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Le chevalier de La Barre, exécuté en 1766 pour blasphème et sacrilège

Ybroc / Wikimedia Commons
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Le bourreau de Paris présente sa note en neuf articles. Pour avoir présenté le condamné à la question et l’y avoir appliqué, il demande 35 livres ; pour l’amende honorable devant la principale église, 20 ; pour lui avoir, au même endroit, « coupé la langue », 20 encore ; pour l’échafaud et la tête tranchée, 100 ; pour le bûcher, sa construction et le transport du corps, 90 ; pour avoir « lacéré et brullé un livre dans ledit bûché », 20. Il ajoute 50 livres pour avoir exécuté en effigie les peines prononcées contre un second condamné absent, 320 pour huit jours de voyage à Abbeville avec trois aides, trois chevaux et une voiture, 15 pour la fourniture des cordages et du matériel de la question. Au total, il réclame 670 livres. Le parquet du parlement vérifie et taxe ligne à ligne, la langue tombe à 10 livres, le livre brûlé à 10, le voyage à 224, l’effigie à 15, et l’exécuteur ne touchera que 441 livres, à prendre sur le domaine du roi. La note, signée « C. Sanson », a été publiée dans la Revue des Deux Mondes par Jean Cruppi, qui l’avait trouvée dans les papiers du procureur général Joly de Fleury. Chacun de ses articles correspond à une clause de la sentence qui condamne le chevalier de La Barre.

Le pont d’Abbeville

Dans la nuit du 8 au 9 août 1765, selon la Correspondance littéraire de Grimm, un crucifix de bois dressé sur un pont d’Abbeville est mutilé à coups de lame. Le procureur du roi, Hecquet, porte plainte le 10 août devant la sénéchaussée de Ponthieu, et l’évêque d’Amiens, Mgr de La Motte, vient faire sur le pont une amende honorable, pieds nus et la corde au cou. L’information revient à l’assesseur criminel Duval de Soicourt. Aucun témoin ne désigne l’auteur des coups, et Grimm note dès juillet 1766 que les dépositions ne rapportent guère que des ouï-dire sur des propos impies tenus par des jeunes gens. Duval joint pourtant la plainte pour mutilation à une seconde procédure, ouverte pour impiétés, et l’avocat Simon-Nicolas-Henri Linguet attaquera cette jonction, parce que rien ne reliait selon lui les deux affaires.

La charge qui pèse le plus vient d’un maître d’armes, Naturé. Il dépose que trois garçons, d’Étallonde, La Barre et Moisnel, se sont vantés d’avoir gardé leur chapeau et de ne pas s’être agenouillés au passage de la procession de la Fête-Dieu du prieuré de Saint-Pierre. Dans la France de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, le saint sacrement qui passe dans la rue oblige chacun à se découvrir et à plier le genou, et le refus se lit comme une injure publique faite à Dieu, devant des voisins qui la voient et s’en souviennent. Interrogé, Moisnel, dix-sept ans selon Cruppi, dix-huit selon une lettre de Linguet, nomme deux autres jeunes gens, Douville de Maillefeu et Dumaisniel de Saveuse, qui auraient chanté deux chansons grivoises, la « Madeleine » et le « Saint-Cyr ». D’autres témoins parlent de lectures. Arrêté le 1ᵉʳ octobre 1765, La Barre a été « pris mardi dernier en l’abbaye de Longvillers entre Montreuil et Boulogne », écrit le procureur Hecquet, et il reconnaît à l’interrogatoire avoir possédé et lu des livres défendus, parmi lesquels un Helvétius et le Dictionnaire philosophique portatif, paru sans nom d’auteur en 1764. D’Étallonde, lui, a pris la fuite. Le président d’Ormesson écrit au procureur général le 26 octobre puis le 4 novembre 1765 pour peser en faveur du prisonnier, sans obtenir quoi que ce soit. La notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France enregistre l’accusé sous la forme Jean François Lefebvre La Barre, avec les années 1745-1766, alors qu’une encyclopédie générale en ligne le fait naître à Abbeville en 1747.

« Des chansons impies, exécrables et blasphématoires »

La sentence de la sénéchaussée porte les signatures de Duval de Soicourt, de Lefebvre de Villers et de Broutelles, et sa date pose une petite difficulté. Cruppi transcrit la formule finale avec le 20 février 1766, puis cite ailleurs un jugement définitif du 28. Mieux vaut retenir le 28, parce que la note de l’exécuteur, rédigée par un homme qui n’avait aucune raison de se tromper de jour, renvoie à la sentence « du vingt huitte février dernier », et que le décret de la Convention de 1793 retient la même date. Le texte déclare La Barre convaincu d’avoir appris et chanté « des chansons impies, exécrables et blasphématoires contre Dieu ». Grimm, qui résume le dispositif dans sa livraison du 15 juillet 1766, y ajoute le passage devant le saint sacrement sans se découvrir ni s’agenouiller, des blasphèmes, des marques de respect rendues à des livres impurs et la profanation du signe de croix. La mutilation du crucifix ne figure pas dans cette liste. Pour ces faits, l’accusé est condamné à l’amende honorable, à la question, à la langue coupée, à la décapitation, puis au feu, le Dictionnaire philosophique devant être « jeté par l’exécuteur de la haute justice dans le même bûcher », et un écriteau qualifiant le condamné d’impie doit l’accompagner jusqu’à l’échafaud. Le livre visé est un volume de VIII-344 pages paru sous la fausse adresse de Londres et imprimé à Genève par Cramer, dont la Morgan Library de New York conserve un exemplaire de première édition sous la cote PML 17160. D’Étallonde, jugé par contumace, reçoit la même peine, aggravée du poing coupé et du feu vivant.

La loi ne prévoyait pas cela. L’édit du 30 juillet 1666 contre les jureurs et blasphémateurs, dont le texte enregistré pour la Nouvelle-France a été réimprimé à Québec en 1854, gradue la peine selon les récidives : une amende proportionnée aux biens pour la première fois, puis le carcan les jours de fête, puis la lèvre de dessus « coupée d’un fer chaud », puis celle de dessous, et enfin la langue « coupée toute juste ».

La mort n’y figure pas.

Le roi excepte toutefois les « énormes blasphèmes », renvoyés à « l’arbitrage des juges selon leur énormité », et c’est par cette porte, élargie par la qualification de sacrilège, que la sénéchaussée est passée. Thomas Hochmann rappelle que le blasphème est resté passible de mort dans une grande partie de l’Europe jusqu’à la fin du XVIIIᵉ siècle, avec des pratiques très inégales d’un pays à l’autre. La peine la plus lourde que l’édit réservait au récidiviste obstiné, la langue coupée, n’est à Abbeville que l’un des cinq temps du supplice.

La Grand-Chambre confirme par adoption des motifs

Le 4 juin 1766, le registre criminel de la Grand-Chambre du parlement de Paris porte trente-six affaires, et celle de La Barre vient au vingt-troisième rang. La feuille d’audience, que Cruppi a lue aux Archives nationales, ne montre ni débat ni renvoi : l’arrêt confirme la sentence d’Abbeville par adoption des motifs, et il est signé du premier président Maupeou et du rapporteur Pellot. Grimm prête à ce rapporteur des conclusions favorables à l’accusé, en raison de son âge, que la cour n’aurait pas suivies. Voltaire va plus loin dans une lettre à d’Alembert du 18 juillet, où cinq vieux juges suffisent à l’emporter sur les dix conseillers les plus éclairés, ce qui donne quinze voix contre dix. Ce partage a gagné presque tous les récits. Il n’a qu’une source, Voltaire, qui n’assistait pas à la séance, et la feuille d’audience ne peut ni le confirmer ni le démentir, puisqu’un registre d’audience consigne des décisions et pas des votes. On ne sait pas, et l’on ne saura probablement jamais, comment la Grand-Chambre s’est partagée ce jour-là. John Iverson attribue au conseiller Pasquier le rôle principal dans le rapprochement entre l’accusé et les philosophes, et le parlement avait déjà condamné le Dictionnaire philosophique l’année précédente, sans en nommer l’auteur, qui niait l’avoir écrit.

Vingt-sept jours séparent l’arrêt du supplice. Le 23 juin, plusieurs avocats signent une consultation en faveur des trois accusés encore détenus, Moisnel, Dumaisniel de Saveuse et Douville de Maillefeu ; on y lit les noms de Cellier, d’Outremont, Gerbier et même de Muyart de Vouglans, que Cruppi qualifie de féodal, et Linguet signe le dernier. On imprime le mémoire le 27. La veille, à Amiens, l’évêque qui avait fait amende honorable sur le pont demande qu’on suspende l’exécution. Au parquet, une minute est copiée, signée par le procureur général et remise à l’inspecteur Villegardier, avec l’instruction de « faire surseoir l’exécution de l’arrest du Parlement du 4 de ce mois ». Personne ne sait si elle est arrivée à temps, ni même à quelle heure elle est partie, et Cruppi se refuse à le deviner. La grâce royale, sollicitée, ne vient pas. Dès le 25 juin, l’arrivée de l’exécuteur avait été fixée au lundi 30 au soir. Le procès-verbal s’ouvre le « mardy 1er juillet 1766, 5 heures du matin » par la question, et à six heures du soir la tête est tranchée, avec une adresse que Louis-Alexandre Devérité, dans le recueil qu’il publie dix ans plus tard, dit saluée par les applaudissements de toute l’assistance. Corps et livre brûlent ensemble.

La langue a-t-elle été coupée ? La sentence l’ordonnait, et l’exécuteur a facturé l’opération vingt livres, que le parquet a réduites à dix. Une note de frais est une demande de paiement, rédigée pour obtenir de l’argent du domaine royal, et elle ne vaut pas témoignage, ce que Cruppi lui-même admet en refusant de conclure. Plusieurs récits postérieurs affirment qu’on renonça à cette partie de la peine devant la fermeté du condamné, sans qu’on puisse les rattacher à un témoin du 1ᵉʳ juillet. La signature pose une question voisine. Cruppi identifie le signataire à Charles-Henri Sanson, qu’il dit père de l’exécuteur de Louis XVI, alors que c’est Charles-Henri lui-même qui a guillotiné le roi le 21 janvier 1793, et l’initiale C. ne permet pas de trancher entre lui et un autre membre de la famille qui portait la charge.

Belleval

Voltaire n’a pas attendu le supplice. Sa première allusion à l’affaire figure dans une lettre du 16 juin 1766 à d’Hornoy, et Laetitia Saintes a compté trois cent trente et une lettres, adressées à soixante-neuf correspondants entre juin 1766 et septembre 1777, qui en parlent explicitement. Le 7 juillet, six jours après l’exécution, il fait circuler une lettre ouverte qui accuse un certain Belleval d’avoir suscité de faux témoignages par rancune et par jalousie, et la lettre à d’Alembert du 18 juillet précise le mobile, la jalousie amoureuse d’un vieil officier d’Abbeville. La Relation de la mort du chevalier de La Barre donne au récit sa forme durable. Elle se présente comme la lettre d’un avocat nommé Cassen au marquis de Beccaria, l’auteur Des délits et des peines, et porte la date du 15 juillet 1766, que Saintes tient pour fictive ; Iverson fait circuler le texte imprimé à partir du début de 1768, et Voltaire le reprend en 1771 au tome VII des Questions sur l’Encyclopédie, à l’article « Justice ».

Les papiers du procès défont une partie de cette histoire. D’après Cruppi, le magistrat que Voltaire désigne sous le nom de Belleval est Duval de Soicourt, l’assesseur qui a conduit l’information, tandis qu’un juge d’Abbeville portant réellement ce nom, homme estimé, a pâti de la confusion, au grand déplaisir de Devérité. Quant à la vengeance d’un amoureux éconduit par une abbesse, Cruppi écrit qu’elle « n’est confirmée par aucun document », et il rappelle que Linguet avançait une autre explication, une querelle de famille autour d’un mariage. Élisabeth Claverie a décrit, dans une étude de 1998 que Saintes discute, la manière dont Voltaire fabrique de lettre en lettre une forme politique nouvelle, l’affaire, où le public se fait juge des juges. Vanessa de Senarclens a regardé l’atelier. Le Précis de la procédure d’Abbeville, en 1775, assure reposer sur la lecture d’environ six mille pages et tient en une vingtaine de pages de citations choisies pour faire ressortir les rumeurs et les incohérences de l’accusation.

Sur le fond, les mêmes papiers donnent pourtant raison à Voltaire. La peine excède de très loin ce que l’édit de 1666 réservait à la parole blasphématoire, et elle ne tient que par l’arbitrage des juges. Des avocats aussi peu suspects de philosophie que Muyart de Vouglans ont signé la consultation du 23 juin. Le livre de Voltaire a bel et bien été jeté au bûcher, et son auteur, que Saintes montre inquiet pour sa liberté pendant l’été 1766, avait des raisons de lire l’arrêt comme une menace dirigée contre lui. Grimm, le 15 juillet, estime que dans les pays d’Inquisition les mêmes écarts auraient valu à leurs auteurs un mois de prison suivi d’une réprimande.

Étalon, dit de Morival

D’Étallonde a passé la frontière. Réfugié en Prusse, il y obtient l’asile de Frédéric II, pendant que l’exécuteur facture à Abbeville l’exécution de ses peines en effigie. En 1775, Voltaire rédige avec lui Le Cri du sang innocent, requête en grâce signée de son nom et envoyée de Neuchâtel le 30 juin, qui doit purger sa contumace et, par ricochet, laver la mémoire du mort.

L’affaire déborde ici sur la Révolution. Le 23 brumaire an II (13 novembre 1793), Joseph Le Bon demande à la Convention de réhabiliter la mémoire de La Barre et de rendre à sa famille les biens confisqués. Barère, d’après les Archives parlementaires (le Journal des débats prête l’intervention à Chabot), accepte la restitution mais veut que le comité d’instruction publique examine les faits, en observant que le chevalier n’avait pas été condamné pour ses seuls principes philosophiques ; Thuriot réclame le vote. Le 25 brumaire (15 novembre), Thuriot lit la rédaction définitive. Le décret annule « le jugement du 5 juin 1766 » qui avait confirmé la sentence d’Abbeville du 28 février, réhabilite la mémoire de La Barre et d’« Étalon, dit de Morival », présentés comme victimes de la superstition et de l’ignorance, et ordonne que le Trésor paie aux héritiers le produit des biens vendus. Dans la même séance, Barère demande que Calas bénéficie de la même mesure. Le 5 juin du décret ne correspond ni à la feuille d’audience ni à l’ordre de surseoir, qui disent le 4. À Paris, la statue du chevalier, reléguée en 1926 au square Nadar, au pied du Sacré-Cœur, est déboulonnée et fondue sous Vichy le 11 octobre 1941, puis remplacée par une figure d’Emmanuel Ball que le Conseil de Paris décide le 24 février 2001 et qui se dresse toujours dans le square.

Les trois jeunes gens que défendait la consultation du 23 juin, Moisnel, Dumaisniel de Saveuse et Douville de Maillefeu, sont absous le 10 septembre 1766 par Lefebvre de Villers, l’un des trois juges dont la signature figurait, le 28 février, au bas de la sentence qui condamnait La Barre à la langue coupée, à la tête tranchée et au feu.

Pour aller plus loin

L’affaire Calas, que Barère voulait joindre au décret de 1793, montre comment Voltaire avait déjà appris à transformer un procès de province en cause publique. Le traité de Beccaria, Des délits et des peines, et le commentaire que Voltaire en publie en septembre 1766 prolongent la question de la proportion des peines. La censure des livres philosophiques et la librairie clandestine expliquent enfin comment un volume imprimé à Genève sous une fausse adresse de Londres a pu finir sur un bûcher picard.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Mémoire de frais de l’exécuteur de Paris pour l’exécution du chevalier de La Barre et l’exécution en effigie de Gaillard d’Étallonde, Abbeville, 1766, neuf articles, 670 livres demandées, 441 livres taxées par le parquet, signé « C. Sanson » Bibliothèque nationale de France, papiers Joly de Fleury, cote non relevée ; texte publié par J. Cruppi, Revue des Deux Mondes, t. 128
  2. Sentence de la chambre du conseil criminelle de la sénéchaussée de Ponthieu, Abbeville, 28 février 1766 (date transcrite « 20 février » dans la formule finale citée par Cruppi), signée Duval de Soicourt, Lefebvre de Villers et de Broutelles, et procès grossoyé envoyé en appel Archives nationales, X2B 1392, cote d’après J. Cruppi
  3. Feuille d’audience de la Grand-Chambre du parlement de Paris, 4 juin 1766, trente-six affaires au registre criminel, arrêt signé Maupeou et Pellot Archives nationales, cote imprimée « X - A 1129 » par J. Cruppi
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Lettre du procureur du roi Hecquet sur l’arrestation de La Barre à l’abbaye de Longvillers, octobre 1765, et lettres du président d’Ormesson au procureur général, 26 octobre et 4 novembre 1765 Bibliothèque nationale de France, papiers Joly de Fleury, cotes non relevées ; citées par J. Cruppi, Revue des Deux Mondes, t. 128
  2. Minute de l’ordre de surseoir à l’exécution de l’arrêt du 4 juin 1766, signée du procureur général et remise à l’inspecteur Villegardier, fin juin 1766 Bibliothèque nationale de France, papiers Joly de Fleury, cote non relevée ; citée par J. Cruppi, Revue des Deux Mondes, t. 128
  3. Consultation du 23 juin 1766 pour Moisnel, Dumaisniel de Saveuse et Douville de Maillefeu, signée notamment de Cellier, d’Outremont, Gerbier, Muyart de Vouglans et Linguet, et mémoire imprimé le 27 juin 1766 titre exact et exemplaire non relevés ; décrits par J. Cruppi, Revue des Deux Mondes, t. 128
  4. Édit du roi contre les jureurs et blasphémateurs, 30 juillet 1666 Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du Roi concernant le Canada, Québec, E.-R. Fréchette, 1854, vol. 1, p. 64-65
  5. Voltaire, Dictionnaire philosophique, portatif, « Londres » [Genève, Cramer], 1764, VIII-344 p., première édition, reliure aux armes du prince de Rohan-Soubise The Morgan Library & Museum, New York, PML 17160
  6. Voltaire, Relation de la mort du chevalier de La Barre, lettre signée « Cassen » adressée au marquis de Beccaria, datée du 15 juillet 1766 ; reprise dans Questions sur l’Encyclopédie, t. VII, 1771, article « Justice » texte reproduit dans le recueil de L.-A. Devérité (1776)
  7. Voltaire, lettres à d’Hornoy (16 juin 1766), lettre ouverte du 7 juillet 1766 et lettre à d’Alembert (18 juillet 1766) éd. Th. Besterman, Correspondence and related documents, D13360, D13394, D.app.279 et D13428, citées d’après L. Saintes (2017) ; lettre à d’Alembert consultée dans l’édition Beuchot, Œuvres de Voltaire, Paris, 1833, en traduction anglaise
  8. Friedrich Melchior Grimm, Correspondance littéraire, philosophique et critique, livraison du 15 juillet 1766 éd. Maurice Tourneux, t. VII, Paris, Garnier frères, 1879, consultée en traduction anglaise
  9. Louis-Alexandre Devérité, Recueil intéressant, sur l’affaire de la mutilation du crucifix d’Abbeville, arrivée le 9 août 1765, & sur la mort du chevalier de La Barre, pour servir de supplément aux Causes célèbres, « Londres » [Abbeville], 1776, in-12, [2]-XVI-197 p. Bibliothèque nationale de France, notice FRBNF36734127, exemplaire numérisé sur Gallica
  10. Voltaire, sous le nom de Gaillard d’Étallonde, Le Cri du sang innocent, requête datée de Neuchâtel, 30 juin 1775, publiée avec le Précis de la procédure d’Abbeville éd. Robert Granderoute, Œuvres complètes de Voltaire, t. 77A, Oxford, Voltaire Foundation, 2014
  11. Proposition de Joseph Le Bon pour la réhabilitation de la mémoire du chevalier de La Barre, séance du 23 brumaire an II (13 novembre 1793), interventions de Barère, Thuriot et Dubois-Crancé Archives parlementaires, 1re série, t. LXXIX, p. 162-163
  12. Décret de la Convention nationale annulant l’arrêt du parlement de Paris et réhabilitant La Barre et « Étalon, dit de Morival », séance du 25 brumaire an II (15 novembre 1793), motion de Barère en faveur de Calas Archives parlementaires, 1re série, t. LXXIX, p. 282-283

Bibliographie

  1. Jean Cruppi, « Linguet et le procès du chevalier de La Barre », Revue des Deux Mondes, 4e période, t. 128, 1895 [année. 123-157 Revue des Deux Mondes
  2. Laetitia Saintes, « De la barbarie des robes noires. L’affaire La Barre vue sous l’angle des discours voltairiens », Revue Voltaire 17, 2017, p. 29-44 Presses de l’université Paris-Sorbonne
  3. Élisabeth Claverie, « La naissance d’une forme politique : l’affaire du chevalier de La Barre », dans Philippe Roussin (dir.), Critique et affaires de blasphème à l’époque des Lumières, Paris, 1998, p. 185-260, citée d’après L. Saintes (2017) Honoré Champion
  4. Vanessa de Senarclens, « Excerpts in a Time of Untruth, or Voltaire’s Practice of Excerpting and the Rehabilitation of Justice », Berichte zur Wissenschaftsgeschichte 43 (2), 2020, p. 262-275, DOI 10,1002/bewi.201900029 Wiley-VCHhttps://doi.org/10.1002/bewi.201900029

Sources en ligne

  1. « De la barbarie des robes noires. L’affaire La Barre vue sous l’angle des discours voltairiens », Laetitia Saintes ORBilu, dépôt institutionnel de l’université du Luxembourghttps://orbilu.uni.lu/bitstream/10993/48903/1/Article%20Revue%20Voltaire%2017%20Version%20finale.pdf
  2. « Excerpts in a Time of Untruth, or Voltaire’s Practice of Excerpting and the Rehabilitation of Justice », Vanessa de Senarclens edoc-Server, Humboldt-Universität zu Berlinhttps://edoc.hu-berlin.de/18452/22212
  3. « Attention : livre dangereux », John R. Iverson Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://www.voltaire.ox.ac.uk/news/blog/attention-livre-dangereux
  4. Archives parlementaires, t. LXXIX, séance du 23 brumaire an II, p. 162-163, proposition de Le Bon Perséehttps://iiif.persee.fr/b0e2cf11-597c-427d-8ac7-68bcc0acf13b/014d970a-1e62-43ca-b868-5a211a84b601/res/pdf
  5. Archives parlementaires, t. LXXIX, séance du 25 brumaire an II, p. 282-283, décret sur La Barre et motion pour Calas Perséehttps://iiif.persee.fr/b0e2cf11-597c-427d-8ac7-68bcc0acf13b/0f531b36-5548-45e7-b7c7-6e5a1b24d1f7/res/pdf
  6. « Recueil intéressant, sur l’affaire de la mutilation du crucifix d’Abbeville… », notice bibliographique Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb367341279
  7. « Jean François Lefebvre La Barre (chevalier de, 1745-1766) » data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/12049696/jean_francois_lefebvre_la_barre/
  8. « Dictionnaire philosophique, portatif », PML 17160 The Morgan Library & Museum, catalogue des impriméshttps://www.themorgan.org/printed-books/175360
  9. « Nlle-France : Édit du roi contre les jureurs et blaspémateurs, 1666 » CEFAN, université Lavalhttps://axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/Nlle-France-edit-1666.htm
  10. « Blasphème », Thomas Hochmann Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/blaspheme/
  11. « Square Nadar », parcours Montmartre communard Les Amis de la Commune de Paris 1871https://parcours.commune1871.org/en/communard-montmartre/square-nadar/
  12. « Square Nadar » Ville de Parishttps://www.paris.fr/lieux/square-nadar-2676
  13. « affaire La Barre (1765-1766) » Larousse, encyclopédie en lignehttps://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/affaire_La_Barre/128262
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