Aucun document espagnol ne connaît la flotte qui aurait quitté Cadix le 10 mai 1497 avec Amerigo Vespucci à bord. Cette année-là, la Couronne de Castille fait même le contraire de ce qu’exigerait un tel départ, puisqu’elle renouvelle le 23 avril les privilèges de Christophe Colomb et révoque le 2 juin les autorisations accordées à d’autres armateurs. La date ne figure que dans une lettre imprimée à Florence vers 1505, adressée au gonfalonier Piero Soderini, qui fait aborder le Florentin sur la terre ferme dans la seconde moitié de juillet 1497, un an avant que Colomb ne touche le golfe de Paria. Deux ans après cette impression, des humanistes lorrains en joignent la traduction latine au petit manuel où le nom d’Amérique apparaît pour la première fois.
« Quasi Americi terram »
En 1507, Saint-Dié est une petite ville du duché de Lorraine, au pied des Vosges, où un cercle savant, le Gymnasium Vosagense, travaille à mettre à jour la géographie de Ptolémée ; son édition de la Géographie paraîtra en 1513. Le 25 avril, les presses de Gautier et Nicolas Lud achèvent un in-quarto de cinquante-deux feuillets, la Cosmographiae introductio, manuel destiné à accompagner une carte murale et un globe. En annexe viennent les Quattuor Americi navigationes, version latine de la lettre à Soderini, faite d’après une traduction française préparée pour le duc René II.
Au chapitre IX, l’auteur passe aux terres que Ptolémée ignorait. Une quatrième partie du monde a été trouvée par Americus Vesputius, écrit-il, et il ne voit pas qui pourrait interdire de la nommer d’après son inventor, « quasi Americi terram, sive Americam », terre d’Americus ou America, puisque l’Europe et l’Asie tiennent leur nom de femmes. Deux formes sont donc proposées. Amerige soude le prénom au grec gê, la terre ; America le met au féminin, sur le modèle d’Asia et d’Africa. Aucune décision n’a départagé les deux, et la seconde, plus euphonique selon l’historien Edward Gaylord Bourne, s’est imposée par l’usage. Vespucci est alors vivant, il ne mourra qu’en 1512. Son neveu Giovanni, à qui un testament du 9 avril 1511, révoqué ensuite, léguait ses livres, ses instruments et un astrolabe de métal, n’emploie pas le nom sur la carte qu’il dresse en 1523.
La carte annoncée existe. Elle compte douze feuilles gravées sur bois, chacune d’environ 46 centimètres sur 61, qui forment une fois assemblées un planisphère de plus de 1,2 mètre sur 2,4, intitulé Universalis cosmographia secundum Ptholomaei traditionem et Americi Vespucii aliorumque lustrationes, « selon la tradition de Ptolémée et les voyages d’Amerigo Vespucci et d’autres ». Le portrait de Vespucci y figure en haut, comme celui de Ptolémée. John R. Hébert, chef de la division des cartes de la Bibliothèque du Congrès, rappelle qu’on la dit tirée à mille exemplaires, chiffre rapporté que rien ne permet de contrôler. Un seul a survécu, parce que le fabricant de globes Johannes Schöner l’avait gardé en feuilles séparées dans un portefeuille, avec la Carta marina de Waldseemüller datée de 1516 et les fuseaux de ses propres globes. Le jésuite Josef Fischer le retrouve en 1901 dans la bibliothèque du château de Wolfegg, en Bade-Wurtemberg.
Philesius Vogesigena
Le passage ne porte aucune signature, et son attribution a changé de mains. On l’a longtemps porté au crédit de Waldseemüller, qui dessinait la carte. En 1959, dans la revue Erdkunde, Franz Laubenberger a repris les éditions une à une, en distinguant l’édition princeps de ses réimpressions et de leurs variantes, et conclu que tous les textes étaient de Matthias Ringmann, né vers 1481 à Reichsfeld, en Alsace, mort en 1510 ou 1511, qui signait en humaniste Philesius Vogesigena. Waldseemüller aurait cédé à l’enthousiasme poétique de son ami avant de douter, sans plus pouvoir corriger l’erreur sur le découvreur. La Neue Deutsche Biographie présente aujourd’hui Ringmann sans réserve comme l’auteur du nom.
Nous suivons cette attribution, pour une raison de chronologie. Dès 1505, selon Toby Lester, Ringmann avait fait imprimer sa propre version de la lettre de Vespucci sur le Nouveau Monde, sous un titre de son invention qui insistait sur le rivage austral atteint pour le roi de Portugal, et le jeu sur gê comme sur les continents féminins prolonge cette lecture de poète latiniste attentif à la géographie de Ptolémée.
Trois départs un 10 mai
Sous le nom de Vespucci circulent deux séries de textes, et tout le procès tient dans leur écart. Trois lettres familiales adressées à Lorenzo di Pierfrancesco de’ Medici, son ancien patron, retrouvées dans des manuscrits entre le milieu du XVIIIᵉ siècle et le début du XIXᵉ, racontent un voyage espagnol de 1499-1500 et un voyage portugais de 1501-1502. Deux imprimés parus de son vivant en disent davantage. Le Mundus Novus, en latin, décrit le voyage portugais, et l’on n’en connaît aucun manuscrit. La lettre à Soderini, close à Lisbonne en septembre 1504, aligne quatre voyages, deux pour la Castille et deux pour le Portugal, dont trois partent un 10 mai et rentrent avant l’automne suivant. Son premier débarquement se fait par 16 degrés de latitude nord, ce qui conduirait sur les côtes de l’actuel Honduras, et son récit est tiré en grande partie de la première lettre familiale, qui raconte pourtant le voyage de 1499. En 1924, Alberto Magnaghi en a tiré la solution la plus économique, selon laquelle les deux imprimés seraient des faux fabriqués à Florence pour opposer aux quatre voyages de Colomb quatre voyages de Vespucci, le premier inventé pour lui donner la terre ferme. Luciano Formisano, qui publie en 1985 l’édition critique des lettres, raconte qu’il partait avec toutes ses sympathies pour cette thèse, et c’est la langue qui l’en a détourné. La lettre à Soderini fourmille d’hispanismes rares qu’un faussaire florentin aurait eu peu de raisons d’inventer, cansare pour fatiguer, discanso pour repos, istrago pour massacre. Elle contient même un mot tupi alors inédit, carabi, glosé dans le texte comme le nom que les habitants donnaient aux hommes de grand savoir.
Formisano parle désormais de textes sûrement de Vespucci et de textes qui lui doivent beaucoup, montés à partir de lettres perdues. Ilaria Luzzana Caraci, en 2007, situe ce montage à Lisbonne, chez les marchands florentins proches du navigateur ; le Mundus Novus y aurait été traduit par Giuliano del Giocondo, puis imprimé d’abord à Augsbourg en 1504. Ni l’un ni l’autre ne croit à un faussaire hostile à Colomb. Le voyage de 1497 tel que la lettre le raconte demeure improbable, et Formisano juge pourtant impossible d’exclure un voyage espagnol antérieur à 1499, commercial ou de course, vers Haïti par exemple, que les archives auraient laissé passer.
Les originaux autographes de toutes ces lettres sont perdus.
La diffusion, elle, se mesure. Bourne relevait en 1904, d’après les bibliographies italiennes, quinze éditions latines du Mundus Novus parues en rafale, sept allemandes et une flamande, puis une quarantaine d’éditions avant 1550. Colomb avait écrit dès 1498, dans sa lettre aux Rois catholiques sur le troisième voyage, que les terres de Paria formaient « otro mundo », un autre monde ; sa lettre n’a été imprimée qu’au XIXᵉ siècle. En 1507, le lecteur latin d’Europe du Nord tenait Vespucci en main, tandis que les mots de l’Amiral restaient manuscrits.
Le dominicain plaide pour Columba
L’accusation de vol de nom a un auteur. Bartolomé de las Casas, dominicain qui avait lui-même tenu une exploitation sur l’île Hispaniola, consacre à Vespucci des pages amères au livre I de son Historia de las Indias, à la suite du récit du troisième voyage. Il y dénonce « la injusticia y agravio que aquel Américo Vespucio parece haber hecho al Almirante » et constate que tous les étrangers qui écrivent sur ces Indes ou en dressent des cartes les appellent America. La terre ferme, ajoute-t-il, aurait dû s’appeler Columba, de Colón ou Colombo, ou Tierra Sancta o de Gracia, nom que l’Amiral lui avait lui-même donné. Las Casas écrit pendant que la famille Colomb plaide devant les tribunaux royaux pour ses privilèges, et son Historia reste manuscrite jusqu’à l’édition madrilène de 1875. Antonio de Herrera en reprend la charge dans ses Décadas, imprimées à Madrid à partir de 1601.
Les documents contemporains de Vespucci disent autre chose. Le 7 décembre 1512, à Santo Domingo, Alonso de Hojeda, interrogé dans les procès colombins, cite parmi ses compagnons de 1499 un « Morigo Vespuche » qui a longé avec lui la terre ferme jusqu’au golfe de Venezuela. Le nom même de Venezuela vient des villages sur pilotis que la première lettre familiale compare à Venise ; le Florentin Galeotto Cei, aux Indes au milieu du siècle, rapporte que les Espagnols en ont fait le diminutif Venezuola. Quant à Colomb, il recommande Vespucci à son fils Diego le 5 février 1505, dans une lettre que le Florentin porte lui-même, comme un très honnête homme que la fortune a desservi et qui ferait pour l’Amiral tout ce qui serait en son pouvoir.
Le camp des accusateurs garde pourtant deux arguments solides. Le premier tient au livre de Saint-Dié, dont la version latine de la lettre à Soderini fait bien aborder Vespucci au continent en 1497 ; le nom a été donné sur la foi d’un texte qui grossit son héros. Le second vient de Waldseemüller. Dans le Ptolémée qu’il publie en 1513, la carte des terres nouvelles porte Terra incognita là où la carte de 1507 écrivait America, avec une légende qui attribue ces rivages à Colomb, Génois, agissant sous l’autorité du roi de Castille. Sur la Carta marina de 1516, l’Amérique du Sud devient Terra nova et l’Amérique du Nord, baptisée Cuba, se rattache à l’Asie. Formisano répond que la proposition de 1507 ne dépendait pas du voyage contesté : le continent austral qu’elle nomme est celui de la côte brésilienne, longée en 1501-1502 au service du Portugal, voyage que les lettres familiales attestent. Le nom aurait donc tenu, écrit-il en substance, même si Saint-Dié n’avait connu que la troisième lettre familiale.
Indias à Séville, America à Louvain
Hors de la péninsule, le nom s’est diffusé par l’imprimé. Schöner l’adopte dès 1515, et Peter Apian le reprend en 1520. En 1538, à Louvain, Gerard Mercator l’étend pour la première fois aux deux masses continentales, nord et sud, sur un planisphère en double projection cordiforme, l’Orbis imago, que le graveur italien Antonio Salamanca recopie ensuite.
En Castille, l’administration et les chroniqueurs s’en tiennent aux Indias pendant presque toute l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution. Oviedo, Las Casas et Herrera écrivent Indias ; Bourne ne trouve le mot America sur des cartes espagnoles qu’avec l’atlas de Tomás López, à Madrid, en 1758, et la première traduction espagnole des lettres de Vespucci n’arrive qu’en 1829. Las Casas note au livre I que l’île baptisée Española s’appelait Haytí dans la langue de ses habitants et de leurs voisins, avec l’accent sur la dernière syllabe ; pour les sociétés des Grandes Antilles, la périodisation européenne n’a d’ailleurs pas cours.
Le nom de Colomb revient tard, par un autre chemin. À partir de 1788, Francisco de Miranda, qui conspire pour l’indépendance de l’Amérique espagnole, emploie Colombia pour désigner le continent de langue espagnole ; il fait paraître à Londres, en 1811, un journal intitulé El Colombiano. La constitution fédérale du Venezuela, datée du 21 décembre de la même année, s’adresse aux autres habitants du « continente Colombiano », et les républiques qui prendront ce nom au XIXᵉ siècle sortent de ce projet, trois siècles après Saint-Dié.
La carte de 1507 est exposée depuis décembre 2007 au Thomas Jefferson Building de la Bibliothèque du Congrès, à Washington. Ses douze feuilles tiennent dans une vitrine de 1,85 mètre sur 2,95, usinée dans un seul bloc d’aluminium. Le mot AMERICA, en capitales, s’y lit sur la feuille inférieure gauche, à peu près à la hauteur de l’actuel Brésil, tandis que le portrait de Vespucci occupe le haut de la troisième colonne de feuilles.
Pour aller plus loin
Le baptême de Saint-Dié rejoint l’histoire du traité de Tordesillas, qui partage en 1494 entre Castille et Portugal les terres que Vespucci longera ensuite pour l’un puis pour l’autre. Il touche aussi aux procès colombins, longue bataille judiciaire des héritiers de l’Amiral pour leurs privilèges, et aux éditions imprimées de la Géographie de Ptolémée, cadre de travail des cartographes jusqu’au milieu du XVIᵉ siècle.
Le continent américain porte le prénom d’un marchand florentin, Amerigo Vespucci. Le choix a été fait loin de l’Espagne, dans une petite ville des Vosges, en 1507, par des savants qui travaillaient sur une carte du monde. Christophe Colomb avait pourtant atteint ces terres le premier, en 1492, et le nom de Colombie n’apparaîtra que trois siècles plus tard.
Un nom inventé dans les Vosges
Au début du XVIᵉ siècle, la ville de Saint-Dié, en Lorraine, abrite un petit groupe de savants. Ils veulent mettre à jour la géographie héritée de l’Antiquité grecque, qui ignorait l’existence des terres situées de l’autre côté de l’Atlantique.
En avril 1507, ils impriment un petit manuel de géographie destiné à accompagner une grande carte murale. Dans ce livre, l’auteur explique qu’une quatrième partie du monde a été trouvée par Vespucci. Il propose de l’appeler America, d’après le prénom latin du navigateur mis au féminin, comme l’Asie et l’Afrique.
On attribue aujourd’hui ce passage à un jeune poète alsacien, Matthias Ringmann, tandis que son ami Martin Waldseemüller dessinait la carte. Celle-ci compte douze grandes feuilles gravées sur bois. Un seul exemplaire a survécu. Il a été retrouvé en 1901 dans un château allemand, puis acheté pour dix millions de dollars par la Bibliothèque du Congrès, à Washington.
Une lettre qui embellit le voyage
Les savants de Saint-Dié se sont fiés à une lettre attribuée à Vespucci, qui raconte quatre voyages. Le premier serait parti d’Espagne le 10 mai 1497 et aurait touché le continent un an avant Colomb.
Aucun document espagnol ne connaît ce voyage. La même année, le roi et la reine confirmaient au contraire les privilèges de Colomb sur ces navigations. Les spécialistes pensent aujourd’hui que les lettres imprimées ont été assemblées à partir de lettres authentiques de Vespucci, aujourd’hui perdues, en grossissant son rôle.
Ses voyages attestés sont ailleurs. En 1499, il longe la côte nord de l’Amérique du Sud avec une expédition espagnole. En 1501 et 1502, au service du Portugal, il descend le long de la côte du Brésil. C’est cette côte que désigne le nom America sur la carte de 1507.
Les lettres de Vespucci ont été imprimées des dizaines de fois en quelques années. Colomb avait lui aussi parlé d’un « autre monde » dès 1498, mais sa lettre n’a été publiée qu’au XIXᵉ siècle.
Un accusateur et un cartographe qui recule
Bartolomé de las Casas, un religieux qui avait vécu dans les îles, a accusé Vespucci d’avoir volé la gloire de Colomb. Il proposait d’appeler le continent Columba. Son livre est pourtant resté inédit jusqu’en 1875.
Colomb, lui, voyait les choses autrement. En 1505, il recommande Vespucci à son fils comme un homme très honnête, que la chance n’a pas favorisé.
Waldseemüller a changé d’avis. Dès 1513, sur une nouvelle carte, il remplace America par « terre inconnue » et attribue la découverte à Colomb. Il était trop tard. D’autres cartographes avaient repris le nom, et en 1538 Gerard Mercator l’étend aux deux continents, au nord et au sud.
La Colombie, trois siècles plus tard
En Espagne, on continue de parler des « Indes » pendant presque toute l’époque moderne. Les premières cartes espagnoles portant le mot America datent de 1758.
Le nom de Colomb revient à la fin du XVIIIᵉ siècle. À partir de 1788, Francisco de Miranda, qui veut libérer l’Amérique espagnole, appelle ce continent Colombia. Le mot passe dans la première constitution du Venezuela, en 1811, puis dans le nom de nouvelles républiques.
La carte de 1507 est exposée à Washington depuis 2007. Le mot AMERICA s’y lit en capitales, sur la partie qui correspond à l’actuel Brésil.
La querelle sur l’auteur du nom, le procès philologique des lettres de Vespucci et le détail des cartes de 1513 et de 1516 occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Martin Waldseemüller [et Matthias Ringmann], Universalis cosmographia secundum Ptholomaei traditionem et Americi Vespucii aliorumque lustrationes, [Saint-Dié ou Strasbourg], 1507, douze feuilles gravées sur bois d’environ 46 × 61 cm, exemplaire unique conservé dans le portefeuille de Johannes Schöner avec la Carta marina de 1516 et les fuseaux de ses globes de 1515 et 1517 Library of Congress, Geography and Map Division, Washington, G3200 1507 .W3
- Cosmographiae introductio cum quibusdam geometriae ac astronomiae principiis ad eam rem necessariis. Insuper quatuor Americi Vespucii navigationes, Saint-Dié, [Gautier et Nicolas Lud], 25 avril 1507, colophon « vij. kl. Maij », 52 ff. in-4°, chapitre IX ; seconde impression achevée le 29 août 1507 exemplaire de la Huntington Library reproduit dans Sabin Americana, Sabin 101017 ; texte latin du chapitre IX cité d’après la transcription d’E. G. Bourne (1904)
- Martin Waldseemüller, Carta marina, 1516, grande carte murale en douze feuilles : l’Amérique du Sud y est nommée Terra nova, l’Amérique du Nord Cuba et rattachée à l’Asie exemplaire unique du portefeuille de Johannes Schöner, décrit par J. R. Hébert (2003)
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Sources primaires (suite)
- Claude Ptolémée, Geographiae opus, éd. Martin Waldseemüller et le Gymnasium Vosagense, 1513, carte des terres nouvelles portant « Terra incognita » et une légende attribuant leur reconnaissance à Colomb pour le roi de Castille légende traduite par E. G. Bourne (1904) ; édition décrite par J. R. Hébert (2003)
- Lettera di Amerigo Vespucci delle isole nuovamente trovate in quattro suoi viaggi, [Florence, 1504 ou 1505], lettre close à Lisbonne en septembre 1504 et adressée à Piero Soderini fac-similé, Princeton University Library, « Vespucci Reprints, Texts and Studies », II, numérisé par Internet Archive
- Mundus Novus, lettre latine d’Amerigo Vespucci à Lorenzo di Pierfrancesco de’ Medici sur le voyage portugais de 1501-1502, sans témoin manuscrit connu ; editio princeps probable Augsbourg, 1504, selon I. Luzzana Caraci et C. Masetti
- Christophe Colomb, lettre aux Rois catholiques sur le troisième voyage, 1498, désignant les terres de Paria comme « otro mundo » éd. R. H. Major, Select Letters of Christopher Columbus, 2ᵉ éd., Londres, Hakluyt Society, 1870, citée par E. G. Bourne (1904)
- Christophe Colomb, lettre à son fils Diego, 5 février 1505, recommandant Amerigo Vespucci, porteur de la lettre éd. Consuelo Varela, Textos y documentos completos, et Juan Gil, Nuevas cartas, Madrid, Alianza Universidad, 2ᵉ éd., 1992, n° XCIII, p. 526
- Testament d’Amerigo Vespucci, 9 avril 1511, ensuite révoqué, léguant à son neveu Giovanni ses livres, ses instruments et un astrolabe de métal éd. Consuelo Varela, « El testamento de Amerigo Vespucci », Historiografía y bibliografía americanistas XXX (2), 1986, p. 14
- Témoignage d’Alonso de Hojeda, Santo Domingo, 7 décembre 1512, procès colombins, mention de « Morigo Vespuche » parmi les participants du voyage de 1499 éd. William D. Phillips Jr et Marian D. Johnston, Testimonies from the Columbian Lawsuits, « Repertorium Columbianum » VIII, Turnhout, Brepols, 2000, p. 357
- Galeotto Cei, Viaggio e relazione delle Indie (1539-1553), origine du diminutif Venezuola éd. Francesco Surdich, Rome, Bulzoni, 1992, p. 41
- Bartolomé de las Casas, Historia de las Indias, livre I, chap. 84 (nom de Haytí), chap. 91 (son exploitation près de la forteresse de Santo Tomás) et chap. 139-140 (Vespucci, proposition « Columba ») première édition par le marquis de la Fuensanta del Valle et José Sancho Rayón, Madrid, Imprenta de Miguel Ginesta, 1875, t. II
- Antonio de Herrera y Tordesillas, Historia general de los hechos de los Castellanos en las islas i tierra firme del mar oceano, dite Décadas, Madrid, 1601-1615, reprise des accusations de Las Casas contre Vespucci
- Gerard Mercator, Orbis imago, planisphère en double projection cordiforme, Louvain, 1538, premier emploi du nom America pour les deux continents ; copie gravée par Antonio Salamanca Norman B. Leventhal Map Center, Boston Public Library
- Constitution fédérale des États de Venezuela, 21 décembre 1811, déclaration finale adressée aux « demás habitantes del continente Colombiano » texte cité par María de las Nieves Pinillos
Bibliographie
- Edward Gaylord Bourne, « The Naming of America », American Historical Review 10 (1), octobre 1904, p. 41-51 American Historical Review
- Luciano Formisano, « Le lettere di Amerigo Vespucci e la « questione vespucciana » : bilancio di un trentennio », Tabulae IV, Boletín del Centro de Edición de Textos Hispanoamericanos, Mendoza, 2017, p. 15-35 ; première version dans Giuliano Pinto, Leonardo Rombai et Claudia Tripodi (dir.), Vespucci, Firenze e le Americhe, Florence, Olschki, 2014, p. 269-283 Universidad Nacional de Cuyo
- Amerigo Vespucci, Lettere di viaggio, éd. Luciano Formisano, Milan, 1985 Arnoldo Mondadori
- Alberto Magnaghi, Amerigo Vespucci. Studio critico, con speciale riguardo ad una nuova valutazione delle fonti, Rome, 1924, 2 vol. ; 2ᵉ éd. 1926 Treves
- Ilaria Luzzana Caraci, « Per lasciare di me qualche fama ». Vita e viaggi di Amerigo Vespucci, Rome, 2007 Viella
- Franz Laubenberger, « Ringmann oder Waldseemüller ? Eine kritische Untersuchung über den Urheber des Namens Amerika », Erdkunde 13 (3), 1959, p. 163-179, DOI 10,3112/erdkunde.1959,03,01 Erdkundehttps://doi.org/10.3112/erdkunde.1959.03.01
- Toby Lester, La Quatrième Partie du monde. La course aux confins de la Terre et l’histoire épique de la carte qui donna son nom à l’Amérique, Paris, 2012, 561 p. ; éd. originale The Fourth Part of the World, New York, Free Press, 2009 JC Lattès
Sources en ligne
- « The Map That Named America (September 2003) - Library of Congress Information Bulletin », par John R. Hébert Library of Congresshttps://loc.gov/loc/lcib/0309/maps.html
- « Map Universalis cosmographia secundum Ptholomaei traditionem et Americi Vespucii alioru[m]que lustrationes Entire map » Library of Congresshttps://www.loc.gov/resource/g3200.ct000725
- « Ringmann, Matthias (auch : Philesius Vogesigena) », par Wilhelm Kühlmann, Neue Deutsche Biographie 21, 2003 Deutsche Biographiehttps://www.deutsche-biographie.de/sfz105983.html
- « The Waldseemüller Map : Charting the New World », par Toby Lester, extrait de son livre Smithsonian Magazinehttps://www.smithsonianmag.com/history/the-waldseemuller-map-charting-the-new-world-148815355/
- « Historia de las Indias (vol. 2 de 5) by Bartolomé de las Casas » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/ebooks/50351
- « Proyectos de unidad iberoamericana », par María de las Nieves Pinillos Dialnet, Universidad de La Riojahttps://dialnet.unirioja.es/descarga/articulo/2777888.pdf
- « World map in double cordiform projection » Norman B. Leventhal Map Center, Boston Public Libraryhttps://collections.leventhalmap.org/search/commonwealth:3f462s32m
- « [Double cordiform map of the world, 1538] », fac-similé de l’Orbis imago, notice de l’University of Minnesota Big Ten Academic Alliance Geoportalhttps://geo.btaa.org/catalog/p16022coll246:150.oai_dc_xml
- « Map that named America is a puzzle for researchers », dépêche Reuters de décembre 2007 History News Networkhttps://www.historynewsnetwork.org/article/45222
- « First map to name America has first showing in America », dépêche Associated Press, 24 juillet 2003 Lawrence Journal-Worldhttps://www2.ljworld.com/news/2003/jul/24/first_map_to



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