Huit cents soldats, à peu près, quittent Santa Marta pendant le carême de 1537 pour remonter le Magdalena, et cent soixante-sept arrivent sur le plateau des Muiscas. Le compte est celui de Juan Rodríguez Freyle, qui l’écrit un siècle plus tard à Santa Fe de Bogotá et range les morts entre les flèches empoisonnées, les caïmans, les serpents et le climat du fleuve. Sur le plateau, les survivants trouvent de l’or travaillé et des émeraudes. Le nom qui fera courir leurs successeurs, El Dorado, circule alors à Quito, d’après le même Freyle, depuis qu’un Indien du plateau a décrit à Sebastián de Belalcázar un roi que les siens couvraient d’or.
L’homme qui se lavait chaque soir
Avant d’être un pays, le Dorado est un homme. Catherine Alès et Michel Pouyllau attribuent l’expression à Belalcázar, qui tient Quito pour les Pizarro, et datent de 1534 la nouvelle qu’il reçoit ; d’autres synthèses font naître la rumeur au début de 1541, et aucune source consultée ici ne produit le document qui départagerait les deux dates. Nous écrivons Belalcázar, comme l’archéologie colombienne récente, quand Freyle et Ramos écrivent Benalcázar.
Depuis Saint-Domingue, le chroniqueur officiel Gonzalo Fernández de Oviedo interroge les Espagnols qui reviennent de Quito et consigne leurs réponses au chapitre II du livre XLIX de son Historia general y natural de las Indias. Le grand seigneur, lui disent-ils, va couvert d’une poudre d’or aussi fine que du sel moulu, qu’une résine fait adhérer chaque matin et qu’il lave chaque soir, de sorte que l’or se perd tous les jours de l’année ; des plaques d’or battu lui sembleraient vulgaires. Cette partie de l’œuvre reste manuscrite jusqu’à l’édition de la Real Academia de la Historia, entre 1851 et 1855. Juan de Castellanos, curé de Tunja, met la scène en vers dans ses Elegías de varones ilustres de Indias, où un « indio forastero » raconte à Belalcázar l’offrande d’un roi nu sur un radeau, « ungido todo bien de trementina / y encima cantidad de oro molido ».
Chez l’un et l’autre, le Dorado reste une personne.
En 1539, trois troupes se rejoignent pourtant sur le plateau. Nicolas Federmann, parti de Coro avec quatre cents hommes, en amène cent, et Belalcázar arrive avec cent soixante, poussé selon Freyle par l’envie de trouver l’« indio dorado ». Freyle place au 6 août 1539 la fondation de Santa Fe par les trois chefs réunis. Revenu d’Espagne, Gonzalo Jiménez de Quesada porte le titre d’adelantado del Dorado, avec trois mille ducats de rente sur ce qu’il conquerra, et l’adelantado est un gouverneur de frontière, titulaire d’un territoire et non d’un homme.
« Tantas vidas y haciendas »
Le récit le plus détaillé arrive un siècle après les faits. Né à Santa Fe en 1566, fils d’un soldat de Pedro de Ursúa, Freyle rédige entre 1636 et 1638 la chronique que la postérité appelle El Carnero, et note au chapitre II qu’il écrit la nuit du 25 avril 1636, jour de ses soixante-dix ans. Il tient son récit de don Juan, cacique de Guatavita, neveu du seigneur que trouvèrent les conquistadors, qui accomplissait lui-même, à leur arrivée, le jeûne devant le faire succéder à son oncle.
Ce jeûne dure six ans, dans une grotte, sans femmes, sans viande, sans sel ni piment, et sans voir le soleil. Au terme de l’épreuve, l’héritier se rend à la grande lagune de Guatavita, où l’on a préparé un radeau de joncs garni de quatre braseros qui brûlent du moque, l’encens du pays, et de la térébenthine, tandis que la foule couvre les rives, parée de plumes et de couronnes d’or. On le dénude, on l’enduit d’une terre collante, on le saupoudre d’or moulu jusqu’à ce qu’il en soit couvert, puis on le place debout sur le radeau, un monceau d’or et d’émeraudes à ses pieds, entouré de quatre caciques nus et parés d’or. Au milieu de l’eau, un drapeau impose le silence ; l’« indio dorado » jette son or dans la lagune, les quatre caciques l’imitent, et le retour se fait au son des danses. Freyle conclut sur une phrase qu’il reprendra presque mot pour mot au chapitre VI : « De esta ceremonia se tomó aquel nombre tan celebrado del Dorado, que tantas vidas ha costado, y haciendas », de cette cérémonie vient ce nom si célèbre qui a coûté tant de vies et de fortunes. Au chapitre VI, le nom devient « campanudo », ronflant, et le titre du chapitre II le disait déjà « engañoso », trompeur.
Le témoignage a ses angles morts. Juan Pablo Quintero-Guzmán, archéologue du Museo del Oro, relève que les chroniqueurs antérieurs décrivent l’offrande en termes voisins sans jamais en faire l’investiture d’un héritier de Guatavita. Freyle place aussi Guatavita au-dessus de Bogotá, à rebours de Pedro de Aguado, de Castellanos et de Pedro Simón, qui en font un vassal du zipa, le seigneur de Bogotá. Le manuscrit autographe est perdu, et la première édition imprimée, due à Felipe Pérez, paraît à Bogotá en 1859.
Freyle avoue d’ailleurs avoir cherché l’or lui-même. Après avoir longuement cajolé un jeque, prêtre qui avait servi la lagune de Teusacá, où l’on disait que gisaient deux caïmans d’or, il se fit conduire jusqu’au bord ; à la vue de l’eau, l’homme tomba face contre terre et ne lui adressa plus un mot, et Freyle le laissa là.
Colomb avait-il rêvé le roi doré avant les Muiscas ?
Demetrio Ramos Pérez, auteur en 1973 d’une somme sur la genèse du mythe, en a durci la thèse dans un article de 1995. En marge de l’Imago mundi de Pierre d’Ailly, Colomb avait noté « sol-oro », signe pour Ramos que l’amiral croyait l’or formé sous les climats chauds. Le 19 octobre 1492, d’après l’extrait que Bartolomé de las Casas a tiré du journal de bord, les Indiens embarqués lui parlent d’un roi qui « va vestido y trae sobre sí mucho oro », et l’amiral déploie ses navires pour trouver une grande île aux eaux intérieures. Pour Ramos, le seigneur d’or au bord d’un lac précède donc tout contact avec les Muiscas. L’argument le plus solide de ce camp tient à la méthode. Colomb lui-même accorde peu de foi à ce que disent ses guides, faute de bien les comprendre, et Alès et Pouyllau rappellent que des questions forcément directes, sans langue commune, appelaient l’acquiescement.
L’objection vient du sol. En 1969, des paysans de Pasca exhument d’une grotte un petit radeau d’or où une figure centrale se tient parmi des suivants ; depuis la rénovation de sa salle, engagée à l’automne 2024, le Museo del Oro l’expose avec les objets trouvés à ses côtés, dont un contenant à offrandes en forme de personnage assis et des andas d’or, une petite litière. María Alicia Uribe, Marcos Martinón-Torres et Quintero-Guzmán ont publié deux âges radiocarbone, 600 ± 30 BP pour le radeau et 890 ± 30 BP pour les andas ; le radeau a donc été fait plus d’un siècle avant l’arrivée des Espagnols, et le décalage entre les deux objets reste à expliquer. Les archéologues découpent le passé muisca en périodes Herrera, muisca ancien, vers 1000 à 1200, et muisca tardif, vers 1200 à 1600, sans emprunter la chronologie européenne. Sur la rive nord de la lagune, la prospection de 2009 a ouvert cent quatre sondages, qui ont livré 157 tessons et une pierre polie, dont 44 % de fragments de vases à offrandes, presque tout du muisca tardif, sur environ 80 mètres sur 40.
Quintero-Guzmán en conclut à un sanctuaire d’offrandes modestes et suppose que la cérémonie de l’homme doré a eu lieu vers le XIIIᵉ siècle, dans une période de tensions politiques, avant de céder la place à des dépôts ordinaires. Cette lecture explique à la fois la pauvreté des sondages et la précision des récits, même si le jeûne de don Juan en 1537 laisse ouverte la possibilité d’une investiture encore pratiquée sous une forme plus modeste, ce que rien ne permet de trancher. Elle laisse intacte la meilleure part de Ramos, l’attente européenne qui a façonné les questions et répandu le nom avant que quiconque ait vu un rite, et affaiblit beaucoup son idée d’un roi doré étranger aux Andes.
Quatre mille porteurs partis de Quito
Garcilaso de la Vega, qui tient l’histoire de participants, compte dans l’expédition de Gonzalo Pizarro vers le pays de la Cannelle trois cent quarante Espagnols, plus de quatre mille Indiens chargés des armes et des vivres, et près de quatre mille porcs et lamas. Il date le départ de Quito de la Noël 1539, quand la plupart des historiens retiennent 1541, et Oviedo ne compte que deux cent trente Espagnols. Au passage de la cordillère enneigée, écrit Garcilaso, beaucoup d’Indiens moururent de froid. Envoyé chercher des vivres, Francisco de Orellana descend le fleuve jusqu’à l’Atlantique, et Oviedo l’interroge à Saint-Domingue le 22 novembre 1542. Pizarro rentre à Quito en août 1542 ; l’Encyclopædia Universalis affirme qu’aucun Indien ne survécut.
Ces porteurs n’ont laissé aucune liste, et le nombre des morts est une soustraction que personne n’a pu faire. Freyle donne d’autres ordres de grandeur, six cents morts sur huit cents hommes pour Quesada, trois cents perdus ou morts sur quatre cents pour Federmann, et ajoute que Quesada, reparti vers 1569 chercher le Dorado, « perdió toda la gente que llevaba ». Additionner ces chiffres donne des milliers de morts, pour l’essentiel des porteurs si l’on suit Garcilaso, mais l’addition mêle des témoins et des méthodes qui ne se valent pas. Pedro de Ursúa, sous qui avait servi le père de Freyle, descend à son tour le Marañón vers le pays des Omaguas et du Dorado, où Lope de Aguirre le fait tuer.
Manoa
Héritier de la gouvernance du Dorado que détenait Quesada, Antonio de Berrío mène ses expéditions vers l’Orénoque de 1584 à 1595. Un prisonnier lui parle d’une immense lagune nommée Manoa ; selon le jésuite Gumilla, cité par Alès et Pouyllau, manoa signifie lac en langue achagua. En 1595, Walter Raleigh s’empare de Berrío à Trinidad, remonte l’Orénoque sans dépasser le Caroní et publie l’année suivante, à Londres chez Robert Robinson, The Discouerie of the large, rich, and bewtiful Empire of Guiana, « with a relation of the great and golden citie of Manoa (which the Spanyards call El Dorado) ».
Dès 1599, des cartes imprimées d’après les relations anglaises placent Manoa sur la rive d’un lac salé, le Parime. Raleigh retourne en Guyane en 1617 pour ouvrir une mine d’or promise à Jacques Iᵉʳ sans offenser l’Espagne ; son lieutenant Lawrence Keymis incendie Santo Tomé sans trouver d’or, et le fils de Raleigh, Walter, meurt dans l’attaque. Raleigh est exécuté à Londres le 29 octobre 1618 (a. s.), en vertu d’une condamnation de 1603 que le roi réactive ; les dates anglaises sont données ici en ancien style.
Fernando de Berrío, le fils d’Antonio, conduit une vingtaine d’expéditions entre 1598 et 1620. En 1739-1740, l’Allemand Nicolas Horstman ne trouve entre l’Essequibo et le rio Branco qu’un petit lac, l’Amuku. Jean-Baptiste d’Anville retire le Parime de sa carte de 1748, puis l’y remet en 1760 pour appuyer un tracé de frontière, et le voyage de Humboldt et Bonpland, au début du XIXᵉ siècle, en ruine l’existence, même si un cartographe de Georgetown le dessine encore en 1856. Le lac aura duré sur les cartes presque autant que l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution.
Vider la lagune
Antonio de Sepúlveda passe contrat avec Philippe II pour vider la lagune de Guatavita et ouvre en 1580 l’entaille que l’on voit encore sur la rive nord-est. Des seules berges exondées, assure-t-il, il tire plus de douze mille pesos. Une seconde tentative échoue, et Freyle, qui l’a bien connu, raconte qu’il mourut pauvre et qu’il aida à l’enterrer dans l’église de Guatavita.
En 1912, l’ingénieur britannique Hartley Knowles annonce au New York Times que la société Contractors Limited a presque vidé la lagune au terme de quatre ans de travaux ; la vase mise à nu durcit, et un article de 1926 évalue à dix mille dollars environ les pierres et bijoux récupérés avant la liquidation de l’entreprise. En 1965, le gouvernement colombien arrête une nouvelle tentative. Freyle croyait qu’un navire de haut bord aurait pu y naviguer, alors qu’elle mesure environ 400 mètres sur 300 et ne dépasse pas douze mètres de fond.
Les objets sortis de l’eau par ces chantiers sont aujourd’hui dispersés dans des musées du monde entier, sans contexte de fouille. Quintero-Guzmán se demande si les offrandes de la rive nord et celles qui furent jetées au milieu de l’eau relèvent des mêmes gestes, et appelle à étudier ensemble l’iconographie de toutes ces pièces, étude sans laquelle on ne saura pas si le fond de Guatavita garde l’or d’un homme doré ou celui de plusieurs siècles d’offrandes ordinaires.
Pour aller plus loin
L’expédition de Gonzalo Pizarro débouche sur la descente de l’Amazone par Francisco de Orellana, connue par la relation de fray Gaspar de Carvajal qu’Oviedo a recopiée en la retouchant. Les troupes venues de Coro relèvent de la concession du Venezuela aux banquiers Welser, et le second voyage de Raleigh éclaire la rivalité anglo-espagnole dans les Caraïbes au début du XVIIᵉ siècle.
On imagine souvent El Dorado comme une ville d’or perdue dans la jungle. Au départ, le mot désignait pourtant un homme, un chef indigène que l’on couvrait de poudre d’or. Le nom est né en Amérique du Sud dans les années 1530, et sa recherche a lancé pendant près d’un siècle des expéditions qui ont coûté des milliers de vies, surtout celles des porteurs indigènes.
Un homme couvert d’or
Dans les montagnes de l’actuelle Colombie vivaient les Muiscas, des agriculteurs organisés en chefferies et très habiles à travailler l’or. En 1537, une troupe espagnole partie de la côte remonte un grand fleuve pour les atteindre. Selon un chroniqueur, sur huit cents soldats, cent soixante-sept seulement arrivent sur le plateau.
À la même époque, à Quito, un Indien venu du nord parle aux Espagnols d’un roi que son peuple couvre d’or. Un chroniqueur installé à Saint-Domingue recueille la rumeur. Ce grand seigneur se poudrerait chaque matin d’une poudre d’or aussi fine que du sel, et la laverait chaque soir. Pour ces premiers auteurs, le Dorado est une personne.
La cérémonie du lac
Le récit le plus détaillé arrive un siècle plus tard. En 1636, un habitant de Bogotá, Juan Rodríguez Freyle, raconte ce que lui a dit un chef indigène de Guatavita. Le futur chef jeûnait six ans dans une grotte. Puis, le corps enduit d’une terre collante et couvert d’or, il montait sur un radeau au milieu d’un lac et y jetait de l’or et des émeraudes en offrande.
Freyle écrit que ce nom de Dorado a coûté tant de vies et de fortunes. Son livre n’a été imprimé qu’en 1859, et son récit a ses faiblesses : les auteurs plus anciens ne parlent pas d’une cérémonie d’investiture.
Un rêve européen ou un rite indigène ?
Un historien espagnol, Demetrio Ramos Pérez, a pensé que ce roi doré venait surtout de l’imagination européenne. Dès 1492, Christophe Colomb cherchait un roi couvert d’or près d’un grand lac. Les Indiens interrogés par gestes répondaient souvent oui aux questions qu’on leur posait.
L’archéologie a pourtant trouvé autre chose. En 1969, des paysans découvrent dans une grotte un petit radeau en or où un personnage central est entouré de suivants. Il a été fabriqué plus d’un siècle avant l’arrivée des Espagnols. Il est exposé au musée de l’Or de Bogotá.
Autour du lac de Guatavita, des fouilles menées en 2009 n’ont trouvé que les traces d’un petit sanctuaire. Un archéologue du musée pense que la cérémonie de l’homme doré a existé, mais longtemps avant l’arrivée des Espagnols, qui n’en auraient recueilli que le souvenir.
Des milliers de morts
Le nom a poussé les Espagnols toujours plus loin vers l’est. En 1541, Gonzalo Pizarro part de Quito avec quelques centaines d’Espagnols et plus de quatre mille porteurs indigènes, selon un chroniqueur. Beaucoup meurent de froid en traversant les montagnes. Une encyclopédie affirme qu’aucun de ces Indiens ne revint.
Personne n’a jamais dressé la liste des porteurs. On sait seulement que les morts se comptent par milliers, sans pouvoir donner de chiffre exact.
Une ville sur un lac imaginaire
À la fin du XVIᵉ siècle, le Dorado devient une ville, Manoa, au bord d’un grand lac. L’Anglais Walter Raleigh part à sa recherche en 1595 et publie un livre à succès. Il y retourne en 1617 ; son fils meurt dans l’expédition, et Raleigh est exécuté à Londres en 1618.
Le lac imaginaire reste dessiné sur les cartes pendant plus de deux siècles. Il faut attendre le début du XIXᵉ siècle pour que les explorateurs prouvent qu’il n’existe pas.
Pendant ce temps, d’autres essaient de vider le lac de Guatavita pour récupérer l’or. Un Espagnol creuse une tranchée en 1580 et meurt pauvre. Une compagnie britannique le vide presque en 1912 et n’en tire qu’une dizaine de milliers de dollars de pierres et de bijoux. Les objets retirés du lac sont aujourd’hui dispersés dans plusieurs musées, et l’on ne sait toujours pas s’ils viennent d’un homme doré ou de siècles de petites offrandes.
Les textes des chroniqueurs, le débat entre historiens et archéologues, et le détail des expéditions occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Gonzalo Fernández de Oviedo, Historia general y natural de las Indias, islas y tierra firme del mar océano, troisième partie, livre XLIX, chapitre II (rumeur du « rey Dorado » et expédition de Gonzalo Pizarro) et livre L, chapitre XXIV (relation de Gaspar de Carvajal, entretien avec Orellana à Saint-Domingue) ; éd. José Amador de los Ríos, Madrid, Imprenta de la Real Academia de la Historia, 1851-1855, t. IV
- Juan Rodríguez Freyle, Conquista y descubrimiento del Nuevo Reino de Granada, dit El Carnero, rédigé à Santa Fe de Bogotá en 1636-1638, chapitres I, II, V, VI et VII ; manuscrit autographe perdu, première édition Bogotá, Imprenta de Pizano i Pérez, 1859 (éd. Felipe Pérez) ; texte consulté dans l’édition numérique de la Biblioteca Antológica
- Juan de Castellanos, Elegías de varones ilustres de Indias, octave de l’« indio forastero » de Quito éd. Biblioteca de Autores Españoles, t. IV, Madrid, 1847, p. 453, citée d’après D. Ramos Pérez (1995) et J. P. Quintero-Guzmán (2024)
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Sources primaires (suite)
- Christophe Colomb, journal de bord du premier voyage, 19 octobre 1492, extrait de Bartolomé de las Casas Biblioteca Nacional de España, Madrid, manuscrit, f. 15 r, cité d’après D. Ramos Pérez (1995)
- Balsa muisca, radeau votif en or portant une figure centrale et des suivants, trouvé en 1969 dans une grotte de Pasca (Cundinamarca) avec un contenant à offrandes anthropomorphe, un récipient de céramique, des fragments de crânes d’animaux et des andas d’or ; âges radiocarbone 600 ± 30 BP (Beta-410561, radeau) et 890 ± 30 BP (Beta-410562, andas) Museo del Oro, Banco de la República, Bogotá
- Garcilaso de la Vega, el Inca, Historia general del Perú (seconde partie des Comentarios reales), Cordoue, veuve d’Andrés Barrera, 1617, livre III, chapitre II (effectifs de l’expédition de la Cannelle)
- Walter Raleigh, The discouerie of the large, rich, and bevvtiful empire of Guiana, with a relation of the great and golden citie of Manoa (which the Spanyards call El Dorado), Londres, Robert Robinson, 1596, in-quarto exemplaire numérisé, Early English Books Online, notice A10354
- Lagune de Guatavita, Sesquilé (Cundinamarca), entaille de vidange ouverte par Antonio de Sepúlveda en 1580 sur la rive nord-est ; site 2 de la prospection archéologique de 2009, licence n° 739 de l’Instituto Colombiano de Antropología e Historia
Bibliographie
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- Demetrio Ramos Pérez, « El mito del Dorado no tiene un origen andino », Histórica XIX (2), décembre 1995, p. 281-293 Pontificia Universidad Católica del Perú
- Catherine Alès et Michel Pouyllau, « La conquête de l’inutile. Les géographies imaginaires de l’Eldorado », L’Homme 32 (122-124), 1992, p. 271-308 L’Homme
- Juan Pablo Quintero-Guzmán, « El Dorado Offerings in Lake Guatavita : A Muisca Ritual Archaeological Site », Latin American Antiquity 35 (2), 2024, publié en ligne le 23 août 2023 Cambridge University Press pour la Society for American Archaeology
- María Alicia Uribe Villegas, Marcos Martinón-Torres et Juan Pablo Quintero-Guzmán, « The Muisca Raft : Context, Materiality and Technology », dans Colin McEwan et John W. Hoopes (dir.), Pre-Columbian Central America, Colombia, and Ecuador : Toward an Integrated Approach, Washington, 2021, p. 275-303, ISBN 978-0-88402-470-5 Dumbarton Oaks Research Library and Collection
- David Leonardo Espitia, « Un caso más de reescritura. El capítulo XXIV del libro L de la Historia natural y general de las Indias », Nuevas de Indias. Anuario del CEAC I, 2016, p. 1-33, DOI 10,5565/rev/nueind.4 Universitat Autònoma de Barcelonahttps://doi.org/10.5565/rev/nueind.4
- Eduardo San José Vázquez, compte rendu de Juan Rodríguez Freyle, El carnero, éd. Ángel Esteban et Yannelys Aparicio, Madrid, Cátedra, 2023, Literatura : teoría, historia, crítica 27 (1), 2025, DOI 10,15446/lthc.v27n1,116797 Universidad Nacional de Colombiahttps://doi.org/10.15446/lthc.v27n1.116797
Sources en ligne
- « El Dorado Offerings in Lake Guatavita : A Muisca Ritual Archaeological Site » Cambridge Core, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/product/CCCA4FF23E90BA66FD0A1353C353434F
- « The Muisca Raft : Context, Materiality and Technology » Apollo, dépôt institutionnel de l’université de Cambridgehttps://www.repository.cam.ac.uk/handle/1810/334834
- « Conversación | La Balsa muisca : una ofrenda para cuidar el mundo - BanRep en la FilBo » Banco de la República de Colombiahttps://www.banrep.gov.co/es/eventos/filbo-balsa-muisca-ofrenda-cuidar-mundo
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- « El Dorado revisitado », Catherine Alès et Michel Pouyllau, version espagnole revue de l’article de L’Homme, Plural 3 (5), 2020, p. 23-80 Asociación Latinoamericana de Antropologíahttps://www.asociacionlatinoamericanadeantropologia.net/revistas/index.php/plural/article/download/124/90/209
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- « GARCILASO EL INCA Comentarios reales II Parte », extraits Biblioteca Antológicahttps://www.biblioteca-antologica.org/es/wp-content/uploads/2018/06/GARCILASO-EL-INCA-Comentarios-reales-II-Parte.pdf
- « The discouerie of the large, rich, and bevvtiful empire of Guiana » Early English Books Online, Text Creation Partnership, University of Michigan Libraryhttps://quod.lib.umich.edu/e/eebo/A10354.0001.001/50:4
- « Sir Walter Raleigh », notice d’Agnes M. C. Latham Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Walter-Raleigh-English-explorer
- « PIZARRO GONZALO (1502 env.-1548) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/gonzalo-pizarro/


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