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Révolte de Stenka Razine : le cosaque de la Volga devenu chanson

Pirates, corsaires & guerre sur merLa Russie des tsars21 octobre 2026◈ 43 sources vérifiées
Vasily Surikov / Wikimedia Commons
13 min de lecture43 sources vérifiées
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Dans la version française, Stenka Razine plonge dans un verre d’eau. La chanson que Prosper Mérimée traduit en prose pour le Journal des savants, en juillet 1861, raconte la capture du cosaque à Astrakhan, la cage de fer, trois jours promené dans la ville sans manger, puis la dernière demande du prisonnier, un verre d’eau. Le texte russe dit qu’il s’en asperge et se retrouve sur la Volga. Mérimée a confondu deux verbes voisins, et son Razine rapetisse, saute dans le verre et ressort dans le fleuve, prodige que l’écrivain explique à ses lecteurs par la matière première dont tout sorcier aurait besoin. Il avait confié au directeur du journal ses doutes sur un quatrain cosaque que personne n’avait su lui traduire, en se rassurant à l’idée qu’il comptait peu d’abonnés sur les bords de la Volga et du Don.

Presque tout ce que l’Europe a su de Razine lui est arrivé ainsi, par des étrangers et des traducteurs.

Le voyage « pour les zipouns »

Au printemps 1667, la Russie sort de treize ans de guerre contre la Pologne, close par la trêve d’Androussovo, et le trésor du tsar est vide. Les cosaques du Don reçoivent moins de grain et d’argent de Moscou, tandis que les paysans qui fuient le servage, aggravé par le Code de 1649, grossissent les rangs des cosaques pauvres, la golytba. Stepan Razine, né dans une famille cosaque aisée, en prend la tête. En mai 1667, sa bande pille sur la Volga les barques de sel et de poisson du patriarche et des monastères, puis hiverne à Iaïk, sur l’actuel fleuve Oural, où deux colonels venus négocier sont pendus. Ainsi commence l’expédition que les cosaques disent « pour les zipouns », c’est-à-dire pour le butin. On garde ici la graphie Razine, celle de Mérimée, plutôt que Razin, parce que c’est sous ce nom que le personnage est entré en français.

Le 23 mars 1668 (a. s.), selon Mérimée, la flottille entre dans la Caspienne. Les dates russes suivent le calendrier juli​en, qui retarde alors de dix jours sur le grégorien. En face, la Perse des Safavides, gouvernée depuis 1666 par le chah Soleyman, tient la côte jusqu’à Derbent. Les cosaques pillent le littoral du Daghestan jusqu’au sud de Bakou, puis Rasht et Farahabad, et échangent leurs captifs musulmans contre des esclaves chrétiens. Ils hivernent sur l’île aux Cochons, un îlot de 900 mètres sur 400 au sud de Bakou, où la flotte de Mamed Khan, gouverneur d’Astarabad, vient les attaquer en 1669. Les effectifs perses varient d’un auteur à l’autre, soixante-dix bâtiments chez l’historien Nikolaï Kostomarov, cinquante chez Nikolaï Nikitine, seize chez Mérimée, pour 3 700 à 4 000 hommes, et trois navires seulement s’échappent selon Kostomarov. Le fils du khan reste aux mains des cosaques.

La victoire a coûté. Selon le livre publié sous le nom de Jan Struys, les Perses surprennent dans une ville pillée six mille cosaques ivres et n’en laissent vivre qu’un douzième, chiffre que rien d’autre ne confirme. Nikitine notait en 2017 que l’on dispose de très peu de renseignements sûrs sur la campagne persane, et les récits qu’utilisent les travaux consultés ici sont russes ou européens. En août 1669, Razine reparaît dans le delta de la Volga, livre une partie de ses navires et de ses canons au voïévode, le gouverneur militaire d’Astrakhan, Ivan Prozorovski, et reçoit la grâce du tsar Alexis.

Une sœur que les documents ignorent

Jan Struys est maître voilier. En septembre 1668, il s’engage avec dix-sept autres Hollandais, sous les ordres du capitaine David Butler, au service du tsar, et descend la Volga jusqu’à Astrakhan sur un navire neuf. La traduction anglaise de son livre, imprimée à Londres en 1683, raconte qu’il a vu Razine plusieurs fois, grand, droit, marqué de la petite vérole sans en être enlaidi, salué par ses hommes du nom de « batske », père. Il achète à un cosaque une chaîne d’or longue de presque une brasse, entrecoupée de pierres précieuses, pour moins de sept livres sterling, dans la monnaie que lui prête son traducteur.

À la page 187, Struys voit Razine monter sur un yacht avec une princesse persane, prise avec son frère ; le frère a été offert au voïévode, la sœur gardée pour concubine. Razine a beaucoup bu. Il apostrophe le fleuve, qui lui a donné tant d’or et d’argent et qu’il appelle la mère de sa fortune, se reproche de ne lui avoir jamais rien offert, puis jette la jeune femme dans la Volga avec sa robe de drap d​’or semée de perles et de diamants. Le livre a paru d’abord à Amsterdam en 1676, chez Jacob van Meurs et Johannes van Someren.

Le témoignage est moins solide qu’il n’y paraît. Struys écrivait à grand-peine, et un article de la revue De Boekenwereld, en 2016, rappelle que les deux premiers voyages et une bonne part du troisième sont démarqués d’Adam Olearius ou d’Étienne de Flacourt, l’auteur réel étant sans doute un rédacteur à gages, peut-être Olfert Dapper, qui publiait chez le même Van Meurs. Deux pages avant la noyade, le massacre d’une petite ville persane, dont les habitants sont égorgés au signal que donne Razine en posant son bonnet d’une manière inhabituelle, reprend la brochure anonyme imprimée à Londres en 1672, rédigée à Moscou par un homme qui n’avait jamais vu Razine. Sergueï Nekludov a relevé ce paradoxe d’un témoin oculaire qui recopie un ouï-dire. Le frère de la princesse, lui, a bien existé. Les documents russes connaissent le fils de Mamed Khan sous le nom de Chabyn-Debeï, mais aucun ne lui donne de sœur, et Nikitine tient l’histoire de la noyade pour absolument indigne de foi.

L’autre camp a des arguments. Struys était à Astrakhan à la fin de l’été 1669, et les deux lettres de Butler imprimées à la fin du livre, datées d’Astrakhan le 24 septembre 1669 et d’Ispahan le 6 mars 1671, confirment les grandes lignes de son aventure, ce qui suffit à Willem Floor pour juger le récit digne de confiance sur ce que le voilier a vu lui-même. Kostomarov puis Mérimée ont tenu la scène pour vraie. Nekludov propose une solution qui garde le récit sans garder la princesse. La légende serait née dans le folklore cosaque du vivant même de Razine, sur le vieux schéma de la jeune fille offerte à l’esprit du fleuve, et le livre d’Amsterdam en aurait recueilli une version, hypothèse qu’aucun document ne permet de trancher.

Astrakhan, juin 1670

Au printemps 1670, Razine quitte Kagalnik, l’île du Don où il a hiverné, avec quelque sept mille hommes, prend Tsaritsyne, aujourd’hui Volgograd, puis le fort de Tcherny Iar. Devant Astrakhan, la garnison passe aux rebelles. Le voïévode Prozorovski est arraché à l’office et précipité du haut du clocher, le 22 juin selon Mérimée, alors que la brochure anglaise place la prise de la ville au 28 juillet. Les archives de la chancellerie brûlent. La sentence de 1671 lui reprochera aussi la mort de marchands persans, indiens, arméniens et boukhares, qui brouillait le tsar avec le chah.

Remontant la Volga, il prend Saratov et Samara, et ses émissaires répandent le bruit qu’il escorte le tsarévitch Alexis, mort le 17 janvier 1670, et l’ancien patriarche Nikon, déposé en 1666. Deux bateaux portent la fiction, l’un tendu de velours rouge, où un jeune prince circassien capturé tient le rôle du tsarévitch, l’autre de velours noir. Les promesses de délivrer le peuple du joug des boyards soulèvent les paysans des domaines et une partie des « Tartares czernisches », selon toute vraisemblance les Tchérémisses, aujourd’hui appelés Maris. Devant Simbirsk, dont le voïévode Ivan Miloslavski tient la citadelle, la marche s’arrête. En octobre 1670, l’armée du prince Iouri Bariatinski, formée aux méthodes occidentales, défait les rebelles, et Razine, blessé, redescend vers le Don.

La brochure de 1672 décrit la répression conduite par le prince Iouri Dolgoroukov autour d’Arzamas, des gibets chargés chacun de quarante ou cinquante hommes, onze mille exécutions en trois mois « dans les formes légales », plus de cent mille morts au total. Elle ne dit pas d’où elle tient ces chiffres, pas plus que les deux cent mille rebelles qu’elle prête au soulèvement, et l’original de la sentence a brûlé en 1701 avec le dossier d’enquête. Parmi les prisonniers figure une religieuse qui avait commandé sept mille hommes ; condamnée au bûcher, elle s’étend d’elle-même sur le bois. La brochure ne la nomme pas, la tradition russe l’appelle Alena. Au printemps 1671, l’Église frappe d’anathème le « voleur, traître, parjure et assassin » d’Astrakhan.

« Prosti »

Le 14 avril 1671, Razine est pris à Kagalnik par les cosaques restés fidèles au tsar, que commande l’ataman du Don Kornila Iakovlev, son parrain ; la traduction anglaise de la sentence écrit le 4 avril. Christoff Koch, marchand correspondant à Moscou du gouverneur suédois de l’Ingrie, rapporte deux versions de la capture, qui s’accordent sur une beuverie et un homme ivre que l’on ligote.

Le vendredi 2 juin, dans la matinée, la charrette entre par la porte de Tver. Koch la décrit dans sa dépêche du 6 juin, conservée aux Archives nationales de Suède, avec une précision de charron. Quatre hautes roues sous des nattes de liber, au milieu une potence un peu plus haute qu’un homme, et Razine enchaîné par le cou, les bras, la taille et les genoux, « comme une mouche dans une toile d’araignée ». Son frère Frol suit à pied, la chaîne au cou, sur plus de trois verstes. Koch donne à Stepan trente-six à quarante ans, des cheveux châtain clair, épais et bouclés, une barbe courte et ronde. Au Zemski prikaz, sur la place Rouge, les frères sont interrogés devant les boyards, fouettés et approchés du feu, puis on leur rase le sommet du crâne pour y faire tomber de l’eau froide goutte à goutte. Au prince Dolgoroukov qui le traite de traître, Razine répond que le traître est le prince, qui a fait couler tant de sang paysan. Selon Koch, il offre aussi de dire toute la vérité au tsar en personne, sans torture, et les boyards s’y opposent, jugeant un tel homme indigne de paraître devant le souverain. L’exécution, prévue pour le samedi, est repoussée au mardi après une troisième séance de torture, retard que l’Anglais Thomas Hebdon relève aussi dans une lettre du 6 juin.

Le 6 juin à midi, sur la grande place, le diak Larion Ivanov, haut fonctionnaire du tsar, ordonne d’écarteler Stepan. Razine se signe vers l’église Notre-Dame-de-Kazan, salue la foule d’un seul mot, « prosti », pardonnez-moi, et s’allonge sur les billots. Le bourreau tranche le bras droit au coude, la jambe gauche au genou, puis, selon Koch, le bras gauche, la jambe droite et la tête, quand la brochure anglaise passe des deux premiers coups à la décapitation. Frol crie alors qu’il a un secret à révéler au tsar seul. Il parle d’un trésor enterré près de Tsaritsyne, et le tsar le fait soigner par un chirurgien polonais, aucun Allemand ne voulant toucher des plaies faites par le bourreau ; Frol est exécuté cinq ans plus tard.

Les études publiées en 1932 et en 1961, que reprennent Gleb Kazakov et Ingrid Maier, placent l’exécution sur la place Rouge, même si la place Bolotnaïa revient encore dans des livres récents. Le lendemain seulement, les cinq pieux portant la tête et les membres sont transportés au-delà de la Moskova, sur le « Marais », le tronc jeté aux chiens. Koch les y voit le 10 juin, et l’ambassade hollandaise de Coenraad van Klenck les retrouve en 1676, comme le note son secrétaire Balthasar Coyett dans le récit imprimé à Amsterdam en 1677.

Six pieux sur un dessin de Moscou

Moscou tenait à ce que l’Europe sache. Un dépouillement de la presse allemande trouve des nouvelles de Razine dans un numéro sur trois ou quatre entre septembre 1670 et août 1671. La brochure anonyme, écrite d’abord en néerlandais et imprimée à Haarlem en 1671 chez P. Casteleyn, paraît à Londres l’année suivante « par autorité », avec la traduction de la sentence ; son auteur la date d’Arkhangelsk, à bord du Queen Esther, le « 13/23 » septembre, double date des deux calendriers. Koch joint à ses dépêches un dessin au crayon et à l’aquarelle de 40 centimètres sur 31, légendé en cyrillique, que Kazakov et Maier attribuent à une chancellerie. L’image porte la date du 7 juin, annonce les deux frères « exécutés, écartelés » et montre six pieux là où les témoins en ont compté cinq, le tronc n’ayant jamais été planté. Elle a été dessinée avant le supplice. En août, le Nordischer Mercurius de Hambourg décrit un dessin « venu de Moscou », légendé en « lettres grecques », avec ses six pieux, et une copie gagne très probablement Londres, où elle sert de modèle, inversé par la plaque de cuivre, à la gravure de 1672.

La légende n’a pas attendu le XIXᵉ siècle. Un document de l’administration, publié dans le premier volume soviétique de documents, rapporte qu’au passage des cosaques devant Tsaritsyne les canons pointés sur leurs bateaux n’ont pas fait feu et qu’aucune arme ne prend l’ataman. L’anathème a pu nourrir cette image, avance Nekludov, dans une Russie que le schisme de l’Église et l’année 1666 avaient remplie d’attentes de fin des temps, et une dissertation soutenue à Wittenberg en 1674 rapproche déjà la déposition de Nikon et le soulèvement de 1667. Dans les traditions recueillies au XIXᵉ siècle, Razine est sorcier, s’évade de prison en dessinant une barque au charbon et attend sous les collines de la Volga, gardien de ses trésors.

Comme d’autres soulèvements de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, celui-ci a changé de nom selon ceux qui l’écrivaient. Les quatre volumes de documents publiés à Moscou de 1954 à 1976 parlent de « guerre paysanne ». Roland Mousnier, en 1967, range l’épisode parmi les « fureurs paysannes » du XVIIᵉ siècle, à côté des Nu-Pieds de Normandie et des révoltes chinoises de la fin des Ming, et parle de l’« anabase » de Stenka Razine ; Nikitine titre en 2017 sur le « mouvement de Razine ». L’expédition de 1667-1669 est une affaire de cosaques pauvres et de butin, alors que le soulèvement de 1670 entraîne des paysans, des soldats de garnison et des Tchérémisses, au nom du tsar contre les boyards. On s’en tient ici au mot soulèvement, qui laisse ouverte la part respective des cosaques et des paysans.

Page 261 du Volzhski vestnik

La princesse passe dans la poésie russe avant d’entrer dans la chanson. Alexandre Pouchkine écrit entre 1824 et 1826 trois chansons sur Stenka Razine, dont l’une montre le cosaque jetant dans la Volga une « princesse persane » captive ; la censure en interdit l’impression, et elles ne paraissent qu’en 1881. Kostomarov, exilé à Saratov de 1848 à 1856, y recueille une version où la Caspienne déchaînée réclame la captive, et l’imprime en 1858 à côté du récit de Struys, qu’il ne met pas en doute.

Mérimée suit Kostomarov trois ans plus tard, et le Journal des savants imprime son titre russe avec un B latin à la place du Б.

En mars 1883, le Volzhski vestnik publie dans son numéro 12, à la page 261, sous le titre « Extrait des Chansons de la Volga », un poème du folkloriste Dmitri Sadovnikov qui commence par « Iz-za ostrova na strejen’ », de derrière l’île vers le fil du courant. Mis en musique, il passe très vite pour une chanson populaire, et Fédor Chaliapine en sera l’interprète le plus célèbre. Le théâtre populaire de « La Barque » en intègre des fragments, des soldats en montent la scène à Iaroslavl en 1905, et la prose de la guerre civile le reprend encore au début des années 1920, comme l’a montré Olga Simonova en 2021.

Nekludov demande que les écrits du XVIIᵉ siècle passent par un « détecteur de folklore » avant de servir à l’histoire. La chanson de 1883 impose le contrôle inverse, puisqu’elle a rendu le sujet à la tradition orale et pèse, écrit-il, sur le folklore de Razine qui a survécu jusqu’à nous. Un enquêteur qui recueille aujourd’hui, au bord de la Volga, une chanson sur la princesse noyée a de bonnes chances d’entendre, sans que personne autour de lui le sache, les vers imprimés à la page 261 d’une revue de mars 1883.

Pour aller plus loin

En amont, le temps des Troubles et l’avènement des Romanov en 1613 posent la dynastie que Razine affronte. L’âge d’or de la piraterie et le code des pirates offrent un autre regard sur des bandes armées qui se donnent des règles. La révolte de Pougatchev, un siècle plus tard sur les mêmes rives, et le Code de 1649, qui pousse les paysans vers le Don, restent à écrire.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jan Janszoon Struys, Drie aanmerkelijke en seer rampspoedige Reysen, door Italien, Griekenlandt, Lijflandt, Moscovien, Tartarijen, Meden, Persien, Oost-Indien, Japan, en verscheyden andere Gewesten, Amsterdam, Jacob van Meurs et Johannes van Someren, 1676, trois parties en un volume, dix-neuf planches et une carte ; autorisation d’imprimer du 23 septembre 1675 édition originale
  2. Jan Janszoon Struys, The Perillous and Most Unhappy Voyages of John Struys, trad. John Morrison, Londres, Samuel Smith, 1683, in-quarto, 378 p., chap. XIII, p. 185 (massacre d’une ville persane au signal du bonnet), p. 186 (portrait de Razine, chaîne d’or « not fully 7 pound sterl. »), p. 187 (visite de Butler, noyade de la princesse persane), p. 188 (cosaques surpris par les Perses) British Library, Printed Collections, 1600/630
  3. David Butler, lettres d’Astrakhan, 24 septembre 1669, et d’Ispahan, 6 mars 1671, sur la prise d’Astrakhan par les cosaques, imprimées à la fin des Reysen édition d’Amsterdam, 1676, et traduction anglaise, Londres, 1683
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Sources primaires (suite)

  1. A Relation Concerning the Particulars of the Rebellion Lately Raised in Muscovy by Stenko Razin ; Its Rise, Progress, and Stop, « Published by Authority », Londres, In the Savoy, Thomas Newcomb, 1672 ; daté « Arch-Angel, Sept. 13/23. 1671, on Board of the Ship, the Queen Esther », suivi de la traduction de la sentence du 6 juin 1671 British Library, b.32.g.42 et C.194.a.635(16) ; Huntington Library, San Marino
  2. Gravure anonyme sur cuivre, « R[azin] the Rebell » et « his Brother », Razine enchaîné sur la charrette de son entrée à Moscou, Londres, 1672, feuille de 295 × 184 mm pliée en trois, jointe à la Relation British Library, b.32.g.42 ; Huntington Library, San Marino, RB 63351
  3. Kort waerachtigh Verhael, Van de bloedige Rebellye in Moscovien, version néerlandaise de la même relation, Haarlem, P. Casteleyn, 1671 Koninklijke Bibliotheek, La Haye, Pflt 9875
  4. Christoff Koch, dépêches de Moscou des 6 et 13 juin 1671 sur l’entrée, l’interrogatoire et l’exécution de Razine, transmises par le gouverneur général d’Ingrie Simon Grundel-Helmfelt Riksarkivet, Stockholm, Livonica II, vol. 180, non folioté ; copies dans Bengt Horn samling, E 4304
  5. Dessin anonyme moscovite, crayon et aquarelle, 40 × 31 cm, 1671, légendes en cyrillique, daté du 7 juin, montrant Stepan et Frol Razine et six pieux, joint à la lettre de Grundel-Helmfelt envoyée de Nyen le 30 juin 1671 Riksarkivet, Stockholm, Livonica II, vol. 180
  6. Thomas Hebdon, lettre à Richard Daniel, Moscou, 6 juin 1671 The National Archives, Kew, SP 91/3, f. 202 ; publiée dans A. G. Man’kov (éd.), 1968, p. 129-131
  7. Sentence lue à Stepan Razine le 6 juin 1671, original détruit en 1701 avec le dossier d’enquête copie russe publiée dans Krest’janskaja vojna pod predvoditel’stvom Stepana Razina, t. III, Moscou, 1962, p. 84
  8. Formule d’anathème contre Stenka Razine, 1671 publiée dans Krest’janskaja vojna pod predvoditel’stvom Stepana Razina, t. III, Moscou, 1962, p. 392, n° 318
  9. Document de l’administration sur le passage des cosaques devant Tsaritsyne et les canons qui ne tirent pas publié dans Krest’janskaja vojna pod predvoditel’stvom Stepana Razina, t. I, Moscou, 1954, p. 136-137
  10. Johann Justus Marcius (Johann Merz), dissertation sur Stenka Razine soutenue à Wittenberg, 1674 texte latin et traduction russe dans A. G. Man’kov (éd.), Inostrannye izvestija o vosstanii Stepana Razina, Leningrad, 1975, p. 31-79
  11. Nordischer Mercurius, Hambourg, août 1671, p. 474, nouvelle « de la basse Elbe » du 1er août sur un dessin de Moscou montrant le corps de Razine sur six pieux exemplaire de la Bibliothèque royale de Copenhague, 147,15
  12. [Balthasar Coyett], Historisch Verhael of Beschryving van de Voyagie gedaan onder de Suite van den Heere Koenraad van Klenck, Amsterdam, Jan ten Hoorn, 1677 traduction russe, Saint-Pétersbourg, 1900, p. 446 (pieux du « Marais » vus en 1676)
  13. Alexandre Pouchkine, Chansons de Stenka Razine, trois poèmes écrits entre 1824 et 1826, publiés en 1881 Polnoe sobranie sočinenij en 10 vol., t. II, Moscou, Izdatel’stvo AN SSSR, 1956, p. 333
  14. Dmitri Sadovnikov, « Iz « Volžskih pesen » » (« Iz-za ostrova na strežen’… »), Volžskij vestnik, 1883, n° 12 (mars), p. 261
  15. Prosper Mérimée, « Bунтъ Стеньки Разина », Journal des savants, juillet 1861, p. 389-420 ; repris sous le titre « Stenka Razine » dans Les Cosaques d’autrefois, 2e éd., Paris, Michel Lévy frères, 1865, in-8, 371 p., p. 295-369 Bibliothèque nationale de France, 8-RF-31286
  16. Prosper Mérimée, lettre à P.-A. Lebrun, directeur du Journal des savants, 1861, sur un quatrain cosaque intraduisible citée par Xavier Darcos, Prosper Mérimée, Paris, Flammarion, 1998, p. 409, d’après T. N. Gončarova (2024)

Bibliographie

  1. S. Ju. Nekljudov, Legenda o Razine. Persidskaja knjažna i drugie sjužety, Moscou, 2016, 552 p., coll. « Literatura kak tradicija », ISBN 978-5-91674-416-3 Indrik
  2. Gleb M. Kazakov et Ingrid Maier, « Inostrannye izvestija o kazni Stepana Razina. Novye dokumenty iz stokgol’mskogo arhiva » (« Foreign Reports about Stepan Razin’s Execution. New Documents from the Stockholm Archive »), Slověne 6 (2), 2017, p. 210-243 Slověne. International Journal of Slavic Studies
  3. T. N. Gončarova, « « Sten’ka Razin » Prospera Merime : kommentirovannyj perevod tret’ej glavy », Šagi / Steps 10 (3), 2024, p. 300-319, DOI 10,22394/2412-9410-2024-10-2-300-319 Šagi / Stepshttps://doi.org/10.22394/2412-9410-2024-10-2-300-319
  4. Willem M. Floor, « Struys, Jan Janszoon », Encyclopaedia Iranica, 2016, DOI 10,1163/2330-4804_EIRO_COM_12030 Encyclopaedia Iranicahttps://doi.org/10.1163/2330-4804_EIRO_COM_12030
  5. N. I. Kostomarov, Bunt Sten’ki Razina, Otečestvennye zapiski, t. 121, 1858 ; 2e éd., Saint-Pétersbourg, 1859 D. E. Kožančikov
  6. Roland Mousnier, Fureurs paysannes. Les paysans dans les révoltes du XVIIᵉ siècle (France, Russie, Chine), Paris, 1967 Calmann-Lévy
  7. N. I. Nikitin, Razinskoe dviženie : vzgljad iz XXI v., Moscou, 2017 Institut rossijskoj istorii RAN
  8. E. A. Švecova (comp.), A. A. Novosel’skij et V. I. Lebedev (éd.), Krest’janskaja vojna pod predvoditel’stvom Stepana Razina. Sbornik dokumentov, 4 t., Moscou, 1954-1976 Izdatel’stvo AN SSSR, puis Nauka
  9. A. G. Man’kov (éd.), Zapiski inostrancev o vosstanii Stepana Razina, Leningrad, 1968 Nauka
  10. A. G. Man’kov (éd.), Inostrannye izvestija o vosstanii Stepana Razina. Materialy i issledovanija, Leningrad, 1975 Nauka
  11. O. A. Simonova, « Razinskij motiv utoplenija knjažny v literature o Graždanskoj vojne (« Knjažna » A. M. Sobolja i « Povol’niki » A. Jakovleva) », Sibirskij filologičeskij žurnal, 2021, n° 4, p. 97-109, DOI 10,17223/18137083/77/8 Institut de philologie, section sibérienne de l’Académie des sciences de Russiehttps://doi.org/10.17223/18137083/77/8

Sources en ligne

  1. « A relation concerning the particulars of the rebellion lately raised in Muscovy by Stenko Razin », texte intégral A58415 EarlyPrint, Distant Readerhttps://distantreader.org/stacks/earlyprint/txt/A58415.txt
  2. « The perillous and most unhappy voyages of John Struys… » [185] (236/470) Qatar Digital Library, exemplaire British Library 1600/630https://www.qdl.qa/en/archive/81055/vdc_100023695184.0x000025
  3. « The perillous and most unhappy voyages of John Struys… » [186] (237/470) Qatar Digital Libraryhttps://www.qdl.qa/en/archive/81055/vdc_100023695184.0x000026
  4. « The perillous and most unhappy voyages of John Struys… » [187] (240/470) Qatar Digital Libraryhttps://www.qdl.qa/en/archive/81055/vdc_100023695184.0x000029
  5. « The perillous and most unhappy voyages of John Struys… » [188] (241/470) Qatar Digital Libraryhttps://www.qdl.qa/en/archive/81055/vdc_100023695184.0x00002a
  6. « STRUYS, JAN JANSZOON » Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/struys-jan/
  7. « Jan Struys in Azië », De Boekenwereld, jaargang 32, 2016 Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letterenhttps://dbnl.org/tekst/_boe022201601_01/_boe022201601_01_0081.php
  8. « Foreign Reports about Stepan Razin’s Execution. New Documents from the Stockholm Archive » Slověnehttps://slovene.ru/ojs/index.php/slovene/article/view/300
  9. « Легенда о Разине : персидская княжна и другие сюжеты », introduction et premiers chapitres Ruthenia, bibliothèque de folkloristiquehttps://ruthenia.ru/folklore/pdf/Nekludov_mak_2.pdf
  10. « « Стенька Разин » Проспера Мериме : комментированный перевод третьей главы » Pure Portal, Université d’État de Saint-Pétersbourghttps://pureportal.spbu.ru/files/127360823/_._._.pdf
  11. « Razin’s motif of the Princess’s drowning in the literature about the Russian Civil war » Siberian Journal of Philology, Institut de philologie SO RANhttps://philology.nsc.ru/journals/spj_en/article.php?id=1931
  12. « Les Cosaques d’autrefois / par Prosper Mérimée » Catalogue général de la Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309302243
  13. « Stenka Razin » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/492611
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