recit, & succincte narration de la navigation faicte es ysles de Canada, Hochelage & Saguenay & autres, Paris, Ponce Roffet dit Faucheur et Anthoine le Clerc, 1545, arrivée à Hochelaga datée du « dixneufiesme jour d’Octobre », retour au galion du « lundy quatriesme jour d’octobre » ; réimpression figurée, Paris, Librairie Tross, 1863, introduction de M. d’Avezac édition numérisée par la Bibliothèque nationale du Québec
  2. Samuel de Champlain, Les voyages du sieur de Champlain Xaintongeois, capitaine ordinaire pour le Roy, en la marine, Paris, Jean Berjon, 1613, 381 p., vingt gravures dont la défaite des Iroquois au lac Champlain, une carte, 22,8 × 17 cm Bibliothèque du Parlement, Ottawa, collection des livres rares
  3. Harmen Meyndertsz van den Bogaert, journal du voyage en pays agnier et onneiout, 1634-1635, entrée du 13 décembre 1634 édition et traduction Charles T. Gehring et William A. Starna, A Journey into Mohawk and Oneida Country, 1634-1635, Syracuse, Syracuse University Press, 1988, xxv-77 p.
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Sources primaires (suite)

  1. Paul Ragueneau, Relation de ce qui s’est passé en la mission des peres de la Compagnie de Jesus aux Hurons, pays de la Nouvelle France, és années 1648 & 1649, adressée au R. P. Hierosme Lalement, Paris, Sébastien Cramoisy, 1650, 2 parties en 1 vol. (103 et 187 p.), in-12 exemplaire du Dépôt général de la Marine, bibliothèques numériques du ministère des Armées
  2. Christophe Regnaut, récit de la mort des pères de Brébeuf et Lalemant, et Relation de 1648-1649 édition Reuben Gold Thwaites, The Jesuit Relations and Allied Documents, vol. XXXIV, préface datée de Madison, novembre 1898
  3. Joseph-François Lafitau, Mœurs des sauvages ameriquains comparées aux mœurs des premiers temps, Paris, Saugrain l’aîné et Charles-Estienne Hochereau, 1724, 2 vol. in-4 Université d’Ottawa, Archives et collections spéciales, E 58 .L162 1724
  4. A Treaty, held at the town of Lancaster, in Pennsylvania, by the Honourable the lieutenant-governor of the province, and the Honourable the commissioners for the provinces of Virginia and Maryland, with the Indians of the Six Nations, in June, 1744, Philadelphia, B. Franklin, 1744, 39 p., in-fol. Library of Congress, E99.I7 P397
  5. Benjamin Franklin à James Parker, Philadelphie, 20 mars 1750/1751, imprimée dans [Archibald Kennedy], The Importance of Gaining and Preserving the Friendship of the Indians to the British Interest, Considered, New York, 1751, p. 27-31 exemplaire de la Yale University Library
  6. Acte de cession des sachems des Cinq Nations au roi Guillaume III, remis au lieutenant-gouverneur John Nanfan, Albany, 19 juillet 1701 (a. s.) New-York Papers, Bundle P.Q, Q 49, d’après la transcription publiée par le conseil des Six Nations de la rivière Grand
  7. Ratification de la paix conclue entre les Français, leurs alliés et les Iroquois, Montréal, 4 août 1701, signée par Louis-Hector de Callière et marquée des emblèmes de clans des délégués Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence, C 11 A 19, fol. 41-44
  8. Copie photostatique négative du texte dit traité de Tawagonshi, daté de 1613, et traduction dactylographiée de Lawrence Gwyn Van Loon New York State Library, Manuscripts and Special Collections, fonds Van Loon, SC16677
  9. Chambre des représentants des États-Unis, H.Con.Res. 331, 100ᵉ Congrès, 2ᵉ session, adoptée le 4 octobre 1988
  10. Henry Wadsworth Longfellow, The Song of Hiawatha, Boston, Ticknor and Fields, 1855, iv-316 p., première édition américaine Morgan Library and Museum, New York, PML 196337

Bibliographie

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  2. David Henige, « Can a Myth Be Astronomically Dated ? », American Indian Culture and Research Journal 23 (4), 1999, p. 127-157 American Indian Culture and Research Journal
  3. Anthony Wonderley et Martha Sempowski, Origins of the Iroquois League : Narratives, Symbols, and Archaeology, Syracuse, 2019 Syracuse University Press
  4. George T. Hunt, The Wars of the Iroquois : A Study in Intertribal Trade Relations, Madison, 1940, ISBN 9780299001698, DOI 10,3368/001643 University of Wisconsin Presshttps://doi.org/10.3368/001643
  5. Daniel K. Richter, « War and Culture : The Iroquois Experience », William and Mary Quarterly, 3ᵉ série, 40 (4), octobre 1983, p. 528-559 William and Mary Quarterly
  6. José António Brandão, « Your Fyre Shall Burn No More » : Iroquois Policy toward New France and Its Native Allies to 1701, Lincoln, 1997, xviii-375 p., ISBN 978-0-8032-6177-8 University of Nebraska Press
  7. José António Brandão et William A. Starna, « The Treaties of 1701 : A Triumph of Iroquois Diplomacy », Ethnohistory 43 (2), 1996, p. 209-244 Ethnohistory
  8. Gilles Havard, La Grande Paix de Montréal de 1701. Les voies de la diplomatie franco-amérindienne, Montréal, 1992, 222 p. ; trad. anglaise par Phyllis Aronoff et Howard Scott, The Great Peace of Montreal of 1701, McGill-Queen’s University Press, 2001, 308 p. Recherches amérindiennes au Québec
  9. Gilles Havard, « Kondiaronk et la Grande Paix de Montréal », dans Marc St-Hilaire, Alain Roy, Mickaël Augeron et Dominique Guillemet (dir.), Les traces de la Nouvelle-France, Québec, 2008, ISBN 978-2-7637-8700-8 Presses de l’Université Laval
  10. Denys Delâge, Le Pays renversé. Amérindiens et Européens en Amérique du Nord-Est, 1600-1664, Montréal, 1985, 424 p. Boréal Express
  11. Elisabeth Tooker, « The United States Constitution and the Iroquois League », Ethnohistory 35 (4), 1988, p. 305-336 Ethnohistory
  12. Donald A. Grinde Jr. et Bruce E. Johansen, Exemplar of Liberty, Los Angeles, 1991 Regents of the University of California
  13. Philip A. Levy, « Exemplars of Taking Liberties : The Iroquois Influence Thesis and the Problem of Evidence », William and Mary Quarterly, 3ᵉ série, 53 (3), juillet 1996, p. 588-604 William and Mary Quarterly
  14. Donald A. Grinde Jr. et Bruce E. Johansen, « Sauce for the Goose : Demand and Definitions for “Proof” Regarding the Iroquois and Democracy », William and Mary Quarterly, 3ᵉ série, 53 (3), juillet 1996, p. 621 et suiv. William and Mary Quarterly
  15. Charles T. Gehring, William A. Starna et William N. Fenton, « The Tawagonshi Treaty of 1613 : The Final Chapter », New York History 68 (4), octobre 1987, p. 373-393 New York State Historical Association
  16. Ottomar H. Van Norden, « Three Hundred Years Ago in New Amsterdam », de Halve Maen, juillet 1949, republié en ligne en 2024 The Holland Society of New York

Sources en ligne

  1. « Hochelaga », par Michel Gagné L’Ency​clopédie canadienne, Historica Canadahttps://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/hochelaga
  2. « Stadaconé », par James H. Marsh L’Ency​clopédie canadienne, Historica Canadahttps://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/stadacone
  3. « Bref récit et succincte narration de la navigation faite en MDXXXV et MDXXXVI », réimpression Tross de 1863 Project Gutenberg, eBook 12356https://www.gutenberg.org/cache/epub/12356/pg12356-images.html
  4. « Government » Haudenosaunee Confederacyhttps://www.haudenosauneeconfederacy.com/government/
  5. « Who We Are » Haudenosaunee Confederacyhttps://www.haudenosauneeconfederacy.com/who-we-are/
  6. « A Sign in the Sky : Dating the League of the Haudenosaunee » eScholarship, université de Californiehttps://escholarship.org/uc/item/27g1b5px
  7. « Can a Myth Be Astronomically Dated ? » eScholarship, université de Californiehttps://beta.escholarship.org/uc/item/0f04m96b
  8. « Origins of the Iroquois League : Narratives, Symbols, and Archaeology », compte rendu de Mark Michel The Archaeological Conservancyhttps://thearchcons.org/bookreviews/origins-of-the-iroquois-league-narratives-symbols-and-archaeology
  9. « Hiawatha » National Park Service, Longfellow House Washington’s Headquarters National Historic Sitehttps://www.nps.gov/long/learn/historyculture/hiawatha.htm
  10. « The Song of Hiawatha », notice PML 196337 Morgan Library and Museumhttps://www.themorgan.org/printed-books/112265
  11. « Lafitau, Joseph-François », par William N. Fenton Dictionnaire biographique du Canadahttps://www.biographi.ca/fr/bio/lafitau_joseph_francois_3F.html
  12. « Mœurs des sauvages ameriquains comparées aux moeurs des premiers temps. Tome premier » Université d’Ottawa, Linking Cultureshttps://omeka.uottawa.ca/linking-cultures/items/show/39
  13. « Benjamin Franklin to James Parker, 20 March 1751 » Founders Online, National Archiveshttps://founders.archives.gov/documents/Franklin/01-04-02-0037
  14. « A Treaty, held at the town of Lancaster, in Pennsylvania […] in June, 1744 » Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/22007828
  15. « 100th CONGRESS 2nd Session » Onondaga Nationhttps://onondaganation.org/uncategorized/2023/congress-100th-session-acknowledges-haudenosaunee-influence
  16. « The United States Constitution and the Iroquois League » Bard College, Digital Commonshttps://digitalcommons.bard.edu/sr-instruct/83/
  17. « History Content », série Ask a Historian, références de l’échange Tooker-Johansen dans Ethnohistory Teachinghistory.orghttps://teachinghistory.org/history-content/ask-a-historian/24099
  18. « William and Mary Quarterly, July 1996 », sommaire du forum sur la thèse de l’influence iroquoise Omohundro Institute of Early American History and Culturehttps://oieahc.wm.edu/publications/wmq/browse/volume-53-1996/july-1996/
  19. « William and Mary Quarterly, October 1983 », sommaire Omohundro Institute of Early American History and Culturehttps://oieahc.wm.edu/publications/wmq/browse/volume-40-1983/october-1983/
  20. « The First Battle » Musée canadien de l’histoire, Musée virtuel de la Nouvelle-Francehttps://historymuseum.ca/cmc/vmnf/champlain/guer2_en.html
  21. « Les voyages du Sieur de Champlain » Bibliothèque du Parlement, Parlement du Canadahttps://lop.parl.ca/sites/PublicWebsite/default/fr_CA/About/Spotlight/RareBooks/Archives/LesvoyagesduSieurdeChamplain
  22. « Les voyages du sieur de Champlain », notice du fac-similé de 1966 Folger Shakespeare Libraryhttps://catalog.folger.edu/record/68118
  23. « The Battle of Lake Champlain : Champlain vs. the Iroquois » The Holland Society of New Yorkhttps://hollandsociety.org/2024/04/the-battle-of-lake-champlain-champlain-vs-the-iroquois/
  24. « Kiotseaeton », par Thomas Grassmann Dictionnaire biographique du Canadahttps://www.biographi.ca/fr/bio/kiotseaeton_1F.html
  25. « Huault de Montmagny, Charles », par Jean Hamelin Dictionnaire biographique du Canadahttps://www.biographi.ca/fr/bio/huault_de_montmagny_charles_1F.html
  26. « The Wars of the Iroquois » Directory of Open Access Bookshttps://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/164930
  27. « Your Fyre Shall Burn No More » ScholarWorks, Western Michigan Universityhttps://scholarworks.wmich.edu/books/645
  28. « Pestilence and Plague » New Netherland Institute, exposition « The Dutch Among the Natives »https://newnetherlandinstitute.org/history-and-heritage/digital-exhibitions/the-dutch-among-the-natives/pestilence-and-plague/
  29. « Wendats (Hurons) », par Conrad E. Heidenreich, mis à jour par Michelle Filice L’Ency​clopédie canadienne, Historica Canadahttps://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/huron
  30. « Preface to Vol. XXXIV » The Jesuit Relations and Allied Documents, Creighton Universityhttps://moses.creighton.edu/kripke/jesuitrelations/relations_34.html
  31. « Relation de ce qui s’est passé en la mission des peres de la Compagnie de Jesus aux Hurons » Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/aba9c3df-ff4f-44f1-9806-2aa020497e99
  32. « La Grande Paix de Montréal, 1701 », par Cornelius J. Jaenen et Andrew McIntosh L’Ency​clopédie canadienne, Historica Canadahttps://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/grande-paix-de-montreal-1701
  33. « Grande Paix Montreal » LEARN Québec, Primary Sources Databasehttps://primarysources.learnquebec.ca/resources-edu/grande-paix-montreal/
  34. Communiqué de l’exposition « 1701 The Great Peace of Montréal », prêt de l’original par le Centre des archives d’outre-mer Présence autochtone, archives 2001https://presenceautochtone.ca/archives/2001/eng/data/presse/pop03.htm
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  36. « Kondiaronk et la Grande Paix de Montréal » dépôt Érudithttps://depot.erudit.org/id/006099dd
  37. « The Great Peace of Montreal of 1701 : French-Native Diplomacy in the Seventeenth Century », compte rendu Canadian Book Review Annual, University of Toronto Librarieshttps://cbra.library.utoronto.ca/items/show/7653
  38. « July 19, 1701 Deed or Nanfan Treaty » Six Nations of the Grand Riverhttps://www.sixnations.ca/LandsResources/NanFanTreaty.pdf
  39. « Polishing the Silver Covenant Chain », par Robert W. Venables, 2010 Onondaga Nationhttps://onondaganation.org/history/2010/polishing-the-silver-covenant-chain-a-brief-history-of-some-of-the-symbols-and-metaphors-in-haudenosaunee-treaty-negotiations
  40. « An Analysis of the 1613 Tawagonshi Treaty », par Robert W. Venables, 2012 Onondaga Nationhttps://onondaganation.org/history/2012/an-analysis-of-the-1613-tawagonshi-treaty
  41. « Van Loon, Lawrence Gwyn Collection, ca. 1939-1959 » New York State Libraryhttps://nysl.nysed.gov/node/2749
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