En 1582 et en 1583, des envois quittent Moscou pour les monastères du royaume. Chacun comporte une somme d’argent et une liste de noms, avec l’ordre de prier pour ceux qui y figurent. Le donateur est le tsar Ivan IV, et les noms sont ceux d’hommes et de femmes qu’il a fait tuer. Environ 3 300 entrées. Le document le plus précis sur la terreur de 1565-1572 a été commandé par celui qui l’avait organisée.
Un mois de silence, puis deux lettres
En décembre 1564, le tsar quitte Moscou avec le trésor et les icônes et s’installe à Alexandrovskaïa Sloboda, aujourd’hui Alexandrov, à une centaine de kilomètres au nord-est. Il n’explique rien. (Les dates russes antérieures à 1918 sont ici en style ancien, la Russie ayant gardé le calendrier julien jusque-là.) En janvier 1565, deux lettres arrivent dans la capitale. La première accuse boyards, administrateurs et clergé de malversations et de trahison, et annonce l’abdication ; la seconde rassure les habitants de Moscou. Une délégation part supplier le souverain de revenir. Il pose sa condition : punir qui il veut, sans que l’Église exerce le droit d’intercession dont elle disposait pour les disgraciés.
Le récit officiel, dans la chronique de Nikon, décrit ensuite une partition du royaume. L’opritchnina passe sous autorité directe, avec le nord, une portion des terres de Novgorod, le pays du sel de Staraïa Roussa et un damier de districts au centre. Le reste, la zemchtchina, garde ses institutions et paie. Conseil, chancelleries, armée, tout se dédouble. Les opritchniki portent le noir, montent des chevaux noirs et fixent à leur selle une tête de chien et un balai, la tête pour flairer la trahison, le balai pour la balayer. Un mot sur le rangement : ce règne appartient à l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, mais l’historiographie russe le classe aussi dans une période moscovite courant de 1462 à 1689, et les deux découpages ne servent pas au même usage.
Cinq semaines à Novgorod, et l’arithmétique de Skrynnikov
La campagne du nord-ouest part de la Sloboda en décembre 1569. Kline, Tver et Torjok sont pillées au passage. C’est à Tver que Maliouta Skouratov étrangle le métropolite Philippe Kolytchev, déposé un an plus tôt pour avoir critiqué l’opritchnina ; l’Église le canonisera en 1652, et une rédaction de sa Vie appelle son assassin un bourreau, mučitel’. La troupe est devant Novgorod dans les premiers jours de janvier 1570 et n’en repart qu’à la mi-février. Les exécutions se concentrent sur le Volkhov.
Vient le problème du nombre. La première chronique de Pskov donne 60 000 morts, la troisième chronique de Novgorod cinq semaines et cinq à six cents personnes tuées ou noyées par jour. Après les mauvaises récoltes et les épidémies des années 1560, la ville dépassait à peine dix à vingt mille habitants : le chiffre est arithmétiquement impossible. Rouslan Skrynnikov a refait le calcul à partir du rapport que Skouratov avait lui-même fait transcrire dans le synodique, en y ajoutant les Novgorodiens nommément désignés. Il aboutit à deux ou trois mille morts. Les fourchettes qui circulent vont de deux à quinze mille, ce qui mesure surtout l’ampleur du désaccord.
Le synodique est incomplet, et son compilateur le savait. Il détaille les années 1567-1571, autour de l’affaire du prince Vladimir de Staritsa, cousin du tsar et prétendant possible, éliminé avec une partie des siens en 1569 ; les listes de 1564-1565 et de 1571-1575 sont maigres. Ce livre ne recense pas les morts. Il recense ceux que la chancellerie pouvait encore nommer ou compter quinze ans après, et le total ne sera pas connu. Les sources gardent en revanche un fait précis : la prise de Polotsk, en 1563, s’était accompagnée d’un ordre de massacre visant tous les juifs de la ville qui refusaient le baptême orthodoxe.
Ce que les cadastres montrent après 1572
L’opritchnina n’a pas été abolie par une réflexion sur ses excès. En mai 1571, le khan de Crimée Devlet Iᵉʳ Guiray brûle Moscou ; les régiments du tsar ne se rassemblent pas, ou ne veulent pas se battre. Peter Turchin et Sergueï Nefedov évaluent à une centaine de milliers les captifs emmenés en esclavage cette année-là. En 1572, le dispositif est supprimé et son nom interdit. La répression continue sous d’autres appellations, et en 1575 Ivan installe pour un an environ un descendant converti de Gengis Khan, Siméon Bekboulatovitch, comme grand-prince de Moscou, en se réservant un titre subalterne.
Les cadastres postérieurs donnent l’ordre de grandeur du désastre. D’après la même synthèse, la population de la région de Novgorod chute de plus de 80 %, les alentours de Moscou perdent 90 % de leurs terres cultivées, et ailleurs au centre la proportion d’exploitations paysannes abandonnées oscille entre 18 et 60 %. La cavalerie de service perd la moitié de ses effectifs, faute de paysans sur les domaines qui l’entretenaient.
Reste à savoir ce qu’on impute à quoi. La guerre de Livonie, entamée en 1558 et perdue, ponctionne hommes et argent depuis vingt ans ; la mauvaise récolte de 1567 fait grimper le prix du grain ; la peste frappe en 1570. Aucun de ces facteurs ne s’isole des autres, et la part revenant à l’opritchnina n’est pas calculable en l’état des séries.
Un mercenaire, un ambassadeur, et un mot qui ne dit pas tyran
L’image européenne du tyran vient d’une production de guerre : Halperin le dit sans détour, les textes qui l’ont fabriquée sont allemands et latins, écrits pendant le conflit livonien. Albert Schlichting, mercenaire allemand passé au service du tsar puis transfuge, publie vers 1571 un récit dont le titre désigne le « tyran de Moscovie ». Giles Fletcher, envoyé d’Élisabeth Iʳᵉ, ouvre son Of the Rvsse Common Wealth, imprimé à Londres par T. D. pour Thomas Charde en 1591, en annonçant à sa reine un État tyrannique privé de vraie connaissance de Dieu, de justice et de loi écrite. Les marchands de la Compagnie de Moscovie le firent supprimer, pour leur commerce.
À l’intérieur du pays, pendant le règne, personne n’emploie le mot. Le premier Russe à qualifier Ivan de mučitel’ est le prince Andreï Kourbski, écrivant depuis la Lituanie où il a fait défection en 1564 ; le suivant à le dire sans ambiguïté, le scribe Grigori Kotochikhine, écrit depuis la Suède. Quant au surnom, groznyj, il ne veut pas dire tyran : Sergueï Bogatyrev le rend par redoutable, qui inspire la crainte, et le rattache à l’usage politique de la peur plutôt qu’à un jugement moral. Le français durcit un mot qui pesait autrement.
Il y a plus embarrassant. En 1971, Edward Keenan a soutenu que la correspondance entre Kourbski et Ivan est un faux du XVIIᵉ siècle, la première lettre ayant été composée entre 1623 et 1625 par Semen Chakhovskoï. Dmitri Likhatchev, Nikolaï Andreïev et Skrynnikov ont répliqué, et Boris Floria a trouvé dans les registres de la chancellerie des ambassades une mention de cette lettre faite du vivant même d’Ivan. La thèse n’est plus tenue que par une minorité de spécialistes, tous hors de Russie. Elle a pourtant déplacé quelque chose : le tsar lettré, ironique et théologien qu’on citait comme une évidence n’est accessible que par une tradition manuscrite tardive.
Rien de tout cela ne lave le règne, et l’objection mérite sa version forte. Ceux qui insistent sur la propagande ont raison sur un point précis : nous lisons ces sept ans à travers des textes d’ennemis et de transfuges. Mais le synodique est moscovite, la destruction de Novgorod figure dans les chroniques russes, et Halperin a montré que les sources contemporaines ne présentent pas toutes l’opritchnina comme illégitime. Le désaccord porte sur l’interprétation de ces morts. Leur existence n’est pas en cause.
Il est ancien. L’historiographie russe a longtemps fait de l’opritchnina une opération dirigée contre le grand foncier princier, jusqu’à ce que le réexamen des généalogies de la cour opritchnina et des redistributions de terres cesse d’y retrouver cette cible. Andreï Iourganov y a lu en 1997 une entreprise de purification morale en vue du Jugement dernier. Nancy Shields Kollmann la tient pour une exception jamais répétée dans une culture politique de consensus, Oleg Kharkhordine pour la mise à nu d’un pouvoir sans limite. Pierre Gonneau, qui a rouvert en 2014 un dossier délaissé par l’historiographie française, refuse la réhabilitation stalinienne comme le portrait du monstre pur.
Karamzine, Répine, et un seul témoin pour novembre 1581
Le tsarévitch Ivan Ivanovitch meurt à la Sloboda à la mi-novembre 1581, à vingt-sept ans. La version où son père le tue d’un coup de sceptre n’a qu’une source contemporaine, la Moscovia du jésuite Antonio Possevino, parue en 1586. Paul Bushkovitch a démonté la pièce en 2014 : le chapitre concerné a été rédigé bien après le reste, il contredit d’autres passages du livre, et la correspondance alors inédite de Possevino avec ses supérieurs romains montre qu’il tenait l’histoire pour une rumeur. Aucune preuve fiable n’établit qu’Ivan ait tué son fils.
C’est Nikolaï Karamzine qui a fixé l’accusation, au tome IX de son Histoire de l’État russe, en 1821. Ilia Répine s’en empare après l’assassinat d’Alexandre II, le 1er mars 1881, et l’exécution publique de ses meurtriers le 3 avril. Sa toile, 199,5 sur 254 centimètres, est montrée en 1885 : le sceptre roulé au premier plan, le tapis gorgé de sang, la main du père serrant la tempe du fils. Le 15 février, le haut-procureur du Saint-Synode Konstantin Pobedonostsev écrit à Alexandre III que le tableau est répugnant et qu’on ne saurait le dire historique, ce moment étant, dans toute sa mise en scène, purement fantastique. Un anatomiste de l’Académie des beaux-arts, Fedor Landcert, prend le relais et démontre que les proportions du crâne du fils ne s’accordent pas avec les mains du père.
La suite est un feuilleton. Le 16 janvier 1913, un vieux-croyant de vingt-neuf ans, Abram Balachov, frappe la toile trois fois avec une alêne de cordonnier en criant contre le sang. En 2013, le médiéviste Igor Froïanov demande par pétition le retrait d’une œuvre qu’il juge calomnieuse. Le 25 mai 2018, un visiteur la déchire en trois endroits avec une barre métallique ; restaurée, elle est revenue en salle sous une capsule antivandalisme. Kevin Platt a étudié ce dédoublement d’Ivan et de Pierre le Grand en mythes russes concurrents, terreur d’un côté, grandeur de l’autre.
Le point gênant est ailleurs. Pobedonostsev et Froïanov contestaient l’épisode pour défendre l’autocratie, et sur la question documentaire ils avaient une part de raison, pour des motifs étrangers à la critique des sources.
Une côte, un réacteur, trois dixièmes de milligramme
En 1963, des travaux de restauration dans la nécropole de la cathédrale de l’Archange, au Kremlin, ouvrent pour la première fois les tombeaux d’Ivan IV, de ses fils Ivan et Fedor et du prince Skopine-Chouïski. Le rapport de l’Institut de recherche de médecine légale est daté du 12 mars 1964. L’anthropologie a établi depuis que le tsarévitch avait contracté une maladie vénérienne dès l’adolescence, et ces affections se traitaient par onguents mercuriels.
En 2018, des prélèvements ont été mesurés par activation neutronique au Laboratoire Frank de physique des neutrons, à Doubna. La côte du tsarévitch donne 0,36 milligramme de mercure par kilo et 0,19 d’arsenic. L’équipe compare ces valeurs à celles d’un cimetière médiéval danois où les syphilitiques soignés au mercure se situent entre 0,14 et 0,42. Le tsarévitch tombe dans la fourchette, et les auteurs y lisent une intoxication chronique liée au traitement. Les cheveux de sa mère Anastasia Romanovna donnent 47 milligrammes par kilo, trois cents fois la norme actuelle, ce qui pointe vers autre chose. Sur la cause de la mort de novembre 1581, la mesure ne tranche pas.
Le synodique, lui, a changé de statut en 2005. Andreï Boulytchev, responsable du fonds des imprimés anciens aux Archives russes des actes anciens, a relu la commande de 1582 comme une procédure plutôt que comme un repentir tardif. Dans les catégories religieuses du temps, ceux qui meurent de mort violente hors du champ de bataille deviennent des « morts intempestifs », zalojnye mertvetsy, dont l’âme ne trouve pas de repos. Le tsarévitch relevait de cette catégorie. Les suppliciés de l’opritchnina aussi. Sur cette lecture, les 3 300 noms envoyés aux monastères cessent d’être un aveu. Ils deviennent un dispositif monté pour protéger l’âme d’un fils.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise la prise de Kazan en 1552, première conquête d’un khanat de la Volga et matrice du langage impérial qui suivra. Il rejoint le Temps des troubles ouvert après 1598, dont la crise démographique décrite ici forme l’antichambre, ainsi que la guerre de Livonie, vingt-cinq ans de conflit pour un accès à la Baltique finalement perdu.
Ivan le Terrible a organisé, pendant sept ans, une répression menée par un corps d’hommes armés qui n’obéissait qu’à lui. On sait qu’elle a eu lieu. On sait beaucoup moins bien combien elle a fait de morts, et l’essentiel de ce que l’on croit savoir vient de textes écrits par ses ennemis.
Un chantage réussi
En décembre 1564, le tsar quitte sa capitale sans prévenir, en emportant le trésor et les icônes. Il s’installe dans une résidence à une centaine de kilomètres de là.
Un mois plus tard, deux lettres arrivent à Moscou. Dans la première, il accuse les grandes familles et le clergé de le trahir, et annonce qu’il renonce au trône. Dans la seconde, il rassure les habitants de la ville : sa colère ne les vise pas.
Une délégation vient le supplier de revenir. Il accepte, à une condition : pouvoir punir qui il veut, sans que l’Église puisse intercéder pour les condamnés, comme elle en avait le droit jusque-là.
Le pays est alors coupé en deux. Une part passe sous son autorité directe, avec sa propre armée et ses propres bureaux. L’autre garde les institutions ordinaires et paie les frais. Ses hommes s’habillent en noir et fixent à leur selle une tête de chien et un balai : flairer les traîtres, les balayer.
Une ville détruite en cinq semaines
En janvier 1570, la troupe arrive devant une grande ville du nord-ouest, accusée d’avoir comploté. Elle y reste cinq semaines. Les exécutions ont lieu sur la rivière.
Les chroniques de l’époque parlent de 60 000 morts. Le chiffre ne tient pas : après plusieurs années de mauvaises récoltes et d’épidémies, la ville comptait probablement dix à vingt mille habitants. Un historien russe a repris le calcul autrement, à partir des rapports rédigés par les exécutants eux-mêmes, et arrive à deux ou trois mille morts. D’autres proposent davantage. Personne ne peut trancher.
Sur la route, le chef de la troupe avait étranglé le chef de l’Église russe, écarté un an plus tôt pour avoir critiqué la répression.
Des listes de noms envoyées aux monastères
Quinze ans plus tard, le tsar fait porter aux monastères de l’argent et des listes de personnes, avec l’ordre de prier pour elles. Ce sont ses propres victimes. On compte environ 3 300 entrées.
Ce livre reste aujourd’hui le meilleur document dont on dispose. Il est pourtant très incomplet : il ne recense pas les morts, il recense ceux que les bureaux pouvaient encore nommer ou compter longtemps après les faits. Le nombre total de victimes ne sera jamais connu.
La suite du règne est catastrophique pour le pays. En 1571, une armée venue de Crimée brûle la capitale sans que les hommes du tsar la défendent. La répression est supprimée l’année suivante. Les relevés de terres montrent ensuite des régions entières vidées, jusqu’à 90 % des champs abandonnés autour de la capitale. Mais une guerre de vingt-cinq ans, une famine et une épidémie ont frappé en même temps, et on ne peut pas dire quelle part revient à chacune.
Le tableau, le fils, et une côte analysée
L’image du tyran vient surtout de récits écrits par des étrangers pendant la guerre : un mercenaire allemand passé au service du tsar puis transfuge, un diplomate anglais. Dans le pays même, personne ne l’appelle tyran de son vivant. Son surnom russe ne veut d’ailleurs pas dire « terrible » au sens moderne, mais « redoutable ».
La scène la plus connue, celle du tsar tuant son fils d’un coup de sceptre en 1581, repose sur un seul témoignage de l’époque, celui d’un jésuite italien. Un historien a montré en 2014 que le passage a été écrit bien après, qu’il contredit d’autres pages du même livre, et que son auteur, dans ses lettres privées, tenait l’histoire pour une rumeur à laquelle il ne croyait pas.
C’est un historien du XIXᵉ siècle qui a fixé l’accusation, et un peintre célèbre qui l’a rendue inoubliable en 1885. Le tableau a été attaqué deux fois, en 1913 et en 2018, et une pétition a demandé son retrait en 2013.
En 1963, les tombeaux ont été ouverts. Les ossements du fils, mesurés depuis dans un laboratoire de physique, contiennent du mercure en quantité compatible avec un traitement médical de l’époque. Cela ne dit rien sur la façon dont il est mort.
Le détail des chiffres, la querelle sur l’authenticité des lettres du tsar et l’état actuel du débat occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Synodique des disgraciés (*Sinodik opal’nykh*), livre de commémoration établi sur ordre d’Ivan IV en 1582-1583 et envoyé aux monastères avec des dons, environ 3 300 entrées dont quelque 3 200 pour les années 1567-1571 texte reconstitué à partir des copies monastiques par S. B. Vesselovski puis R. G. Skrynnikov
- Chronique de Nikon, récit officiel de l’institution de l’opritchnina, janvier-février 1565 *Polnoe sobranie russkikh letopisei*, t. XIII, p. 391-395
- Albert Schlichting, récit de son séjour au service d’Ivan IV, rédigé vers 1571 traduction et édition Hugh F. Graham, « A Brief Account of the Character and Brutal Rule of Vasil’evich, Tyrant of Muscovy », *Canadian-American Slavic Studies* 9 (2), 1975, p. 204-272
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Sources primaires (suite)
- Giles Fletcher, *Of the Rvsse Common Wealth ; or, maner of gouernement by the Russe Emperour*, Londres, imprimé par T. D. pour Thomas Charde, 1591 édition en fac-similé par Richard Pipes et John V. A. Fine, Harvard University Press, 1966
- Antonio Possevino, *Moscovia*, première édition 1586 traduction et annotation Hugh F. Graham, *The Moscovia of Antonio Possevino, S.J.*, Pittsburgh, University of Pittsburgh, 1977, « UCIS Series in Russian and East European Studies », 1
- Correspondance attribuée au prince Andreï Kourbski et au tsar Ivan IV, 1564-1579 édition J. L. I. Fennell, *The Correspondence between Prince A. M. Kurbsky and Tsar Ivan IV of Russia, 1564-1579*, Cambridge University Press, 1955
- *Histoire d’Ivan IV* attribuée au prince Andreï Kourbski, rédigée en Lituanie édition J. L. I. Fennell, *Prince A. M. Kurbsky’s History of Ivan IV*, Cambridge University Press, 1965
- Vie du métropolite Philippe, rédactions Toulopov et Kolytchev, années 1590 édition I. A. Lobakova, *Jitie mitropolita Filippa. Issledovanie i teksty*, Saint-Pétersbourg, Dmitri Boulanine, 2006, p. 188 et 223
- Grigori Kotochikhine, *O Rossii v tsarstvovanie Alekseia Mikhailovicha*, rédigé en Suède dans les années 1660 4ᵉ édition, Saint-Pétersbourg, 1906
- Ilia Répine, *Ivan le Terrible et son fils Ivan le 16 novembre 1581*, huile sur toile, 199,5 × 254 cm, 1885 Galerie nationale Tretiakov, Moscou
- Lettre de Konstantin Pobedonostsev à Alexandre III, 15 février 1885 *K. P. Pobedonoscev i ego korrespondenty. Pis’ma i zapiski*, t. I, Moscou-Petrograd, 1923, p. 498-499
- Fedor Landcert, « Po povodu kartiny I. E. Repina « Ivan Groznyj i Ego syn, 16 nojabrja 1581 goda » », conférence aux élèves de l’Académie des beaux-arts *Vestnik izjaščnych iskusstv*, III (2), 1885, p. 195-204
- Fragment de côte du tsarévitch Ivan Ivanovitch, prélevé lors de l’ouverture des tombeaux de la nécropole de la cathédrale de l’Archange en 1963 musées du Kremlin de Moscou
- Rapport d’expertise de l’Institut de recherche de médecine légale du ministère de la Santé de l’URSS, Moscou, 12 mars 1964, à la commission du ministère de la Culture sur l’ouverture des tombeaux de la cathédrale de l’Archange
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- « Analysis of arsenic and mercury content in human remains of the 16th and 17th centuries from Moscow Kremlin necropolises by neutron activation analysis at the IREN facility and the IBR-2 reactor FLNP JINR » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/article/10.1134/S1547477118010132
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- « Иван Грозный и сын его Иван. Возвращение » Galerie nationale Tretiakov, Moscouhttps://www.tretyakovgallery.ru/exhibitions/o/ivan-groznyy-i-syn-ego-ivan-vozvrashchenie/?lang=en
- « Repin Painting Returns to Moscow’s Tretyakov Gallery Nearly 7 Years After Vandal Attack » The Moscow Timeshttps://www.themoscowtimes.com/2024/12/16/repin-painting-returns-to-moscows-tretyakov-gallery-nearly-7-years-after-vandal-attack-a87343
- « Ilya Repin’s chilling painting of Ivan the Terrible, vandalised in 2018, goes back on show at Moscow’s Tretyakov Gallery » The Art Newspaperhttps://www.theartnewspaper.com/2022/05/27/ilya-repins-chilling-painting-of-ivan-the-terriblevandalised-in-2018-by-a-drunk-man-with-a-metal-polegoes-back-on-show-at-moscows-tretyakov-gallery


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