L’acte ne consigne aucune observation. En juin 1494, au terme de la reconnaissance de la côte sud de Cuba, le notaire Fernand Pérez de Luna monte à bord de chacune des trois caravelles et demande aux maîtres, aux pilotes et aux gens de mer s’ils doutent que cette terre soit « la tierra firme, al comienzo de las Indias », d’où celui qui le voudrait pourrait rentrer en Espagne par voie de terre. Personne à bord n’a vu où finit cette côte, et le texte ne le prétend pas. Il ne fournit aucune distance, aucun témoignage d’habitant. Il enregistre des réponses à une question posée par l’Amiral. C’est pourtant sur cet acte, et sur trois lettres de Colomb, que repose une phrase des manuels, celle d’un homme mort à Valladolid le 20 mai 1506 en croyant avoir atteint l’Asie.
« Al comienzo de las Indias »
Seize mois plus tôt, Colomb avait écrit l’inverse. Dans la lettre qui annonce son premier voyage, datée du 15 février 1493, il raconte qu’arrivé à la Juana, le nom qu’il donne à Cuba, il en a suivi la côte vers l’ouest et l’a trouvée si longue qu’il l’a prise pour la « tierra firme, la provincia de Catayo », le Cathay de Marco Polo. Les habitants qu’il avait pris à bord lui font ensuite comprendre qu’il s’agit d’une île. Il en longe alors la rive vers l’est sur cent sept lieues, jusqu’à son extrémité, et la juge plus grande que l’Angleterre et l’Écosse réunies. Les insulaires avaient raison, et la lettre imprimée dès 1493 le dit. Les dates de ces pages suivent le calendrier julien, le seul en usage en Castille à cette époque.
Au printemps 1494, la deuxième expédition reprend Cuba par l’autre rive. Partie d’Hispaniola (aujourd’hui Haïti et République dominicaine) le 24 avril, la flotte suit la côte méridionale de Cuba vers l’ouest jusqu’à une grande île que Colomb baptise Evangelista, l’actuelle île de la Jeunesse. La terre ne finit toujours pas. L’acte de Pérez de Luna est dressé au cours de cette navigation. On le connaît parce que Martín Fernández de Navarrete l’a publié en 1825 au tome II de sa Colección de los viajes y descubrimientos, d’après un original conservé dans les archives de Séville.
Dans la Castille des Rois Catholiques, une información reçue par un notaire produit une preuve qu’on peut opposer en justice. Celle-ci porte sur un point qui engage l’Amiral, puisque ses titres de vice-roi et de gouverneur valent pour les terres qu’il a trouvées, et qu’une terre ferme au commencement des Indes pèse plus lourd qu’une île de plus. Entre la lettre de 1493 et l’acte de 1494, Colomb a-t-il changé d’avis en suivant une côte plus longue que prévu, ou cherché une pièce à produire à la cour ? Les deux documents ne permettent pas de trancher, et aucun autre écrit de 1494 ne départage ces deux lectures.
Une poire sous le ciel de Paria
Le 31 juillet 1498, au troisième voyage, la flotte aperçoit la Trinité, puis entre dans le golfe de Paria, entre l’île et la côte de l’actuel Venezuela, où l’eau reste douce loin du rivage, poussée par les bouches de l’Orénoque. Dans la relation qu’il adresse aux souverains depuis Hispaniola en octobre, connue par la copie qu’en a faite Bartolomé de las Casas, Colomb en tire deux hypothèses. Si l’eau ne descend pas du Paradis terrestre, écrit-il, elle vient d’une « tierra infinita, puesta al Austro, de la cual hasta ahora no se ha habido noticia ». Il penche pourtant pour le Paradis. Après avoir rappelé qu’il a toujours lu que le monde, terre et eau, était sphérique, il soutient que ses observations de l’étoile polaire l’obligent à corriger la figure, et donne à la Terre la forme d’une poire, ou d’une balle bien ronde sur laquelle on aurait posé un sein de femme, dont le téton, point le plus proche du ciel, se trouverait sous la ligne équinoxiale, « en fin del Oriente ».
Le mot compte plus que l’image. Colomb appelle fin de l’Orient l’endroit où s’achèvent toutes les terres et toutes les îles, et Humboldt y lisait l’extrémité orientale de l’Asie. La terre australe de 1498 est donc un continent inconnu, probablement contigu à l’Asie dans son esprit, situé là où la tradition chrétienne plaçait l’Éden. Deux ans plus tard, destitué par le juge enquêteur Francisco de Bobadilla et renvoyé enchaîné en Castille, Colomb écrit à Juana de la Torre, ancienne nourrice de l’infant Juan, qu’il a mené « viaje nuevo al nuevo cielo y mundo ». La formule reprend le ciel nouveau et la terre nouvelle d’Isaïe (65, 17) et de l’Apocalypse (21, 1). Prise pour une déclaration de géographe, elle en dirait beaucoup trop. Elle résume la mission que Colomb se reconnaissait, celle d’un homme chargé d’accomplir une prophétie.
Ciguare, à dix journées du Gange
Le 7 juillet 1503, sur la côte nord de la Jamaïque où il a dû échouer ses deux derniers navires, rongés par les tarets, ces mollusques qui percent le bois immergé, Colomb date la relation de son quatrième voyage. Il vient de suivre la côte de Veragua, sur l’isthme de l’actuel Panama. Les habitants, écrit-il, disent que la mer entoure une province nommée Ciguare, et que de là « a diez jornadas es el río de Gangues ». Ces terres seraient à Veragua ce que Tortosa est à Fuenterrabía, ou Pise à Venise. Il ajoute être arrivé le 13 mai dans la province de Mago, voisine du Cathay, et Mago est très probablement le Mangi de Marco Polo, la Chine du Sud.
L’original castillan est perdu. On lit la lettre dans une copie en écriture italique que conserve la Bibliothèque générale historique de l’université de Salamanque sous la cote Ms. 2327, où elle occupe les feuillets 14 à 26 d’un recueil intitulé Declaratio chartae novae navigatoriae domini almirantis, et dans une traduction italienne imprimée à Venise en 1505 par Costanzo Baiguera et Simone da Lovere, dont la rareté a valu au texte, chez les bibliophiles, le surnom de Lettera rarissima. Les noms de provinces qu’il y aligne sortent de ses livres. Son exemplaire de la version latine de Marco Polo, imprimé à Gouda par Gerard Leeu vers 1483-1484, et son Imago mundi de Pierre d’Ailly, sorti des presses de Johannes de Westfalia à Louvain, portent ses annotations marginales et se trouvent aujourd’hui à la Bibliothèque capitulaire et colombine de Séville, où ils sont entrés avec la bibliothèque de son fils Fernand (Hernando) Colomb. Le même fonds garde un imprimé sans rapport avec l’Asie, une version italienne en vers de la lettre du premier voyage, publiée en juin de cette année-là avec l’une des premières images des habitants des îles, dont on ne connaît aucun autre exemplaire. Quand Colomb écrit Mago, Catayo ou Gangues, il cite une bibliothèque qu’il a lue plume en main, et chaque côte nouvelle vient se ranger dans ses marges.
Le 19 mai 1506, à Valladolid, malade, Colomb ratifie son testament devant Pedro de Hinojedo, notaire de la chambre royale. Il y est nommé « Almirante e Visrey e Governador General de las islas e tierra firme de las Indias descubiertas e por descubrir ». La titulature, fixée dans les années 1490, renseigne peu sur sa géographie intime. Elle rappelle que tout ce qu’il laissait à ses fils, droits, revenus et offices, était libellé en Indes. Il meurt le lendemain.
Humboldt lit Navarrete
La phrase des manuels a une date et un auteur. Alexander von Humboldt, dans son Examen critique de l’histoire de la géographie du nouveau continent, publié à Paris chez Gide à partir de 1836, écrit que Colomb mourut sans savoir ce qu’il avait trouvé, persuadé que la côte de Veragua appartenait au Cathay et à la province de Mango, et que Cuba était la terre ferme du commencement des Indes. Ses deux appuis sont la lettre de Jamaïque et l’acte de 1494, cité d’après Navarrete, paru onze ans plus tôt. La traduction espagnole de 1914 fait d’ailleurs du notaire un « Fernán Pérez de Oliva » et date l’acte du 12 juillet, preuve qu’une formule célèbre voyage mieux que ses références.
En note, Humboldt ajoute que Colomb, depuis son retour jusqu’à sa mort, ne navigua plus, et que rien ne vint l’amener à changer d’opinion. L’argument repose sur un silence. De toutes les déclarations géographiques développées dont on dispose, la dernière est celle de juillet 1503, et Humboldt n’en cite aucune qui soit postérieure. Le corpus lui-même est fragile. L’édition de Consuelo Varela et Juan Gil, refondue en 2024, réunit cent un textes, dont une grande partie ne survit que par des copies, souvent de la main de Las Casas.
En 1958, Edmundo O’Gorman prend la phrase au pied de la lettre et en tire la conséquence. Dans La invención de América, publié à Mexico par le Fondo de Cultura Económica, il soutient que Colomb, persuadé d’avoir atteint des rivages asiatiques, ne peut se voir attribuer un fait dont il n’a jamais eu la moindre idée, et que l’Amérique naît d’une interprétation construite ensuite, à mesure que les voyages suivants obligent à remplacer la conviction initiale. Chez lui, la conviction colombienne devient un fait historique à expliquer.
D’autres ont cherché d’où venait cette conviction. En 1982, Tzvetan Todorov fait de Colomb un interprète qui lit chaque indice à la lumière de ce qu’il sait déjà. Pauline Moffitt Watts, dans l’American Historical Review en 1985, puis Denis Crouzet en 2006, rattachent l’entreprise des Indes à une lecture prophétique dont témoigne le Libro de las profecías, recueil de textes bibliques et patristiques que Colomb réunissait pour montrer que la découverte de terres nouvelles était annoncée par l’Écriture. Dans cette perspective, l’Asie cesse d’être une hypothèse de travail qu’on abandonne devant une côte trop longue.
La lecture d’O’Gorman a notre préférence sur un point précis, parce qu’elle traite la conviction de Colomb comme un objet d’histoire au lieu d’en faire une erreur que la mort aurait figée.
L’Amiral aurait su se taire
L’objection a une version forte. Colomb décrit Cuba comme une île en 1493, fait jurer le contraire en 1494, conçoit en 1498 une terre australe dont personne n’avait eu connaissance et parle en 1500 d’un monde nouveau. Dès 1499, d’autres capitaines pourvus de licences royales longent la côte qu’il a reconnue, Alonso de Ojeda, Amerigo Vespucci, Vicente Yáñez Pinzón, et Juan de la Cosa, qui avait navigué avec lui, dessine en 1500 une Cuba entourée d’eau. Son autorité et ses revenus dépendaient de la valeur de ce qu’il avait trouvé. Un homme qui aurait compris avait donc des raisons de continuer à écrire « Indias ».
La lecture stratégique suppose un texte privé qui contredise les textes publics, et on n’en connaît aucun. Les annotations de ses livres, le Libro de las profecías et les lettres aux souverains vont dans le même sens. Dans le monde savant, l’hésitation était d’ailleurs aussi grande. En 1507, Martin Waldseemüller inscrit le nom d’America sur une carte murale en douze feuilles dont la Library of Congress conserve le seul exemplaire connu. Neuf ans plus tard, sur sa Carta marina de 1516, le même cartographe abandonne ce nom et écrit sur l’Amérique du Nord « Terra de Cuba Asiae partis », la terre de Cuba, partie de l’Asie. Dix ans après la mort de l’Amiral, l’erreur qu’on lui prête figurait encore sur une carte signée de l’homme qui avait donné son nom au continent.
Aucun des textes de Colomb qu’on a conservés ne parle d’une quatrième partie du monde.
La carte de Juan de la Cosa est conservée au Musée naval de Madrid sous le numéro MNM 257. Sur deux peaux de veau cousues, 96 centimètres sur 183, elle montre une Cuba cernée par la mer et, à l’ouest des Antilles, une grande vignette de saint Christophe peinte à l’endroit où devrait se dessiner l’Amérique centrale, cette côte que Colomb longerait deux ans plus tard en y cherchant encore un passage vers l’ouest.
Pour aller plus loin
Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494 pendant que la flotte longeait le sud de Cuba, forme l’arrière-plan diplomatique de l’acte notarié de Pérez de Luna. Les relations imprimées d’Amerigo Vespucci et l’atelier cartographique de Saint-Dié prolongent l’histoire du nom de l’Amérique, tandis que l’enquête de Francisco de Bobadilla à Hispaniola éclaire la disgrâce de l’Amiral en 1500.
On lit souvent que Christophe Colomb est mort persuadé d’être arrivé en Asie, sans savoir qu’il avait touché des terres inconnues des Européens. La phrase résume beaucoup de choses en peu de mots. Pour savoir ce qu’elle vaut, il faut revenir aux textes que Colomb a laissés, puis à ceux qui ont écrit son histoire après lui.
Un serment sur la côte de Cuba
Au retour de son premier voyage, en février 1493, Colomb écrit une lettre qui sera vite imprimée. Il y raconte qu’en longeant Cuba, qu’il appelle la Juana, il a d’abord cru toucher le Cathay, c’est-à-dire la Chine du Nord décrite par Marco Polo. Puis les habitants lui ont fait comprendre que c’était une île, et il a suivi la côte jusqu’au bout.
L’année suivante, pendant son deuxième voyage, il longe l’autre côte de Cuba, celle du sud, sans en voir la fin. Un notaire monte alors sur chacun des trois navires. Il demande aux marins s’ils doutent que cette terre soit un continent, au commencement des Indes, d’où l’on pourrait rentrer en Espagne à pied. L’acte enregistre les réponses. Il ne contient aucune mesure, et personne à bord n’a vu où finissait la côte.
Colomb avait-il changé d’avis, ou voulait-il un document officiel à montrer aux souverains ? Ses titres d’amiral et de vice-roi valaient pour les terres qu’il avait trouvées, et un continent asiatique valait plus qu’une île. Les textes ne permettent pas de trancher.
Un paradis au bout de l’Orient
En 1498, au troisième voyage, Colomb entre dans le golfe de Paria, au large de l’actuel Venezuela. L’eau y reste douce très loin de la côte, à cause des bouches de l’Orénoque. Il en conclut que ce fleuve vient soit du Paradis terrestre, soit d’une immense terre inconnue située au sud.
Il penche pour le Paradis. Il explique que la Terre n’est pas une boule parfaite et qu’elle a plutôt la forme d’une poire, avec une bosse qui monte vers le ciel. Cette bosse se trouverait au bout de l’Orient, c’est-à-dire tout au bout de l’Asie. Sa grande terre du sud reste donc accrochée à l’Asie dans son esprit.
Deux ans plus tard, arrêté et renvoyé en Castille, il écrit qu’il a fait un voyage vers un « nouveau ciel » et un « nouveau monde ». Ces mots viennent de la Bible. Colomb se voit comme un homme chargé d’accomplir une prophétie.
Dix journées jusqu’au Gange
En juillet 1503, naufragé sur l’île de la Jamaïque pendant son quatrième voyage, Colomb écrit aux souverains. Il vient de longer la côte de l’actuel Panama. Selon lui, les habitants disent qu’à dix jours de marche se trouve le Gange, le grand fleuve de l’Inde. Il pense aussi avoir atteint une province voisine de la Chine.
Ces noms viennent de ses lectures. Ses livres de Marco Polo et du cardinal Pierre d’Ailly, couverts de notes de sa main, sont toujours conservés à Séville. La lettre elle-même est perdue. On la connaît par une copie gardée à l’université de Salamanque et par une traduction imprimée à Venise en 1505.
Colomb meurt à Valladolid le 20 mai 1506. La veille, un notaire le désigne encore comme gouverneur des îles et de la terre ferme des Indes.
Qui a écrit la phrase des manuels
Dans les années 1830, le savant Alexander von Humboldt écrit que Colomb est mort sans savoir ce qu’il avait trouvé. Il s’appuie sur la lettre de 1503 et sur l’acte de 1494, et il ajoute que rien, ensuite, n’a pu faire changer Colomb d’avis. Cet argument repose sur un silence, car la dernière explication géographique développée qu’on connaisse de Colomb date de 1503.
En 1958, l’historien Edmundo O’Gorman va plus loin. Comme Colomb n’a jamais imaginé un continent nouveau, on ne peut pas lui attribuer sa découverte. L’idée d’Amérique, selon lui, a été construite plus tard.
D’autres pensent que Colomb savait, mais qu’il avait intérêt à ne pas le dire, parce que son autorité et ses revenus en dépendaient. D’autres capitaines longeaient déjà les mêmes côtes, et une carte dessinée en 1500 par un de ses anciens compagnons, Juan de la Cosa, montre Cuba comme une île. Aucun texte privé de Colomb ne confirme pourtant cette idée.
Les savants de l’époque hésitaient eux aussi. En 1507, le cartographe Martin Waldseemüller donne le nom d’America à ces terres. En 1516, sur une nouvelle carte, il écrit sur l’Amérique du Nord que c’est la terre de Cuba, une partie de l’Asie.
Le détail de l’acte notarié de 1494, la Terre en forme de poire de 1498 et les copies de la lettre de Jamaïque occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Lettre de Christophe Colomb annonçant son premier voyage, datée du 15 février 1493 à bord de la caravelle du retour, version castillane imprimée en 1493 ; passages sur la Juana prise pour « la provincia de Catayo », puis reconnue comme île, et sur les cent sept lieues de côte transcription consultée : Perseo, Programa Universitario de Derechos Humanos, UNAM
- Acte notarié dressé en juin 1494 par Fernand Pérez de Luna, notaire, sur la côte sud de Cuba : déclarations des maîtres, pilotes et gens de mer des trois caravelles sur la « tierra firme, al comienzo de las Indias » original conservé à Séville selon Navarrete, édité dans sa Colección, t. II, document n° 76, p. 145 ; cote aux Archives générales des Indes [À VÉRIFIER]
- Relation du troisième voyage adressée aux Rois Catholiques depuis Hispaniola, octobre 1498 : la Terre en forme de poire, le « fin del Oriente », la « tierra infinita, puesta al Austro » copie de Bartolomé de las Casas ; texte cité par Humboldt d’après Navarrete, t. I, p. 255
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Sources primaires (suite)
- Lettre de Colomb à Juana de la Torre, nourrice de l’infant Juan, novembre 1500 : « viaje nuevo al nuevo cielo y mundo » texte cité par Humboldt, traduction espagnole de 1914, t. II
- Lettre de Jamaïque, 7 juillet 1503, relation du quatrième voyage (Ciguare, « el río de Gangues », la province de Mago) copie castillane en écriture italique, Biblioteca General Histórica, Universidad de Salamanca, Ms. 2327, f. 14r-26r ; traduction italienne, Copia de la lettera per Columbo mandata a li serenissimi re et regina di Spagna de le insule et luoghi per lui trovate, Venise, Costanzo Baiguera et Simone da Lovere, 1505
- Codicille de Christophe Colomb, Valladolid, 19 mai 1506, reçu par Pedro de Hinojedo, notaire de la chambre royale, titulature « de las islas e tierra firme de las Indias » Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 295, n. 61 et Patronato, 12, n. 2, r. 5, cotes des documents reproduits dans le fac-similé publié par la ville de Valladolid en 1992
- Marco Polo, version latine du livre des merveilles du monde, Gouda, Gerard Leeu, vers 1483-1484, exemplaire annoté par Colomb Biblioteca Capitular y Colombina, Séville
- Pierre d’Ailly, Imago mundi et opuscules cosmographiques, Louvain, Johannes de Westfalia, vers 1477-1483, exemplaire annoté par Colomb Biblioteca Capitular y Colombina, Séville
- Version italienne en vers de la lettre de Colomb sur le premier voyage, imprimée en juin 1493, avec une représentation des habitants des îles, exemplaire unique Biblioteca Capitular y Colombina, Séville
- Libro de las profecías, recueil manuscrit de textes bibliques et patristiques réunis par Colomb Biblioteca Capitular y Colombina, Séville
- Juan de la Cosa, carte universelle, El Puerto de Santa María, 1500, manuscrit sur parchemin (deux peaux de veau), 96 × 183 cm Museo Naval, Madrid, MNM 257
- Martin Waldseemüller, Universalis cosmographia secundum Ptholomaei traditionem et Americi Vespucii aliorumque lustrationes, [Saint-Dié], 1507, carte gravée sur bois en douze feuilles, seul exemplaire connu de la première édition Library of Congress, Washington, Geography and Map Division
- Martin Waldseemüller, Carta marina, 1516, légende « Terra de Cuba Asiae partis » sur l’Amérique du Nord, exemplaire unique Library of Congress, Washington, Geography and Map Division, Jay I. Kislak Collection
Bibliographie
- Alexander von Humboldt, Examen critique de l’histoire de la géographie du nouveau continent et des progrès de l’astronomie nautique aux quinzième et seizième siècles, Paris, à partir de 1836 ; traduction espagnole de Luis Navarro y Calvo, Cristóbal Colón y el descubrimiento de América, t. II, Madrid, 1914, coll. « Biblioteca clásica », t. CLXV, p. 7-8 Librairie de Gide ; Librería de los sucesores de Hernando
- Martín Fernández de Navarrete, Colección de los viajes y descubrimientos que hicieron por mar los españoles desde fines del siglo XV, t. II, Madrid, 1825, document n° 76 ; seconde édition, Madrid, 1859 Imprenta Nacional (2ᵉ éd.)
- Cristóbal Colón, Textos y documentos completos, éd. Consuelo Varela et Juan Gil, 2024, 672 p., ISBN 978-84-19874-31-3 Athenaica Ediciones
- Edmundo O’Gorman, La invención de América, Mexico, 1958 Fondo de Cultura Económica
- Tzvetan Todorov, La Conquête de l’Amérique. La question de l’autre, Paris, 1982, 283 p., première partie « Découvrir », p. 11-55 Éditions du Seuil
- Pauline Moffitt Watts, « Prophecy and Discovery : On the Spiritual Origins of Christopher Columbus’s “Enterprise of the Indies” », The American Historical Review 90 (1), 1985, p. 73-102, DOI 10,1086/ahr/90,1.73 The American Historical Reviewhttps://doi.org/10.1086/ahr/90.1.73
- Denis Crouzet, Christophe Colomb, héraut de l’Apocalypse, Paris, 2006 Payot
Sources en ligne
- « Primera carta de Colón (1493) » Perseo, Programa Universitario de Derechos Humanos, UNAMhttps://www.pudh.unam.mx/perseo/primera-carta-de-colon-1493/
- « Descubrimiento de América - Bicentenario de las independencias iberoamericanas » Ministerio de Cultura, Españahttps://www.cultura.gob.es/cultura/archivos/difusion/mc-difusion/bicentenarios/contexto-historico/imperio-espanol/descubrimiento.html
- « Descubrimiento de América : Cristóbal Colón, sus viajes, sus médicos (1492-1504) » SciELO Cubahttp://scielo.sld.cu/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0045-91782004000200004
- « La Constitucion de 1824 », José Luis Melgarejo Vivanco Universidad Veracruzana, coleccioneshttps://www.uv.mx/colecciones/melgarejovivanco/pdf/constitucionde1824.pdf
- « Coleccion De Los Viajes Y Descubrimiento Tomo II » Internet Archivehttps://archive.org/details/coleccion-de-los-viajes-y-descubrimiento-ii
- « Full text of “Cristóbal Colón y el descubrimiento de América : historia de la geografía del nuevo continente y los progresos de la astronomía náutica en los siglos XV y XVI” » Internet Archivehttps://archive.org/stream/cristbalcoln02humbiala/cristbalcoln02humbiala_djvu.txt
- « Cristobal Colon, viaje 3 - hitos » Pontificia Universidad Católica de Chilehttps://www7.uc.cl/sw_educ/historia/expansion/HTML/p3103h.html
- « Registros relacionados - BVMC.Labs », notice « Declaratio chartae novae navigatoriae domini almirantis (Ms. 2327) » Biblioteca Virtual Miguel de Cervanteshttps://data.cervantesvirtual.com/list-relacion?p=dateOfPublication&tipo=date&id=1600&pagina=2
- « Saberes e conquistas da América entre Veneza e Roma : as traduções italianas das Crónicas de Indias no século XVI » RUA, Universidade Estadual de Campinashttps://periodicos.sbu.unicamp.br/ojs/index.php/rua/article/view/8678503
- « Testamento de Cristóbal Colón (1506) » Ayuntamiento de Valladolid, catálogo de publicacioneshttps://www.valladolid.es/en/ayuntamiento/catalogo-publicaciones/testamento-cristobal-colon-1506
- « Biblioteca Capitular Colombina » Archivos y Bibliotecas de la Catedral de Sevillahttps://archivosybibliotecas.catedraldesevilla.es/bibliotecas/biblioteca-capitular-colombina/
- « Textos y documentos completos » Athenaica Edicioneshttps://www.athenaica.com/libro/textos-y-documentos-completos_155220/
- « Libro La invención de América de Edmundo O’Gorman » Fondo de Cultura Económicahttps://fce.com.ar/tienda/historia/la-invencion-de-america/
- « T. Todorov, La Conquête de l’Amérique. La question de l’autre », compte rendu, L’Homme, 1983 Perséehttps://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1983_num_23_2_368383
- « Prophecy and Discovery : On the Spiritual Origins of Christopher Columbus’s “Enterprise of the Indies” » The American Historical Review, Oxford Academichttps://academic.oup.com/ahr/article-abstract/90/1/73/118095
- « Christophe Colomb, héraut de l’Apocalypse - Denis Crouzet » data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/fr/documents-by-rdt/29210507/a/page1
- « Cartoteca IGN - Aplicación interactiva de la carta mapamundi de Juan de la Cosa, 1500 » Instituto Geográfico Nacionalhttps://www.ign.es/web/catalogo-cartoteca/resources/webmaps/delacosa.html
- « Carta universal de Juan de la Cosa en el Museo Naval de Madrid » Revista de Arte, Logopresshttps://www.revistadearte.com/2020/04/28/carta-universal-de-juan-de-la-cosa-en-el-museo-naval-de-madrid/
- « Universalis cosmographia secundum Ptholomaei traditionem et Americi Vespucii alioru[m]que lustrationes » Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/2003626426/
- « The Carta Marina of Martin Waldseemüller from 1516 – political geography in context of the struggle for the spices of Southeast India » Taylor & Francis Onlinehttps://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311983.2020.1741983
- « Celebrating Waldseemuller’s Carta Marina at 500 : A Conference at the Library of Congress » Library of Congress, blog Worlds Revealedhttps://blogs.loc.gov/maps/2016/09/celebrating-the-carta-marina/

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