En 1974, l’Espagne, le Mexique et la France ont célébré par des congrès le cinquième centenaire de sa naissance. Deux ans plus tard paraissait dans la Hispanic American Historical Review une pièce tirée d’un procès conservé à l’Archivo General de Indias. Le 15 septembre 1516, le clerc Bartolomé de Las Casas y jure sur les Évangiles avoir trente et un ans passés. Le centenaire était tombé dix ans trop tôt. Entre 1474 et 1484, la déposition l’emporte, parce qu’un serment prêté dans une procédure pèse davantage qu’une tradition d’érudits.
Sebastián Trujillo imprime sans licence
L’ouvrage sort des presses sévillanes en 1552, avec sept autres traités du même auteur, tirés séparément et parfois réunis en recueil. Le texte de la Brevíssima relación de la destruyción de las Indias est plus vieux que son impression, puisqu’il porte la date du 8 décembre 1542 et s’adresse au prince Philippe, à qui il demande de refuser les licences de conquête que des particuliers continuent de solliciter. Aucune censure préalable n’a été demandée. Sepúlveda le lui reprochera dans un mémoire dont le titre suffit à dater la rancune, un relevé de propositions téméraires, scandaleuses et hérétiques notées dans le livre que l’ancien évêque de Chiapa a fait imprimer sans licence à Séville, année 1552. Une pièce du recueil n’est d’ailleurs pas de sa main. Les quatre derniers feuillets, fragment d’une lettre d’un homme dont le nom n’est pas donné, ont été imprimés avec la Brevísima et font bibliographiquement partie du volume sans en être l’œuvre.
En Espagne, le livre n’a pas été réimprimé avant 1646.
L’Inquisition le condamnera en 1660, plus d’un siècle après la parution, pour un motif qui vise le prestige de la nation plutôt que la doctrine.
Trois millions d’âmes, et les comptes du trésorier
Las Casas compte, et il compte gros. Hispaniola portait plus de trois millions d’âmes quand il y est arrivé, écrit-il, et il n’en subsiste pas deux cents au moment de la rédaction. Les Lucayes en abritaient plus de cinq cent mille et n’en gardent aucun. Pour l’ensemble des Indes, il arrête un total de plus de douze millions de morts en quarante ans, puis ajoute qu’il en croit plutôt quinze.
L’administration royale a compté autrement, et ses comptes ne sortent pas d’un réquisitoire. Le trésorier recense 60 000 personnes dans l’île en 1508. Deux ans après, on en dénombre 33 523. Le repartimiento d’Alburquerque, opéré en 1514 par des officiers fidèles à la couronne, en inscrit 26 334. Ces relevés servaient à distribuer de la main-d’œuvre et laissaient dehors ceux qui avaient gagné les montagnes.
Pour 1492, aucune source ne fournit de décompte indépendant, et la fourchette des historiens s’est ouverte jusqu’à l’absurde. Ángel Rosenblat proposait cent mille habitants pour l’île. Sherburne Cook et Woodrow Borah en ont avancé huit millions, extrapolés à partir de séries tardives. David Henige a démonté le procédé en 1978 dans la Hispanic American Historical Review, en rappelant que les estimations modernes antérieures se tenaient entre 60 000 et 600 000. Massimo Livi Bacci a repris l’ensemble en 2003 dans la même revue. De quel étage le corps est tombé n’intéresse pas le légiste, qui constate l’impact ; cela intéresse l’enquête, qui cherche qui a poussé.
Un instrument neuf est entré dans la discussion en décembre 2020. Une équipe conduite par Daniel Fernandes a publié dans Nature les génomes de 174 individus anciens des Bahamas, d’Hispaniola, de Porto Rico, de Curaçao et du Venezuela. Les tailles efficaces qu’elle en tire pour Porto Rico et Hispaniola réunies se comptent en centaines ou en milliers, et les auteurs jugent trop hautes les estimations pan-caribéennes en centaines de milliers. Deux réserves y figurent. La taille efficace n’est pas l’effectif réel, le rapport usuel allant de trois à dix. Et les individus séquencés ont vécu avant 1492, parfois de plusieurs siècles, de sorte que la mesure porte sur des générations antérieures au contact, que le découpage européen des périodes ne décrit d’ailleurs pas, puisque ces sociétés se datent par l’archéologie céramique.
Aucun décompte de la population d’Hispaniola avant 1492 n’existe, et il n’en existera pas.
À Valladolid, les deux hommes ne se sont pas parlé
La junte se réunit dans la chapelle du collège San Gregorio à partir du 15 août 1550, et se retrouve au printemps 1551. Charles Quint l’a convoquée pour une question de droit, celle des justes titres de la guerre contre les Gentils. Y siègent des théologiens de réputation, Domingo de Soto, Melchor Cano et Bernardino de Arévalo, avec des conseillers de Castille et des Indes.
Le premier jour, Sepúlveda expose pendant trois heures les arguments de son Democrates alter. Las Casas répond ensuite en lisant son Apología, et la lecture dure cinq jours. Soto rédige alors un sommaire des deux positions, que chacun réfute par écrit. Les deux hommes ne se font jamais face. Aucun rapport final n’est produit, et aucune décision officielle ne tranche la dispute.
La version courante veut qu’on ait débattu de l’âme des Indiens et qu’un légat pontifical ait rendu une sentence. Le premier point était réglé depuis treize ans par la bulle Sublimis Deus, du 2 juin 1537, qui déclare les Indiens de vrais hommes et défend qu’on les prive de leur liberté. Aucun document ne porte trace de la seconde, et le détail des procédures suivies par la junte nous échappe. Ce qui subsiste, ce sont les textes des deux camps et le sommaire de Soto. Le Democrates alter, lui, s’était vu refuser la licence d’impression par Alcalá et Salamanque, et il est resté manuscrit jusqu’en 1892. L’Apología de Las Casas, écrite en latin, se lit sur un manuscrit du milieu du siècle conservé à la Bibliothèque nationale de France, nouveau fonds latin 12926.
Le onzième remède
En 1516, dans un mémoire de remèdes adressé aux gouverneurs du royaume, Las Casas demande qu’on autorise les colons d’Hispaniola à faire venir de Castille des esclaves, « noirs et blancs », afin de soustraire les Indiens au travail des mines. C’est le onzième remède de la liste.
Il n’invente rien. L’instruction donnée au commandeur Nicolás de Ovando, à Grenade, le 16 septembre 1501, interdisait déjà le passage des Maures, des juifs et des convertis récents, en réservant expressément le cas des esclaves noirs ou autres esclaves nés au pouvoir de chrétiens. Des envois sont attestés dans l’île dès les premières années du siècle.
La suite ne relève pas davantage de lui, et il l’a racontée lui-même. Le 18 août 1518, le jeune Charles accorde à Laurent de Gouvenot, un familier flamand, la faculté d’introduire quatre mille esclaves africains dans les Indes sur huit ans. Gouvenot vend la merced à des Génois pour vingt-cinq mille ducats, et les Génois revendent ensuite chaque licence huit ducats au minimum. Dans son Historia de las Indias, Las Casas note que la mesure obtenue pour soulager les Indiens ne leur a rien rapporté, et qu’ils sont demeurés en captivité jusqu’au moment où il n’y a plus eu personne à tuer. Le repentir tient dans le même ouvrage, au livre III, chapitres 102 et 129. Il y écrit de lui-même à la troisième personne qu’il n’avait pas aperçu l’injustice avec laquelle les Portugais capturaient ces hommes, que le raisonnement vaut pour eux comme pour les Indiens, et qu’il ne donnerait plus ce conseil pour tout ce que contient le monde. Neuf ans plus tôt, à Aranda de Duero, il avait engagé ses biens pour défendre un ancien esclave noir nommé Pedro de Carmona, et le dépouillement d’Isacio Pérez Fernández fait de cet épisode le moment où il commence à voir l’affaire autrement.
Personne ne l’a lu de son vivant, ni pendant trois siècles. L’Historia de las Indias n’est sortie des presses qu’en 1875. Pendant tout ce temps, l’accusation a circulé sans la rétractation, portée notamment par Antonio de Herrera y Tordesillas, qui paraphrasait au début du XVIIᵉ siècle les chapitres mêmes où Las Casas se désavoue.
Miggrode change le titre
Le livre quitte l’Espagne par les Pays-Bas en guerre, dans une version néerlandaise de 1578. L’année suivante, à Anvers, François de Ravelenghien imprime la traduction française de Jacques de Miggrode, un in-octavo de huit feuillets et cent quatre-vingt-quatre pages. Du titre castillan il ne subsiste rien. On lit désormais Tyrannies et cruautez des Espagnols, et un sous-titre annonce l’usage prévu, servir d’exemple et d’avertissement aux dix-sept provinces du pays bas.
Theodor de Bry reprend cette version française pour la traduction latine qu’il publie à Francfort en 1598, avec des gravures sur cuivre d’après les dessins de Jodocus van Winghe, qui feront plus pour la diffusion que le texte lui-même. Aux Provinces-Unies, le titre se fixe en Miroir de la tyrannie espagnole. Entre 1620 et 1646, Pierre Ragon compte au moins vingt rééditions européennes. L’expression qui organise la querelle est plus récente. Julián Juderías publie en 1914 La leyenda negra y la verdad histórica et impute à Las Casas la paternité de la 9164 antiespagnole. Benjamin Keen a réexaminé la thèse en 1969 et relevé que les frères de Bry, dans leur préface de 1598, refusaient l’idée d’une méchanceté proprement espagnole. Ragon ajoute qu’elle confond l’œuvre et ses usages, et qu’elle impute à un seul livre un effet dû aussi à Girolamo Benzoni et à López de Gómara.
Instruire le camp d’en face
Démolir l’arithmétique ne suffit pas. La dépopulation d’Hispaniola n’est pas documentée par Las Casas, elle l’est par les officiers du roi, et Livi Bacci a tiré de leur chronologie un argument gênant pour l’explication microbienne. Les Taïnos étaient à la veille de l’extinction avant que la variole n’atteigne les îles, en 1518. Une épidémie postérieure n’explique pas un effondrement antérieur, et il faut donc regarder du côté du travail forcé, de la dislocation des familles et de la famine.
L’effet juridique est réel lui aussi, et il est daté. Les Leyes y ordenanzas nuevamente hechas por su Majestad para la gobernación de las Indias sont promulguées à Barcelone le 20 novembre 1542 ; elles interdisent de réduire les Indiens en esclavage, suppriment l’hérédité des encomiendas et créent de nouvelles audiences. Les encomenderos ont répliqué, et la couronne a cédé sur la succession des répartitions en 1545 puis en 1546, au moment où le Pérou se soulevait derrière Gonzalo Pizarro.
Une loi révoquée demeure une loi qu’on a fait passer.
L’évêché de Chiapa donne la mesure de ce qu’il était prêt à engager. Sacré à Séville en 1544, Las Casas arrive à Ciudad Real en mars 1545 et trouve devant lui un chapitre hostile, car les colons le tiennent pour l’auteur des lois nouvelles. Le doyen Gil de Quintana absout pendant la semaine sainte des encomenderos qui gardent des esclaves indiens. L’évêque quitte son siège dès le mois de mai, gagne Gracias a Dios, siège de l’Audiencia de los Confines, et y requiert le 22 octobre le secours du bras séculier pour rentrer chez lui. Il rédige ensuite des Avisos y reglas para los confesores qui ordonnent de refuser l’absolution à certains colons tant qu’ils n’ont pas restitué aux Indiens ce qu’ils leur ont pris. Un évêque faisait ainsi de son sacrement une procédure d’exécution contre les colons de son propre diocèse.
Le 17 mars 1564, devant notaire, au couvent Nuestra Señora de Atocha à Madrid, il dicte son testament. Il lègue ses manuscrits au collège San Gregorio de Valladolid et défend qu’on imprime son Historia de las Indias avant quarante ans. Ouvert le 31 juillet 1566, deux semaines après sa mort, dont les biographes placent le jour au 17 ou au 18 juillet sans trancher, il fixait donc l’échéance à 1606. Le livre a paru en 1875, à Madrid, chez Miguel Ginesta, en cinq volumes, et il a fallu attendre cette date pour lire les deux chapitres où il écrit qu’il s’était trompé sur les Noirs de Guinée.
Pour aller plus loin
La protestation d’Antonio de Montesinos, prononcée à Saint-Domingue au troisième dimanche de l’Avent 1511, précède tout cela et débouche sur les lois de Burgos de 1512. L’encomienda se comprend mieux à côté du travail minier, dont le Potosí donnera la version la plus lourde après 1545. Et la licence de 1518 constitue le premier étage de l’asiento, ce monopole de fourniture d’esclaves que la monarchie vendra ensuite pendant près de deux siècles.
Un moine espagnol aurait dénoncé le massacre des Indiens d’Amérique et fait changer les lois. La formule circule, et elle recouvre une histoire plus compliquée. Bartolomé de Las Casas a d’abord été colon lui-même. Il a reçu des Indiens à faire travailler, comme les autres, avant d’y renoncer et de passer cinquante ans à réclamer des réformes auprès du roi d’Espagne.
Un petit livre imprimé sans autorisation
En 1552, à Séville, un imprimeur sort huit courts traités de sa main. Le plus connu raconte, région par région, ce que les Espagnols ont fait aux habitants des îles et du continent. Le texte avait été écrit dix ans plus tôt et adressé au futur roi Philippe II, avec une demande précise, cesser d’accorder des permis de conquête.
Las Casas n’a pas demandé l’autorisation de censure obligatoire avant d’imprimer. Son adversaire le lui reprochera par écrit. En Espagne même, le livre ne sera pas réimprimé avant 1646, et l’Inquisition le condamnera en 1660, jugé mauvais pour la réputation du pays.
Des chiffres qui ne tiennent pas
Le livre avance des nombres énormes. Plus de trois millions d’habitants dans la seule île d’Hispaniola avant l’arrivée des Espagnols, et deux cents survivants au moment où il écrit. Douze millions de morts pour l’ensemble des territoires, peut-être quinze.
Les comptes de l’administration royale disent autre chose. En 1508, un fonctionnaire dénombre soixante mille personnes dans l’île. Deux ans après, trente-trois mille. En 1514, lors d’une nouvelle distribution d’Indiens entre les colons, vingt-six mille. Ces relevés servaient à répartir de la main-d’œuvre et laissaient de côté ceux qui s’étaient enfuis dans les montagnes.
Pour l’année 1492, il n’existe aucun décompte. Les historiens ont proposé des estimations allant de cent mille personnes à huit millions, ce qui montre surtout la faiblesse des méthodes employées. Une étude génétique publiée en 2020 sur des ossements anciens tire les effectifs vers le bas, avec deux réserves que ses auteurs signalent eux-mêmes.
L’important se trouve ailleurs. Ce sont des fonctionnaires espagnols qui enregistrent la chute, et ils l’enregistrent avant l’arrivée des grandes épidémies. La première flambée de variole date de 1518, quand la population avait déjà presque disparu. La maladie seule n’explique donc pas ce qui s’est passé.
Un débat célèbre où personne ne s’est répondu
En 1550, l’empereur réunit des théologiens et des juristes à Valladolid pour trancher une question de droit, la guerre contre les Indiens est-elle légitime. Un savant y défend la conquête armée, Las Casas la refuse.
Contrairement à ce qu’on raconte souvent, les deux hommes ne se sont jamais fait face. Le premier a parlé trois heures un jour, le second a lu son texte pendant cinq jours à un autre moment. Un théologien a résumé les deux positions par écrit, chacun a répondu au résumé.
Aucune décision n’a été rendue. Aucun rapport final n’a été rédigé. On raconte aussi qu’il s’agissait de savoir si les Indiens avaient une âme, mais la question était réglée depuis 1537 par une décision du pape.
L’épisode des esclaves africains
En 1516, pour soulager les Indiens, Las Casas avait proposé de faire venir des esclaves depuis l’Espagne. Il n’a rien inventé. Une instruction royale de 1501 autorisait déjà leur passage, et des envois sont attestés bien avant sa demande.
Deux ans plus tard, un courtisan flamand obtient le droit d’introduire quatre mille esclaves africains. Il revend aussitôt ce privilège à des marchands génois pour une somme considérable, et ceux-ci revendent les autorisations une par une.
Las Casas s’est rétracté. Dans un gros livre d’histoire rédigé à la fin de sa vie, il écrit qu’il n’avait pas compris comment ces hommes étaient capturés et qu’il ne donnerait plus ce conseil. Le problème est que ce livre n’a été imprimé qu’en 1875. Pendant trois siècles, on a répété sa proposition sans connaître son regret.
Le livre échappe à son auteur
À partir de 1578, le texte est traduit aux Pays-Bas, alors en guerre contre l’Espagne. Un traducteur change le titre l’année suivante et annonce clairement son but, avertir les provinces révoltées. En 1598, un éditeur installé à Francfort en donne une version latine accompagnée de gravures très violentes, qui feront davantage pour sa diffusion que le texte.
Le détail des recensements, la procédure exacte suivie à Valladolid et l’état actuel du débat occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Bartolomé de Las Casas, *Breuissima relacion de la destruycion de las Indias*, Séville, Sebastián Trujillo, 1552, in-8, cahiers a-e⁸ f¹ g⁴, page de titre en rouge et noir aux armes d’Espagne ; texte daté du 8 décembre 1542
- « Lo que se sigue es un pedaço de una carta y relacion que escriuio cierto hombre », feuillets g1-g4 de l’édition de Séville, 1552, pièce imprimée avec la *Brevísima* et qui n’est pas de Las Casas
- Bartolomé de Las Casas, *Apología* contre Sepúlveda, manuscrit latin du milieu du XVIᵉ siècle Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, nouveau fonds latin 12926
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Sources primaires (suite)
- Bartolomé de Las Casas, *Historia de las Indias*, rédigée entre 1527 et 1561 ; repentir sur la traite africaine au livre III, chapitres 102 et 129 ; manuscrits des livres I et II à la Real Academia de la Historia, livre III à la Biblioteca Nacional de España, d’après les éditeurs de 1875
- Testament de Bartolomé de Las Casas, passé devant notaire au couvent Nuestra Señora de Atocha, Madrid, 17 mars 1564, ouvert le 31 juillet 1566 ; legs des manuscrits au collège San Gregorio de Valladolid et interdiction d’imprimer l’*Historia* avant quarante ans
- Mémoire de remèdes de Bartolomé de Las Casas, 1516, onzième remède, demande d’autoriser le passage d’esclaves « noirs et blancs » depuis la Castille
- *Instrucción* au commandeur frey Nicolás de Ovando, Grenade, 16 septembre 1501, réservant le cas des esclaves noirs ou autres esclaves nés au pouvoir de chrétiens
- *Leyes y ordenanzas nuevamente hechas por su Majestad para la gobernación de las Indias y buen tratamiento y conservación de los indios*, Barcelone, 20 novembre 1542
- Juan Ginés de Sepúlveda, *Apologia pro libro de justis belli causis*, Rome, 1550
- Juan Ginés de Sepúlveda, *Democrates alter, sive de justis belli causis apud Indos*, manuscrit resté inédit jusqu’à l’édition de 1892
- Juan Ginés de Sepúlveda, *Proposiciones temerarias, escandalosas y heréticas que notó el doctor Sepúlveda en el libro de la conquista de Indias que fray Bartolomé de las Casas hizo imprimir sin licencia en Sevilla, año 1552*
- Bartolomé de Las Casas, *Tyrannies et cruautez des Espagnols, perpetrees és Indes Occidentales, qu’on dit le Nouueau monde*, traduction de Jacques de Miggrode, Anvers, François de Ravelenghien, 1579, in-8 de 8 feuillets et 184 pages
- Bartolomé de Las Casas, *Narratio regionum indicarum per Hispanos quosdam devastatarum verissima*, Francfort, Theodor de Bry, 1598, gravures sur cuivre d’après les dessins de Jodocus van Winghe
Bibliographie
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- « Carlos I y el comercio de esclavos » Biblioteca Virtual Miguel de Cervanteshttps://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/carlos-i-y-el-comercio-de-esclavos/html/ff4b81d2-82b1-11df-acc7-002185ce6064_3.html
- « Historia de las Indias », texte du livre III, chapitres 102 et 129 Biblioteca Virtual Miguel de Cervanteshttps://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/historia-de-las-indias--0/html/d31cc52d-acd9-4776-a069-ee37b963f399_15.html
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- « In defense of the Indians », notice de l’édition traduite et annotée par Stafford Poole, indiquant la cote du manuscrit latin State Library of New South Waleshttps://devfeature-collection.sl.nsw.gov.au/record/74VKmq8aemyg



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