Un livre de trois cent trente-sept pages sort en 1864 des presses de l’imprimerie A. Mertens et fils, rue de l’Escalier, à Bruxelles. Il n’est pas signé. Son auteur, l’avocat Maurice Joly, y fait dialoguer Machiavel et Montesquieu pour attaquer sans le nommer le régime de Napoléon III. La police l’identifie, les exemplaires sont saisis, Joly fait de la prison. Le livre ne dit pas un mot des Juifs. Cinquante-sept ans plus tard, il servira à démonter le faux antisémite le plus diffusé du XXᵉ siècle, parce qu’on l’avait recopié.
Ce que le texte de 1903 donne pour un document
Le texte paru en Russie en 1903 se présente comme le procès-verbal de séances secrètes au cours desquelles des dirigeants juifs auraient arrêté un plan de domination du monde. Ces séances n’ont pas eu lieu. Le degré de fausseté est ici le plus net de la typologie : un faux fabriqué, avec une intention politique, une date et un milieu identifiables. Il ne sera plus désigné dans ces pages que par renvoi, comme « le texte de 1903 ».
La première publication connue se date au jour près. Neuf livraisons dans Znamia, quotidien pétersbourgeois fondé par Pavel Krouchevan, entre le 28 août et le 7 septembre 1903 du calendrier julien. Deux ans plus tard, l’écrivain religieux Sergueï Nilus l’insère comme douzième et dernier chapitre de la deuxième édition du Grand dans le Petit, imprimée à Tsarskoïe Selo par la Croix-Rouge locale, aux pages 325 à 394. C’est cette version-là que reprendront presque toutes les traductions, avant qu’une troisième, due à Gueorgui Boutmi, ne suive en 1906.
Reste une absence, et elle commande tout le dossier. Aucun manuscrit n’a jamais été produit. Le philologue Cesare De Michelis a intitulé son étude de 2004 Le Manuscrit inexistant, et le titre n’est pas une image : faute d’original, il a reconstitué neuf tirages, cinq éditions et trois rédactions à partir des seuls imprimés. Il relève aussi, dès 1902, une mention du texte par le publiciste Mikhaïl Menchikov, qui affirmait l’avoir eu entre les mains.
Quatre mois après le pogrom de Kichinev
Krouchevan n’est pas un inconnu en 1903. Il dirige depuis 1897, à Kichinev, en Bessarabie, le quotidien Bessarabets, qui accuse les Juifs de la ville d’un meurtre rituel avant la Pâque de cette année-là. Les 6 et 7 avril, trois jours de violences font quarante-neuf morts, six cents blessés et violées, plus de mille maisons et boutiques saccagées. La presse occidentale s’en empare aussitôt.
Cette publicité, Krouchevan la retourne. Steven Zipperstein, dans son enquête de 2018 sur le pogrom, suit l’opération pas à pas : le bureau de correspondance sioniste de Kichinev, qui avait transmis la nouvelle à l’étranger, devient sous sa plume la preuve d’une puissance juive coordonnée. Il fonde Znamia à Saint-Pétersbourg. Le texte y paraît quatre mois après les meurtres. Zipperstein tient pour quasi certain qu’il en a écrit ou coécrit la matière, et pour certain qu’il en a rédigé l’introduction et la postface.
L’intérêt se lit sans peine : répondre à une accusation en la retournant. Le procédé, lui, est mécanique. On part d’un texte polémique où un pouvoir cynique expose froidement ses méthodes, on change le personnage qui parle, on ajoute un cadre de mise en scène. Chez Joly, celui qui parlait était un despote moderne. Dans le texte de 1903, les mêmes répliques ont changé de bouche.
Trois articles du Times, en août 1921
Le 8 mai 1920, le Times de Londres consacre au texte un éditorial qui prend au sérieux l’hypothèse de son authenticité. Le journal mettra quinze mois à se reprendre, et il le fera avec méthode. Les 16, 17 et 18 août 1921, son correspondant à Constantinople, Philip Graves, publie une série intitulée « The Truth about the Protocols : A Literary Forgery ». La démonstration tient dans une disposition typographique : deux colonnes, Joly d’un côté, le texte de 1903 de l’autre, et des pages entières qui se répondent phrase après phrase.
D’autres emprunts ont été identifiés depuis, notamment à un chapitre d’un roman du Prussien Hermann Goedsche paru en 1868.
La démonstration n’a rien arrêté. Le fait est banal et documenté hors de ce dossier. Les travaux réunis dans The Debunking Handbook 2020 décrivent sous le nom d’influence continue la persistance d’une information fausse dans le raisonnement, après même que la correction a été reçue et acceptée. On a longtemps craint qu’exposer un faux ne contribue à le faire circuler : Ullrich Ecker, Stephan Lewandowsky et Matthew Chadwick ont cherché cet effet en 2020 et ne l’ont pas trouvé. Ce qui manque à une correction n’est donc pas la discrétion. C’est une explication de rechange, et le texte de 1903 en offrait une, simple, à des sociétés qui sortaient de la guerre et de l’effondrement de trois empires.
Berne, 14 mai 1935 : ce qu’un tribunal a pu établir
Le 13 juin 1933, au casino de Berne, une réunion du Front national et de la Heimatwehr écoule du matériel de propagande importé d’Allemagne, dont une édition du texte. La Fédération suisse des communautés israélites et la communauté israélite de Berne portent plainte contre cinq diffuseurs, sur le fondement de la loi bernoise réprimant les écrits immoraux. Le procès s’ouvre le 16 novembre 1933.
Trois experts interviennent : l’écrivain Carl Albert Loosli, désigné comme expert neutre, le professeur Arthur Baumgarten pour les plaignants, le propagandiste allemand Ulrich Fleischhauer pour la défense. Le 14 mai 1935, le juge Walter Meyer, du tribunal de police V, qualifie le texte de faux et de plagiat, et condamne Theodor Fischer et Silvio Schnell à cinquante et vingt francs suisses d’amende. Le 1ᵉʳ novembre 1937, la cour suprême du canton de Berne, présidée par Otto Peter, les acquitte : le texte relève de la publication politique, non de l’écrit immoral au sens de la loi bernoise. La même cour critique son contenu diffamatoire et refuse de mettre les frais des acquittés à la charge des plaignants.
Ce que ce procès a établi et ce qu’il a cru établir ne sont pas de même qualité. La fausseté, oui. L’origine, non. Les plaignants avaient fait venir des témoins russes émigrés dont les récits feront autorité pendant un demi-siècle. Michael Hagemeister a repris leurs dossiers. Le témoin principal, le comte Alexandre du Chayla, avait exigé quatre mille francs suisses d’avance, et les plaignants eux-mêmes le tenaient pour suspect. La princesse Catherine Radziwill, qui avait raconté l’affaire à New York en 1921, situait la fabrication en 1904 et 1905, soit après la publication de 1903.
Le manuscrit qui n’a jamais existé
Le récit courant du démontage est plus fragile que le démontage lui-même. Il tient en une phrase : la police politique du tsar aurait fait fabriquer le texte à Paris à la fin des années 1890, et le journaliste Matvieï Golovinski en serait la plume. En 1999, l’historien Mikhaïl Lepekhine annonce cette identification, que Le Figaro Magazine du 7 août puis L’Express du 18 novembre portent au grand public ; Pierre-André Taguieff la reprend dans sa synthèse de 2004 en la donnant pour acquise.
Elle ne l’est pas. Hagemeister, qui a consacré plus de trente travaux à ce dossier, a repris l’enquête sur pièces, et ses conclusions rejoignent l’analyse textuelle de De Michelis : le texte a été écrit en russe, en Russie, en 1902 ou en 1903, par une ou plusieurs personnes que l’on n’identifie pas. Présentant en 2022 le recueil de Hagemeister, Taguieff lui reconnaît d’avoir montré que les normes élémentaires de la recherche avaient cédé la place à des récits construits à partir de 1921 sur les souvenirs de témoins supposés, dont plusieurs faux témoins.
L’inventaire de ce qu’on ignore est donc précis. Pas de manuscrit. Pas d’aveu. Aucun ordre de commande retrouvé dans les archives. Et les deux témoignages les plus cités sur l’origine ont été recueillis vingt et trente ans après les faits. Un second degré de fausseté se loge ainsi dans la correction elle-même : l’attribution à l’Okhrana est une affirmation non établie, devenue par répétition la version standard du démontage. La fabrication est certaine. Le fabricant ne l’est pas.
Ce que le faux a servi à faire
L’usage, lui, est documenté sans lacune. Pendant la guerre civile russe, les armées blanches impriment et distribuent le texte, dans des années où les pogroms, en Ukraine surtout, font des dizaines de milliers de morts. En janvier 1920 paraît en Allemagne l’édition de Gottfried zur Beek ; l’éditeur Theodor Fritsch en tire à Leipzig une version qui atteint sa seizième édition en 1935. La maison centrale du parti nazi, Franz Eher Verlag, en publie vingt-deux éditions entre 1919 et 1938, et Julius Streicher y puise une matière régulière pour Der Stürmer. En France, la traduction de Roger Lambelin sort chez Bernard Grasset en 1921. Aux États-Unis, le Dearborn Independent d’Henry Ford lance la même année une série de quatre-vingt-onze articles ; le livre qui en est tiré dépasse le demi-million d’exemplaires et paraît dans au moins seize langues. Ford présente des excuses publiques en 1927 et demande le retrait des invendus, sans que ses éditeurs étrangers en tiennent compte.
Sur le poids de cette diffusion, les historiens ne disent pas la même chose. Norman Cohn a soutenu en 1967, dans un livre que Léon Poliakov a traduit la même année, que le texte avait fourni au génocide sa justification. Stephen Bronner a mis en garde contre l’extension de cette thèse : le faux serait un élément d’un processus cumulatif plutôt que son moteur. Le désaccord porte sur la causalité, pas sur les usages, et il n’est pas tranché.
Ce que valait la démonstration aux yeux de ceux qui se servaient du texte, un livre le dit assez. Henri Rollin publie chez Gallimard, en septembre 1939, L’Apocalypse de notre temps, cinq cent soixante et onze pages sur la fabrication et les canaux de diffusion du faux. L’occupant l’interdit dès 1940 et fait saisir les exemplaires. Il faudra attendre 1991 pour qu’une réédition paraisse.
Le texte circule toujours, en dizaines de langues, sur papier et en ligne ; un rapport du département d’État américain daté de 2024 relève son influence persistante en Russie. Pour la France, aucune enquête ne mesure la croyance en ce texte précis, et mieux vaut le dire que combler le vide. On dispose d’un indicateur voisin : dans l’enquête menée par l’Ifop du 21 au 23 décembre 2018 auprès de 1 760 personnes pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, 22 % des personnes interrogées se déclarent d’accord avec l’idée d’un complot sioniste à l’échelle mondiale. L’adhésion atteint 33 % chez celles qui connaissaient déjà cette thèse, contre 13 % chez les autres, et l’enquête ne dit pas dans quel sens joue la relation.
Le livre de 1864 est numérisé. La Bibliothèque nationale de France en donne l’édition bruxelloise en accès libre, page de titre et pagination d’origine comprises. La vérification qui a demandé à Philip Graves trois jours de journal en août 1921 tient aujourd’hui dans une après-midi de lecture.
Pour aller plus loin
Ce dossier voisine avec celui de la donation de Constantin, faux document médiéval dont Lorenzo Valla a établi l’inauthenticité par la seule analyse de la langue. Il rejoint aussi l’affaire des faux Vermeer de Han van Meegeren, où la démonstration est passée par le laboratoire plutôt que par la philologie, et la question de l’effet de vérité illusoire, ce mécanisme par lequel une affirmation gagne en crédibilité à mesure qu’on la rencontre.
Un protocole, c’est le compte rendu écrit d’une réunion. Le mot promet donc une salle, une date, des participants, et quelqu’un qui prend des notes. En 1903, un journal russe publie ce qu’il donne pour le compte rendu de réunions secrètes tenues par des dirigeants juifs, où ceux-ci auraient préparé la conquête du monde. Ces réunions n’ont jamais eu lieu. Le texte a été fabriqué, et l’on sait aujourd’hui à partir de quoi.
Le livre qu’on a recopié
Il faut d’abord passer par Bruxelles. En 1864, un avocat français, Maurice Joly, y publie sans le signer un dialogue imaginaire entre deux morts célèbres, Machiavel et Montesquieu. Sous ce déguisement, il attaque l’empereur qui règne alors sur la France et sa façon de gouverner.
Le livre lui coûte cher. La police remonte jusqu’à lui, les exemplaires sont saisis, l’auteur va en prison. Puis l’affaire tombe dans l’oubli. Un détail compte pour la suite : ce texte ne parle à aucun moment des Juifs. Il fait parler un souverain cynique qui expose froidement ses méthodes.
Longtemps après, quelqu’un reprend ces pages et change le personnage qui parle. Les phrases restent, la cible change. C’est tout le procédé.
Un journal russe, après un massacre
Le faux paraît d’abord en morceaux dans un quotidien de Saint-Pétersbourg, à la fin de l’été. Celui qui dirige ce journal s’appelle Pavel Krouchevan.
Ce nom n’est pas neutre. Krouchevan dirigeait auparavant un journal dans la ville de Kichinev, où il accusait les habitants juifs des pires crimes. Au printemps de la même année, des émeutes y avaient fait quarante-neuf morts. La presse du monde entier en avait parlé.
Cette indignation internationale, Krouchevan la retourne. Il y voit le signe d’une force juive cachée, capable d’agir partout à la fois, et il l’écrit. Le faux paraît quelques mois après les meurtres.
Un journaliste met les textes face à face
La démonstration arrive en août 1921. Le correspondant du Times de Londres à Constantinople, Philip Graves, publie une série d’articles bâtie sur une idée simple. Il imprime le pamphlet français et le faux en colonnes parallèles, et laisse le lecteur comparer. Des pages entières se répondent, phrase après phrase.
Un tribunal suisse reprend le dossier plus tard. Le 14 mai 1935, à Berne, un juge déclare le texte faux et plagié. Une cour d’appel annulera cette condamnation, pour une question de qualification juridique, sans revenir sur le fond.
Rien de tout cela n’arrête la diffusion. Les éditions se multiplient en Allemagne, en France, aux États-Unis. Le constructeur automobile Henry Ford fait paraître une longue série d’articles dans son journal, puis un livre traduit dans le monde entier. Il présentera des excuses publiques, et ses éditeurs étrangers continueront sans lui.
Personne ne sait qui l’a écrit
Une question reste ouverte, et elle est plus large qu’on ne le croit. Le nom du rédacteur est inconnu.
L’explication qu’on entend le plus souvent désigne la police secrète du tsar, qui aurait commandé le travail à Paris. Elle repose sur des témoignages recueillis très longtemps après les faits, devant le tribunal suisse. L’historien Michael Hagemeister a repris ces témoignages un par un. Le témoin principal réclamait une forte somme d’argent pour parler, et les plaignants eux-mêmes s’en méfiaient. Une autre témoin plaçait la fabrication après la date de parution, ce qui est impossible.
Le spécialiste italien Cesare De Michelis a pris le problème autrement, en comparant entre elles les plus anciennes versions imprimées. Sa conclusion rejoint celle de Hagemeister : il a été rédigé en russe, en Russie même, au tout début du siècle, par une personne ou un groupe qu’on n’identifie pas.
Aucun manuscrit n’a jamais été retrouvé. Aucun aveu non plus, ni ordre de commande dans les archives.
Un Français avait rassemblé le dossier avant la guerre. Henri Rollin publie en 1939 une enquête épaisse sur la fabrication du faux et sur ses usages politiques. L’occupant allemand l’interdit et fait saisir les exemplaires. Le livre ne reparaîtra qu’en 1991.
La version complète donne le détail du procès suisse, le nom des experts appelés à la barre et l’état du désaccord entre historiens sur ce que ce faux a réellement pesé.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Maurice Joly, Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, ou la politique de Machiavel au XIXᵉ siècle, par un contemporain, Bruxelles, imprimerie de A. Mertens et fils, 1864, 337 p.
- Znamia, quotidien de Saint-Pétersbourg dirigé par Pavel Krouchevan : neuf livraisons du 28 août au 7 septembre 1903 (calendrier julien), première publication connue du texte de 1903
- Sergueï A. Nilus, Le Grand dans le Petit, et l’Antéchrist en tant que possibilité politique imminente. Écrits d’un orthodoxe, 2ᵉ édition revue et augmentée, Tsarskoïe Selo, imprimerie de la Croix-Rouge, 1905, chapitre XII, p. 325-394 (en russe)
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Sources primaires (suite)
- Gottfried zur Beek [Ludwig Müller], Die Geheimnisse der Weisen von Zion, Charlottenbourg, Verlag « Auf Vorposten », 1919, mis en vente à la mi-janvier 1920 : première édition allemande
- « Protocols » des Sages de Sion, traduits directement du russe et précédés d’une introduction par Roger Lambelin, Paris, Bernard Grasset, 1921 : première édition française à large diffusion
- Theodor Fritsch, Die Zionistischen Protokolle. Das Programm der internationalen Geheimregierung, Leipzig, Hammer-Verlag, 1924 ; 12ᵉ édition 1933, 16ᵉ édition 1935
- Jugement du tribunal de police V de Berne, 14 mai 1935 (juge Walter Meyer), et arrêt de la cour suprême du canton de Berne, 1ᵉʳ novembre 1937 (président Otto Peter) Staatsarchiv des Kantons Bern
Bibliographie
- Philip Graves, « The Truth about the Protocols : A Literary Forgery », The Times, Londres, 16-18 août 1921 The Times
- Henri Rollin, L’Apocalypse de notre temps. Les dessous de la propagande allemande d’après des documents inédits, Paris, 1939, 571 p. ; réédition Paris, 1991 Gallimard, puis Éditions Allia
- Norman Cohn, Histoire d’un mythe. La « conspiration » juive et les Protocoles des Sages de Sion, traduit de l’anglais par Léon Poliakov, Paris, 1967 Gallimard
- Stephen Eric Bronner, A Rumor about the Jews : Antisemitism, Conspiracy, and the Protocols of Zion, Oxford, 2003, 177 p. Oxford University Press
- Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion. Faux et usages d’un faux, édition refondue et considérablement augmentée, Paris, 2004, 489 p. Berg International et Fayard
- Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion des origines à nos jours, entretien avec Roman Bornstein, Paris, 2024 Hermann
- Cesare G. De Michelis, The Non-Existent Manuscript. A Study of the Protocols of the Sages of Zion, traduit de l’italien par Richard Newhouse, Lincoln, 2004, 419 p. University of Nebraska Press
- Cesare G. De Michelis, « Les Protocoles des sages de Sion : philologie et histoire », Cahiers du monde russe 38 (3), 1997, p. 263-305 Éditions de l’EHESS
- Michael Hagemeister, « The Protocols of the Elders of Zion : Between History and Fiction », New German Critique 35 (1/103), 2008, p. 83-95, DOI 10,1215/0094033X-2007-020 Duke University Presshttps://doi.org/10.1215/0094033X-2007-020
- Michael Hagemeister, « The Protocols of the Elders of Zion in Court : The Bern Trials, 1933-1937 », dans Esther Webman (dir.), The Global Impact of The Protocols of the Elders of Zion, Londres et New York, 2011, p. 241-253 Routledge
- Michael Hagemeister, The Perennial Conspiracy Theory. Reflections on the History of The Protocols of the Elders of Zion, Londres et New York, 2022, 148 p. Routledge
- Catherine Nicault, « Le procès des Protocoles des Sages de Sion. Une tentative de riposte juive à l’antisémitisme dans les années 1930 », Vingtième Siècle. Revue d’histoire 53, janvier-mars 1997, p. 68-84 Presses de Sciences Po
- Steven J. Zipperstein, Pogrom : Kishinev and the Tilt of History, New York, 2018, 288 p. Liveright
- Stephan Lewandowsky, John Cook, Ullrich K. H. Ecker et alii, The Debunking Handbook 2020, 2020 Databrary, DOI 10,17910/b7,1182https://doi.org/10.17910/b7.1182
- Ullrich K. H. Ecker, Stephan Lewandowsky et Matthew Chadwick, « Can corrections spread misinformation to new audiences ? Testing for the elusive familiarity backfire effect », Cognitive Research : Principles and Implications 5, 2020, DOI 10,1186/s41235-020-00241-6 Springerhttps://doi.org/10.1186/s41235-020-00241-6
Sources en ligne
- « Une conspiration antisémite : les Protocoles des Sages de Sion » Encyclopédie multimédia de la Shoah, United States Holocaust Memorial Museumhttps://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/protocols-of-the-elders-of-zion
- « Les Protocoles des Sages de Sion : dates clés » Encyclopédie multimédia de la Shoah, United States Holocaust Memorial Museumhttps://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/protocols-of-the-elders-of-zion-key-dates
- « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, ou La politique au XIXe siècle / par un contemporain [Maurice Joly] » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k742943.texteImage
- « Notice RAMEAU « Procès de Berne (1933-1937) » » Catalogue général, Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb17761250x
- « The Protocols of the Elders of Zion : Between History and Fiction » New German Critique, Duke University Presshttps://read.dukeupress.edu/new-german-critique/article-abstract/35/1%20(103)/83/33011/The-Protocols-of-the-Elders-of-Zion-Between
- « The Protocols of the Elders of Zion in court : The Bern trials, 1933−1937 » Taylor & Francishttps://www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9780203814291-25/protocols-elders-zion-court-bern-trials-1933%E2%88%921937-michael-hagemeister
- « The Perennial Conspiracy Theory : Reflections on the History of The Protocols of the Elders of Zion » Routledgehttps://www.routledge.com/The-Perennial-Conspiracy-Theory-Reflections-on-the-History-of-The-Protocols-of-the-Elders-of-Zion/Hagemeister/p/book/9781032061160
- « Rollin (Henri) L’Apocalypse de notre temps » Archives de sciences sociales des religions, Perséehttps://www.persee.fr/doc/assr_0335-5985_1992_num_78_1_1532_t1_0257_0000_1
- « A Rumor about the Jews » Oxford University Presshttps://global.oup.com/academic/product/a-rumor-about-the-jews-9780195169560
- « The Debunking Handbook 2020 » UNL Institutional Repository, University of Nebraska–Lincolnhttps://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1247&context=scholcom
- « Enquête complotisme 2019 : les grands enseignements » Fondation Jean-Jaurèshttps://www.jean-jaures.org/publication/enquete-complotisme-2019-les-grands-enseignements/



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