En 1554, le cabildo de Mexico, le conseil municipal de l’ancienne capitale mexica, décide d’envoyer à Juan Ginés de Sepúlveda des bijoux et des fourrures du pays, jusqu’à la valeur de deux cents pesos d’or. Le destinataire n’a jamais traversé l’Atlantique. Il vit en Castille, il écrit en latin, et les colons le remercient d’avoir plaidé leur cause trois ans plus tôt, lors de la controverse de Valladolid, avec un livre que les universités de Salamanque et d’Alcalá avaient refusé de laisser imprimer. Francisco Castilla Urbano, qui rappelle l’épisode dans une étude parue en 2025, précise qu’aucun document ne montre que le présent soit arrivé jusqu’à lui ni qu’il l’ait accepté.
Quatorze juges au collège de San Gregorio
Au printemps 1550, Charles Quint fait suspendre les expéditions de conquête en Amérique et convoque une junte, c’est-à-dire une commission réunie pour une seule affaire, chargée de dire comment ces entreprises pourraient se faire en justice. Elle rassemble le Conseil des Indes, des membres d’autres conseils royaux et quatre théologiens, quinze personnes en tout, ramenées à quatorze par le retrait du franciscain Bernardino de Arévalo. Trois dominicains y siègent, Domingo de Soto, Melchor Cano et Bartolomé de Carranza, et Sepúlveda écrit dans une lettre qu’on n’aurait pu trouver en Espagne de juges plus contraires à sa thèse. La première session commence au collège de San Gregorio, probablement le 15 août 1550, et se prolonge jusqu’en septembre. La seconde s’ouvre le 15 avril 1551. Tel que Soto le résume ensuite, le mandat consiste à chercher comment les peuples des Indes pourraient rester sujets de l’empereur « sin lesión de su real conciencia, conforme a la bula de Alejandro », sans blesser la conscience du roi et conformément à la bulle d’Alexandre VI qui, en 1493, avait lié la souveraineté castillane à l’évangélisation. La conscience du roi, donc, et la légitimité de sa domination.
Rien, dans la procédure, ne ressemble à une joute. Sepúlveda parle le premier, trois heures environ ; Las Casas lit ensuite pendant cinq jours, et aucun des deux n’assiste à l’exposé de l’autre. Soto est alors chargé d’un Sumario, un résumé destiné aux juges, que les deux adversaires acceptent sans le discuter. On lit ce résumé dans l’imprimé que Las Casas a fait tirer en 1552, donc dans une édition procurée par l’une des parties.
Aucun Indien ne siège dans la salle, et aucun n’y est entendu.
« Barbari enim, ut ait Thomas »
Sepúlveda arrive avec un livre interdit. Chroniqueur de Charles Quint, il avait aussi enseigné le latin au prince Philippe, qui ne l’a jamais très bien su. Vers 1544, encouragé par le président du Conseil des Indes, le cardinal García de Loaysa, il rédige le Democrates secundus, un dialogue latin sur les justes causes de la guerre contre les Indiens. Consultées à l’instigation de Las Casas, les universités de Salamanque et d’Alcalá s’opposent à l’impression. Sepúlveda compose alors un texte plus court, de facture scolastique pour convaincre les théologiens, où il répond à sept objections faites à son livre, et le fait imprimer à Rome chez Valerio et Luigi Dorico, avec la date du 1er mai 1550. En Castille, ordre est donné d’en saisir les exemplaires. Le Democrates restera manuscrit jusqu’en 1892, et cette Apologia a longtemps été la seule forme imprimée de sa pensée sur la conquête.
Dans le résumé de Soto, sa thèse tient en quatre raisons. La gravité des fautes des Indiens, idolâtrie et péchés « contre nature » ; la « rudeza de sus ingenios », la grossièreté de leur esprit, qui ferait d’eux une gent servile tenue de servir des peuples plus policés ; la commodité de la sujétion pour la prédication ; la protection des victimes que certains sacrifient ou mangent.
Le vocabulaire est celui de la raison. L’Apologia définit les barbares, d’après le commentaire de Thomas d’Aquin sur la Politique d’Aristote, comme ceux « qui ratione deficiunt », qui manquent de raison, entre autres à cause d’un climat qui engourdit les esprits. Devant la junte, Sepúlveda évite même de nommer Aristote et sa doctrine de l’esclavage par nature, parce que le refus des universités l’a rendu méfiant, et il s’abrite derrière Thomas, plus audible pour des théologiens. Un être à qui l’on reproche de mal user de sa raison en est pourvu.
Sur l’humanité des Indiens, Rome avait parlé treize ans plus tôt. Le 2 juin 1537, la bulle Sublimis Deus de Paul III déclarait les Indiens « veros homines », de vrais hommes, capables de recevoir la foi chrétienne, et interdisait de les priver de leur liberté et de leurs biens, même s’ils demeuraient hors de cette foi. Personne à Valladolid ne le conteste. Sepúlveda réclame la soumission des Indiens pour ouvrir la voie aux prédicateurs, la conversion devant rester libre, et il a toujours condamné les excès des conquérants.
Las Casas lit pendant cinq jours
Le texte que Las Casas lit à la junte est une première version de son Apologia latine, dont l’état conservé, un manuscrit des environs de 1552, se trouve à la Bibliothèque nationale de France, sous le numéro 12926 du fonds latin selon son traducteur américain, Stafford Poole [À VÉRIFIER sur la notice de la BnF]. Pour désamorcer l’argument de la barbarie, l’évêque distingue, dans le résumé de Soto, trois espèces de barbares. Les uns ne le sont qu’improprement, par l’étrangeté de leurs opinions ou de leurs mœurs, sans manquer de police ni de prudence pour se gouverner. D’autres n’ont pas l’écriture, mais ont des royaumes et des gouvernants. Les derniers, qui vivent comme des bêtes sauvages dans les campagnes, sans villes ni lois ni commerce, errent en pillant à la manière des Goths et des Alains, et c’est d’eux seuls que l’on peut entendre ce qu’Aristote dit de la guerre qu’il est permis de leur faire. Cette troisième espèce devient une catégorie marginale, où Las Casas refuse de ranger les peuples des Indes. En publiant son Apologia, il ajoutera une quatrième acception, le barbare au sens de non-chrétien, qui ne justifie par elle-même aucune guerre. Le mot barbare, chez lui, glisse ainsi de la nature vers l’état. Le mot barbare nomme désormais une ignorance ou une coutume, et puisque l’Église n’a aucune juridiction sur ceux qui sont hors d’elle, ni pour extirper ni pour punir leur idolâtrie, aucune de ces conditions ne fonde un droit de faire la guerre à des peuples qui ignorent jusqu’à la nature de leur faute.
Le point le plus âpre porte sur les sacrifices humains. Las Casas soutient qu’entre deux maux il faut choisir le moindre, et qu’une guerre menée pour sauver quelques victimes innocentes en tuerait une multitude. Dans la onzième de ses douze objections, Sepúlveda répond par un calcul, vingt mille sacrifiés chaque année, multipliés par les trente ans écoulés depuis la conquête de Mexico, soit six cent mille morts, alors que la guerre, selon lui, n’en aurait pas fait davantage qu’une seule année de sacrifices. Las Casas refuse d’admettre ne serait-ce que cinquante victimes par an, faute de quoi, dit-il, on n’aurait pas trouvé des peuples aussi nombreux. Aucun des deux ne dit d’où il tient son chiffre, et Castilla Urbano relève que l’argument de l’évêque contredit l’effondrement démographique qu’il décrivait lui-même dans sa Brevísima relación de la destrucción de las Indias.
Soto, tenu à la neutralité, sort une fois de son rôle. Las Casas, glisse-t-il dans le Sumario, confond le droit de prêcher, qui est l’opinion de beaucoup de docteurs, avec le droit d’être écouté, qui a moins d’apparence. Dans l’Europe de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, la guerre juste est une matière d’école, et sur ce droit de prêcher la plupart des théologiens, de Francisco de Vitoria à Carranza, l’un des juges, pensaient comme Sepúlveda.
Le vote de Melchor Cano, attendu jusqu’en 1557
Après la distribution du résumé, Sepúlveda relève dans le discours de Las Casas douze objections à sa thèse et y répond en trois pliegos, des feuilles pliées remises à chaque juge. Les membres de la junte reçoivent six ou sept mois pour rendre leur avis. À la reprise, Sepúlveda découvre que l’évêque, « seul ou accompagné », lui a répliqué en vingt et un pliegos, et il note avec aigreur que ces messieurs en ont fait si peu de cas que « pocos ó ninguno las avian leydo ». Qui a aidé Las Casas, si quelqu’un l’a aidé, on ne sait pas le dire.
Aucune sentence ne sort de Valladolid. Les juges se dispersent sans remettre les votes qu’on leur demande, et en 1557 on réclame encore le sien à Melchor Cano.
Chacun des deux se déclare vainqueur. Las Casas affirme que la junte a tenu les conquêtes pour iniques, illicites et injustes, tout en admettant que rien n’a été décidé sur les encomiendas. Sepúlveda assure que la plupart des juristes, sinon tous les théologiens, ont approuvé une partie ou la totalité de ses raisons.
Les historiens lisent ce silence de deux façons. Nestor Capdevila y voit une impasse, la couronne ne pouvant endosser ni une position trop appréciée des colons ni une position qui invalidait la légitimité de toute la conquête. Castilla Urbano regarde les actes, et montre des positions lascasiennes favorisées tant qu’elles servaient le roi contre les conquérants et les encomenderos, puis délaissées.
Entre 1552 et 1553, Las Casas fait imprimer à Séville huit ouvrages. L’un d’eux, Aquí se contiene una disputa o controversia, sort en 1552 de l’atelier de Sebastián Trujillo (le colophon écrit Trugillo, et c’est la graphie à chercher dans les catalogues de fonds anciens), soixante-deux feuillets in-quarto qui réunissent le résumé de Soto, les objections de Sepúlveda et les réponses de l’évêque. Sepúlveda riposte par des Proposiciones temerarias, escandalosas y heréticas, où il dénonce un livre imprimé « sin licencia », et le 15 mars 1554 il écrit au chancelier Granvelle, évêque d’Arras, qu’un prince chrétien pourrait prendre prétexte du livre pour se mêler de la conquête des Indes. Il demande que l’Inquisition l’examine, ce qui ne se fait pas.
Le cardinal Roncieri
Le légat qui préside les débats, envoyé par le pape pour dire si les indigènes sont des hommes à part entière ou des sujets du Diable, s’appelle Salvatore Roncieri, et il n’a jamais existé. Il vient de La Controverse de Valladolid, un récit que la télévision française avait commandé à Jean-Claude Carrière pour le cinquième centenaire de 1492. Le téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe passe sur FR3 le 2 mai 1992, avec Jean-Pierre Marielle en Las Casas, Jean-Louis Trintignant en Sepúlveda et Jean Carmet en légat ; le récit paraît la même année au Pré aux clercs et chez Belfond, et Jacques Lassalle monte la pièce en 1999. Dans sa préface, Carrière reconnaît que les faits ne se sont pas déroulés comme il les raconte, qu’il n’est pas certain que les deux adversaires se soient rencontrés, et qu’il a inventé le légat, les colons et les Indiens en cherchant une vérité dramatique. Depuis plus de trente ans, le téléfilm sert à expliquer le débat dans les classes françaises, et beaucoup de fiches pédagogiques reprennent ses inventions comme des faits ; Castilla Urbano a même trouvé en 2024 le cardinal Roncieri cité sans mise en garde dans une encyclopédie en ligne. Nestor Capdevila, qui a traduit en français les textes de la controverse, tient pour une banalité la question du salut de l’âme que le récit met au centre, et il est peu probable qu’un théologien de 1550 l’eût posée en ces termes.
Ceux qui voient à Valladolid un débat sur l’humanité des Indiens n’ont pourtant pas tout inventé. La bulle de 1537 existe parce que la question avait été posée, et elle tient pour inspirée du diable l’idée de réduire les Indiens en esclavage, ce qui suppose des hommes pour la défendre. Sepúlveda lui-même, dans le Democrates, ne concède aux Mexicas leurs maisons, leur vie commune et leur commerce que pour en conclure qu’ils ne sont pas « des ours ou des singes entièrement dépourvus de raison », selon la traduction castillane d’Ángel Losada rendue ici en français. La distance entre un homme privé de sa liberté pour défaut de raison et un être sans âme est théologique, et elle comptait beaucoup pour des juges formés à la scolastique.
Le dénouement du film, où la liberté des Indiens se paie de l’asservissement des Africains, ne repose sur rien de ce qui s’est dit à Valladolid, où la traite n’a pas été discutée. Las Casas avait bien recommandé, au moins depuis 1516 et jusqu’au milieu des années 1540, de faire venir des esclaves africains pour soulager les Indiens, et vers 1550 il revenait sur cette position.
À l’université de Grenade, un exemplaire de l’imprimé de 1552 a été numérisé et se consulte en ligne. La page de titre, à deux encres, est encadrée d’une bordure architecturale composée de quatre bois gravés et surmontée d’un petit écu royal, et le texte qui suit, en lettres gothiques, commence par le résumé de Domingo de Soto.
Pour aller plus loin
Ces débats croisent l’histoire des Lois nouvelles de 1542, dont la suppression des encomiendas provoqua au Pérou la révolte qui coûta la vie au vice-roi Blasco Núñez Vela. Ils rejoignent aussi l’école de Salamanque et l’enseignement de Francisco de Vitoria sur les Indiens, ainsi que la réception européenne de la Brevísima relación de Las Casas.
On raconte souvent qu’en 1550, à Valladolid, des savants espagnols ont débattu pour savoir si les Indiens d’Amérique avaient une âme. La scène a bien eu lieu, mais la question était une autre. Personne, ce jour-là, ne doutait que les Indiens soient des hommes. On discutait du droit de leur faire la guerre.
Une commission réunie par l’empereur
Au printemps 1550, l’empereur Charles Quint suspend les expéditions de conquête en Amérique. Il réunit une commission de quatorze juges, des conseillers du roi et des théologiens, dans un collège de religieux à Valladolid, en Castille.
Leur mission est de dire comment les peuples d’Amérique peuvent rester soumis à l’empereur sans que le roi pèche contre sa conscience. La question porte donc sur la justice de la conquête.
Deux hommes plaident, chacun à son tour. Aucun des deux n’écoute l’autre. Le premier parle environ trois heures. Le second lit son texte pendant cinq jours. Aucun Indien n’est présent dans la salle.
Deux hommes, deux thèses
Le premier s’appelle Juan Ginés de Sepúlveda. C’est un savant qui écrit en latin et qui n’est jamais allé en Amérique. Il a écrit un livre pour justifier la guerre contre les Indiens, mais les universités espagnoles ont refusé qu’on l’imprime.
Selon lui, les Indiens commettent des fautes graves, comme adorer des idoles ou sacrifier des êtres humains. Il les juge aussi moins doués de raison que les Espagnols. Il en conclut qu’il faut d’abord les soumettre par la force, pour que les prêtres puissent ensuite leur prêcher la religion chrétienne.
Le second s’appelle Bartolomé de Las Casas. C’est un religieux dominicain qui a été évêque de Chiapas, en Amérique. Pour lui, les peuples d’Amérique ont des royaumes, des lois et des gouvernants. Le mot « barbare », que Sepúlveda leur applique, ne leur convient pas. Aucune raison ne justifie la guerre.
Les deux hommes se disputent aussi sur des chiffres. Sepúlveda parle de vingt mille personnes sacrifiées chaque année par les Indiens. Las Casas répond qu’il n’y en a même pas cinquante. Aucun des deux ne dit d’où vient son chiffre.
Treize ans plus tôt, le pape avait tranché
La question de l’âme était déjà réglée. En 1537, le pape Paul III avait déclaré que les Indiens étaient de vrais hommes, capables de devenir chrétiens, et qu’on ne devait leur prendre ni leur liberté ni leurs biens. À Valladolid, personne ne remet ce texte en cause.
Le débat, lui, ne se termine jamais vraiment. Les juges repartent sans donner leur avis. Plusieurs années plus tard, on attend toujours le vote de l’un d’eux. Chacun des deux adversaires affirme ensuite qu’il a gagné.
En 1552, Las Casas fait imprimer à Séville un livre qui rassemble les arguments des deux camps. Sepúlveda demande que l’Inquisition examine ce livre, ce qui n’arrive pas.
D’où vient la question de l’âme ?
Elle vient surtout de la télévision. En 1992, pour les cinq cents ans du premier voyage de Christophe Colomb, un scénariste français, Jean-Claude Carrière, écrit un récit sur ce débat. Un téléfilm en est tiré, avec de grands acteurs.
Dans ce film, un envoyé du pape doit décider si les Indiens ont une âme. Ce personnage n’a jamais existé. Carrière lui-même explique dans sa préface qu’il a inventé plusieurs personnages pour rendre l’histoire plus dramatique. Le film est souvent montré en classe, et beaucoup l’ont pris pour un récit exact.
La formule n’est pourtant pas sortie de nulle part. Avant 1537, certains voulaient traiter les Indiens en esclaves, et le pape a dû répondre. Sepúlveda, dans son livre, les comparait encore à des êtres à peine plus raisonnables que des animaux. Mais à Valladolid, les juges n’ont jamais eu à voter sur leur âme.
Les quatre raisons de Sepúlveda, les différentes sortes de barbares distinguées par Las Casas et l’histoire du téléfilm de 1992 occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Juan Ginés de Sepúlveda, Apologia pro libro de iustis belli causis, Rome, Valerio et Luigi Dorico, 1550, adressée à Antonio Ramírez, évêque de Ségovie, avec une lettre d’Antonio Agustín ; exemplaire de l’université de Salamanque (handle 10366/19474), consulté dans l’édition numérique The School of Salamanca, texte W0095 Universidad de Salamanca
- Bartolomé de Las Casas, Aquí se contiene una disputa o controversia entre el obispo don fray Bartholomé de las Casas... y el doctor Ginés de Sepúlveda, Séville, en casa de Sebastián Trugillo, 1552, [62] f., in-4º, page de titre à deux encres dans un encadrement de quatre bois gravés, contenant le Sumario de Domingo de Soto, les douze objections de Sepúlveda et les douze réponses de Las Casas Biblioteca de la Universidad de Granada, fonds ancien, exemplaire numérisé (DIGIBUG, handle 10481/28066)
- Bartolomé de Las Casas, Apologia (Adversus persecutores et calumniatores gentium novi orbis ad Oceanum reperti), manuscrit latin, vers 1552 Bibliothèque nationale de France, fonds latin, n° 12926 selon l’édition de Stafford Poole [À VÉRIFIER sur la notice de la BnF]
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Sources primaires (suite)
- Paul III, bulle Sublimis Deus, Rome, 2 juin 1537, déclarant les Indiens « veros homines » et capables de la foi chrétienne présentation et texte, Clio2web, UCLouvain
- Juan Ginés de Sepúlveda, Democrates secundus, dialogue latin rédigé vers 1544, resté manuscrit jusqu’en 1892 ; passage sur les maisons et le commerce des Mexicains cité d’après Demócrates segundo o de las justas causas de la guerra contra los indios, trad. et éd. Ángel Losada, Madrid, CSIC, 1984, p. 36-37 Consejo Superior de Investigaciones Científicas
- Juan Ginés de Sepúlveda, Proposiciones temerarias, escandalosas y heréticas que notó el doctor Sepúlveda en el libro de la conquista de Indias..., éd. dans la Colección de documentos inéditos para la historia de España, t. LXXI, Madrid, 1879, p. 335-361 (réplique de Las Casas en vingt et un pliegos, p. 338) cité d’après Castilla Urbano, 2025
- Juan Ginés de Sepúlveda, Epistolario, éd. et trad. Ignacio J. García Pinilla et Julián Solana Pujalte, Obras completas IX, Pozoblanco, 2007 (lettre sur la composition de la junte ; lettre à Antoine Perrenot de Granvelle, évêque d’Arras, 15 mars 1554) Ayuntamiento de Pozoblanco, cité d’après Castilla Urbano, 2025
- Bartolomé de Las Casas, Brevísima relación de la destrucción de las Indias, Séville, Sebastián Trugillo, 1552 référence bibliographique donnée par la banque de données AGON, Sorbonne Université
- Jean-Claude Carrière, La Controverse de Valladolid, récit, Paris, Belfond / Le Pré aux clercs, 1992, préface préface citée d’après la traduction espagnole (Barcelone, Península, 1998, p. 9) reprise par Castilla Urbano, 2025
- Jean-Daniel Verhaeghe (réal.), La Controverse de Valladolid, scénario de Jean-Claude Carrière, téléfilm, première diffusion sur FR3 le 2 mai 1992, avec Jean-Pierre Marielle, Jean-Louis Trintignant et Jean Carmet Bakti Productions, FR3 Marseille, La Sept, RTBF
Bibliographie
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- Bartolomé de Las Casas, La Controverse entre Las Casas et Sepúlveda, introduction, traduction et notes de Nestor Capdevila (« Impérialisme, empire et destruction », p. 7-200), Paris, 2007, 320 p., coll. « Textes et commentaires », ISBN 978-2-7116-1897-2 Vrin
- Luke Glanville, David Lupher et Maya Feile Tomes, Sepúlveda on the Spanish Invasion of the Americas : Defending Empire, Debating Las Casas, Oxford, 2023, 432 p., DOI 10,1093/oso/9780198863823 001,0001 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/oso/9780198863823
- Bartolomé de Las Casas, In Defense of the Indians, trad., éd. et annotation de Stafford Poole, DeKalb, 1974, xx-385 p., rééd. 1992 Northern Illinois University Press
Sources en ligne
- « La controversia de Valladolid entre Las Casas y Sepúlveda y su reflejo en la pantalla : una asignatura pendiente », texte intégral Trasvases entre la literatura y el cine, Universidad de Málagahttps://revistas.uma.es/index.php/trasvases/article/download/20295/22292/124914
- « Sepúlveda on the Spanish Invasion of the Americas : Defending Empire, Debating Las Casas » The Australian National University, Research Portalhttps://researchportalplus.anu.edu.au/en/publications/sep%C3%BAlveda-on-the-spanish-invasion-of-the-americas-defending-empir/
- « The Defence of the Book, On the Just Reasons for War : (Apologia pro libro de iustis belli causis) » Oxford Academichttps://academic.oup.com/book/46077/chapter/404579913
- « Sepúlveda : Apologia pro libro de iustis belli causis » The School of Salamanca, A Digital Collection of Sources, Académie des sciences et des lettres de Mayence et Max-Planck-Institut für Rechtsgeschichtehttps://www.salamanca.school/data/W0095/html/00002_W0095-00-0003-d1-03e9.html#W0095-00-0003-d1-03e9
- « The School of Salamanca : New Digital Edition of Juan Ginés de Sepúlveda’s “Apologia” now online » The School of Salamanca, blog du projethttps://blog.salamanca.school/en/2020/01/31/the-school-of-salamanca-new-digital-edition-of-juan-gines-de-sepulvedas-apologia-now-online/
- « Aqui se contiene una disputa o controversia entre el Obispo do [sic] fray Bartholome delas Casas... », notice et reproduction numérique Biblioteca Virtual Miguel de Cervanteshttps://www.cervantesvirtual.com/obra/aqui-se-contiene-una-disputa-o-controversia-entre-el-obispo-do-sic-fray-bartholome-delas-casas-o-casaus-obispo-q-fue-dela-ciudad-real-de-chiapa-que-es-en-las-indias-parte-dela-nueva-espana-y-el-doctor-gines-de-sepulveda-coronista-del-emperadorq-las-conquistas-delas-indias-eran-licitas-y-el-obispo-por-el-contrariotiranicas-injustas-e-iniquas/
- « Aqui se contiene una disputa o controversia entre el Obispo do [sic] fray Bartholome delas Casas... » DIGIBUG, dépôt institutionnel de l’Universidad de Granadahttps://digibug.ugr.es/handle/10481/28066
- « Bula Sublimis Deus » Clio2web, UCLouvainhttps://clio2web.uclouvain.be/exhibits/show/decouverte-ameriques/item/13523
- « Controverse de Valladolid (1550-1551) », notice de Nestor Capdevila Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/controverse-de-valladolid/
- « Debate de Valladolid ; Sepúlveda y Las Casas » Diccionario de Historia Cultural de la Iglesia en América Latinahttps://www.dhial.org/diccionario/index.php?title=DEBATE_DE_VALLADOLID%3B_Sep%C3%BAlveda_y_Las_Casas
- « Las Casas et Sepulveda (controverse entre) » Banque de données AGON, OBVIL, Sorbonne Universitéhttps://obvil.huma-num.fr/agon/querelles/controverse-entre-las-casas-et-sepulveda
- « In defense of the Indians », notice bibliographique signalant le manuscrit latin 12926 de la BnF musée du quai Branly Jacques Chirac, catalogue de la médiathèquehttps://quaibranly.fr/en/explore-collections/base/Bibliography/action/show/notice/000078025-in-defense-of-the-indians-the-defense-of-the-most-reverend-lord-don-fray-bartolome-de-las-casas-of-the-order-of-preachers-late-bishop-of-chiapa-against-the-persecutors-and-slanderers-of-the-peoples-of-the-new-world-discovered-across-the-seas





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