Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Suivez-nous :
⊘
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Le biais de confirmation en histoire, de Bertillon aux faux de 1983

Debunk16 octobre 2026◈ 29 sources vérifiées
Jebulon / Wikimedia Commons
10 min de lecture29 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Dans l’un des soixante carnets noirs achetés par le magazine Stern, le général Ritter von Epp félicite Hitler pour ses cinquante années passées sous l’uniforme. L’entrée est impossible. En août 1937, Hitler a quarante-huit ans, et c’est lui qui adresse ce jour-là un télégramme à von Epp pour son propre jubilé, comme l’enregistre correctement le recueil de discours et de proclamations publié après la guerre par l’archiviste Max Domarus. Le faussaire a recopié sa source en inversant l’expéditeur et le destinataire. L’erreur tenait dans une soustraction, et personne n’avait fait cette soustraction avant que Josef Henke, archiviste au Bundesarchiv de Coblence, ne la relève au début de mai 1983, quelques jours après la publication des premiers extraits.

Vingt-neuf volontaires devant la suite 2, 4, 6

En 1960, Peter Wason travaille à Londres, au groupe de recherche en psychologie industrielle que le Medical Research Council abrite à l’University College, et il publie cette année-là dans le Quarterly Journal of Experimental Psychology une expérience d’une grande économie de moyens. On annonce à chaque participant que la suite 2, 4, 6 obéit à une règle, et qu’il doit la découvrir en proposant d’autres triplets de nombres, auxquels l’expérimentateur répond par oui ou par non, jusqu’à ce qu’il se sente assez sûr pour annoncer la règle. Celle-ci est la plus large possible, trois nombres rangés par ordre croissant. Wason a construit la tâche pour que cette règle englobe des hypothèses plus évidentes, des nombres qui augmentent de deux par exemple, si bien que quiconque se contente de proposer des suites conformes à son idée reçoit oui sur oui. Sur vingt-neuf participants, qu’il décrit comme de jeunes adultes intelligents, six trouvent la règle sans annonce erronée préalable, treize en annoncent une fausse avant d’y parvenir, neuf en annoncent au moins deux, et un seul ne conclut pas. Wason oppose deux manières de raisonner, l’induction énumérative, qui additionne les cas favorables, et l’induction éliminative, qui cherche le cas capable de faire tomber l’hypothèse, et il observe que ceux qui se sont trompés deux fois ou plus semblaient incapables, ou peu désireux, de mettre leurs idées à l’épreuve.

Chaque oui les conforte, et aucun ne les renseigne.

L’observation n’avait rien de neuf. En 1620, dans le premier livre du Novum Organum, Francis Bacon écrit que l’entendement humain, une fois qu’il a adopté une opinion, attire tout le reste à son appui. Il donne l’exemple d’un homme à qui l’on montre, dans un temple, les tableaux votifs de marins rescapés d’un naufrage après avoir prononcé un vœu, et qui demande où sont les portraits de ceux qui ont fait le même vœu et se sont noyés.

Wason travaillait sur des nombres, sans enjeu. En 1979, à Stanford, Charles Lord, Lee Ross et Mark Lepper déplacent la question vers des convictions. Ils réunissent quarante-huit étudiants, partisans ou adversaires de la peine de mort, et leur soumettent deux études fictives sur son effet dissuasif, l’une favorable, l’autre défavorable. Chaque camp juge plus probante, et mieux conduite, celle qui va dans son sens, et les deux groupes sortent de l’expérience plus éloignés qu’ils n’y étaient entrés. Vingt ans plus tard, en 1998, Raymond Nickerson rassemble dans la Review of General Psychology les travaux accumulés depuis et définit le biais comme une manière de chercher ou d’interpréter les indices qui favorise les croyances, les attentes ou l’hypothèse dont on dispose déjà. Son titre parle d’un phénomène omniprésent aux multiples visages, et ce pluriel pèse sur la suite.

Klayman et Ha relisent l’expérience des trois nombres

De ces résultats est sortie une lecture trop large, que l’on tient aujourd’hui pour fausse dans sa généralité, selon laquelle les humains seraient portés, par un penchant général et nuisible, à ne tester que les cas susceptibles de leur donner raison. En 1987, Joshua Klayman et Young-Won Ha, de l’université de Chicago, l’attribuent à plusieurs psychologues et philosophes qui opposaient ce penchant à l’idéal de la réfutation. Leur article de la Psychological Review montre qu’une bonne part de ce qu’on rangeait sous ce nom relève d’une stratégie du test positif, qui examine les cas où l’on attend la propriété recherchée, et qui, dans des conditions réalistes, renseigne souvent très bien. Elle échoue dans la tâche de 1960 pour une raison précise, parce que la règle cachée englobe l’hypothèse du participant, si bien qu’un test positif n’y reçoit jamais de non.

Le degré de fausseté est celui du vrai déformé. Le phénomène existe, l’expérience de Stanford le montre, mais en faire une loi générale de l’esprit était abusif, et Klayman et Ha concluent que la valeur d’une stratégie dépend de la tâche. On préférera ici parler de test positif chaque fois qu’il s’agit de la manière de chercher, et garder le mot de biais pour les cas où l’interprétation elle-même penche, parce que les deux ne se corrigent pas avec les mêmes outils.

En 2011, dans Behavioral and Brain Sciences, Hugo Mercier et Dan Sperber proposent une relecture plus radicale. Selon eux, la raison humaine sert d’abord à produire des arguments pour convaincre et à évaluer ceux des autres. Le biais devient alors le fonctionnement attendu d’un outil fait pour plaider, et les auteurs ajoutent qu’on juge plutôt bien les arguments d’autrui quand on n’a rien à défendre. La thèse reste discutée ; leur livre, traduit en 2021 sous le titre L’Énigme de la raison, la développe.

« Il y a l’expertise de M. Bertillon »

En 1894, le renseignement militaire français récupère à l’ambassade d’Allemagne une lettre adressée à l’attaché militaire, le bordereau, qui annonce la livraison de documents secrets. Le soupçon se porte sur le capitaine Alfred Dreyfus, officier juif, et l’antisémitisme pèse dès ce moment sur l’accusation, comme le rappellent Roger Mansuy et Laurent Mazliak dans leur présentation de 2005. Les premières expertises d’écriture divergent, et seules celles qui accablent Dreyfus sont retenues.

Alphonse Bertillon n’est pas graphologue. Il a mis au point quelques années plus tôt une méthode d’identification des criminels par mensurations, et c’est cette réputation qu’il apporte au procès. Sa thèse, vite baptisée système Bertillon, veut que l’auteur du bordereau ait fabriqué sa lettre en déformant sa propre écriture selon un procédé géométrique, pour se ménager deux défenses, crier à la machination si l’on reconnaissait sa main, invoquer les divergences si on ne la reconnaissait pas. Ressemblances et différences deviennent alors également compatibles avec la culpabilité, et aucune observation ne peut plus jouer contre l’hypothèse. Bertillon y ajoute un gabarit d’alignement tiré du mot « intérêt », prélevé sur une lettre du frère de l’accusé, puis le kutsch, une longueur de 1,25 millimètre qui servait d’unité d’échelle sur les cartes d’état-major, unité dont on voit mal ce qu’elle venait faire dans une lettre d’espion, sinon que tout ce qui sentait l’état-major semblait alors avoir sa place dans l’affaire.

En septembre 1899, au second procès, à Rennes, le mathématicien Paul Painlevé lit à l’audience une lettre d’Henri Poincaré qui conteste tout fondement scientifique au système. Bertillon maintient que nulle autre écriture ne présenterait de telles coïncidences géométriques. Dreyfus est condamné une seconde fois, puis gracié. En 1904, le dreyfusard Maurice Bernard se plaint dans une brochure qu’on lui oppose toujours l’expertise de Bertillon, dont l’obscurité même entretient le doute. La même année, la Cour de cassation confie l’examen des théories graphiques à Gaston Darboux, Paul Appell et Henri Poincaré, alors tenu, selon Laurent Mazliak, pour le premier spécialiste français du calcul des probabilités, et c’est lui qui rédige.

Le rapport relève trois choses. Les mesures et les reproductions successives du bordereau comportent des erreurs, et toutes jouent dans le sens de l’accusation. La formule de Bayes, qui permet de remonter des effets observés à leurs causes probables, est employée à contresens. Enfin le calcul des probabilités ne peut s’appliquer à une telle question, parce qu’il exige des probabilités de départ qui relèvent du jugement moral. Invité par les trois savants à refaire le bordereau devant eux selon son procédé, Bertillon n’y parvient pas, alors qu’il prétendait jusque-là le reproduire à l’identique. Dreyfus est réhabilité en 1906.

Coblence, du 30 avril au 6 mai 1983

Le premier signal d’alarme précède la publication d’un mois. En mai 1982, sans parler de journaux intimes, le Stern fait comparer par la police criminelle de Rhénanie-Palatinat quatre feuillets à des autographes authentiques, et la police conclut à l’écriture d’Hitler, comme, selon le magazine, un expert américain et un expert suisse. Le 28 mars 1983, à l’Office fédéral de police criminelle, l’expert Louis Ferdinand Werner signale qu’un feuillet au moins pourrait contenir des azurants optiques inconnus du vivant d’Hitler, et veut consulter un chimiste du papier de la firme Bayer. Le Stern n’attend pas cet avis. Il annonce la découverte le 22 avril et réunit la presse à Hambourg le 25.

L’historien britannique Hugh Trevor-Roper arrive sceptique. Selon l’Encyclopaedia Britannica, ses doutes cèdent devant la masse des volumes et devant l’assurance, fausse, que le papier avait été analysé. Il se déclare convaincu de l’authenticité des documents, puis prend ses distances quelques jours plus tard, comme le relève le Christian Science Monitor du 5 mai 1983. Soixante volumes conformes à l’image qu’on se fait d’Hitler forment une induction énumérative au sens de Wason, des cas favorables qu’on additionne sans en chercher un seul qui puisse tout faire tomber.

Au Bundesarchiv, Josef Henke, chargé des archives du parti nazi, obtient de choisir lui-même trois volumes. La police criminelle fédérale et l’Institut fédéral d’essai des matériaux, à Berlin, prennent en charge le papier, la reliure et l’encre. Le week-end du 30 avril, Henke et son collègue Klaus Oldenhage choisissent de travailler séparément, pour que chacun vérifie sans l’influence de l’autre. Les entrées se révèlent pauvres, jamais raturées, limitées à ce qu’un lecteur de journaux de l’époque pouvait savoir. Pour emporter la décision, les deux archivistes cherchent alors des erreurs de fait. Sous la date du 22 juin 1934, le carnet donne à Gürtner le titre de ministre de la Justice du Reich et de Prusse, qui n’est officiellement employé qu’à partir du 16 octobre suivant. Quatre volumes supplémentaires, arrivés d’une banque suisse, révèlent les sources du faussaire, le Völkischer Beobachter, journal du parti, et le recueil de Domarus, recopiés avec leurs propres fautes.

Les deux agences techniques concluent que papier, reliure et encre ne datent pas des années 1930 ou 1940, et le 6 mai 1983 le Bundesarchiv annonce publiquement le faux. Konrad Kujau, qui vendait déjà de faux tableaux attribués à Hitler, avoue ; il est condamné à quatre ans et six mois de prison pour escroquerie et faux en écriture, et meurt en 2000. Ses couvertures portaient un monogramme gothique FH à la place de AH. La fonction du faux n’a été décrite qu’en 2023, quand l’audiovisuel public NDR a mis le texte en ligne et que l’historienne Heike Görtemaker et le politologue Hajo Funke l’ont analysé, avant une édition annotée parue à Berlin. Selon eux, et le mémorial de la Maison de la conférence de Wannsee relaie leur lecture, les carnets fabriquaient un Hitler étranger à l’extermination des Juifs d’Europe, ce qui en faisait un instrument de négation du génocide.

Henke note encore, dans son compte rendu publié par la revue Archivaria, que des historiens se sont prononcés dans les deux sens sans avoir vu les documents, certains pour l’authenticité, d’autres pour le faux sans avoir ouvert un seul volume. Avoir raison sans examen reste une manière de ne pas examiner.

Le Stern avait écarté ses propres historiens

Employé comme clé universelle, le biais de confirmation deviendrait à son tour une explication trop commode. Henke attribue l’échec du Stern à une organisation, puisque les historiens de la rédaction avaient été tenus à l’écart par des reporters et des gestionnaires pressés, et l’avis du chimiste de Bayer n’a jamais été attendu. Trevor-Roper a été induit en erreur par une information fausse sur des analyses qui n’avaient pas eu lieu. Dans l’affaire Dreyfus, Mansuy et Mazliak notent que personne, même parmi les partisans de la culpabilité, ne prenait vraiment Bertillon au sérieux, et que son expertise servait surtout de caution savante devant le public. L’antisémitisme, la solidarité militaire et la décision politique relèvent d’une autre analyse, que le vocabulaire de la psychologie expérimentale ne remplace pas.

Une part échappe encore. Bertillon croyait-il à son système, ou servait-il l’accusation en connaissance de cause ? Probablement les deux, à des degrés qu’on ne sait pas mesurer, et faire la part de la conviction et du zèle demanderait des écrits privés que les travaux consultés ici ne citent pas.

Les corrections qui ont fonctionné changent la procédure plus que les personnes. Poincaré refait les mesures une à une, les deux archivistes de Coblence travaillent séparément et cherchent l’erreur qui trancherait, et en 1984 Charles Lord, Mark Lepper et Elizabeth Preston montrent qu’une consigne simple, envisager l’hypothèse inverse, corrige davantage le biais que l’injonction d’être juste et impartial, consigne qu’ils rattachent eux-mêmes à Bacon.

Les expériences citées ici placent des volontaires devant des nombres, des études fictives ou des impressions de personnalité, et aucune ne porte sur des historiens ou des archivistes au travail. Pour savoir si la stratégie du test positif égare un spécialiste devant une archive autant qu’un étudiant devant la suite 2, 4, 6, il faudrait soumettre à des experts des documents dont on connaît d’avance les défauts, et compter ceux qu’ils trouvent selon qu’on leur demande de les authentifier ou de les réfuter.

Pour aller plus loin

L’homme de Piltdown montre une pièce fausse acceptée pendant quarante ans parce qu’elle répondait aux attentes des paléontologues britanniques. Les fées de Cottingley et le mythe de la Terre plate au Moyen Âge, traités dans cette même section, offrent deux autres cas où des personnes instruites ont lu des documents à la lumière de ce qu’elles croyaient déjà.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer
Suivez-nous :

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Voir les 26 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Maurice Bernard, *Explication et réfutation du système de M. A. Bertillon et de ses commentateurs*, brochure, 1904, citée d’après l’édition de Mansuy et Mazliak
  2. Les « carnets d’Hitler », soixante volumes au monogramme FH fabriqués par Konrad Kujau entre 1981 et 1983, conservés par Gruner + Jahr puis remis au Bundesarchiv en 2023
  3. Max Domarus, *Hitler. Reden und Proklamationen 1932-1945, kommentiert von einem deutschen Zeitgenossen*, Würzburg, 1962-1963, édité par l’auteur

Bibliographie

  1. Gaston Darboux, Paul Appell et Henri Poincaré, « Examen critique des divers systèmes ou études graphologiques auxquels a donné lieu le bordereau », rapport d’expertise rédigé à la demande de la Cour de cassation, 1904 Cour de cassation
  2. Roger Mansuy et Laurent Mazliak, « Introduction au rapport de Poincaré pour le procès en cassation de Dreyfus en 1904 », *Journ@l électronique d’histoire des probabilités et de la statistique* 1 (1), mars 2005 JEHPS
  3. Laurent Mazliak, « Poincaré et le hasard », *Séminaire Poincaré* XVI, 2012, p. 135-171 Séminaire Poincaré
  4. Josef Henke, « Revealing the Forged Hitler Diaries », *Archivaria* 19, hiver 1984-1985 Association of Canadian Archivists
  5. Joshua Klayman et Young-Won Ha, « Confirmation, disconfirmation, and information in hypothesis testing », *Psychological Review* 94 (2), 1987, p. 211-228 American Psychological Association
  6. Raymond S. Nickerson, « Confirmation bias : A ubiquitous phenomenon in many guises », *Review of General Psychology* 2 (2), 1998, p. 175-220, DOI 10,1037/1089-2680,2.2 175 Educational Publishing Foundationhttps://doi.org/10.1037/1089-2680.2.2
  7. Charles G. Lord, Mark R. Lepper et Elizabeth Preston, « Considering the opposite : A corrective strategy for social judgment », *Journal of Personality and Social Psychology* 47 (6), 1984, p. 1231-1243 American Psychological Association
  8. Hugo Mercier et Dan Sperber, « Why do humans reason ? Arguments for an argumentative theory », *Behavioral and Brain Sciences* 34 (2), 2011, p. 57 et suiv. Cambridge University Press
  9. Hugo Mercier et Dan Sperber, *L’Énigme de la raison*, traduit de l’anglais par Abel Gerschenfeld, Paris, 2021, 445 p. Odile Jacob
  10. John Goetz (dir.), *Die echten falschen »Hitler-Tagebücher« *, introduction de Heike B. Görtemaker, essai de Hajo Funke, Berlin, 2023 März Verlag

Sources en ligne

  1. « Confirmation Bias : A Ubiquitous Phenomenon in Many Guises » University of California San Diegohttps://pages.ucsd.edu/~cmckenzie/nickersonConfirmationBias.pdf
  2. « Confirmation, Disconfirmation, and Information in Hypothesis Testing » University of California San Diegohttps://pages.ucsd.edu/~mckenzie/KlaymanHaPsychReview1987.pdf
  3. « Considering the opposite : A corrective strategy for social judgement » CAUSE, American Statistical Associationhttps://causeweb.org/cause/node/7638
  4. « Why do humans reason ? Arguments for an argumentative theory » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/behavioral-and-brain-sciences/article/abs/why-do-humans-reason-arguments-for-an-argumentative-theory/53E3F3180014E80E8BE9FB7A2DD44049
  5. « Bacon F (1645) » The James Lind Libraryhttps://www.jameslindlibrary.org/bacon-f-1645/
  6. « Poincaré and Dreyfus » University of Edinburgh, School of Mathematicshttps://webhomes.maths.ed.ac.uk/~v1ranick/dreyfus.htm
  7. « Introduction au rapport de Poincaré pour le procès en cassation de Dreyfus en 1904 » University of Edinburgh, School of Mathematicshttps://webhomes.maths.ed.ac.uk/~v1ranick/dreyfus/mansuymazliak.pdf
  8. « Poincaré et le hasard » Séminaire Poincaré, CNRShttps://seminaire-poincare.pages.math.cnrs.fr/mazliakfr.pdf
  9. « Revealing the Forged Hitler Diaries » Archivariahttps://archivaria.ca/index.php/archivaria/article/download/11132/12069
  10. « Kujau’s Hitler and the Wannsee Conference » Gedenkstätte Haus der Wannsee-Konferenzhttps://www.ghwk.de/en/press/newsletter/kujaus-hitler-and-the-wannsee-conference
  11. « Hitler Diaries | Fakes, Forgeries & Frauds | Britannica » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/topic/Hitler-Diaries
  12. « Who dun it ? -- the mystery of Hitler’s diaries », 5 mai 1983 The Christian Science Monitorhttps://www.csmonitor.com/layout/set/amphtml/1983/0505/050526.html
  13. « Kujau, Konrad » Deutsche Biographiehttps://www.deutsche-biographie.de/118725289.html
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.