Envoyé par Louis IX, un franciscain de Flandre traverse l’empire mongol entre 1253 et 1255 et rapporte au roi ce qu’il a vu. Au chapitre du Cathay, il décrit la monnaie courante, un papier de coton large et long d’une paume, sur lequel sont imprimées des lignes semblables à celles du sceau de Möngke. Guillaume de Rubrouck regarde là une technique que l’Occident latin ignore encore, et il la nomme avec le seul mot dont il dispose, celui du sceau.
Une planche trempée, une brosse, aucune presse
La xylographie chinoise commence probablement au VIIᵉ siècle, au plus tard au début du VIIIᵉ. Le mot « médiéval » n’a pas cours de ce côté du monde, où l’on compte par dynasties, et l’importer fabrique de faux synchronismes dès qu’on aligne les Tang sur les Mérovingiens. Quant au procédé lui-même, il se décrit sans difficulté.
On choisit un bois dur et non résineux, coupé dans le sens des veines. Les planches trempent dans l’eau, parfois on les fait bouillir pour gagner du temps, puis on les sèche à l’abri du soleil. Polies, éventuellement huilées, elles reçoivent une feuille fine où le texte a été calligraphié, appliquée à l’envers, et le graveur dégage les traits en relief et en miroir. Une brosse suffit ensuite. On encre la planche, on y pose la feuille et on frotte le dos. Deux pages apparaissent d’un coup. Pour travailler en série, l’atelier pose la planche sur une table fendue et fixe la liasse de feuilles vierges de l’autre côté du vide, chaque feuille humide glissant dans l’intervalle. Aucune presse n’intervient, aucune vis, aucun levier. La planche, le tirage terminé, se range et se ressort dix ans plus tard.
Les plus anciens imprimés chinois conservés sortent tous de fouilles ou de trouvailles fortuites, et aucun ne porte de date. Une amulette en sanskrit exhumée d’une tombe Tang de Xi’an en 1974 est attribuée aux années 650-670. Un Sûtra du Lotus imprimé à Luoyang, retrouvé à Turfan en 1906, est placé entre 690 et 699 d’après les graphies particulières que l’impératrice Wu Zetian avait imposées à la chancellerie. Ces datations reposent sur la paléographie et sur le contexte archéologique, et Pan Jixing en a tiré en 1997 l’argument que l’antériorité chinoise se joue là.
11 mai 868, treizième ou quinzième jour
Le rouleau que la British Library conserve sous la cote Or.8210/P.2 mesure 499,5 centimètres de long pour 27,6 de haut. Sept bandes de papier teinté de jaune portent le Sûtra du Diamant dans la traduction de Kumārajīva, précédé d’un frontispice gravé sur une planche séparée où le Bouddha prêche à son disciple Subhūti. À la fin du rouleau, une mention indique qu’un certain Wang Jie l’a fait exécuter pour une distribution universelle et gratuite, au nom de ses deux parents, tel jour de la neuvième année de l’ère Xiantong. On ne sait rien d’autre de lui, ni sa fonction, ni sa ville, ni pourquoi il a choisi ce texte. Les traductions du colophon divergent sur le jour, treizième ou quinzième du quatrième mois lunaire. Des deux conversions qui circulent, celle de la British Library, le 11 mai 868, paraît la plus solide, parce qu’elle vient de l’établissement qui a examiné le rouleau dix ans durant, pendant sa restauration.
L’objet vient de la grotte 17 de Mogao, murée vers l’an 1000 et rouverte en 1900 ; le registre de la British Library le range sous le numéro de site Stein Ch.ciii.014. Dans ce dépôt, des dizaines de milliers de rouleaux ont traversé neuf siècles grâce à l’air sec du désert et, pour les textes bouddhiques, grâce au colorant jaune de leur papier, qui se révèle insecticide. La qualité de la gravure du frontispice suppose derrière elle un métier déjà constitué, ce qui interdit de voir dans ce rouleau un commencement et oblige à le tenir pour ce qu’il est, le plus ancien livre imprimé portant une date.
Gyeongju et Nara contestent
Le 13 octobre 1966, des ouvriers qui réparent le Seokgatap, pagode de pierre du temple Bulguksa à Gyeongju, dégagent un reliquaire et, avec lui, un rouleau xylographié de 620 centimètres sur 8, un texte de dhāraṇī, formule protectrice que la liturgie prescrivait de sceller dans les pagodes. Le rouleau ne porte aucune date. On le date par le monument, la pagode étant achevée vers 751, et par les graphies de l’ère de Wu Zetian qu’il emploie, ce qui interdit de le placer bien après le début du VIIIᵉ siècle sans expliquer la survie de telles formes. Voilà le raisonnement qui a fait du rouleau de Gyeongju le plus vieil imprimé du monde. Une liasse de papiers repliés, trouvée dans le même reliquaire, l’a fragilisé. Restaurée, séparée en cent dix pages, déchiffrée en 2005 et 2007, elle contient les registres de deux rénovations de la pagode, l’une en 1024, l’autre en 1038, avec les noms des donateurs. Deux lectures s’affrontent depuis. Pour la première, le rouleau est demeuré scellé pendant les deux chantiers et se trouvait là depuis le VIIIᵉ siècle. Pour la seconde, il a pu être déposé lors de la rénovation de 1024, sous le Koryŏ, ce qui lui ôterait trois siècles d’ancienneté. Personne ne peut trancher, faute d’un relevé de la cavité avant son ouverture.
Le candidat japonais se laisse mieux cerner. En 764, après l’écrasement de la révolte de Fujiwara no Nakamaro, l’impératrice Shōtoku commande un million de pagodes miniatures de bois tourné, chacune garnie d’une bande de papier portant une prière imprimée. Le chantier s’achève vers 770, à sa mort. Plus de quarante-cinq mille pagodes subsistent au Hōryū-ji, avec 3 962 prières imprimées, et l’examen de leurs bases a montré que plus de cent tours à bois avaient servi. Que le million ait été atteint, personne ne le garantit. Le procédé d’impression reste discuté, plaques de bronze pour certains spécialistes, planches de bois pour d’autres. Peter Kornicki a repris le dossier japonais en 2012 et ouvre son article en observant que la question traîne depuis longtemps des hypothèses présentées comme des faits.
Chacun de ces trois candidats est donc daté par autre chose que lui-même, par son contenant ou par une graphie de chancellerie. Le Hōryū-ji, quant à lui, a distribué trois mille de ses pagodes en 1908 aux souscripteurs d’un appel de fonds, ce qui explique qu’on en voie aujourd’hui à New York.
Sous le règne de Qingli, un homme sans fonction
Vers 1088, un lettré retiré des affaires rédige un recueil de notes qui compte plus de six cents articles et touche à l’astronomie, à la métallurgie, à la géologie, à la musique. Shen Kuo, mort en 1095, consacre un paragraphe du livre 18 à un procédé qu’il attribue à un homme sans fonction officielle, Bi Sheng, actif sous l’ère Qingli, entre 1041 et 1048.
Le paragraphe est technique. Bi Sheng taille ses caractères dans une argile collante, à l’épaisseur du bord d’une pièce de monnaie, puis les cuit pour les durcir. Il enduit une plaque de fer d’un mélange de résine de pin, de cire et de cendre de papier, pose un cadre dessus et serre les caractères à l’intérieur jusqu’à ce qu’il soit plein. Chauffée, la plaque ramollit l’enduit, et une planchette pressée sur la surface met tous les caractères de niveau. Refroidie, elle forme un bloc d’un seul tenant qui s’imprime comme une planche. Shen Kuo ajoute la remarque d’un homme qui a compté : pour quelques exemplaires le procédé ne vaut pas la peine, pour des centaines ou des milliers il devient d’une rapidité admirable. À la mort de Bi Sheng, précise-t-il, le jeu de caractères est passé à ses proches, qui le conservaient encore au moment où il écrivait.
Aucun caractère de Bi Sheng n’a jamais été retrouvé.
Le passage a eu une seconde vie, française. Stanislas Julien en publie une traduction dès janvier 1847 devant l’Académie des sciences, puis la reprend dans un recueil dont le titre annonce la thèse, un art d’imprimer inventé en Chine bien longtemps avant que l’Europe en fît usage. Paul Pelliot donnera en 1953, après sa mort, l’enquête qui a longtemps fixé les termes du problème, et c’est par ces deux livres français que Bi Sheng est entré dans l’histoire des techniques.
Yinchuan, Dunhuang, Ch’ŏngju
Le 28 novembre 1990, un paysan des monts Helan, au Ningxia, constate que la pagode carrée de Baisigou s’est effondrée. Des pilleurs l’avaient dynamitée. La campagne archéologique de l’été suivant récupère, sous un mètre de gravats, les objets tombés des chambres des étages hauts, dont neuf volumes d’une traduction tangoute d’un tantra bouddhique inconnu, datés du règne de Renzong des Xia occidentaux, entre 1139 et 1193. Ces volumes passent pour le plus ancien livre conservé imprimé en caractères mobiles de bois. Ils sont à l’Institut d’archéologie du Ningxia, à Yinchuan, et figurent depuis 2002 sur la liste des soixante-quatre biens culturels interdits de sortie du territoire. Dunhuang avait livré un autre ensemble, aussi célèbre qu’énigmatique : la grotte 181, numérotée 465 aujourd’hui, contenait 951 caractères mobiles en bois qui notent l’ouïghour ancien, une écriture alphabétique. On les date des environs de 1300, leurs types sont d’une irrégularité qui surprend, et leur présence si loin à l’ouest alimente une discussion que rien ne vient clore.
En Chine même, le témoignage le plus complet vient du magistrat Wang Zhen, en poste à Jingde, dans l’Anhui, autour de 1300. Sa notice sur la fabrication et le rangement des caractères de bois est intégrée à son traité d’agriculture, le Nong shu, achevé en 1313. Il y décrit deux tables tournantes, l’une portant les caractères classés selon un dictionnaire de rimes, l’autre les plus fréquents, chacun affecté d’un numéro que l’on appelle à voix haute. Avec plus de trente mille types, il aurait tiré en moins d’un mois une centaine d’exemplaires de la monographie de son district, un texte de plus de 60 000 caractères.
Paris conserve le plus célèbre de ces imprimés. Le Jikji, anthologie des enseignements des maîtres du Chan compilée par le moine coréen Paegun, sort du monastère de Hŭngdŏk, près de Ch’ŏngju, au septième mois lunaire de 1377, grâce au financement d’une religieuse nommée Myodŏk. La typographie métallique apparaît dans les textes coréens dès la première moitié du XIIIᵉ siècle, et ce volume en donne la plus ancienne trace matérielle datée. Trente-neuf feuillets de 24,5 sur 17 centimètres, un seul des deux rouleaux d’origine, et une couverture refaite au XIXᵉ siècle par le consul Victor Collin de Plancy, qui y nota qu’il tenait le plus ancien livre coréen imprimé en caractères fondus. Henri Vever l’achète 180 francs à l’hôtel Drouot en 1911 et le lègue à la Bibliothèque nationale, où il entre en 1952 sous la cote Coréen 109. Comment ses caractères ont été fondus, à la cire perdue ou au sable, personne ne le sait encore.
Pourquoi la planche a gagné
Un jeu de caractères mobiles pour le chinois demande cent mille types ou davantage, avec une vingtaine d’exemplaires pour les caractères fréquents et un seul pour les rares, tous calibrés en hauteur et en épaisseur sous peine de pages inégales. L’investissement de départ est écrasant. La planche gravée coûte le prix du bois et du graveur, et elle se garde. Un éditeur chinois imprime à la demande, cinquante exemplaires cette année, trente dans dix ans, en ressortant les mêmes planches du magasin, et les travaux récents sur le livre non commercial dans la Chine impériale ont montré combien cette économie doit peu au calcul marchand. Matteo Ricci, arrivé en 1583, loue ce système peu onéreux qui laisse conserver les planches et imprimer jusque chez soi, et les jésuites adoptent la technique locale pour leurs propres livres. Du premier canon bouddhique imprimé, gravé au Sichuan entre 971 et 983, il ne subsiste rien, et son contenu ne se reconstitue que par le catalogue Tang dont il suivait l’ordre. Le Tripitaka coréen, gravé de 1236 à 1251, subsiste au contraire intégralement : 81 258 planches de bois, conservées à Haeinsa, dont on tire encore des épreuves.
Avant le XXᵉ siècle, aucun texte chinois ne décrit le geste du graveur, et aucun inventeur n’est nommé. Ce que l’on sait de l’atelier vient des objets eux-mêmes et des signatures que les graveurs apposaient parfois sur leurs planches, pour la rétribution, pour le contrôle du travail ou pour le prestige. L’une des premières conservées est celle de Lei Yanmei, qui a gravé vers le milieu du Xᵉ siècle un petit Sûtra du Diamant en accordéon, aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Pelliot chinois 4515.
Pour aller plus loin
Par Samarcande, Bagdad et Xàtiva, la route du papier vers l’ouest conditionne tout le reste et relève d’un autre dossier. Il rejoint la grotte 17 de Dunhuang comme site, avec ses dizaines de milliers de manuscrits et la question de leur dispersion entre Londres, Paris et Saint-Pétersbourg. Du côté latin, les récits de Jean de Plan Carpin puis de Guillaume de Rubrouck restent la première description occidentale de la Chine des Yuan.
On répète souvent que l’imprimerie a été inventée en Europe, au milieu du XVᵉ siècle. Les objets disent autre chose. Huit siècles plus tôt, en Chine, on encrait déjà des planches de bois gravées pour tirer des pages de papier en série. La technique s’est répandue ensuite en Corée et au Japon, et les plus vieux imprimés du monde viennent de ces trois pays. Savoir lequel arrive en premier occupe encore les spécialistes.
Graver la page entière
La méthode la plus ancienne consiste à graver le bois, et elle porte un nom savant, la xylographie. On calligraphie le texte sur une feuille très fine, on la retourne, on la colle sur une planche préparée. Le graveur enlève alors tout le bois autour des traits. La page reste en relief et à l’envers.
Le tirage est étonnamment simple. On passe l’encre sur la planche, on pose une feuille par-dessus, on frotte le dos avec une brosse. Deux pages sortent d’un coup. Aucune machine n’intervient, aucune presse, aucune vis. Un atelier chinois travaille avec de l’eau, du bois, de l’encre et un pinceau.
Cette simplicité explique le succès de la méthode. Une planche gravée se range et se ressort des années plus tard. L’imprimeur produit à la demande, quelques dizaines d’exemplaires quand la commande arrive, et il recommence quand elle revient.
Le rouleau qui porte une date
La plupart des imprimés très anciens n’indiquent pas leur année, ce qui rend leur classement difficile. Un seul fait exception, et il sert de repère à tout le monde. C’est un rouleau bouddhique de près de cinq mètres, formé de bandes de papier collées bout à bout, qui se termine par une mention de commande.
Un homme appelé Wang Jie l’a fait imprimer pour être distribué gratuitement, en l’honneur de ses parents. La date correspond au mois de mai de l’an 868. On ignore tout du reste, sa fonction, sa ville, ses raisons. Le rouleau a passé neuf siècles muré dans une grotte du désert avant d’être vendu à un archéologue britannique.
Des candidats plus vieux existent, sans aucune date. Une pagode de pierre coréenne achevée vers 751 contenait un rouleau imprimé, donc antérieur au monument. Une impératrice japonaise a commandé un million de petites pagodes de bois, chacune renfermant une prière imprimée, dans les années qui ont suivi. Une amulette sortie d’une tombe chinoise pourrait être plus ancienne encore.
Assembler des signes séparés
Un artisan sans fonction officielle tente autre chose au milieu du XIᵉ siècle. Au lieu de graver la page entière, il taille chaque signe séparément dans une argile collante, aussi mince que le bord d’une pièce, et il les cuit pour les durcir. Ces signes réutilisables portent un nom devenu banal, les caractères mobiles.
Il enduit ensuite une plaque de fer de résine, de cire et de cendre, serre les caractères dans un cadre posé dessus, chauffe le tout et presse une planchette sur la surface pour les mettre de niveau. Le bloc refroidi s’imprime comme une planche ordinaire.
Ce que l’on sait de lui tient dans un paragraphe, écrit une quarantaine d’années plus tard par un savant de la même région. Cet auteur note que le procédé ne vaut rien pour quelques copies et devient très rapide pour des milliers. Aucun caractère de cet artisan n’a jamais été retrouvé.
La méthode n’a pourtant pas remplacé la planche gravée. L’écriture chinoise compte un très grand nombre de signes différents. Il faut en fabriquer plus de cent mille pour équiper un atelier, tous rigoureusement identiques en hauteur. L’investissement dépassait ce que la plupart des éditeurs pouvaient risquer.
Les objets qui ont survécu
Les plus anciens livres conservés en caractères mobiles ne sont pas en chinois. Neuf volumes retrouvés dans les ruines d’une pagode dynamitée par des pilleurs, au nord-ouest de la Chine, sont écrits dans la langue d’un royaume voisin aujourd’hui disparu. Ils ont été imprimés avec des caractères de bois.
Un monastère coréen a fondu, plus tard, des caractères en métal pour imprimer un recueil d’enseignements bouddhiques. C’était en 1377, bien avant les premiers livres imprimés en Europe.
De ce livre coréen il subsiste trente-neuf feuillets de papier, conservés à Paris, à la Bibliothèque nationale de France, et la façon dont ses caractères ont été coulés demeure inconnue.
La version complète discute le jour exact porté par la mention finale du rouleau chinois, que les traducteurs ne lisent pas de la même façon. Elle donne aussi les registres de rénovation qui fragilisent la datation coréenne, et les caractères de bois ouïghours rapportés de Dunhuang.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Sûtra du Diamant, *Jingang boreboluomi jing*, rouleau xylographique daté de 868, encre sur papier, 27,6 × 499,5 cm, grotte 17 de Mogao à Dunhuang, numéro de site Stein Ch.ciii.014, provenance Stein 1906-1908 British Library, Or.8210/P.2
- Sûtra du Diamant, livret en accordéon du milieu du Xᵉ siècle portant la signature du graveur Lei Yanmei 雷延美 Bibliothèque nationale de France, Pelliot chinois 4515
- *Paegun hwasang ch’orok Pulcho chikchi simch’e yojŏl*, dit *Jikji*, édition typographique de 1377, papier, 39 feuillets de 24,5 × 17 cm, monastère de Hŭngdŏk près de Ch’ŏngju Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Coréen 109
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Sources primaires (suite)
- Shen Kuo, *Mengxi bitan*, livre 18, vers 1088 description du procédé de caractères d’argile cuite de Bi Sheng sous l’ère Qingli (1041-1048)
- Wang Zhen, *Nong shu*, 1313 notice sur la fabrication et le rangement des caractères mobiles en bois, et sur les tables tournantes de l’atelier de Jingde
- Guillaume de Rubrouck, *Itinerarium*, chapitre consacré au Cathay, monnaie de papier de coton marquée de lignes imprimées comparées au sceau de Möngke, dans *Voyages faits principalement en Asie…*, édition de 1735, vue 230 de la numérisation Bibliothèque nationale de France, Gallica
- *Hyakumantō darani*, pagode miniature en bois tourné et prière imprimée, 764-770, provenant du Hōryū-ji de Nara, cyprès hinoki, sakaki et encre sur papier The Metropolitan Museum of Art, New York, salle 223
- *Mugujeonggwang daedaranigyeong*, rouleau xylographique de 620 × 8 cm découvert le 13 octobre 1966 dans le reliquaire du Seokgatap temple Bulguksa, Gyeongju
- Liasse de papiers du reliquaire du Seokgatap, cent dix pages séparées en 1997-1998 et déchiffrées en 2005 et 2007, registres des rénovations de la pagode de 1024 et de 1038 temple Bulguksa, Gyeongju
- *Jixiang bianzhi kouhe benxu*, neuf volumes en langue et écriture tangoutes imprimés en caractères mobiles de bois, vers 1139-1193, pagode carrée de Baisigou, district de Helan, Ningxia Institut d’archéologie du Ningxia, Yinchuan
- Ensemble de 951 caractères mobiles en bois notant l’ouïghour ancien, grotte 181 de Mogao (numérotée 465 aujourd’hui), vers 1300, mission Pelliot Musée national des arts asiatiques-Guimet, Paris
- Planches xylographiques du Tripitaka coréen, 81 258 planches de bois gravées entre 1236 et 1251 monastère de Haeinsa, Corée du Sud
Bibliographie
- Paul Pelliot, *Les débuts de l’imprimerie en Chine*, Paris, 1953, Œuvres posthumes Librairie d’Amérique et d’Orient Adrien Maisonneuve
- Michela Bussotti et Jean-Pierre Drège (dir.), *Imprimer sans profit ? Le livre non commercial dans la Chine impériale*, Genève, 2015, xii + 770 p., coll. « Bibliographie – Histoire du livre » Librairie Droz
- Peter Kornicki, « The Hyakumantō Darani and the Origins of Printing in Eighth-Century Japan », *International Journal of Asian Studies* 9 (1), 2012, p. 43-70, DOI 10,1017/S1479591411000180 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S1479591411000180
- Pan Jixing, « On the Origin of Printing in the Light of New Archaeological Discoveries », *Chinese Science Bulletin* 42 (12), 1997, p. 976-981 Chinese Science Bulletin
- Jiang Wu et Lucille Chia (dir.), *Spreading Buddha’s Word in East Asia. The Formation and Transformation of the Chinese Buddhist Canon*, New York, 2016 Columbia University Press
- Stanislas Julien, *Documents sur l’art d’imprimer à l’aide de planches de bois, de planches de pierre et de types mobiles, inventé en Chine, bien longtemps avant que l’Europe en fît usage*, Paris, 1847 extraits de livres chinois, exemplaire numérisé par la Bibliothèque nationale de France
Sources en ligne
- « Or.8210/P.2, Printed copy of the Vajracchedikaprajnaparamitasutra (Diamond Sutra) » International Dunhuang Programme, British Libraryhttps://idp.bl.uk/collection/51FDAEAFB4A24E2E9981692A98130BC8/
- « Diamond Sutra » British Library, Online Gallery (archive)https://web.archive.org/web/20120709024228/http://www.bl.uk/onlinegallery/sacredtexts/diamondsutra.html
- « Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra and Wang Jie, 868 CE », reprise du numéro 38 d’IDP News consacré au colophon https://www.opendharma.com/vajracchedika-prajnaparamita-sutra-and-wang-jie-868-ce/
- « L’imprimerie chinoise traditionnelle », par Michela Bussotti Bibliothèque nationale de France, Patrimoines partagés France-Chinehttps://heritage.bnf.fr/france-chine/limprimerie-chinoise-traditionnelle
- « Techniques de l’impression en Chine », par Nathalie Monnet Bibliothèque nationale de France, Les Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures/histoire-des-livres-extra-occidentaux/1209dcef-c5f0-4b53-9323-7660ba2c4034-livre-en-extreme-orient/article/92f167e0-6d79-4838-abf2-775998f5367c-techniques-impression-en-chine
- « Les impressions en caractères mobiles » Bibliothèque nationale de France, Les Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/focus/2e39f8ef-08e9-4a5f-8190-3636b3464fd8-impressions-en-caracteres-mobiles
- « *Jikji* : le plus ancien livre typographique connu », par Yannick Bruneton Bibliothèque nationale de France, Les Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures/histoire-des-livres-extra-occidentaux/1209dcef-c5f0-4b53-9323-7660ba2c4034-livre-en-extreme-orient/article/caa9421f-9984-4adc-9f2d-80375b092556-jikji-plus-ancien-livre-typographique-connu
- « Le “Jikji”, un trésor de l’imprimerie » Bibliothèque nationale de Francehttps://www.bnf.fr/fr/le-jikji-un-tresor-de-limprimerie
- « 백운화상초록불조직지심체요절, 白雲和尙抄錄佛祖直指心體要節, 1377 » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10527116j/f1.item
- « Sûtra du Diamant, Pelliot chinois 4515 » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8300672c/f4.image
- « Voyage remarquable de Guillaume de Rubruquis », dans *Voyages faits principalement en Asie*, 1735 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102085c/f230.item
- « PELLIOT Paul », notice mentionnant les 951 caractères mobiles ouïghours de la grotte 181 INHA, base Agorhahttps://agorha.inha.fr/detail/820
- « One of the “One Million Pagodas” (Hyakumanto) and Invocation » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/44955
- « Printing woodblocks of the Tripitaka Koreana and miscellaneous Buddhist scriptures » UNESCO, Mémoire du mondehttps://www.unesco.org/en/memory-world/printing-woodblocks-tripitaka-koreana-and-miscellaneous-buddhist-scriptures




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