Neuf shillings et huit pence. C’est ce qu’ont coûté les chevaux de bât, l’embauche d’un scribe, les sacs de cuir et la cire pour les sceller, quand il a fallu porter l’impôt du Somerset au trésor de Winchester. Le reçu est copié à côté des comptes du geld, au feuillet 526 verso du manuscrit d’Exeter, par une main que les chercheurs appellent Alpha faute de connaître son nom. On y lit la somme transportée, cinq cent neuf livres, et une ligne gênée : sur cinquante et un shillings et trois pence encaissés, le roi n’a rien touché et les porteurs n’ont pas su rendre leurs comptes. Le Domesday Book est sorti de ce genre d’écritures.
Gloucester, Noël 1085, et deux vagues d’enquêteurs
L’ordre part de la cour de Noël. La Chronique anglo-saxonne rapporte à l’annale 1085 que le roi tint sa cour à Gloucester, parla longuement avec son conseil, puis envoya des hommes par tout le pays pour savoir ce que chacun possédait en terre et en bétail. Le passage est célèbre pour sa fin, où le chroniqueur note qu’il n’est resté ni une hide, ni une virgate, ni un bœuf, ni une vache, ni un porc hors du registre, et qu’il a honte de le raconter alors que le roi n’a pas eu honte de le faire. Cette version du texte, dite E, a été copiée à Peterborough vers 1121-1131. Elle est donc postérieure de trente-cinq à quarante-cinq ans aux faits, et conservée à la Bodléienne sous la cote MS. Laud Misc. 636.
Un second témoin est contemporain, lui. Robert de Losinga, Lotharingien, mathématicien, évêque de Hereford de 1079 à 1095, a glissé une notice sur l’enquête dans son abrégé de la chronique de Marianus Scotus. Il y décrit un dispositif de contrôle : d’autres enquêteurs sont envoyés après les premiers, étrangers dans des comtés qu’ils ne connaissent pas, pour prendre en défaut le travail de leurs prédécesseurs et dénoncer les coupables au roi. Le royaume est découpé en sept circuits, chacun regroupant plusieurs comtés, et chaque circuit reçoit deux équipes. Le contexte est militaire autant que fiscal. Une flotte danoise menace, des mercenaires sont logés dans le pays, et le geld est levé cette année-là à six shillings la hide.
Deux douzaines de mains, dix semaines d’été
Le plus ancien manuscrit issu de l’enquête n’est ni à Kew ni à Londres, mais à Exeter, dans la bibliothèque du chapitre, sous la cote MS 3500. Il ne couvre que cinq comtés du Sud-Ouest : Wiltshire, Dorset, Somerset, Devon, Cornouailles. Il a perdu environ un tiers de son contenu, et il n’était pas fait pour durer : une fois le grand livre écrit, il devait être détruit.
Sa reliure de 1816 a été démontée en 2011, ce qui a rendu possible un examen matériel complet. Le projet financé par l’AHRC entre 2014 et 2017, dirigé par Julia Crick avec Stephen Baxter et Peter Stokes, a établi qui avait écrit quoi. Deux douzaines de mains, désignées par des lettres grecques selon un système forgé par Colin Flight. Elles se relisent, se corrigent, laissent des blancs pour des informations attendues, et il arrive que quatre scribes interviennent sur une même page. Le manuscrit correspond aux papiers de travail de l’un des bureaux d’écriture qui, en dix semaines, pendant l’été 1086, ont traité les sept circuits.
Ce que ces mains produisent a la précision d’un inventaire de saisie. À l’entrée 224b2, feuillet 225 recto, le manoir de Cosawes en Cornouailles compte vingt bordiers, douze servi, c’est-à-dire des dépendants non libres, vingt juments non débourrées, dix-sept bovins, treize porcs, deux cent quarante moutons châtrés, soixante acres de bois et cinq lieues de pâture sur deux. Il vaut quarante shillings par an. Il en valait cent quand le comte de Mortain l’a reçu.
Treize mille lieux et quatre comtés absents
Les totaux tiennent en deux nombres : plus de 13 000 lieux décrits, quelque 270 000 personnes enregistrées. Le second demande une précaution, car ce que compte le livre, ce sont des chefs de feu. Pour passer aux habitants, on multiplie par cinq environ, ce qui donne une population de l’ordre d’un à deux millions. Un ordre de grandeur obtenu par calcul, et non un résultat de comptage.
L’enquête a ses trous, et ils sont géographiques. Londres et Winchester manquent, alors que des pages leur avaient été réservées dans le grand volume. Le comté de Durham et le Northumberland manquent entièrement, l’essentiel du Cumberland et du Westmorland également. Environ un dixième des lieux enregistrés porte la mention de terre ruinée et non imposable, séquelle des campagnes de répression menées dans le Nord.
Reste le mot qu’on emploie pour désigner l’objet. « Recensement » et « cadastre » sont des importations modernes qui trompent sur deux points : l’enquête porte sur la tenure et sur la valeur annuelle des terres, non sur les personnes, et elle ne fixe aucune limite parcellaire. Le texte se donne à lui-même un nom plus modeste, descriptio. Si on y a longtemps lu la charte du système féodal, c’est parce que le grand livre est organisé par fief, sous le nom de chaque tenant en chef. L’ordre du livre n’est pas l’ordre du monde qu’il décrit. Le bouleversement, lui, est réel : les terres d’environ deux mille propriétaires anglais se retrouvent en 1086 entre les mains d’environ deux cents barons normands.
Le nom vient d’un trésorier, cent ans plus tard
Ceux qui ont fabriqué le livre ne l’ont pas appelé ainsi. Le nom apparaît au XIIᵉ siècle. Vers 1179, dans le Dialogus de Scaccario, Richard FitzNigel, trésorier d’Henri II, explique que les Anglais nomment ce volume Domesday, le jour du jugement, et il en donne la raison : comme aucune subtilité ne permet d’échapper à la sentence du dernier jour, aucune contestation portant sur ce que le livre contient ne peut prospérer contre lui. Le mot vieil-anglais dom signifie jugement, sans la nuance de catastrophe qu’a prise doom en anglais moderne.
Le livre continue de servir. Vers 1241, on en copie à Westminster un abrégé enluminé, aujourd’hui coté E 36/284 aux Archives nationales britanniques. En 1986, pour le neuvième centenaire, les deux volumes ont été démontés, photographiés et reliés en cinq : deux pour le Grand Domesday, trois pour le Petit, un par comté. C’est en démontant ces livres qu’on apprend le plus sur la façon dont ils ont été écrits.
Deux entrées où Guillaume de Warenne est appelé comte
Le désaccord sur la finalité du livre porte d’abord sur une date.
L’orthodoxie vient de V. H. Galbraith, dont The Making of Domesday Book, paru en 1961, tient en deux propositions : l’enquête avait pour objet de produire le livre, et le but de l’entreprise se déduit du livre lui-même. Elle a tenu une génération. En 2000, David Roffe la démonte. L’enquête de 1086 et l’écriture du volume seraient deux opérations sans lien de nécessité : l’enquête servait le geld et le service militaire dû au roi, tandis que le livre aurait été compilé après 1089, probablement sous la direction de Rannulf Flambard, pour remettre de l’ordre dans les tenures après la révolte de 1088.
La datation basse repose sur deux entrées où Guillaume de Warenne porte le titre de comte, dignité que deux chroniques du XIIᵉ siècle placent dans les premiers mois du règne de Guillaume le Roux. L’une de ces entrées se trouve dans les feuillets du Huntingdonshire, dans le circuit que Roffe tient pour le premier écrit.
Le camp adverse répond sur pièces. Stephen Baxter observe que les deux mentions peuvent être des lapsus : dans les grands chapitres du Sussex qui précèdent immédiatement, le scribe venait d’écrire de comite des centaines de fois pour trois seigneurs titrés, et l’entrée en cause décrit un domaine tenu avant la conquête par le comte Godwin. Si le scribe savait Warenne comte, pourquoi ne l’écrit-il nulle part ailleurs ? Caroline et Frank Thorn, avec Michael Gullick, datent le début du travail de la fin de l’été 1086 et son achèvement de 1088 : le scribe écrit par à-coups, laisse des espaces pour des informations qui arrivent encore, et une seconde main repasse derrière lui. Ils ajoutent deux objections lourdes. Le texte ne distingue jamais le vieux roi Guillaume du jeune, et le nom de Rannulf y est orthographié de sept façons, ce qui s’accorde mal avec l’idée qu’il serait le maître d’œuvre du livre.
Roffe a répondu sur la logique de la preuve : une charte datée qui fixe le terminus post quem d’une addition marginale ne fixe pas le terminus ante quem du texte où on l’a insérée. Sally Harvey a ouvert en 2014 une troisième voie, faisant de l’enquête un contrôle des shérifs et des officiers autant qu’un relevé de terres. Le dossier reste ouvert.
Un chancelier nommé Gerard, sous réserve
En 2025, Stephen Baxter, Julia Crick et C. P. Lewis publient Making Domesday, tiré de dix ans de travail sur le manuscrit d’Exeter. Leur reconstitution retient cinq étapes, du conseil de Gloucester jusqu’à l’écriture du grand livre à partir des rapports de circuit, et une vitesse peu croyable. Le premier état de l’enquête, pour l’Angleterre au sud de la Tees, aurait été bouclé en cent jours, l’ensemble des données rassemblé en moins de sept mois. Les assemblées royales de Pâques, de la Pentecôte et du 1ᵉʳ août servaient d’échéances aux étapes suivantes.
Ils avancent aussi un nom. Le Grand Domesday a été écrit presque entièrement par une seule main, jusqu’ici identifiée par son écriture et par rien d’autre. Cette main serait celle de Gerard, neveu de l’évêque de Winchester, dernier chancelier de Guillaume, plus tard évêque de Hereford puis archevêque d’York. L’argument s’appuie sur des identifications de la même écriture dans d’autres manuscrits, dues à des chercheurs extérieurs à l’équipe, qui suivent l’homme de Rouen à Winchester après la conquête. Les auteurs donnent cela pour une proposition, non pour un fait acquis.
Ce que l’on ignore se dit vite. Aucun ordre de mission n’a survécu. La liste des questions posées aux jurés n’est connue que par une compilation faite à Ely à la fin du XIIᵉ siècle, dont le statut est lui-même contesté. Le manuscrit d’Exeter a perdu un tiers de ses cahiers, et le Petit Domesday n’a jamais été récrit au format du grand.
Il reste, dans la marge inférieure du feuillet 521 verso à Exeter, quatre mots minuscules tracés par le scribe qu’on appelle Eta : om[n]is omo primum bonum, avec le h de homo tombé parce que l’homme était français. C’est un début de verset de l’évangile de Jean, celui des noces de Cana. Isolé, il ne veut rien dire en latin, et l’édition de 1816 l’a transcrit de travers. Personne ne sait ce qu’il a voulu écrire là.
Pour aller plus loin
Ce dossier a pour amont direct la conquête normande, Hastings et la redistribution des terres qui a suivi. Il croise la broderie de Bayeux, autre source normande où la distance entre l’événement et le document se pose avec la même acuité, et l’histoire de l’Échiquier anglais, administration financière du XIIᵉ siècle pour laquelle le Domesday Book a servi de pièce de référence.
On présente souvent le Domesday Book comme le premier recensement de l’Angleterre. Le livre ne compte pourtant pas des habitants. Il enregistre des domaines, ceux qui les tiennent et ce qu’ils rapportent chaque année. Guillaume le Conquérant l’a fait faire une vingtaine d’années après avoir pris le pays, et le résultat est aujourd’hui conservé aux archives nationales britanniques.
Des enquêteurs envoyés dans les comtés
Le roi tient sa cour de Noël en 1085 et décide d’une enquête générale sur les terres du royaume. Des envoyés partent dans les comtés. Ils réunissent des jurés du pays, les interrogent et notent les réponses sur place.
Une autre équipe repasse derrière eux. Ses membres viennent d’ailleurs et ne connaissent pas la région où on les envoie. Leur travail consiste à prendre le rapport de leurs prédécesseurs en défaut et à signaler les fraudeurs au roi. Un évêque du temps a laissé une note qui décrit ce dispositif.
Ce que le livre enregistre
L’enquête décrit plus de treize mille lieux. Pour chacun, elle donne le nom de celui qui tient la terre, ce que cette terre contient et ce qu’elle vaut. Elle dit aussi ce qu’elle valait avant la conquête. On peut donc comparer le pays d’avant et celui d’après.
Les gens y figurent, mais par foyer. Le livre nomme des chefs de famille, et non des individus. Pour estimer une population, les chercheurs multiplient ce nombre par cinq environ. Ils arrivent à un ordre de grandeur d’un à deux millions de personnes, qui sort d’un calcul et non des pages du manuscrit.
L’enquête a aussi ses trous. Londres n’y figure pas, alors qu’on lui avait gardé des pages blanches. Winchester non plus. Plusieurs comtés du nord de l’Angleterre sont absents, et une part des lieux enregistrés est signalée comme ruinée, donc sans impôt à percevoir.
Le manuscrit qu’on devait jeter
Le grand volume n’est pas le seul document sorti de l’enquête. Un autre, plus détaillé, couvre l’est du pays et n’a jamais été récrit au format du premier. Un dernier dort dans une cathédrale du sud-ouest.
Celui-là est le plus ancien de tous. Ce sont des brouillons, avec des ratures, des doublons et des traits de plume d’essai. Personne n’avait prévu de le garder : une fois le grand livre recopié, il ne servait plus à rien. On a défait sa reliure en 2011, et il est devenu possible de l’étudier feuillet par feuillet.
L’examen a montré une équipe au travail. Deux douzaines de scribes s’y partagent la besogne, se relisent, se corrigent, laissent des blancs en attendant des renseignements qui n’étaient pas encore arrivés. Sur certaines pages, plusieurs mains différentes sont intervenues. Ils ont abattu la besogne en dix semaines, pendant l’été qui a suivi l’ordre du roi.
Le désaccord sur la date
Reste à savoir pourquoi ce livre a été écrit, et quand. Un historien anglais, Galbraith, avait posé que l’enquête n’avait pas d’autre but que de produire ce volume. Sa réponse a tenu une génération.
Un autre chercheur, David Roffe, l’a contestée. Il sépare l’enquête et le livre, et repousse l’écriture du volume de plusieurs années après les interrogatoires. Son argument tient à quelques passages où un baron reçoit un titre qu’il n’avait pas encore obtenu.
Ses contradicteurs répondent que le scribe a pu se tromper, parce qu’il venait d’écrire ce mot des centaines de fois dans les pages précédentes. Ils ajoutent que le livre ne fait aucune différence entre le vieux roi et son fils. Le désaccord n’est pas tranché.
Une équipe britannique a proposé récemment d’identifier le copiste du grand volume : ce serait un chancelier du roi, devenu ensuite archevêque. Elle donne cette identification pour une hypothèse, et rien de plus.
La version complète donne le reçu, au denier près, du transport de l’impôt d’un comté vers le trésor royal, et les quatre mots qu’un scribe a griffonnés en tout petit dans une marge, dont personne ne sait ce qu’ils voulaient dire.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Great Domesday, 413 feuillets de parchemin, latin abrégé, écrit vers 1086-1089 The National Archives, Kew, E 31/2/1 et E 31/2/2
- Little Domesday, 475 feuillets, comtés de Norfolk, Suffolk et Essex, relié en trois volumes depuis 1986 The National Archives, Kew, E 31/1
- Exon Domesday (Liber Exoniensis), plus ancien manuscrit conservé de l’enquête, cinq comtés du Sud-Ouest Exeter, Dean and Chapter Library and Archives, MS 3500
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Sources primaires (suite)
- Exon Domesday, entrée 526b5, feuillet 526 verso : reçu du transport du geld du Somerset vers Winchester, de la main du scribe Alpha
- Exon Domesday, entrée 224b2, feuillet 225 recto : description du manoir de Cosawes, Cornouailles, tenu du comte de Mortain
- Exon Domesday, feuillet 521 verso, marge inférieure : note de quatre mots de la main du scribe Eta, dans les Terre Occupate du Somerset
- Chronique anglo-saxonne, version E dite de Peterborough, annale 1085, copiée vers 1121-1131 Oxford, Bodleian Library, MS. Laud Misc. 636
- Robert de Losinga, évêque de Hereford, notice sur l’enquête insérée dans son abrégé du Chronicon de Marianus Scotus, vers 1086-1095 texte publié par W. H. Stevenson en 1907
- Richard FitzNigel, Dialogus de Scaccario, vers 1179, passage expliquant le nom donné au livre par les Anglais édition de référence
- Abbreviatio de Domesday, abrégé enluminé copié à l’abbaye de Westminster, vers 1241 The National Archives, Kew, E 36/284
Bibliographie
- Stephen Baxter, Julia Crick et C. P. Lewis, *Making Domesday : Intelligent Power in Conquered England*, Oxford, 2025 Oxford University Press
- Stephen Baxter, « How and Why Was Domesday Made ? », *The English Historical Review* 135 (576), 2020, p. 1085-1131, DOI 10,1093/ehr/ceaa310 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/ehr/ceaa310
- David Roffe, *Domesday : The Inquest and the Book*, Oxford, 2000, 291 p. Oxford University Press
- Sally Harvey, *Domesday : Book of Judgement*, Oxford, 2014, xxi + 335 p. Oxford University Press
- V. H. Galbraith, *The Making of Domesday Book*, Oxford, 1961 Clarendon Press
- W. H. Stevenson, « A Contemporary Description of the Domesday Survey », *The English Historical Review* XXII (LXXXV), 1907, p. 72-84, DOI 10,1093/ehr/XXII.LXXXV.72 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/ehr/XXII.LXXXV.72
- Jean-Philippe Genet, « Guillaume le Conquérant a-t-il rattaché l’Angleterre au continent ? », *Annales de Normandie* 69 (1), 2019, p. 199-218, DOI 10,3917/annor.691,0199 Annales de Normandiehttps://doi.org/10.3917/annor.691.0199
Sources en ligne
- « Domesday » The National Archiveshttps://www.nationalarchives.gov.uk/explore-the-collection/explore-by-time-period/medieval/domesday/
- « Domesday : on the record and on the road » The National Archives, bloghttps://blog.nationalarchives.gov.uk/domesday-on-the-record-on-the-road/
- « Domesday Book : What can we learn about England in the 11th Century » The National Archives, Education Servicehttps://cdn.nationalarchives.gov.uk/documents/education/domesday.pdf
- « Exon : The Domesday Survey of South-West England » projet AHRC, King’s College London, université d’Oxford et cathédrale d’Exeterhttps://www.exondomesday.ac.uk
- « In the margins of Exon : Eta’s note » Exon Domesday, blog du projet, par Chris Lewishttps://www.exondomesday.ac.uk/blog/in-the-margins-of-exon-etas-note/
- « Domesday at the IHR » Institute of Historical Research, blog On Historyhttps://blog.history.ac.uk/2025/10/domesday-at-the-ihr/
- « Author of William the Conqueror’s ‘Medieval Big Data’ project revealed » University of Oxfordhttps://www.ox.ac.uk/news/2025-07-02-author-william-conqueror-s-medieval-big-data-project-revealed
- « New insights from original Domesday survey revealed » University of Oxfordhttps://www.ox.ac.uk/news/2021-01-11-new-insights-original-domesday-survey-revealed
- « Domesday : the Inquest and the Book » Reviews in History, compte rendu de Stephen Baxter et réponse de David Roffehttps://reviews.history.ac.uk/review/216/
- « Map | Domesday Book » Open Domesdayhttps://opendomesday.org/map/
- « MS. Laud Misc. 636 » Bodleian Library, Medieval Manuscripts in Oxford Librarieshttps://medieval.bodleian.ox.ac.uk/catalog/manuscript_7423




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