Une canne coupée le matin doit être broyée avant la nuit. Passé quelques heures, le jus fermente et le sucre est perdu. Tout ce qui suit découle de là : le moulin près du champ, les chaudières près du moulin, et devant les chaudières une main-d’œuvre nombreuse, mobilisable d’un seul coup, pendant les quatre ou cinq mois de la coupe. Les débuts de la traite atlantique se lisent d’abord dans ce calendrier de travail. Le dossier commence au milieu du XVᵉ siècle, avant l’époque moderne proprement dite, qui court de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution : il faut mordre sur les dernières décennies médiévales pour le prendre par son commencement.
Soixante kilos de bois pour un kilo de sucre
Madère est occupée à partir des années 1420, île sans habitants et couverte de forêt. La canne y vient de Méditerranée. Un siècle plus tard, l’archipel approvisionne l’Europe du Nord : en 1502-1504, 33 500 arrobes de sucre partent vers Anvers, où la maison Affaitadi tient une des grandes raffineries de la ville, d’après les comptes marchands dépouillés par António de Almeida Mendes. La production culmine en 1506 à 2 480 tonnes.
Puis elle tombe. 1 180 tonnes en 1516, 467 en 1526, environ 300 par an dans les années 1530. La chute se produit alors que le marché est porteur et que les esclaves continuent d’arriver.
Le bois. Un engenho, c’est-à-dire le moulin et l’atelier de cuisson qui l’accompagne, consomme environ soixante kilos de bois par kilo de sucre produit, selon le calcul de Jason W. Moore. Les moulins madériens sont groupés autour de Funchal, près des cours d’eau, et ils ont pelé les pentes voisines. En 1519, la construction de nouveaux fours à chaux est interdite dans l’île parce qu’elle porterait grand tort aux sucriers ; l’année suivante, Funchal va chercher son bois de chauffe à Machico, à l’autre bout du territoire. Un voyageur qui écrit entre 1518 et 1526 note que la récolte n’atteint plus la moitié de ce qu’elle donnait autrefois. La tension n’est pas seulement insulaire : en 1559, la couronne interdit le raffinage à Lisbonne, dont l’appétit de combustible menaçait le bois de construction navale.
Cinq lots devant une porte de ville
Le 8 août 1444, six caravelles débarquent à Lagos, en Algarve, environ 235 personnes capturées sur les côtes de l’actuelle Mauritanie. L’expédition a été montée par Lançarote de Freitas, officier des douanes de la ville, et armée par des marchands plutôt que par l’infant Henri. Les captifs sont menés hors d’une porte de la ville et partagés en cinq lots ; l’infant prélève son quint, quarante-six personnes. Le récit vient de Gomes Eanes de Zurara, qui écrit en 1453, décrit longuement les familles séparées, puis reprend le compte. Sa chronique n’est connue que par un manuscrit unique, 161 feuillets de vélin de 322 sur 230 millimètres, conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Portugais 41.
Ce qui commence là demeure longtemps un trafic sans Amériques. Olivier Pétré-Grenouilleau distingue la traite des autres formes d’esclavage par un faisceau de conditions : des réseaux d’approvisionnement continus, une logistique de longue distance, une idéologie qui légitime l’opération, une dissociation entre le lieu de capture et le lieu d’emploi. Ces conditions se mettent en place lentement. Ivana Elbl, qui a reconstitué le volume de la première période à partir des comptes portugais, avance quelque 156 000 personnes exportées d’Afrique entre 1450 et 1521, avec une Haute-Guinée fournissant près de 60 % du total et un trafic privé qui dépasse largement celui de la couronne, de l’ordre de 1 800 à 3 000 têtes par an dans les années 1516-1521. Elles vont à Lisbonne, à Séville, dans les champs d’Algarve et d’Andalousie, à Madère, aux Canaries. Le fort d’Elmina, bâti en 1482, est d’abord une place à or. Almeida Mendes chiffre à 350 000 ou 400 000 les Africains introduits au Portugal et en Espagne entre 1440 et 1640.
Une île sous l’équateur où le compte change
São Tomé est inhabitée, équatoriale, forestière et arrosée. Sa charte de peuplement, en 1485, signale déjà l’aptitude du sol à la canne. Le peuplement est organisé à partir de 1493 sous Álvaro de Caminha, et il est presque entièrement contraint : des degredados, condamnés déportés, des enfants juifs arrachés à leurs parents lors de l’expulsion, et des Africains réduits en esclavage à partir de 1495. Valentim Fernandes décrit les champs de canne en 1506. En 1517, deux moulins tournent et dix autres sont projetés. Dans les années 1530, l’île passe devant Madère sur les marchés européens. Les captifs viennent du Bénin, du Kongo, puis de l’Angola, par une traversée courte.
Le plus grand engenho de l’île est encore debout. Praia Melão, près du Ribeiro Manuel Jorge, est un bâtiment de pierre de 23 mètres sur 16, à deux niveaux. Une salle de 17 mètres sur 8,5 logeait le moulin hydraulique, alimenté par une levada ; la pièce voisine servait à la cuisson, ses parois portent les traces du feu. À l’étage, les appartements du maître, enduits, avec des fenêtres qui donnaient sur les aires de travail. Les murs conservés montent de 5 à 9 mètres. Sur les parois brutes de l’atelier, des graffitis, des lettres, des croix. L’analyse par fluorescence X de trois tessons de formes à sucre les rattache au même groupe de composition que les formes madériennes, produites à Aveiro. La mission qui relève le site depuis 2020 n’a localisé ni la cuisine ni le moindre logement d’esclave. C’est le premier site archéologique jamais fouillé dans l’archipel.
L’île produit aussi autre chose que du sucre. Les soulèvements serviles y sont nombreux et des mocambos, communautés de fugitifs, se constituent dans l’intérieur montagneux, au point de peser sur les bases sociales du modèle colonial.
Ce que Madère ne prouve pas
Depuis les années 1970, une thèse circule : Madère serait le point de départ de l’esclavage de plantation du Nouveau Monde. Celui-là même qui a dépouillé les archives sucrières madériennes en prend ses distances. Alberto Vieira décrit une île de petites parcelles, de contrats de faire-valoir, de moulins concentrés entre peu de mains alors que la canne était plantée par beaucoup, avec une main-d’œuvre servile qui n’a jamais formé la majorité des bras.
Le dossier chiffré est mince, et l’auteur qui plaide le plus fermement pour le poids de l’esclavage à Madère le dit lui-même. Jason W. Moore reconnaît qu’il n’existe ni bonne série d’arrivées annuelles ni série de mortalité pour l’île. Il construit donc un modèle : deux cents arrivées par an d’après l’estimation d’Herbert Klein, 5 % de mortalité, aucun esclave présent en 1475. Il obtient environ 3 000 personnes en 1500 et 3 700 en 1525. Les chiffres avancés par d’autres pour la fin du XVᵉ siècle descendent à 2 000. Quant au total de 17 500 Africains débarqués dans les archipels du nord de l’Atlantique entre 1450 et 1500, il est réparti par proportion entre les îles, non compté île par île. Un ordre de grandeur, rien de plus.
L’objection la plus solide ne porte d’ailleurs pas sur Madère. Herbert Klein soutient que la traite s’est développée indépendamment de l’expansion de l’économie sucrière. Le trafic ibérique du XVᵉ siècle alimente des villes, des maisons, des ateliers, une agriculture de type méditerranéen, et il croît avant qu’existe la moindre plantation atlantique à nourrir. Si l’argument tient, le sucre a accéléré un mouvement déjà lancé.
Reste ce que la thèse du prototype garde de solide : un ensemble technique et juridique transportable. L’engenho et son hydraulique, les formes en céramique d’Aveiro, les maîtres sucriers, les capitaux génois et flamands, la capitainerie donataire comme cadre de concession. Tout cela voyage. Monoculture, majorité servile et production pour l’exportation coïncident pour la première fois à São Tomé. Madère n’a jamais réuni les trois.
Une clause, quatre mille personnes
À Hispaniola, les recensements coloniaux comptent 60 000 indigènes en 1508 et moins de 20 000 dix ans plus tard. Les estimations de la population taïno avant 1492 varient d’un facteur dix selon les auteurs et aucune ne repose sur un dénombrement. Les colons réclament des bras africains ; en 1516, Bartolomé de Las Casas lui-même propose de substituer des esclaves africains aux Amérindiens, avant de consacrer une part considérable de son Historia de las Indias à condamner la traite qu’il avait recommandée.
Le 18 août 1518, à Saragosse, Charles Quint accorde à Lorenzo de Gorrevod, gouverneur de Bresse et membre de son conseil, licence de faire passer aux Indes quatre mille esclaves, hommes et femmes. Le texte a été imprimé par le juriste Georges Scelle en 1906 d’après les fonds de Séville. Deux dispositions comptent. La licence est cessible : le gouverneur ou ses fondés de pouvoir peuvent s’accorder avec des marchands pour faire passer les captifs depuis les îles de Guinée et d’ailleurs. Et l’exigence antérieure, qui réservait le transport aux esclaves nés en terre chrétienne, tombe.
Le sucre suit. Un décompte dominicain classique, celui de Franklin Franco Pichardo, donne vingt-quatre ingenios et quatre trapiches vers 1520, trente-cinq ingenios en 1548.
La date qui a reculé de cinq ans
On a longtemps placé les premiers voyages négriers venus directement d’Afrique au milieu des années 1520, partis du Cap-Vert et de São Tomé vers Hispaniola, Porto Rico et Cuba. Le dépouillement d’archives conduit par Marc Eagle et David Wheat a déplacé la borne : le premier débarquement connu de captifs venus directement d’Afrique a lieu à Porto Rico en 1519 ou 1520. Les éditeurs du volume relèvent que la première et la dernière traversée négrière de l’Atlantique ont abouti à peu de distance l’une de l’autre, Porto Rico en 1520 et Cuba en 1867.
Derrière ce recul, une masse documentaire. Là où la base de 2010 comptait 998 traversées vers les Amériques espagnoles avant 1641, la même équipe en aligne 1 843. La comparaison de leurs propres indicateurs est instructive. Les navires étaient licenciés pour 156 captifs en moyenne et leurs capitaines en déclaraient 153 à l’arrivée. Mais les soixante-quatre navires ibériques dont l’enquête coloniale a établi le chargement réel en portaient 287. Environ 80 % de plus que le permis.
Les trous sont dits aussi franchement. Sur 1 843 voyages, 748 ne portent aucun chiffre : les auteurs leur attribuent la moyenne de 287. Ils qualifient eux-mêmes de borne inférieure le total obtenu, 84 900 arrivées avant 1581 et 444 900 entre 1581 et 1640. Almeida Mendes, travaillant sur les fonds portugais et castillans, avance 800 000 déportés vers les Amériques espagnoles et le Brésil entre 1440 et 1640.
Comment tout cela devient légal, la cédule de 1518 le dit en passant. Les captifs doivent être chrétiens : ils le deviendront en débarquant, île par île. Le droit d’entrée, l’almojarifazgo, sera acquitté sur place et par tête, afin que l’on sache combien sont passés et que le compte ne dépasse pas les quatre mille autorisés. Un baptême à l’arrivée et une quittance de douane : le trafic direct tient d’abord à ces deux lignes.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise le partage de Tordesillas, qui répartit en 1494 un océan que personne n’a encore mesuré et fixe le cadre dans lequel les deux couronnes organiseront leur trafic. Il rejoint les engenhos du Brésil, où le modèle change d’échelle après 1570, et l’argent de Potosí, dont l’exploitation à partir de 1545 déplace le centre de gravité de l’empire espagnol vers un travail contraint d’un tout autre type.
On raconte souvent que le sucre a créé la traite des esclaves. La réalité est plus lente et plus concrète. Elle commence sur de petites îles de l’Atlantique, inhabitées avant l’arrivée des Européens, où l’on plante de la canne à sucre au XVᵉ siècle. Ces îles servent de laboratoire, puis le modèle traverse l’océan.
Pourquoi le sucre demande autant de monde
Une canne coupée le matin doit être écrasée avant la nuit, sinon le jus tourne et le sucre est perdu. Il faut donc un moulin tout près du champ, et des cuves de cuisson tout près du moulin.
Il faut aussi beaucoup de bras en même temps, pendant les quatre ou cinq mois de la récolte, et pas le reste de l’année. C’est cette organisation, plus que le goût du sucre, qui explique la recherche d’une main-d’œuvre nombreuse, disponible sur commande et impossible à congédier.
Une île qui brûle sa forêt
La première grande réussite sucrière est l’île de Madère, au large du Maroc. En 1506, elle exporte près de 2 500 tonnes de sucre. Vingt ans plus tard, moins de 500.
L’explication tient au combustible. Faire du sucre, c’est faire bouillir du jus de canne pendant des heures. Il faut d’énormes quantités de bois : un historien estime qu’il en fallait environ soixante kilos pour obtenir un kilo de sucre. Les collines autour de la capitale de l’île ont été rasées.
En 1519, on interdit d’y construire de nouveaux fours à chaux, pour ne pas prendre le bois des sucriers. Quelques années plus tard, la ville va chercher son bois à l’autre bout de l’île. Le sucre, lui, est déjà parti ailleurs.
Une plage du Portugal, en 1444
Le commerce d’êtres humains, lui, avait commencé avant. Le 8 août 1444, six navires débarquent dans un port du sud du Portugal environ 235 personnes capturées sur les côtes africaines. On les partage en cinq groupes devant une porte de la ville. Le prince qui patronne ces expéditions prélève sa part : quarante-six personnes.
La scène nous est connue par une chronique écrite neuf ans plus tard, dont il ne subsiste qu’un seul manuscrit, aujourd’hui à Paris. Son auteur décrit les familles séparées, puis reprend son décompte.
Pendant près de quatre-vingts ans, ce trafic ne concerne pas l’Amérique. Les captifs vont dans les villes et les campagnes d’Espagne et du Portugal, et dans les îles. Une estimation sérieuse avance environ 156 000 personnes déportées d’Afrique entre 1450 et 1521.
L’île où le système se met en place
Le modèle complet apparaît plus au sud, sur une île de l’équateur, São Tomé. Elle est peuplée de force à partir de 1493 : des condamnés déportés, des enfants juifs enlevés à leurs parents, et des Africains réduits en esclavage.
En 1517, deux moulins fonctionnent et dix autres sont prévus. Dans les années 1530, l’île dépasse Madère. Les captifs viennent des côtes voisines, ce qui rend la traversée courte et le trafic régulier.
Le plus grand moulin de l’île tient encore debout. C’est un bâtiment de pierre de 23 mètres sur 16, avec une salle de machines, une salle de cuisson dont les murs portent encore les traces du feu, et des appartements à l’étage dont les fenêtres donnaient sur les zones de travail. On y a retrouvé des morceaux de moules à sucre en terre cuite, fabriqués au Portugal, les mêmes qu’à Madère. Le site n’est étudié que depuis 2020, et l’on n’y a encore localisé aucun logement d’esclave.
Un papier signé en 1518
Le passage vers l’Amérique se fait par un document. Le 18 août 1518, l’empereur Charles Quint autorise un de ses conseillers à faire transporter quatre mille esclaves vers les colonies espagnoles. L’autorisation peut être revendue à des marchands, et l’ancienne règle qui réservait le transport aux esclaves nés en terre chrétienne est supprimée.
Deux détails montrent comment l’opération devient légale. Les captifs seront baptisés en débarquant. Et une taxe sera payée sur place, par personne, pour vérifier que le total ne dépasse pas quatre mille.
Reste une question que les historiens n’ont pas tranchée. Le sucre a-t-il provoqué la traite, ou seulement accéléré un commerce qui existait déjà ? Plusieurs spécialistes défendent la seconde réponse.
Le détail des chiffres madériens, le débat sur ce que Madère prouve vraiment et le récent recul de la date du premier voyage direct occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Gomes Eanes de Zurara, *Crónica dos feitos da Guiné*, 1453, chapitres XXIV et XXV, arrivée des caravelles à Lagos et partage des captifs du 8 août 1444 ; manuscrit unique, vélin, 161 feuillets, 322 × 230 mm, fin du XVᵉ siècle Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Portugais 41, ancienne cote Suppl. français n° 236. Traduction française : *Chronique de Guinée : 1453*, trad. et notes de Léon Bourdon, préf. de Jacques Paviot, Paris, Chandeigne, 2011, 588 p., coll. « Magellane » 46
- Real cédula de Charles Quint à Lorenzo de Gorrevod, gouverneur de Bresse, Saragosse, 18 août 1518, licence de transport de quatre mille esclaves vers les Indes, avec clause de cession à des marchands, baptême à l’arrivée et paiement de l’almojarifazgo par tête Archivo General de Indias, Séville ; texte publié par Georges Scelle, *Histoire politique de la traite négrière aux Indes de Castille*, Paris, L. Larose et L. Tenin, 1906, t. I, « Documents et pièces justificatives », p. 755
- *Carta-foral da ilha de São Tomé*, 1485, mention de l’aptitude de l’île à la canne à sucre publiée par António Brásio (éd.), *Monumenta Missionaria Africana*, Supplément, vol. XV, Lisbonne, Academia Portuguesa de História, 1988, p. 3-7
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Valentim Fernandes, *Ilha de São Tomé*, 1506, première mention documentée des champs de canne de l’île publiée dans António Brásio (éd.), *Monumenta Missionaria Africana*, vol. IV, Lisbonne, Academia Portuguesa de História, 1954, p. 33-45
- Engenho et maison de maître de Praia Melão, São Tomé : bâtiment de pierre à deux niveaux, 23 × 16 m, salle de moulin hydraulique de 17 × 8,5 m alimentée par une levada, salle de cuisson aux parois brûlées, murs conservés sur 5 à 9 m, graffitis dans l’aire de travail, tessons de formes à sucre rattachés par fluorescence X au groupe de composition d’Aveiro relevé de la mission archéologique engagée en 2020 avec l’université de São Tomé e Príncipe et la Direcção Geral de Cultura
- Jean-Léon l’Africain, *A Geographical Historie of Africa*, Londres, Eliot’s Court Press, 1600, p. 56 et 417, observations sur la baisse des rendements madériens et sur les esclaves venus du Kongo et d’Angola dans les îles portugaises
Bibliographie
- Alberto Vieira, « Sugar Islands : The Sugar Economy of Madeira and the Canaries, 1450-1650 », dans Stuart B. Schwartz (dir.), *Tropical Babylons : Sugar and the Making of the Atlantic World, 1450-1680*, Chapel Hill, 2004, p. 42-84, DOI 10,5149/9780807895627_schwartz.7 University of North Carolina Presshttps://doi.org/10.5149/9780807895627_schwartz.7
- Herbert S. Klein, « The Atlantic Slave Trade to 1650 », dans Stuart B. Schwartz (dir.), *Tropical Babylons*, Chapel Hill, 2004, p. 201-236, DOI 10,5149/9780807895627_schwartz.11 University of North Carolina Presshttps://doi.org/10.5149/9780807895627_schwartz.11
- Jason W. Moore, « Madeira, Sugar, and the Conquest of Nature in the « First » Sixteenth Century, Part II : From Regional Crisis to Commodity Frontier, 1506-1530 », *Review (Fernand Braudel Center)* 33 (1), 2010, p. 1-24 Fernand Braudel Center
- Ivana Elbl, « The Volume of the Early Atlantic Slave Trade, 1450-1521 », *The Journal of African History* 38 (1), 1997, p. 31-75 Cambridge University Press
- António de Almeida Mendes, « Les réseaux de la traite ibérique dans l’Atlantique nord (1440-1640) », *Annales. Histoire, Sciences Sociales* 63 (4), 2008, p. 739-768, DOI 10,1017/S039526490002583X Éditions de l’EHESShttps://doi.org/10.1017/S039526490002583X
- Olivier Pétré-Grenouilleau, *Les Traites négrières. Essai d’histoire globale*, Paris, 2004 Gallimard
- Alex Borucki, David Eltis et David Wheat (dir.), *From the Galleons to the Highlands : Slave Trade Routes in the Spanish Americas*, Albuquerque, 2020, coll. « Diálogos », ISBN 978-0-8263-6115-8 University of New Mexico Press
- Marc Eagle et David Wheat, « The Early Iberian Slave Trade to the Spanish Caribbean, 1500-1580 », dans *From the Galleons to the Highlands*, Albuquerque, 2020, p. 47-72 University of New Mexico Press
- Arlindo Manuel Caldeira, « Learning the ropes in the tropics : slavery and the plantation system on the island of São Tomé », *African Economic History* 39, 2011, p. 35-71 African Economic History
- M. Dores Cruz, Larissa Thomas et M. Nazaré Ceita, « Bitter legacy : archaeology of early sugar plantation and slavery in São Tomé », *Antiquity* 97 (395), 2023, e30, DOI 10,15184/aqy.2023 113 Antiquity Publications, Cambridge University Presshttps://doi.org/10.15184/aqy.2023
Sources en ligne
- « Portugais 41 », notice du manuscrit de la *Crónica dos feitos da Guiné* Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc351766
- « Chronique de Guinée : 1453 », notice de la traduction Bourdon-Paviot, Chandeigne, 2011 BnF, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb425125627
- « Histoire politique de la traite négrière aux Indes de Castille, contrats et traités d’assiento », texte intégral numérisé Internet Archive, d’après l’exemplaire de l’université du Michiganhttps://archive.org/details/histoirepolitiq00scelgoog
- « The Early Trans-Atlantic Slave Trade : Emperor Charles V », transcription espagnole et traduction de la cédule de 1518 Lowcountry Digital History Initiative, College of Charlestonhttps://ldhi.library.cofc.edu/exhibits/show/african_laborers_for_a_new_emp/emperor_charles_v
- « Bitter legacy : archaeology of early sugar plantation and slavery in São Tomé » Antiquity, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/antiquity/article/bitter-legacy-archaeology-of-early-sugar-plantation-and-slavery-in-sao-tome/D924CD6992FEF2504FD543330CB2A23D
- « THE VOLUME OF THE EARLY ATLANTIC SLAVE TRADE, 1450–1521 » The Journal of African History, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-african-history/article/abs/volume-of-the-early-atlantic-slave-trade-14501521/D039593FE19902D80AB6509DAF9CE2F5
- « Les réseaux de la traite ibérique dans l’Atlantique nord (1440-1640) » Cairn.info, pour les Éditions de l’EHESShttps://shs.cairn.info/revue-annales-2008-4-page-739?lang=fr
- « From the Galleons to the Highlands : Slave Trade Routes in the Spanish Americas », présentation et sommaire de l’ouvrage University of New Mexico Presshttps://www.unmpress.com/9780826361158/from-the-galleons-to-the-highlands/
- « Madeira, Sugar, and the Conquest of Nature in the « First » Sixteenth Century, Part II », texte intégral dépôt de l’auteur, Jason W. Moorehttps://jasonwmoore.com/wp-content/uploads/2017/08/Moore-Madeira-Part-II-2010-REVIEW.pdf
- « Sugar Islands The Sugar Economy of Madeira and the Canaries, 1450–1650 » North Carolina Scholarship Online, Oxford Academichttps://academic.oup.com/north-carolina-scholarship-online/book/20527/chapter-abstract/179748017
- « El negocio del azúcar aceleró la llegada de negros » First Blacks in the Americas, CUNY Dominican Studies Institute, City College of New Yorkhttp://firstblacks.org/spn/summaries/arrival-04-sugar-accelerated-imports-of-blacks/


%2C_RP-P-OB-78.784-145.jpg?width=500)

_by_Aert_Anthoniszoon.jpg?width=500)

%2C_reine_de_France_-_P2127_-_Mus%C3%A9e_Carnavalet.jpg?width=500)




.jpg?width=500)