Sur un feuillet ajouté après coup à son manuscrit, Felipe Guaman Poma de Ayala dessine Potosí au pied de ses collines et la présente au roi. La ville y devient le « cœur de ce royaume », et ses titres s’enchaînent dans une même phrase : membre du monde, secours du peuple de Dieu de Jérusalem, aide de Rome, de la sainte foi catholique, grand serviteur de la couronne impériale. On ignore si Philippe III, à qui l’ouvrage était adressé vers 1615, l’a jamais eu entre les mains ; le manuscrit a presque certainement gagné la cour de Madrid, puis Copenhague, où la Bibliothèque royale le conserve sous la cote GKS 2232 4º. Sur la plus petite des collines, Guaman Poma a placé six fourneaux, chacun avec un Indien qui y verse du minerai.
L’argent andin au service de Rome et des Habsbourg est donc une idée andine avant d’être une thèse d’historien.
Le mercure arrive à Potosí en 1572
On attribue la découverte du Cerro Rico, en 1545, à un prospecteur andin, Diego Gualpa, et la notice que le Denver Art Museum consacre à une vue gravée de la ville qualifie le récit d’apocryphe. Thérèse Bouysse-Cassagne cherche d’ailleurs, dans le volume dirigé en 2023 par Rossana Barragán et Paula Zagalsky, un Potosí préhispanique. Guaman Poma écrit qu’une « ciudad de la plata » fut fondée le 16 avril 1540 par le capitaine Peranzúrez ; les éditeurs de Copenhague, qui lisent là Potosí, notent que la date ne convient pas, et l’expression pourrait aussi bien désigner La Plata (aujourd’hui Sucre), siège de l’audiencia voisine.
Jusqu’au début des années 1570, on fond. Les minerais de surface, oxydés et très riches, passent dans des fourneaux andins chauffés à la bouse de lama, les guayras, d’un mot quechua qui désigne le vent ; Kris Lane en décrit plusieurs milliers alignés sur les crêtes, allumés la nuit pour profiter des vents descendants du soir, pendant que la fumée bleue du fondant au plomb retombait sur les ravins habités. À mesure que les galeries s’enfoncent, le minerai change. Plus dur, chargé de zinc, de plomb et parfois d’étain, il résiste à la fusion. Les affineurs empruntent leur solution au Mexique, où ceux de Pachuca mélangent depuis les années 1550 le minerai broyé avec du sel et du mercure. Le résumé de l’article que Marie Helmer consacre en 1967 à la mita décrit la bascule de 1572 en termes de technicienne, le procédé européen de l’amalgame remplaçant le procédé indigène par fusion. Pour amalgamer, il faut broyer, donc des moulins à pilons mus par l’eau, donc des réservoirs et des canaux creusés dans les montagnes de Kari Kari ; au début des années 1590, plus d’une centaine de moulins travaillent le long du ravin principal, et la production culmine en 1592. Le métal sort en pains d’argent pur, les piñas, refondus en barres de 60 à 80 livres pour l’essai et l’impôt.
Ces travaux portent la marque du vice-roi Francisco de Toledo, en poste de 1569 à 1580, qui installe aussi en 1574 la Monnaie de Potosí, d’où sortent les premières pièces de huit frappées sur place, et réorganise le travail forcé qui alimente les moulins.
Mita gruesa, mita ordinaria
Mita signifie le « tour » en quechua, et Toledo refond cette corvée andine pour Potosí. Le 6 août 1578, à Lima, il signe un repartimiento général, la liste des communautés astreintes et des propriétaires bénéficiaires, qui fixe la mita gruesa, le contingent annuel, à environ 14 200 hommes, et la mita ordinaria, en service simultané, à près de 4 400. Dans les communautés de Charcas qu’étudie Paula Zagalsky, la quote-part touchait déjà en 1575 16,7 % des tributaires recensés.
Le résultat le plus dur de ses travaux tient à une absence de variation. Entre 1578 et 1610, en pleine chute démographique, le total réclamé reste proche de 13 400 hommes par an, alors que le tribut, lui, s’ajuste aux pertes que dénoncent les autorités autochtones. Certaines communautés paient en argent pour racheter leurs hommes, les indios de faltriquera, les « Indiens de poche ». Juridiquement, les mitayos sont des tributaires de la Couronne astreints à un service temporaire ; à la Monnaie, ce sont des esclaves africains arrivés par Buenos Aires et Córdoba qui taillent et martèlent les flans, environ cent cinquante dans les années 1610 selon les registres internes étudiés par Lane. Des femmes, veuves de mineurs comprises, trient le minerai à l’entrée des galeries ou nourrissent de chicha les équipes qui se relaient.
Huit millions de morts sans registre
En 1971, l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano publie à Mexico, chez Siglo XXI, Las venas abiertas de América Latina, et le livre affirme qu’en trois siècles le Cerro Rico a consumé huit millions de vies. Selon Kris Lane, Galeano y reprend la veine de Las Casas et du dominicain Domingo de Santo Tomás, qui appelait dès 1550 la montagne « bouche de l’enfer » ; les guides de Potosí répètent le chiffre, quoique Galeano ait pris ensuite ses distances avec la polémique lascasienne de son livre. Pour trancher, il faudrait un registre des décès des mitayos. Les repartimientos comptent des hommes à envoyer, les livres fiscaux comptent de l’argent, et le registre qui manque est précisément celui des morts.
L’autre grand chiffre de Potosí a une histoire voisine. Bartolomé Arzáns de Orsúa y Vela, qui écrit sa chronique de la ville au début du XVIIIᵉ siècle, rapporte qu’un recensement ordonné en 1650 par Francisco de Nestares Marín compta 160 000 habitants. La fiche de l’UNESCO sur le bien n° 420 juxtapose 160 000 colons et 13 500 Indiens forcés, une population urbaine et un quota de mita. Lane retient près de 100 000 habitants en 1592. Deux comptages s’affrontent, et le recensement de 1650 se cite d’ordinaire d’après la seule phrase d’Arzáns.
Discuter ces chiffres n’allège en rien le bilan de la mine. Lane décrit des hommes mutilés ou malades qui ne rentrent pas chez eux, et le mercure des cornues qui empoisonne les ouvriers.
« Quien tal hace, que tal pague »
Dans les années 1640, la Monnaie de Potosí frappe à la main, certaines années, près de cinq millions de réaux de huit, selon les séries de John TePaske reprises par Lane. Six ateliers de taille, les hornazas, emploient chacun environ vingt-cinq esclaves africains. Cinq ou six marchands d’argent apportent le métal à la Monnaie et avancent aux mineurs de quoi payer leurs équipes. Quand le minerai s’appauvrit après 1620, le crédit continue de courir, et l’écart se comble avec du cuivre.
Francisco Gómez de la Rocha, Estrémègne venu du commerce de la coca, devient au début des années 1640 l’un des marchands attitrés de la Monnaie. Dès 1641, des pesos de Potosí au titre réduit sont repérés à Gênes et à Anvers. Si les banquiers génois et portugais refusaient l’argent américain, note Lane, la machine de guerre des Habsbourg risquait l’effondrement.
Le visitador Francisco de Nestares Marín, un ancien inquisiteur, entre à Potosí le 11 décembre 1648 avec le titre de président de l’audiencia de Charcas, qui lui permet de prononcer des peines capitales. Les premiers témoignages lui viennent de deux esclaves en fuite, Gregorio de la Cruz et Juan Flores. Rocha refuse la composition de 500 000 pesos que Nestares lui réclame. Le 25 janvier 1650, Rocha meurt au garrot et son corps est exposé le lendemain sur la grand-place ; l’essayeur Felipe Ramírez de Arellano est exécuté quatre semaines plus tard, et le crieur public accompagne ces morts de la formule « Quien tal hace, que tal pague », qui fait cela, qu’il le paie.
La remise en ordre coûte cher. Les premières monnaies réformées titrent environ 91 % d’argent au lieu des 93 % légaux, et en 1651-1652 le roi fait dévaluer ou retirer les pesos frappés à Potosí depuis le milieu des années 1640. Soixante ou soixante-dix ans plus tard, Arzáns fait de Rocha un martyr et de Nestares le troisième fléau de sa ville, en citant une chanson où le condamné se dit arrivé misérable et vendeur de coca ; les registres notariaux montrent des débuts moins modestes.
K’ajchas
Au XVIIIᵉ siècle, les Bourbons desserrent l’étau fiscal. En 1736, l’impôt sur l’argent descend du cinquième au dixième, le diezmo ; une banque est créée en 1747, la mita réformée vers 1750, et une Monnaie mécanisée ouvre en 1773. La production remonte jusque dans les années 1790, au prix de quotas de minerai relevés pour les mitayos et d’une consommation de mercure inédite depuis la fin du XVIᵉ siècle.
Rossana Barragán a déplacé le regard vers les k’ajchas, des mineurs qui travaillaient hors de la contrainte, pour leur propre compte, et une recension de l’ouvrage parue dans les Notas de Antropología de las Américas retient qu’ils auraient produit la moitié de l’argent de Potosí entre 1754 et 1800, ce qui fait de la dernière grande époque du Cerro Rico une affaire de travail libre autant que de mita.
L’objection chinoise
En 1934, Earl Hamilton publie les arrivées enregistrées à Séville entre 1503 et 1660, soit 16 886 815 kilogrammes d’argent fin, et relie leur afflux à la hausse des prix espagnols ; le compte rendu d’EH.net note que la production cumulée de Potosí et de Zacatecas atteint, sur la période comparable, un total très voisin. En 1985, Michel Morineau a attaqué la série avec des sources guère exploitées avant lui, les gazettes hollandaises qui annonçaient l’arrivée des flottes, et montré que l’effondrement des retours au XVIIᵉ siècle tenait en partie à ce qui échappait au registre sévillan ; un recenseur de la Hispanic American Historical Review lui reproche de prêter trop d’exactitude à ces gazettes. Une série fiscale compte l’argent qui a payé l’impôt, et lui seul. Barragán et Zagalsky rappellent ainsi que les séries de TePaske, bâties sur le quinto et le diezmo, donnent des estimations basses, et qu’entre 1660 et 1700 les gazettes annoncent davantage d’argent que la production enregistrée n’en déclare.
En 1995, Dennis Flynn et Arturo Giráldez font naître le commerce mondial en 1571, année de la fondation de Manille, qui relie l’Amérique à l’Asie. Dans leur lecture, la Chine, où l’argent vaut davantage, attire le métal, et les Européens deviennent des intermédiaires. Pour leur silver sink, « déversoir » vaut mieux que « puits », le métal s’y écoulant sans retour.
Richard von Glahn a tempéré dès 1996 la version la plus dramatique de cette lecture, celle qui fait tomber les Ming en 1644 faute d’argent importé, une hypothèse qu’il juge mal fondée en théorie comme en données, la demande chinoise suivant surtout des besoins monétaires internes de longue durée. Le camp européen conserve ainsi l’essentiel de son argument. Avant de partir vers l’Orient, une partie du métal quitte Buenos Aires pour Lisbonne, Anvers, Amsterdam, Londres, Gênes et Paris ; entre-temps l’argent a payé des soldes, remboursé les banquiers de la Couronne et réglé les achats européens en Asie, et l’alerte de 1641 à Gênes et à Anvers montre que le crédit des Habsbourg tenait au titre d’une monnaie frappée au pied du Cerro Rico.
À Pékin, en 1602, le jésuite Matteo Ricci entretient les eunuques de la cour des Ming des richesses de l’Amérique et fait graver par son assistant Li Zhizao une carte du monde qui couvre un mur entier, la Chine au centre et l’Amérique sur le bord droit. Sur l’exemplaire conservé à la James Ford Bell Library de l’université du Minnesota, au milieu de l’Amérique du Sud, une petite chaîne de montagnes porte quatre caractères que Kris Lane lit comme « montagne de Potosí ».
Pour aller plus loin
Ce sujet croise Pizarro et l’or d’Atahualpa, la controverse de Valladolid et Bartolomé de Las Casas, qui ouvrent le dossier colonial. Matteo Ricci à Pékin, les Ming face à la mer et la chute des Ming en 1644 cadrent l’autre bout du circuit de l’argent. Le galion de Manille, qui relie Acapulco aux Philippines à partir de 1571, et la mine de mercure de Huancavelica restent à écrire pour leur propre compte.
Une montagne des Andes, le Cerro Rico, la « montagne riche », a fourni pendant plus de deux siècles une quantité énorme d’argent. La ville qui a grandi à son pied s’appelle Potosí, dans l’actuelle Bolivie. Ce métal a servi à frapper des monnaies qui ont circulé en Europe et jusqu’en Chine. On dit souvent qu’il a financé l’Europe, et la formule mérite d’être regardée de près, comme ce que l’on sait de ceux qui l’ont extrait.
Un dessin envoyé au roi
Vers 1615, un noble andin, Felipe Guaman Poma de Ayala, termine une longue chronique illustrée destinée au roi d’Espagne. Sur une page ajoutée, il dessine Potosí et l’appelle « cœur de ce royaume » et « aide de Rome ». Il a aussi dessiné, sur une petite colline, six fourneaux où des Indiens versent du minerai. Le manuscrit est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque royale de Copenhague. L’idée que l’argent andin soutient l’Église et la monarchie espagnole a donc d’abord été écrite par un Andin.
Du feu au mercure
On attribue la découverte de la montagne, en 1545, à un prospecteur andin nommé Diego Gualpa, mais ce récit ressemble à une légende. Les premières années, on fait fondre le minerai dans des fourneaux qui utilisent le vent du soir et brûlent de la bouse de lama.
Plus les galeries descendent, plus le minerai devient dur et difficile à fondre. À partir de 1572, on adopte une méthode venue du Mexique, qui consiste à mélanger le minerai broyé avec du sel et du mercure. Il faut alors des moulins à eau, des réservoirs et des canaux. Au début des années 1590, plus d’une centaine de moulins tournent, et la production atteint son maximum en 1592. Le vice-roi Francisco de Toledo organise ces travaux et fonde en 1574 l’atelier qui frappe la monnaie sur place.
Le travail forcé et les chiffres
Toledo organise aussi la mita, un travail forcé par tour. En 1578, il fixe le contingent à environ 14 200 hommes par an, dont 4 400 au travail en même temps. Entre 1578 et 1610, ce chiffre ne baisse presque pas, alors que la population des villages diminue fortement. Le poids devient donc de plus en plus lourd pour ceux qui restent. À l’atelier monétaire, ce sont des esclaves africains qui taillent et frappent les monnaies, et des femmes trient le minerai à l’entrée des mines.
Un chiffre circule souvent, celui de huit millions de morts. Il vient d’un livre de l’écrivain Eduardo Galeano, paru en 1971. Aucun registre des décès ne permet de le vérifier. Les conditions de travail étaient pourtant terribles, avec des hommes blessés ou malades et des ouvriers empoisonnés par le mercure. Le nombre d’habitants est lui aussi discuté, entre près de 100 000 en 1592 et 160 000 selon un recensement de 1650 que l’on ne connaît que par un chroniqueur plus tardif.
Une fraude qui inquiète l’Europe
Dans les années 1640, quand les mines produisent moins, des marchands font frapper des monnaies auxquelles on mélange du cuivre. Dès 1641, ces monnaies trop pauvres en argent sont repérées à Gênes et à Anvers. Le roi s’inquiète, car ses banquiers pourraient refuser l’argent américain qui paie ses guerres. Un enquêteur arrive à Potosí en 1648. Le 25 janvier 1650, le marchand Francisco Gómez de la Rocha est exécuté sur la grand-place.
Vers l’Europe ou vers la Chine ?
Les historiens ne sont pas d’accord sur la destination de l’argent. Earl Hamilton a compté en 1934 l’argent enregistré à Séville, et Michel Morineau a montré en 1985 qu’une partie échappait à ces registres. Dennis Flynn et Arturo Giráldez rappellent qu’à partir de la fondation de Manille, en 1571, beaucoup d’argent part vers la Chine, où il vaut davantage. Mais avant d’arriver en Asie, une partie du métal traverse Lisbonne, Anvers, Amsterdam ou Gênes, et sert à payer soldats et banquiers.
Au XVIIIᵉ siècle, la production repart. Des mineurs indépendants, les k’ajchas, auraient alors produit la moitié de l’argent de Potosí.
En 1602, à Pékin, le jésuite Matteo Ricci fait graver une carte du monde. Au milieu de l’Amérique du Sud, une petite chaîne de montagnes y porte un nom que l’on lit comme « montagne de Potosí ».
La mita de 1578 en détail, l’histoire des chiffres de population et le débat entre historiens sur les séries d’argent occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Felipe Guaman Poma de Ayala, El primer nueva corónica y buen gobierno, manuscrit autographe, vers 1615, page [1067], recto d’un feuillet ajouté au manuscrit : dessin et description de la ville de Potosí, avec les six fourneaux de la petite colline et la fondation datée du 16 avril 1540 Det Kongelige Bibliotek, Copenhague, GKS 2232 4º
- Francisco de Toledo, repartimiento general de la mita de Potosí, Lima, 6 août 1578 : mita gruesa d’environ 14 200 hommes, mita ordinaria d’environ 4 400 ; chiffres et date d’après l’analyse de Paula C. Zagalsky (2014), qui cite le manuscrit sous une forme abrégée (« B511, fs. 666v-685 »), cote et dépôt non contrôlés ici sur la notice de l’établissement conservateur
- Témoignages de Gregorio de la Cruz et Juan Flores, esclaves fugitifs de la Monnaie de Potosí, devant le visitador Francisco de Nestares Marín, 1648 Archivo General de Indias, Séville, Escribanía 871B (cote relevée chez Kris Lane, 2015, note 17, non contrôlée sur PARES)
Voir les 32 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Pièces relatives aux exécutions de 1650 et à la formule du crieur public « Quien tal hace, que tal pague » Archivo General de Indias, Séville, Charcas 687 (cote relevée chez Kris Lane, 2015, note 56, non contrôlée sur PARES)
- Bartolomé Arzáns de Orsúa y Vela, Historia de la Villa Imperial de Potosí, rédigée au début du XVIIIᵉ siècle, éd. Lewis Hanke et Gunnar Mendoza, Providence, Brown University Press, 1965 : chanson de Rocha, vol. 2, p. 87, et récit de sa mort, vol. 2, p. 128-133, d’après Lane (2015) ; mention du recensement de 1650 ordonné par Nestares Marín, citée d’après El Potosí, volume et page non contrôlés ici
- Domingo de Santo Tomás, lettre de 1550 au Conseil des Indes qualifiant le Cerro Rico de « bouche de l’enfer » ; formule rapportée par Kris Lane (2020) et reprise par Eduardo Galeano (1971), fonds, cote et texte original non contrôlés ici
- Matteo Ricci et Li Zhizao, carte du monde gravée à Pékin en 1602, portant en Amérique du Sud la mention lue « montagne de Potosí » James Ford Bell Library, University of Minnesota (exemplaire reproduit par Kris Lane, 2021)
Bibliographie
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- Kris Lane, « Corrupción y dominación colonial : el gran fraude a la Casa de la Moneda de Potosí en 1649 », Boletín del Instituto de Historia Argentina y Americana « Dr. Emilio Ravignani » 43, 2015, p. 94-130, traduction de Miguel Mejía et Ana María Presta Instituto Ravignani
- Kris Lane, « Potosí », dans Mark Thurner et Juan Pimentel (dir.), New World Objects of Knowledge, Londres, 2021 University of London Press
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- Eduardo Galeano, Las venas abiertas de América Latina, Mexico, 1971 Siglo XXI Editores
Sources en ligne
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- « La Mita de Potosí », Marie Helmer Perséehttps://www.persee.fr/doc/carav_0008-0152_1967_num_8_1_1162
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- « Potosí in the Global Silver Age (16th – 19th Centuries) » OAPEN Libraryhttps://library.oapen.org/handle/20.500.12657/88413
- « Potosí, too, is Worth its Song », compte rendu de Potosí in the Global Silver Age Notas de Antropología de las Américas, Université de Bonnhttps://www.naa.uni-bonn.de/article/download/3320/3124/4294

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