Le traité de Tordesillas prévoyait un voyage. Dans les dix mois suivant la signature du 7 juin 1494, chaque couronne devait armer une ou deux caravelles et y embarquer autant de pilotes, de marins et d’astrologues que l’autre. L’astrologue est alors celui qui calcule avec des tables et des instruments, la profession d’astronome n’ayant pas encore son nom. Rendez-vous à la Grande Canarie, cap sur les îles du Cap-Vert, puis plein ouest, en comptant. Là où la ligne rencontrerait une terre, le texte demande d’élever des tours ou de planter des repères visibles des navires suivants.
Jean II refuse les cent lieues
Quinze ans plus tôt, la paix d’Alcáçovas avait réglé la question en suivant un parallèle. Ratifiée le 4 septembre 1479 et conservée à la Torre do Tombo, Gaveta 17, maço 6, n° 16, elle laisse les Canaries à la Castille et reconnaît au Portugal les côtes africaines au sud de l’archipel. Sixte IV confirme le dispositif par la bulle Aeterni regis clementia du 21 juin 1481, déposée dans le même fonds, Bulas, maço 26, n° 10.
Colomb rentre le 15 mars 1493 et l’édifice cède. En mai, Alexandre VI, Valencien de naissance, signe coup sur coup quatre actes. Inter caetera du 3 mai reconnaît à la Castille les terres découvertes qui ne relèvent d’aucun prince chrétien ; Eximiae devotionis, du même jour, lui accorde outre-mer les privilèges dont le Portugal jouit en Guinée ; une seconde Inter caetera, datée du 4 mai, trace une ligne de pôle à pôle à cent lieues à l’ouest des Açores et du Cap-Vert. Aucun de ces textes ne nomme le Portugal du côté oriental, si bien que sa couronne ne peut rien réclamer sur leur fondement. Dudum siquidem, le 26 septembre, élargit encore la concession vers l’Inde.
Cent lieues, en outre, ne désignent aucun méridien précis.
Entre les Açores les plus occidentales et le Cap-Vert le plus oriental, il y a environ 1 200 kilomètres, et la ligne flotte quelque part dans cette bande. Jean II n’en conteste pas le principe, il en conteste la place, et l’or que ses navires rapportent de la Mina, sur la côte de Guinée, lui donne les moyens de peser. Il lui faut protéger la route du cap de Bonne-Espérance ouverte par Bartolomeu Dias en 1488, et la marge de manœuvre de ses navires dans l’Atlantique sud, où la « volte », le grand crochet qui sert à prendre les vents portants, les entraîne loin de l’Afrique. Trois conseillers négocient pour chaque couronne, dont Rui de Sousa, seigneur de Sagres, son fils João de Sousa, almotacé-mor, c’est-à-dire inspecteur des poids et des marchés, et le docteur castillan Rodrigo Maldonado. Datés du 5 juin pour les uns, du 8 mars pour les autres, les pouvoirs disent le temps que l’affaire avait déjà pris.
Deux cent cinquante, puis cent vingt
La ligne passe finalement à 370 lieues, soit 270 lieues d’océan gagnées sur la bulle. Le procès-verbal du marchandage qui a produit ce chiffre n’a pas été conservé.
Plus retors que sa réputation, le corps du texte coupe les 370 lieues en deux tranches inégales. Toute terre trouvée par des navires castillans jusqu’au 20 juin 1494 dans les 250 premières lieues revient au roi de Portugal ; dans les 120 restantes, elle demeure à la Castille. Treize jours après la signature, donc, une date butoir, alors que Colomb est en mer pour son deuxième voyage, dont il reviendra les mains vides. Les navires castillans obtiennent par ailleurs de traverser les eaux portugaises en droit chemin vers l’ouest, toute terre découverte au passage devant être remise au roi de Portugal.
Le mot qui manque, c’est la lieue. Aucune précision sur laquelle. La lieue marine, la lieue de quatre milles romains et la lieue castillane ne donnent pas la même distance, et la circonférence de la Terre fait l’objet d’estimations concurrentes. Rien non plus sur l’île du Cap-Vert d’où l’on compte, quand l’archipel s’étale sur deux degrés de longitude. Comptez 370 lieues depuis Santo Antão ou depuis Boa Vista, vous n’obtiendrez pas le même méridien. Une provision des Rois Catholiques du 7 mai 1495, conservée Gaveta 10, maço 5, n° 4, organisait encore la procédure de démarcation un an après la signature.
Ea quae pro bono pacis, 24 janvier 1506
Selon les notices patrimoniales, le traité partage le monde entre l’Espagne et le Portugal, et le dossier déposé à l’Unesco en 2007 par les deux ministères de la Culture emploie cette formule. Bilatéral, négocié entre deux couronnes, le partage déplace pourtant de 270 lieues une ligne décidée à Rome sans demander à Rome son avis, les deux parties s’engageant seulement à en solliciter la confirmation. Celle-ci n’arrive que douze ans plus tard, par la bulle Ea quae pro bono pacis du 24 janvier 1506, obtenue par Manuel Iᵉʳ et conservée à la Torre do Tombo, Bulas, maço 6, n° 33.
Instruire le camp adverse oblige à reconnaître ce qu’il tient de solide. La papauté est alors l’arbitre admis des princes chrétiens en matière de terres à conquérir, et personne en Europe catholique ne le conteste. Tordesillas corrige le cadre posé par les bulles de 1493, son préambule reprend le vocabulaire de la chancellerie romaine, et les deux rois vont chercher la confirmation, démarche qu’on n’entreprend pas pour un acte qu’on juge indépendant. Se répartir par traité des terres à conquérir a d’ailleurs une longue histoire ibérique et méditerranéenne, à Tudillén en 1151, à Cazorla en 1179, à Almizra en 1244.
Le même 7 juin 1494, les mêmes négociateurs signent un second texte, ratifié à Arévalo le 2 juillet, qui règle les pêcheries du cap Bojador au río de Oro et la conquête du royaume de Fès. Conservé Gaveta 17, maço 4, n° 17, il rappelle qu’à Tordesillas se décide un paquet d’arrangements atlantiques où le poisson a sa place à côté des continents.
Les Moluques à vingt-six degrés est
Le méridien ne devient un problème mondial qu’au moment où on lui découvre un envers. Les Portugais atteignent les Moluques en 1512, les survivants de Magellan y passent en 1521, et la Castille soutient depuis 1518 que la ligne fait le tour du globe, plaçant les îles au clou de girofle de son côté. Magellan et ses pilotes les plaçaient à 2° 30′ à l’est du méridien de partage.
Elles se trouvent à 4° à l’ouest.
Convoquée par le traité de Vitoria du 19 février 1524, une commission mixte siège en avril et en mai à Badajoz puis à Elvas, avec trois astronomes ou cosmographes et trois pilotes par couronne. Parmi les experts castillans figurent Sébastien Cabot et Juan Vespucci, neveu d’Amerigo. Les Portugais y produisent un globe où la ligne est portée à 21° 30′ à l’ouest de Santo Antão. Leurs adversaires attribuent aux Moluques 26° de longitude est, certains 32°. Personne n’ayant de méthode fiable pour relever une longitude, chaque estimation sert son commanditaire, et la commission se sépare sans conclure. Par le traité de Saragosse du 22 avril 1529, ratifié par Jean III et conservé Gaveta 18, maço 8, n° 29, la ligne est portée à 297,5 lieues à l’est des Moluques, le Portugal verse 350 000 ducats d’or à Charles Quint, qui a des guerres à financer contre François Iᵉʳ et la ligue de Cognac, et les Philippines, pourtant situées à l’ouest de cette ligne, demeurent castillanes. Les mesures ultérieures ont montré que les Moluques relevaient bien du Portugal au regard de Tordesillas, et qu’il a donc payé pour ce qu’il possédait déjà. Entre les deux graphies, Moluques vaut mieux que Maluku dans un texte qui cite des documents du XVIᵉ siècle.
L’ignorance de 1524 a laissé une trace dans les ouvrages d’aujourd’hui, qui ne s’accordent toujours pas sur l’endroit où passait le méridien de 1494 : une notice encyclopédique française le place au 50ᵉ degré de longitude ouest, un article de la Bibliothèque nationale de France au 46ᵉ, d’autres travaux retiennent 46° 37′. Cet écart découle en droite ligne de la lieue que le traité n’a jamais définie. Le seul objet qui montre franchement la limite reste une carte : le planisphère sur vélin signé Domingos Teixeira en 1573, à la Bibliothèque nationale de France, GE SH ARCH-3, où le méridien et son antiméridien sont tracés à l’encre.
Le testament d’Adam
En dehors de la péninsule, on a protesté, et on cite invariablement pour le dire la phrase de François Iᵉʳ réclamant de voir la clause du testament d’Adam qui l’exclut du partage du monde. Elle circule sous au moins trois formes et trois dates. Les dictionnaires de citations la donnent au style direct, tantôt comme une déclaration à Charles Quint en 1540, tantôt comme une réplique à un envoyé de l’ordre d’Alcántara, sans original connu. Philippe Haudrère renvoie pour sa part à une dépêche envoyée à Charles Quint par son ambassadeur en France en 1536, au lendemain d’une audience, qui rapporte au style indirect un roi déclarant que le soleil éclaire pour lui comme pour les autres et qu’il voudrait fort voir le testament d’Adam.
Ce qui est documenté dans la même dépêche compte davantage. François Iᵉʳ y annonce qu’il tiendra pour espagnols ou portugais les seuls lieux habités ou défendus, de sorte que traverser un espace et le voir ne fonde aucun droit. La doctrine de l’occupation effective se formule là. Une déclaration de Clément VII, en 1533, aurait limité la portée des bulles aux terres déjà découvertes ; la mention est fréquente dans les synthèses, mais aucune édition du texte pontifical n’a pu être consultée. Hugo Grotius mettra l’argument en forme dans le Mare liberum, imprimé chez Lodewijk Elzevir en 1609, pour le compte d’une compagnie qui venait de saisir une caraque portugaise.
Des bornes plantées deux siècles et demi plus tard
Dans les années 1740, le Brésil déborde largement le méridien de 1494. Colons, chasseurs d’esclaves indiens et chercheurs d’or se sont installés dans le bassin amazonien et vers le sud, et aucune autorité n’ira les déloger. Préparé par Alexandre de Gusmão, secrétaire de Jean V né au Brésil, le traité de Madrid du 13 janvier 1750 abroge Tordesillas et pose que chacun garde ce qu’il occupe et que les limites suivront les cours d’eau et les reliefs notables. La ratification est à la Torre do Tombo, Ministério dos Negócios Estrangeiros, caixa 219. Des commissions mixtes partent enfin planter des bornes sur le terrain, deux cent cinquante-six ans après la clause qui les prévoyait, en suivant des fleuves.
Le prix de l’échange fut payé par d’autres. L’Espagne recevait la colonie de Sacramento sur le Río de la Plata, le Portugal les sept missions guaranis du haut Uruguay, dont les habitants devaient évacuer. En 1761, le traité d’El Pardo annulera l’accord.
Du texte de 1494 subsistent au moins cinq parchemins dans trois institutions. La ratification castillane à Lisbonne, la portugaise à Séville, une minute et une traduction portugaise à la Bibliothèque nationale du Portugal, Reservados, Ms. 5, n° 25 et n° 20. Le cinquième est un traslado castillan du 8 février 1524, à Séville sous la cote PATRONATO,1,N.6,R.2, auquel manquent, selon la notice de l’Archivo General de Indias, une partie des capitulations et la formule de ratification datée. L’ensemble a été édité pour le cinquième centenaire, en 1995, dans un corpus documentaire de 365 pages. Onze jours après la copie sévillane, les deux couronnes signaient le traité de Vitoria qui convoquait la jonte de Badajoz. L’usage qu’on a fait de ce document, et la raison de la date manquante, n’apparaissent pas dans la notice.
Pour aller plus loin
Du côté de l’Asie, ce sujet croise le tour du monde de l’expédition de Magellan, dont l’arrivée aux Moluques en 1521 transforme une ligne atlantique en question planétaire. À Lisbonne, il rejoint la cartographie de secret dont le planisphère sorti du Portugal en 1502 par un agent du duc de Ferrare reste la pièce la plus connue, puis l’histoire du bois-brésil, première richesse exportée de la côte américaine.
En 1494, l’Espagne et le Portugal ont signé un traité qui partageait entre eux les terres à découvrir. La formule circule depuis cinq siècles sous une forme simple : une ligne tracée sur l’océan, à l’ouest aux Espagnols, à l’est aux Portugais. Le texte existe, il est conservé, on peut le lire. Ce qu’il contient est plus compliqué que la formule, et ce qu’il ne contient pas explique presque toute la suite.
Une ligne sans unité de mesure
Le traité place la frontière à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert, un archipel portugais au large de l’Afrique. La lieue est une unité de distance ancienne, dont la valeur change selon les pays et selon les usages : marine, terrestre, castillane.
Le traité ne dit pas de quelle lieue il s’agit. Il ne dit pas non plus depuis quelle île on commence à compter, alors que l’archipel est large. Et personne, à cette date, ne sait mesurer une longitude en pleine mer, c’est-à-dire sa position est-ouest.
Autrement dit, les deux couronnes signent une frontière qu’elles n’ont aucun moyen de situer sur l’eau.
Le voyage qui n’a pas eu lieu
Les négociateurs en étaient conscients. Le texte prévoit donc une expédition commune, à armer dans les dix mois. Deux à quatre navires, autant d’hommes d’un côté que de l’autre, des marins et des savants à bord, avec rendez-vous aux Canaries. Ils devaient descendre jusqu’au Cap-Vert, puis naviguer vers l’ouest en comptant les lieues, et dresser des tours là où la ligne toucherait une terre.
Cette expédition n’est jamais partie. Aucune borne n’a jamais été plantée. Pendant deux siècles et demi, la frontière la plus célèbre du monde n’a existé que sur du parchemin et sur des cartes.
La dispute des îles aux épices
Le problème est devenu sérieux quand la ligne a fait le tour de la Terre. Une ligne qui va d’un pôle à l’autre a forcément un prolongement de l’autre côté du globe, et ce prolongement passait quelque part dans le Pacifique, près des Moluques, les îles indonésiennes qui produisaient le clou de girofle.
Les Portugais y étaient installés. Les Espagnols, après le voyage de Magellan, ont soutenu que ces îles leur revenaient. Chaque camp a produit ses savants et ses chiffres, et chaque chiffre servait le camp qui le fournissait. Les écarts atteignaient plusieurs dizaines de degrés.
Une commission réunie en 1524 à la frontière des deux royaumes n’est arrivée à aucun accord. L’affaire s’est réglée cinq ans plus tard à l’argent : le Portugal a versé une très grosse somme pour que l’Espagne renonce. Les mesures faites plus tard ont montré que les îles étaient portugaises depuis le début. Le Portugal avait payé pour ce qu’il possédait déjà.
Ceux qui n’avaient rien signé
Les autres royaumes européens n’étaient pas partie au traité et ne s’estimaient pas liés. Le roi de France a posé la règle qui allait servir pendant trois siècles : on ne devient propriétaire d’un territoire ni en le voyant ni en le traversant, mais en l’occupant réellement.
On lui prête une phrase célèbre, où il demande à voir la clause du testament d’Adam qui l’exclut du partage du monde. Elle circule avec trois dates différentes et trois formulations différentes. La seule version rattachée à un document connu est un rapport d’ambassadeur qui résume les propos du roi sans les citer.
Ce qui a remplacé la ligne
Au XVIIIᵉ siècle, les colons portugais s’étaient installés très loin à l’ouest de la limite prévue, dans l’Amazonie et vers le sud. Personne n’allait les déloger.
En 1750, les deux couronnes ont signé un nouveau traité qui annulait celui de 1494 et posait un autre principe : chacun garde ce qu’il occupe, et les limites suivent les fleuves et les montagnes. Des équipes sont enfin parties poser des bornes sur le terrain. Elles ne suivaient plus aucun méridien.
Le détail des clauses, les cotes d’archives des documents conservés et l’état du débat sur la position exacte de la ligne occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Traité de Tordesillas, ratification portugaise par Jean II, Setúbal, 5 septembre 1494, parchemin, quatre cahiers (huit feuillets, 330 × 250 mm), signature autographe, sceau de plomb pendu à des fils de soie Archivo General de Indias, Séville, ES.41091.AGI//PATRONATO,1,N.6,R.1
- Traité de Tordesillas, ratification castillane par Ferdinand et Isabelle, Arévalo, 2 juillet 1494, parchemin, quatre cahiers (huit feuillets, 340 × 250 mm), sceau manquant Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Lisbonne, PT/TT/GAV/17/2/24 (Gaveta 17, maço 2, n° 24)
- Traité de Tordesillas, traslado castillan du 8 février 1524, incomplet des capitulations et de la formule de ratification datée Archivo General de Indias, Séville, PATRONATO,1,N.6,R.2
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Sources primaires (suite)
- Traité de Tordesillas, minute originale, 7 juin 1494, et traduction portugaise [juillet 1494 ?] Biblioteca Nacional de Portugal, Lisbonne, Reservados, Ms. 5, n° 25 et Ms. 5, n° 20
- Traité sur les pêcheries, ratification par les Rois Catholiques et Jean II, Arévalo, 2 juillet 1494, limites de la pêche du cap Bojador au río de Oro et de la conquête du royaume de Fès Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Gaveta 17, maço 4, n° 17
- Traité d’Alcáçovas, ratification par les Rois Catholiques, 4 septembre 1479 Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Gaveta 17, maço 6, n° 16
- Bulle *Aeterni regis clementia*, Sixte IV, Rome, 21 juin 1481, confirmation des bulles antérieures et d’une partie du traité d’Alcáçovas Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Bulas, maço 26, n° 10
- Bulle *Ea quae pro bono pacis*, Jules II, 24 janvier 1506, ratification pontificale du traité de Tordesillas Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Bulas, maço 6, n° 33
- Provision des Rois Catholiques fixant la procédure de démarcation, 7 mai 1495 Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Gaveta 10, maço 5, n° 4
- Traité de Saragosse, ratification par Jean III de Portugal, 22 avril 1529, possession des Moluques Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Gaveta 18, maço 8, n° 29
- Traité de Madrid, ratification par Jean V de Portugal et Ferdinand VI d’Espagne, 13 janvier 1750, abrogation de la démarcation de 1494 Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Ministério dos Negócios Estrangeiros, caixa 219
- Hugo Grotius, *Mare liberum, sive de iure quod Batavis competit ad Indicana commercia dissertatio*, chez Lodewijk Elzevir, 1609
- Planisphère nautique signé et daté « Domingos Texeira, 1573 », une feuille de vélin enluminée Bibliothèque nationale de France, département des Cartes et plans, GE SH ARCH-3
Bibliographie
- Frances Gardiner Davenport (éd.), *European Treaties bearing on the History of the United States and its Dependencies to 1648*, Washington, 1917 Carnegie Institution of Washington
- Jean-Pierre Tardieu, « La « Mina de oro » : du conflit luso-castillan aux traités d’Alcaçovas (1479) et de Tordesillas (1494) », *Bulletin hispanique* 96 (1), 1994, p. 117-131, DOI 10,3406/hispa.1994,4821 Bulletin hispaniquehttps://doi.org/10.3406/hispa.1994.4821
- Philippe Haudrère, « Louis XIV et les guerres coloniales », *Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles* 2, 1999, p. 74-80 Société des Amis de Versailles
- Michel Balard et Alain Ducellier (dir.), *Le partage du monde. Échanges et colonisation dans la Méditerranée médiévale*, Paris, 1988, coll. « Byzantina Sorbonensia » Éditions de la Sorbonne
- José Manuel Ruiz Asencio et Luís Adão da Fonseca (dir.), *Corpus Documental del Tratado de Tordesillas*, Valladolid, 1995, 365 p., ISBN 84-8189-026-X Sociedad V Centenario del Tratado de Tordesillas
Sources en ligne
- « Les partages du monde », par Mireille Pastoureau, conservateur honoraire au département des Cartes et plans BnF, Les Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/histoire/temps-modernes/f9591d79-5dbc-4a7c-bf81-adb808b32779-vers-nouveaux-horizons-15e-16e-siecles/article/7d9c265b-2988-4cdf-995b-32f890dd21da-partages-monde
- « Memory of the World Register. Treaty of Tordesillas. Spain and Portugal, Ref N° 2006-43 », dossier de candidature déposé à Paris le 10 avril 2007 Unescohttps://media.unesco.org/sites/default/files/webform/mow001/spain_portugal_treaty_tordesillas.pdf
- « PATRONATO,1,N.6,R.1 – Tratado de Tordesillas. Versión portuguesa », notice descriptive PARES, Portal de Archivos Españoles, ministère espagnol de la Culturehttps://pares.mcu.es/ParesBusquedas20/catalogo/description/121026
- « PATRONATO,1,N.6,R.2 – Tratado de Tordesillas », notice descriptive du traslado de 1524 PARES, Portal de Archivos Españoleshttps://pares.mcu.es/ParesBusquedas20/catalogo/description/121027
- « Traité de Tordesillas, 7 juin 1494 » EHNE, Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europehttps://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/relations-internationales/l'europe-et-la-regulation-juridique-des-relations-internationales/traite-de-tordesillas-7-juin-1494
- « Tordesillas traité de (1494) », par Pascal Buresi Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-de-tordesillas/
- « Treaty of Tordesillas (1494) », texte intégral dans la traduction de Frances Gardiner Davenport University of Nebraska-Lincoln, Teaching Legal Historyhttps://teachinglegalhistory.unl.edu/s/oer/item/949
- « Planisphère nautique (1573) par Domingos Teixeira », notice de la série « Au cœur des cartes », cote GE SH ARCH-3 Bibliothèque nationale de Francehttps://www.bnf.fr/fr/mediatheque/planisphere-nautique-1573-par-domingos-teixeira
- « Notice de titre conventionnel : Traité de Madrid (1750) » BnF, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb124139445

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