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Sirène des Fidji : le faux de Barnum et ce que révèlent les scanners

Debunk19 octobre 2026◈ 33 sources vérifiées
Daderot / Wikimedia Commons
11 min de lecture33 sources vérifiées
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Six mille dollars, puisés dans la caisse d’un navire de Boston, pour un petit corps desséché d’environ trois pieds de long. Le capitaine qui fait cet achat en Asie croit tenir la dépouille d’une sirène, et il passera des années à rembourser ses armateurs. À sa mort, son fils cède l’objet à Moses Kimball, propriétaire du Boston Museum, qui l’apporte à New York au début de l’été 1842 pour le montrer à son ami Phineas Taylor Barnum.

« Parce que je ne crois pas aux sirènes »

Barnum a ouvert quelques mois plus tôt l’American Museum, au coin de Broadway et d’Ann Street, et cherche une attraction. Pour juger l’objet, il consulte le naturaliste qu’il emploie. Il rapporte l’échange en 1855 dans The Life of P. T. Barnum, Written by Himself. L’homme avoue ne pas comprendre comment la chose a été fabriquée, car il ne connaît aucun singe pourvu de telles dents, de tels bras et de telles mains, ni aucun poisson muni de nageoires semblables. Pressé de dire pourquoi il la croit fabriquée malgré tout, il répond qu’il ne croit pas aux sirènes. Barnum lui rétorque que ce n’est pas une raison, et décide de louer l’objet.

Le problème, écrit Barnum, est d’éveiller la curiosité d’un public qui ne croit pas aux sirènes, et il choisit de faire partir la rumeur de loin. Trois lettres paraissent successivement dans trois journaux new-yorkais, datées et postées de Montgomery, en Alabama, de Charleston, puis de Washington ; la première est publiée par le New York Herald. Chacune mêle les nouvelles locales, les récoltes et la politique, et glisse un paragraphe sur un certain docteur Griffin, agent d’un « Lyceum of Natural History » londonien, de retour de Pernambouc. Le récit qu’elles installent est entièrement fabriqué, et c’est son auteur qui le dit : une sirène capturée aux îles Fidji, conservée en Chine, achetée très cher pour la société savante, laquelle n’a jamais existé. Quelques jours plus tard, Levi Lyman, un employé de Barnum, s’inscrit sous le nom de Griffin dans un grand hôtel de Philadelphie. Au moment de régler sa note, il montre l’objet à l’hôtelier, qui demande à le faire voir à des amis, parmi lesquels plusieurs rédacteurs de journaux, et la presse de Philadelphie relaie bientôt celle de New York. Les trois lettres, reconnaît Barnum, sont de sa main, confiées à des amis chargés de les poster chacun le jour indiqué, et les cachets de la poste ont écarté le soupçon. L’image suit le même chemin. À New York, un dessinateur local rend l’aspect réel de l’objet ; à Charleston, l’annonce du Courier du 21 janvier 1843 reprend une gravure d’imprimeur montrant une sirène séduisante.

Barnum publie cet aveu de son vivant, dans un livre signé de son nom.

Charleston, Masonic Hall, janvier 1843

En janvier 1843, la tournée du Sud conduit l’objet à Charleston, sous la garde d’Alanson Taylor, oncle de Barnum. Du 17 au 21 janvier, il est exposé au Masonic Hall, à l’angle de King Street et de Wentworth Street, parmi d’autres curiosités. Le Charleston Courier, enclin à y croire, s’en remet aux connaisseurs, tout en reconnaissant que la créature a guéri son rédacteur de toute rêverie sur la beauté des sirènes. Dans le Charleston Mercury, le pasteur luthérien et naturaliste John Bachman signe « No Humbug » et dénonce une fabrication imposée au public de la ville. Taylor répond que l’anonyme ne peut être un vrai savant, et que la sirène est trop fragile pour être disséquée. La querelle tourne à l’affaire d’honneur entre les deux journaux, et Taylor finit par retirer l’objet avant que des visiteurs furieux ne le détruisent.

L’argument de la fragilité a beaucoup servi. Il écarte la seule épreuve décisive, l’ouverture du corps, et laisse le public devant une question qu’il croit pouvoir trancher à l’œil. En 1973, dans Humbug : The Art of P. T. Barnum, l’historien Neil Harris a nommé ce ressort une « esthétique opérationnelle », c’est-à-dire le plaisir que le public américain prenait à examiner un procédé et à juger par lui-même du vrai et du faux. Le débat faisait partie du spectacle, et Charleston lui en a offert un gratuitement. Encore fallait-il que la question parût ouverte. Elle l’était, pour des raisons savantes. L’histoire naturelle d’avant Darwin discutait alors de la fertilité des hybrides, de l’existence d’espèces intermédiaires dans la grande chaîne des êtres et de l’unité du genre humain, et une créature placée à la frontière de deux classes touchait directement à ces controverses. Barnum théorisera le genre en 1866 dans The Humbugs of the World, traduit à Paris la même année sous le titre Les Blagues de l’univers.

Un shilling au Turf Coffee House

Vingt ans plus tôt, l’objet avait déjà eu sa saison. En 1822, Samuel Barrett Eades, capitaine de Boston (son nom s’écrit aussi Eads ou Edes), l’expose dans une salle du Turf Coffee House, sur St James’s Street, à Londres. L’entrée coûte un shilling, et plusieurs centaines de personnes la paient chaque jour, selon la notice que le Metropolitan Museum of Art consacre à l’eau-forte coloriée d’Isaac Robert Cruikshank, publiée par John Fairburn le 24 octobre 1822. Cette estampe est entrée au Met en 1976, par un don d’Adele S. Gollin, et n’y est pas exposée.

Sur l’origine de l’achat, deux versions circulent. Barnum situe la transaction à Calcutta en 1817, auprès de marins japonais. Le Horniman Museum la place à Jakarta, alors Batavia, en 1822, auprès de marchands hollandais qui auraient acquis l’objet au Japon. La version de 1822 a notre préférence, parce qu’elle fait se suivre l’achat et l’exposition londonienne en quelques mois, quand celle de Barnum laisse l’objet cinq ans sans trace, et parce que Barnum tenait l’histoire de Kimball, qui la tenait lui-même du fils du capitaine, vingt ans après les faits.

À Londres, l’objet passe sous les yeux de William Clift, conservateur du Hunterian Museum au Royal College of Surgeons. Clift y voit le torse et le crâne d’un orang-outan, la mâchoire inférieure d’un babouin et l’arrière d’un saumon ; ses notes et un croquis sont conservés au Royal College of Surgeons. D’après l’historienne Martha Chaiklin, auteure en 2010 d’une étude sur le commerce des sirènes dans le Japon prémoderne, la communauté savante et la presse londoniennes ont largement dénoncé le faux en 1822 et 1823, sans effet visible sur les entrées. L’historien Jan Bondeson a reconstitué la suite judiciaire : Eades n’était pas le seul propriétaire du navire vendu pour payer la sirène, et il a été condamné à rembourser son associé. Selon Barnum, le capitaine rentre à Boston, reprend la mer pour ses anciens employeurs afin de rembourser la somme, et meurt sans autre bien que sa sirène, qu’il faisait encore assurer à grands frais. La démonstration existait donc vingt ans avant le docteur Griffin, simplement elle n’avait pas voyagé avec l’objet.

Du papier, du coton et une peau de fugu

Le diagnostic de Clift est devenu la correction standard. Depuis le XIXᵉ siècle, la description la plus répandue de ces objets en fait un singe cousu à un poisson, et cette formule mérite à son tour examen, car elle n’a jamais été vérifiée sur la sirène de Barnum. On la retrouve dans l’article « Barnum cirque » de l’Encyclopædia Universalis, et jusque sur la page que le Peabody Museum de Harvard consacre à son propre exemplaire, qui l’attribue aux artisans japonais avant de préciser que la tête et le torse de l’objet exposé sont en papier mâché.

Au Horniman Museum, à Londres, le spécimen NH.82,5.223 est arrivé en 1982 des collections Wellcome sous le nom de « Japanese Monkey-fish ». Le catalogue de la vente Stevens du 2 septembre 1919, où un agent d’Henry Wellcome l’avait acheté, décrivait pourtant une sirène du Japon à corps de papier mâché et queue de poisson, longue de vingt pouces. Paolo Viscardi, conservateur d’histoire naturelle au Horniman, a d’abord regardé les dents. Un singe a quatre incisives en haut et quatre en bas, alors que la bouche du spécimen porte plusieurs rangées de dents, comme celle d’un poisson. Les radiographies et la tomographie faites à la City University de Londres, puis un modèle en trois dimensions construit avec James Moffatt, de St George’s, University of London, ont montré la suite. La tête est une baguette de bois entourée d’un faisceau de ficelle, enrobée d’argile où sont fichées des mâchoires de poisson, puis recouverte de papier mâché pigmenté. Les bras sont des fils de fer gainés de papier mâché et terminés par des griffes d’oiseau, probablement de poulet. Les écailles de la queue rappellent la famille des carpes, et Oliver Crimmen, du Natural History Museum, a rapproché les dents de celles d’un labre. Analysé à la Goethe-Universität de Francfort, l’ADN n’a rien donné d’exploitable. Les résultats ont paru en 2014 dans le Journal of Museum Ethnography.

Au Japon, l’université des sciences et des arts de Kurashiki a conduit la même enquête sur le ningyo du temple Enjuin, à Asakuchi, dans la préfecture d’Okayama, avec la Société de folklore d’Okayama et le musée d’histoire naturelle de la ville. Le rapport final, rendu le 7 février 2023, décrit un objet d’une trentaine de centimètres, sans armature de bois ni de métal. Tissu, papier, coton. Une peau de poisson-globe couvre les bras, les épaules, le cou et les joues ; la partie inférieure est gainée de la peau d’un poisson de la famille des sciaenidés, celle des maigres. La mâchoire vient d’un poisson carnassier non identifié, les poils sont des poils de mammifère, les ongles sont en kératine animale, et des aiguilles de métal tiennent le cou et le bas du corps. Datées au radiocarbone, les écailles placent l’objet probablement dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, et l’ADN n’a pas pu être extrait.

La sirène de Barnum échappe à ces deux enquêtes, puisqu’on ne l’a plus. Pour elle, Paolo Viscardi propose une lecture intermédiaire. Comme la taxidermie était étrangère à la culture japonaise du début du XIXᵉ siècle et que le modelage en papier mâché, le hariko, y était un artisanat courant, il juge probable que l’objet ait été construit de cette façon, avec peut-être des mâchoires de primate, celles d’un macaque japonais, espèce que Clift ne connaissait pas. Le diagnostic de 1822 aurait alors été juste sur un point et faux sur le reste. Seul l’original permettrait de le vérifier.

Le ningyo voyage avec les marchands hollandais

Le mot japonais ningyo signifie « poisson humain ». Ces figures étaient présentées dans certains sanctuaires shintoïstes et temples bouddhistes, et montrées aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles dans les misemono, ces foires où l’on exposait toutes sortes d’objets d’art et d’artisanat. Leur posture se reconnaît à la queue fortement recourbée et aux mains levées vers le visage dans une attitude d’effroi. Pendant la fermeture du pays, le sakoku, les Hollandais de Dejima, îlot artificiel de la baie de Nagasaki, comptaient parmi les seuls étrangers admis à commercer, avec les Chinois. Leur chef, Jan Cock Blomhoff, achète un ningyo dans un misemono entre 1817 et 1824 ; l’objet se trouve aujourd’hui au musée national d’Ethnologie de Leyde, et il ne contient pas de singe, pas plus que l’exemplaire du British Museum, tous deux contemporains de la sirène de Barnum. Après l’ouverture des ports en 1853, la demande des musées et des foires d’Europe et d’Amérique transforme la production, et Viscardi décrit l’apparition d’un second modèle, couché sur le ventre et appuyé sur les bras, avec des côtes saillantes, fabriqué en série pour les touristes et l’exportation. L’équipe de Kurashiki retrouve ces deux familles de postures parmi les ningyo connus au Japon, douze avant celui de l’Enjuin, auxquels s’ajoutent deux exemplaires repérés dans la préfecture d’Okayama, conservés pour la plupart dans des temples et des musées.

La question de l’intention n’a pas de réponse simple. Le billet glissé dans la boîte de l’Enjuin raconte une sirène prise dans un filet au large de Tosa pendant l’ère Genbun, entre 1736 et 1740, vendue à Osaka puis transmise comme trésor de famille ; le radiocarbone contredit cette chronologie, et les noms cités n’ont pu être ni confirmés ni infirmés. Le temple conserve l’objet comme objet religieux, et son supérieur dit y voir la pensée de celui qui l’a fait et de ceux qui l’ont gardé. On ignore qui a fabriqué la sirène de Barnum, dans quel atelier, pour quel usage, et si les marchands qui l’ont vendue à Eades la savaient fabriquée. La tromperie documentée, avec un auteur, des lettres et un aveu, commence à New York en 1842.

Au Peabody, une sirène sans état civil

Après Charleston, Kimball et Barnum montrent la sirène à New York et dans d’autres villes américaines. Où a-t-elle fini ? L’American Museum de Barnum brûle en 1865, et le Boston Museum de Kimball connaît à son tour un incendie à la fin du siècle. On ignore lequel des deux l’a détruite, si l’un des deux l’a détruite.

Le Peabody Museum of Archaeology and Ethnology de Harvard conserve sous le numéro 97-39-70/72853 une sirène donnée par les héritiers de David Kimball. Elle y est entrée en 1897 selon le Harvard Crimson et le Boston Globe, après un incendie de 1899 selon la page du musée, et le musée en possède un second exemplaire. Sa conservatrice, Diana Loren, tient la provenance de Kimball pour documentée et l’identité avec l’objet de Barnum pour incertaine. En 2016, le Boston Globe la décrivait comme un assemblage de papier mâché, de poisson, de bois et peut-être de parties de singe. Pour trancher, il faudrait confronter son anatomie interne, par imagerie, aux images d’époque, le croquis de Clift, l’eau-forte de 1822 et le dessin publié à New York, puis retrouver dans les papiers de Kimball de quoi distinguer ses deux sirènes.

À Harvard, l’objet porte le numéro 97-39-70/72853 et la mention « don des héritiers de David Kimball », seule partie de son histoire que personne ne discute.

Pour aller plus loin

L’affaire rejoint celle de l’homme de Piltdown, autre assemblage anatomique accepté par des institutions savantes, et celle du géant de Cardiff, autre curiosité des musées payants américains du XIXᵉ siècle. Du côté des mécanismes, elle éclaire l’effet de vérité illusoire, par lequel une affirmation répétée finit par paraître vraie, y compris quand elle sert à corriger une erreur plus ancienne.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. P. T. Barnum, The Life of P. T. Barnum, Written by Himself, New York, 1855, chap. IX, « The American Museum » Redfield
  2. P. T. Barnum, The Humbugs of the World, New York, Carleton, 1866 ; traduction française, Les Blagues de l’univers, Paris, 1866 Achille Faure
  3. Isaac Robert Cruikshank, The Mermaid, Now Exhibiting at the Turf Coffee House, St. James’s Street, eau-forte coloriée, publiée par John Fairburn le 24 octobre 1822, 21,3 × 26,4 cm, don d’Adele S. Gollin, 1976 Metropolitan Museum of Art, New York, 1976 602,80
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Sources primaires (suite)

  1. William Clift, notes et croquis sur la sirène exposée à Londres en 1822, cote Royal College of Surgeons of England, Londres
  2. Charleston Courier, 21 janvier 1843, compte rendu de l’exposition du Masonic Hall et annonce illustrée transcription et reproduction, The Lost Museum Archive, City University of New York
  3. John Bachman, sous le pseudonyme « No Humbug », lettres au Charleston Mercury, janvier 1843 connues par la South Carolina Encyclopedia
  4. « Feejee Mermaid », papier mâché, poisson et bois, don des héritiers de David Kimball, entré en 1897 Peabody Museum of Archaeology and Ethnology, Harvard University, 97-39-70/72853
  5. Merman, dit « Japanese Monkey-fish », papier mâché et queue de poisson, 20 pouces, acquis pour Henry Wellcome à la vente Stevens du 2 septembre 1919, transféré en 1982 Horniman Museum and Gardens, Londres, NH.82,5.223
  6. Ningyo du temple Enjuin (圓珠院), Asakuchi, préfecture d’Okayama, environ 30 cm, avec billet manuscrit mentionnant l’ère Genbun temple Enjuin
  7. Ningyo acquis par Jan Cock Blomhoff dans un misemono entre 1817 et 1824 musée national d’Ethnologie de Leyde

Bibliographie

  1. Paolo Viscardi, Anita Hollinshead, Ross MacFarlane et James Moffatt, « Mermaids Uncovered », Journal of Museum Ethnography 27, 2014, p. 98-116 Museum Ethnographers Group
  2. Martha Chaiklin, « Simian Amphibians : The Mermaid Trade in Early Modern Japan », dans Nagazumi Yōko (dir.), Large and Broad : The Dutch Impact on Early Modern Asia. Essays in Honor of Leonard Blussé, Toyo Bunko Research Library 13, Tokyo, 2010, p. 241-273 Toyo Bunko
  3. 加藤敬史, 武光浩史, 山野ひとみ, 木下浩 et 江田伸司, « 圓珠院所蔵『人魚のミイラ』研究最終報告 », Kurashiki, 7 février 2023 Kurashiki University of Science and the Arts
  4. Neil Harris, Humbug : The Art of P. T. Barnum, Boston, 1973, xiv + 337 p. Little, Brown
  5. Jan Bondeson, The Feejee Mermaid and Other Essays in Natural and Unnatural History, Ithaca, 1999, xi + 315 p. Cornell University Press

Sources en ligne

  1. « Manmade Mermaids », Paolo Viscardi, 6 avril 2014 Horniman Museum and Gardenshttps://www.horniman.ac.uk/story/manmade-mermaids/
  2. « Unmasking the mysterious merman » Horniman Museum and Gardenshttps://www.horniman.ac.uk/collections/unmasking-the-mysterious-merman
  3. « Feejee Mermaid » Peabody Museum of Archaeology and Ethnology, Harvard Universityhttps://www.peabody.harvard.edu/feejee-mermaid
  4. « The Mermaid, Now Exhibiting at the Turf Coffee House, St. James’s Street » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/814373
  5. « 人魚ミイラの実態解明/圓珠院所蔵『人魚のミイラ』研究最終報告 », 7 février 2023 Kurashiki University of Science and the Artshttps://www.kusa.ac.jp/news/2023/02/20230207mermaid.html
  6. « 「人魚のミイラ」 約1年の研究結果を報告 果たしてその正体とは 岡山・浅口市 » KSB Setonaikai Broadcastinghttps://news.ksb.co.jp/article/14833910
  7. « Barnum on the FeJee Mermaid, The Life of P. T. Barnum, Written by Himself, 1855 » The Lost Museum Archive, City University of New Yorkhttps://lostmuseum.cuny.edu/archive/barnum-on-the-fejee-mermaid-the-life-of-p-t
  8. « The Exhibition at the Masonic Hall, Charleston Courier, January 21, 1843 » The Lost Museum Archive, City University of New Yorkhttps://lostmuseum.cuny.edu/archive/the-exhibition-at-the-masonic-hall-charleston
  9. « The FeeJee Mermaid Exhibit » The Lost Museum Archive, City University of New Yorkhttps://lostmuseum.cuny.edu/archive/exhibit/mermaid
  10. « Mermaid controversy » South Carolina Encyclopediahttps://www.scencyclopedia.org/sce/entries/mermaid-controversy/
  11. « Happy Birthday, William Clift ! (14/2/1775–20/6/1849) » Royal College of Surgeons of England, blog de la bibliothèquehttps://www.rcseng.ac.uk/library-and-publications/library/blog/happy-birthday-william-clift/
  12. « The Littlest Mermaid », 13 octobre 2016 The Harvard Crimsonhttps://www.thecrimson.com/article/2016/10/13/feejee-mermaid/
  13. « ‘Mermaid’ to go on display at Harvard museum – but she’s no Ariel », 12 septembre 2016 The Boston Globehttps://www.bostonglobe.com/metro/2016/09/12/this-mermaid-will-make-your-skin-crawl/gN6jm7j1LnEP1kVAyUjL3I/story.html
  14. « BARNUM CIRQUE » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/cirque-barnum/
  15. « Ba(rnum) humbug » Houghton Library, Harvard Universityhttps://sites.harvard.edu/houghton-library/2013/11/25/barnum-humbug
  16. « Simian Amphibians : The Mermaid Trade in Early Modern Japan » Toyo Bunko, dépôt institutionnelhttps://toyo-bunko.repo.nii.ac.jp/records/3665
  17. « The Feejee Mermaid : Early Barnum Hoax » Live Sciencehttps://www.livescience.com/56037-feejee-mermaid.html
  18. « Print : “Sleighing in New York” », notice sur l’American Museum de Barnum Connecticut Collectionshttps://ctcollections.org/index.php/Detail/objects/58243
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