Xénophon commence par les naissances. Son traité sur le régime des Lacédémoniens, écrit au IVᵉ siècle avant notre ère par un Athénien devenu l’ami du roi Agésilas, s’ouvre sur la façon dont Lycurgue, le législateur auquel les Grecs attribuaient les lois de Sparte, aurait réglé la procréation. Les filles s’y nourrissent et s’y exercent comme les garçons, les jeunes maris ne rejoignent leur femme qu’en se cachant, et un vieil époux peut faire entrer chez lui un homme dont il admire le corps et le caractère pour en avoir des enfants. Tout le chapitre veut démontrer que cette législation donne à Sparte des hommes plus grands et plus forts que ceux des autres cités.
Le tri des nouveau-nés n’y apparaît pas. Il faut attendre Plutarque, vers l’an 100 de notre ère, pour le lire. Au chapitre 16 de sa Vie de Lycurgue, il raconte que le père portait l’enfant à la lesché, une salle où les hommes se réunissaient pour converser, et que les plus âgés de la tribu l’y examinaient. Bien bâti et vigoureux, l’enfant était élevé et recevait l’un des neuf mille lots de terre de la cité ; mal venu ou difforme, il était envoyé aux Apothètes, un lieu en forme de gouffre près du Taygète, le massif qui ferme à l’ouest la vallée de Sparte.
Aucun autre texte antique n’attribue cet usage à Sparte, et l’image répandue d’enfants jetés du sommet de la montagne déforme ce passage unique, où il n’est question ni de sommet ni de falaise. Cette version populaire relève du vrai déformé ; le tri lui-même demeure une affirmation non établie, que les fouilles n’ont ni confirmée ni démentie.
Un lieu « en forme de gouffre », vers l’an 100
Plutarque ne cache pas la fragilité de son matériau. Sa biographie s’ouvre sur l’aveu que rien de ce qu’on rapporte de Lycurgue n’échappe à la contestation, ni sa famille, ni ses voyages, ni sa mort, ni même l’époque où il aurait vécu. Le passage sur les nouveau-nés, tel qu’il nous est parvenu, ne nomme aucune autorité. Il s’insère dans un portrait où chaque institution sert la même démonstration, celle d’une cité entièrement ordonnée par un sage, et il se clôt sur une justification de moraliste selon laquelle une vie mal pourvue dès la naissance ne serait utile ni à l’enfant ni à la cité.
Le lieu pose une autre difficulté. La préposition qu’emploie Plutarque se traduit souvent par « au pied du Taygète » ; « près du Taygète » rend mieux le grec, qui ne dit rien de l’altitude, et la nuance compte dès qu’on cherche l’endroit sur une carte. Le nom lui-même, Apothètes, vient d’un verbe qui signifie mettre de côté. Plutarque ne le rapproche à aucun moment du Kaiadas, le gouffre où Sparte précipitait ses condamnés, que d’autres auteurs connaissent bien. Thucydide rapporte que les Spartiates envisagèrent d’y jeter le corps de leur régent Pausanias, mort au sortir du sanctuaire d’Athéna Chalkioikos où il s’était réfugié, et Pausanias le Périégète raconte qu’on y lança le chef messénien Aristomène avec cinquante de ses compagnons.
« Qu’une loi interdise d’élever un enfant difforme »
Au IVᵉ siècle avant notre ère, le tri des nouveau-nés existe bien, mais dans des livres de philosophie. Platon, au livre V de la République (460c), charge les magistrats de sa cité idéale de faire disparaître en secret les enfants nés défectueux. Aristote, dans la Politique (VII, 16, 1335b), propose une loi qui interdise d’élever un enfant difforme. Ces deux textes construisent des cités sur le papier. Debby Sneed, qui a repris en 2021 l’ensemble des témoignages dans Hesperia, la revue de l’École américaine d’études classiques d’Athènes, relève qu’Aristote, qui connaît Sparte et partage l’idéal eugéniste, n’invoque jamais l’exemple spartiate à l’appui de sa loi, alors que cet exemple l’aurait servi.
Plutarque écrit dans une tradition que l’helléniste François Ollier, dans une thèse soutenue à Lyon et publiée en 1933, a nommée le « mirage spartiate ». Dès l’époque classique, Sparte sert d’écran aux philosophes et aux moralistes, qui y projettent leur idée de la cité parfaite, et la Sparte de Plutarque est une Sparte rêvée depuis des siècles. Le passage sur les Apothètes y trouve naturellement sa place, puisqu’il décrit ce qu’une cité de soldats aurait dû faire selon la logique de ceux qui l’admiraient.
La logique a survécu à l’Antiquité. Helen Roche a montré en 2013 comment les écoles de cadets prussiennes, à partir de 1818, puis les écoles d’élite du régime nazi, les Napolas, jusqu’en 1945, ont élevé des garçons dans l’imitation de Sparte. En août 1929, au congrès du parti nazi à Nuremberg, Hitler présentait la cité comme un modèle racial et louait expressément l’élimination des nouveau-nés jugés faibles ; le récit de Plutarque fournissait ainsi un précédent antique à l’eugénisme d’État. Le cinéma l’a repris à son tour, jusqu’à la séquence d’ouverture de 300, le film de Zack Snyder sorti en 2006, où l’examen d’un nouveau-né se déroule au bord d’un précipice.
Trypi, cent dix-huit marches au-dessus des os
À une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Sparte, sur la route de Kalamata et à l’entrée des gorges de la Langada, une faille d’origine tectonique s’ouvre près du village de Trypi, à 750 mètres d’altitude, et la tradition locale l’appelle toujours Kaiadas, comme l’hôtel construit à côté. L’entrée actuelle, ouverte par un séisme vraisemblablement au XIXᵉ siècle, se trouve en haut d’un escalier de 118 marches, et la cavité mesure une cinquantaine de mètres de long pour une largeur de 1,5 à 3,5 mètres. Un archéologue français l’avait parcourue dès septembre 1879. En 1983, une équipe grecque y descend avec un géologue, un spéléologue et l’anthropologue Theodoros Pitsios, de la faculté de médecine d’Athènes ; elle trouve des ossements humains sur le sol et jusque sur les ressauts des parois, ainsi qu’un fragment de crâne percé d’une pointe de flèche en bronze. En 2008, deux échantillons sont datés au radiocarbone entre le VIIIᵉ et le Vᵉ siècle avant notre ère. Deux ans plus tard, dans le Bulletin de la Société suisse d’anthropologie, Pitsios publie le bilan du programme de recherche autorisé en 2003 par le ministère grec de la Culture. Les os recueillis appartiennent à au moins quarante-six individus, en grande majorité des hommes de dix-huit à trente-cinq ans ; quelques-uns ont dépassé quarante ans, deux ou trois avaient entre douze et dix-sept ans, et un sacrum provient d’une femme. L’analyse n’a identifié aucun os de nouveau-né ni de nourrisson.
Ce résultat a été lu trop vite.
Il concorde avec ce que les textes disent du Kaiadas, lieu d’exécution des criminels, des traîtres et des prisonniers de guerre. En décembre 2007, une dépêche de l’Agence France-Presse reprise notamment par ABC News annonçait, en citant Pitsios, qu’on avait étudié la fosse des nouveau-nés spartiates sans y trouver un seul nouveau-né ; l’anthropologue jugeait le récit probablement mythique, sur la foi de sources antiques qu’il disait rares, tardives et imprécises. Plusieurs sites de vulgarisation écrivent depuis que l’archéologie a retrouvé les Apothètes de Plutarque et réglé la question en faveur de Sparte, ce qui transforme une hypothèse de travail en certitude inverse.
Cette conclusion repose sur une équation que rien n’impose. Plutarque ne nomme pas le Kaiadas. Pitsios associe le gouffre au récit des Apothètes, et l’historienne Annalisa Paradiso, dans une étude parue en 2017, tient l’identification pour probable. Si les deux lieux n’en font qu’un, l’absence d’os d’enfants pèse lourd contre le récit ; s’ils sont distincts, elle ne dit rien des Apothètes, qu’aucune prospection n’a localisées. Le Kaiadas lui-même n’a jamais été fouillé couche par couche, et les quarante-six individus proviennent d’os épars recueillis dans la cavité au fil des descentes.
Agésilas boitait
L’exposition des nouveau-nés, elle, est bien attestée dans le monde grec. Cynthia Patterson a montré en 1985 qu’il s’agissait de décisions prises famille par famille, pour des raisons où se mêlent l’économie, le statut social et la psychologie. Le puits fouillé en 1938 au nord-ouest de l’Agora d’Athènes, publié en 2018 par Maria Liston, Susan Rotroff et Lynn Snyder, a livré les restes d’environ 460 nouveau-nés déposés au IIᵉ siècle avant notre ère, et parmi eux ceux d’un enfant atteint d’hydrocéphalie qui a vécu six à huit mois, ce qui suppose des soins quotidiens pendant tout ce temps.
Les autres indices réunis par Sneed vont dans le même sens. Des tombes d’enfants contiennent de petits biberons de céramique à bec, peut-être destinés à des nourrissons au palais fendu, une malformation que montrent aussi certaines figurines d’adultes. Des traités médicaux de la tradition hippocratique enseignent à soigner le pied bot. Sparte elle-même eut pour roi, au début du IVᵉ siècle avant notre ère, Agésilas, un homme petit et boiteux dont Plutarque raconte qu’il plaisantait le premier de son infirmité ; à son avènement, ses adversaires lui opposèrent un oracle qui mettait la cité en garde contre une royauté boiteuse. Sneed en conclut que le meurtre des enfants handicapés n’était en Grèce ni une obligation légale ni une pratique ordinaire, pas même à Sparte, sans prétendre pour autant qu’aucun nouveau-né spartiate ne fut jamais abandonné.
La version déformée avait pourtant tout pour convaincre. Sparte a réellement imposé à ses garçons une éducation collective d’une dureté que Xénophon décrit avec admiration ; elle possédait réellement, au flanc du Taygète, un gouffre où l’on jetait des corps ; l’exposition des nouveau-nés était réellement pratiquée dans le monde grec ; et deux des plus grands philosophes de l’Antiquité avaient écrit que la cité parfaite devait trier ses enfants. Des manuels et des historiens ont assemblé ces quatre éléments pendant longtemps sans remarquer que le cinquième, le témoignage direct, se réduisait à un paragraphe de Plutarque.
L’inspection, hypothèse que rien ne tranche
Le camp adverse garde un argument solide. Le détail institutionnel du chapitre 16 est cohérent avec les autres institutions que décrit Plutarque, les tribus, les lots de terre et les leschai où se retrouvaient les anciens, et rien n’interdit qu’il ait recueilli un usage archaïque réel, peut-être rituel, peut-être rare, que la tradition aurait ensuite généralisé. Quand les sources tiennent en un paragraphe, l’absence de trace matérielle ne démontre rien à elle seule.
L’ignorance porte sur des points précis. On ne connaît pas l’informateur de Plutarque. On ne sait pas où se trouvaient les Apothètes, ni même si le nom désignait un lieu unique ou une pratique. Aucune fouille stratigraphique du Kaiadas n’a été menée, faute de moyens et en raison de la difficulté d’accès que décrivent tous ceux qui y sont descendus. Le moment où le gouffre de Plutarque est devenu, dans les récits modernes, le sommet d’une montagne n’a pas été daté, et aucune étude consultée ne retrace ce glissement. Pour trancher, il faudrait localiser près du Taygète un dépôt d’époque classique contenant des restes de nouveau-nés, ou fouiller le Kaiadas niveau par niveau en tamisant les sédiments ; tant que ni l’un ni l’autre n’est fait, la seule réponse exacte sur les Apothètes est qu’on l’ignore.
Le chapitre 16 a trouvé son peintre en 1785. À Rome, le Genevois Jean-Pierre Saint-Ours compose d’après Plutarque Le Choix des enfants de Sparte, que la critique loue au Salon de Paris de 1791 et que conserve aujourd’hui le Musée d’art et d’histoire de Genève, dans les mêmes collections que ses Jeux olympiques.
Pour aller plus loin
La même Sparte rêvée a produit des formules célèbres, comme le bouclier que les mères spartiates auraient ordonné de rapporter « avec ou dessus », transmis par des recueils d’époque romaine et qui relève de l’enquête sur les citations apocryphes. Le massacre de deux mille hilotes raconté par Thucydide pose la question inverse, celle d’un récit d’époque dont une partie des historiens doute. Les statues antiques qu’on a longtemps crues blanches offrent enfin un autre mirage, né cette fois de l’archéologie elle-même.
En 1983, une petite équipe grecque descend dans une fente de rocher, près du village de Trypi. L’endroit se trouve à une douzaine de kilomètres de Sparte, la cité guerrière la plus célèbre de la Grèce antique. La faille s’ouvre sur les pentes du Taygète, la grande montagne qui domine la ville à l’ouest. Les chercheurs veulent savoir qui repose au fond, et s’il s’y trouve des bébés.
Un témoin qui écrit très tard
Une seule source antique raconte un tri des nouveau-nés à Sparte. Son auteur s’appelle Plutarque. Cet écrivain grec travaille vers l’an 100 de notre ère, environ cinq siècles après la grande époque spartiate. Selon lui, les hommes les plus âgés de la tribu examinaient chaque bébé, et les enfants jugés trop faibles partaient vers un endroit en forme de gouffre, près de la montagne.
Cet endroit portait un nom, les Apothètes, qui veut dire à peu près le lieu où l’on met de côté. Plutarque lui-même reconnaît que tout ce qu’on raconte sur les vieilles lois de Sparte est discuté. Ces lois étaient attribuées à Lycurgue, un fondateur dont personne ne connaissait l’époque exacte.
Un autre écrivain avait connu Sparte bien plus tôt. Xénophon, un Athénien ami d’un roi spartiate, décrit longuement les règles de la cité sur le mariage et les naissances. Il n’y parle d’aucun tri des bébés.
L’image de nourrissons lancés du haut de la montagne, elle, ne se trouve dans aucun texte ancien. Plutarque ne parle ni de sommet ni de falaise. Le tri lui-même n’a jamais été prouvé, et personne n’a pu démontrer non plus qu’il n’a pas existé.
Un gouffre rempli de jeunes hommes
La faille de Trypi porte encore un nom très ancien, le Kaiadas. D’après les historiens grecs, Sparte y jetait ses condamnés et ses prisonniers de guerre. Un anthropologue d’Athènes, Theodoros Pitsios, a étudié les os remontés du fond. En 2010, il y a compté au moins quarante-six personnes.
Presque toutes étaient de jeunes hommes adultes. Pitsios n’a trouvé aucun os de bébé, et la presse en a vite tiré une conclusion définitive en faveur de Sparte. Cette conclusion va trop loin, car Plutarque ne nomme jamais le Kaiadas.
Personne ne sait donc si ce gouffre et les Apothètes sont le même lieu. Les Apothètes n’ont jamais été retrouvées. Quant au Kaiadas, on n’y a jamais creusé le sol couche après couche, et les os étudiés ont été ramassés un peu partout dans la cavité.
Un roi spartiate qui boitait
Abandonner un nouveau-né arrivait bel et bien en Grèce. C’était une décision prise par chaque famille, pour des raisons d’argent, de rang ou de sentiment. Une chercheuse américaine, Debby Sneed, a repris tous les indices en 2021. Elle y voit surtout des Grecs qui soignaient leurs enfants malades ou infirmes.
Dans des tombes d’enfants, on a retrouvé de petits biberons en terre cuite. Ils servaient peut-être à nourrir des bébés à la bouche mal formée. À Athènes, un vieux puits contenait les restes de centaines de nouveau-nés. L’un d’eux souffrait d’une maladie qui fait gonfler la tête, et il a pourtant vécu plusieurs mois grâce aux soins reçus.
Sparte elle-même a eu pour roi Agésilas, un homme petit et boiteux. Il riait le premier de sa jambe. Pour Sneed, tuer les enfants infirmes n’était ni une loi ni une habitude en Grèce, pas même à Sparte. Elle ne prétend pas pour autant qu’aucun bébé spartiate n’a jamais été abandonné.
Le récit d’un tri avait de quoi paraître vrai. Sparte élevait ses garçons avec une grande dureté, et elle possédait vraiment un gouffre pour les corps des condamnés. Des philosophes célèbres avaient même rêvé de cités parfaites qui trieraient leurs enfants. Il manquait seulement un témoin de l’époque.
Parmi les os du Kaiadas, les chercheurs ont remonté un morceau de crâne humain encore percé par une pointe de flèche en bronze.
La version complète cite la loi qu’Aristote voulait imposer à sa cité idéale et présente le tableau peint à Rome en 1785, aujourd’hui conservé à Genève, qui met la scène en images.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Plutarque, Vie de Lycurgue, 1, 1 et 16, 1-2, rédigée vers 100 de notre ère, éd. et trad. Bernadotte Perrin, Plutarch’s Lives, vol. I, Loeb Classical Library, Cambridge (Mass.) et Londres, 1914 Harvard University Press et William Heinemann
- Plutarque, Vie d’Agésilas, 2-3, trad. Bernadotte Perrin, Plutarch’s Lives, vol. V, Loeb Classical Library, Cambridge (Mass.) et Londres, 1917 Harvard University Press et William Heinemann
- Xénophon, Constitution des Lacédémoniens, 1, 3-10, IVᵉ siècle avant notre ère, éd. et trad. E. C. Marchant et G. W. Bowersock, Scripta minora, Loeb Classical Library Harvard University Press
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Sources primaires (suite)
- Platon, République, V, 460c, et Aristote, Politique, VII, 16, 1335b, IVᵉ siècle avant notre ère prescriptions pour des cités idéales
- Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, I, 134, 4, et Pausanias, Description de la Grèce, IV, 18, 4-7 mentions du Kaiadas comme lieu d’exécution
- Gouffre dit Kaiadas, Trypi (Laconie), 12 km au nord-ouest de Sparte, alt. 750 m, ossements d’au moins 46 individus programme de recherche de l’Anthropological Museum de la faculté de médecine de l’université d’Athènes, 2003-2010
- Jean-Pierre Saint-Ours, Le Choix des enfants de Sparte, 1785-1786, peint à Rome d’après Plutarque Musée d’art et d’histoire, Genève
- Discours d’Adolf Hitler au congrès du NSDAP, Nuremberg, août 1929, compte rendu dans le Völkischer Beobachter du 7 août 1929 cité comme objet de diffusion
- 300, réalisation Zack Snyder, 2006, séquence d’ouverture Warner Bros., cité comme objet de diffusion
Bibliographie
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- Theodoros K. Pitsios, « Ancient Sparta. Research Program of Keadas Cavern », Bulletin der Schweizerischen Gesellschaft für Anthropologie / Bulletin de la Société suisse d’anthropologie 16 (1-2), 2010, p. 13-22 Schweizerische Gesellschaft für Anthropologie
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- Cynthia Patterson, « “Not Worth the Rearing” : The Causes of Infant Exposure in Ancient Greece », Transactions of the American Philological Association 115, 1985, p. 103-123 American Philological Association
- Maria A. Liston, Susan I. Rotroff et Lynn M. Snyder, The Agora Bone Well, Hesperia Supplement 50, Princeton, 2018 American School of Classical Studies at Athens
- François Ollier, Le Mirage spartiate. Étude sur l’idéalisation de Sparte dans l’Antiquité grecque de l’origine jusqu’aux cyniques, Paris, 1933 De Boccard
- Helen Roche, Sparta’s German Children. The Ideal of Ancient Sparta in the Royal Prussian Cadet-Corps, 1818-1920, and in National-Socialist Elite Schools (the Napolas), 1933-1945, Swansea, 2013 Classical Press of Wales
Sources en ligne
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- « Spartan Suspicions and the Massacre, Again » Araucaria, Universidad de Sevillahttps://revistascientificas.us.es/index.php/araucaria/article/view/3494
- « Bulletin der Schweizerischen Gesellschaft für Anthropologie » 16 (2010), fascicule contenant l’article de Th. Pitsios Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT)https://portal-cdn.scnat.ch/asset/d6ae22ef-f48b-5b8f-a6ef-72f733184351/16_1E2.pdf?b=79083f3d-27e9-58d3-aea0-ff3b278918b0&v=3924ab82-34ef-5fb9-aadd-6adb7847d763_0&s=XFrGQ_BlaiZAW5PvrWWqHIZnpdYUtoj0BY73TahBKdVcbLkPOVuZgZU0VGkOF9dr3TB_5r2cHCn2OqmEbV4KTpfGeaD5fq2mnaGrynrRxBzY1MDmmkfkoQTXmd6Pfjxo_N9zWQvzV094ssFBwpXi5QMeW1xEHkW1JU4KPSykTa0
- « Kaiadas », 1ᵉʳ août 2012 Archaeology Wiki (Archaiologia Online)https://www.archaeology.wiki/blog/issue/kaiadas/
- « Study finds no evidence of discarded Spartan babies », 11 décembre 2007 ABC News (dépêche AFP), cité comme objet de diffusionhttps://www.abc.net.au/news/2007-12-11/study-finds-no-evidence-of-discarded-spartan-babies/983848
- « New Publication ! The Agora Bone Well (Hesperia Suppl. 50) » American School of Classical Studies at Athenshttps://www.ascsa.edu.gr/news/newsDetails/new-publication-the-agora-bone-well
- « Lycurgus » Perseus Catalog, Tufts Universityhttps://catalog.perseus.org/catalog/urn:cts:greekLit:tlg0007.tlg004
- « Agesilaus », 2,1-2,3 Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0007/tlg044/perseus-eng2/2.1-2.3
- « Constitution of the Lacedaimonians », 1,1-1,9 Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0032/tlg010/perseus-eng2/1.1-1.9
- « Thematic Index of Classics in JStor » : « “Not Worth the Rearing” : The Causes of Infant Exposure in Ancient Greece » Perseus, Tufts Universityhttps://static.perseus.tufts.edu/jstor/papertopics.php?d=284192
- « Did the ancient Romans really abandon people with disabilities ? » National Geographichttps://www.nationalgeographic.com/history/article/rome-ancient-greece-archaeology-infant-exposure
- « Sparta’s German Children » Classical Press of Waleshttps://classicalpressofwales.co.uk/german_children.htm
- « Le mirage spartiate ; étude sur l’idéalisation de Sparte dans l’antiquité grecque » East Carolina University Libraries, cataloguehttps://catalog.lib.ecu.edu/catalog/38932
- « Saint-Ours, Jean-Pierre » Dictionnaire historique de la Suissehttps://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/021962
- « Esquisse pour Les Mariages germains » Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausannehttps://www.mcba.ch/en/collection/esquisse-pour-les-mariages-germains-sketch-for-the-germanic-wedding/

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