Le Traité des neuf régions de l’ère Yuanfeng, inventaire administratif compilé entre 1078 et 1085, ouvre chaque notice de préfecture par les distances routières, puis par une ligne de chiffres. Pour la préfecture de Wu, dans l’actuel Zhejiang, on lit 129 751 foyers hôtes et 8 346 foyers invités. Aucun habitant. Le tri se fait sur le statut foncier des maisons, selon qu’elles possèdent la terre ou la louent, et l’État qui compile ces tableaux cherche à savoir ce qu’il peut lever. Kaifeng et Hangzhou, dont on répète qu’elles furent les plus grandes villes du monde de leur temps, se mesurent avec cet instrument-là.
Foyers hôtes, foyers invités
Convertir des foyers en personnes suppose un multiplicateur, et le multiplicateur est une hypothèse de travail, jamais une donnée du document. Selon qu’on retient quatre, cinq ou six âmes par maison, la même préfecture gagne ou perd un tiers de sa population. Les Song classent d’ailleurs leurs districts par tranches de foyers, et il en faut au moins quatre mille pour atteindre la catégorie supérieure, ce qui dit assez quelle unité comptait pour l’administration.
Une capitale est le cas le plus difficile de la série. S’y ajoutent une cour, des bureaux centraux, des garnisons qui relèvent d’un autre comptage, une population flottante de candidats aux examens, de marchands et de porteurs, et des faubourgs qui débordent l’enceinte. Kent Deng, qui a repris les séries démographiques des Song du Nord, travaille sur ces mêmes tableaux de foyers hôtes et de foyers invités, et rappelle qu’ils ont été dressés pour lever l’impôt bien avant de servir à décrire une société.
La Chine des Song ne se découpe pas en Moyen Âge, et les bornes employées ici sont celles de l’historiographie chinoise, Song du Nord jusqu’en 1127, Song du Sud ensuite ; plaquer le découpage occidental sur ce terrain fabrique de faux synchronismes. La notice de la préfecture de Wu se clôt sur son tribut local, cent onces de bourre de soie et cinq cents feuilles de papier de rotin, détail qui dit ce que le compilateur jugeait digne d’être inscrit.
Sous le limon du fleuve Jaune
Faute de dénombrement, on mesure la ville par ce qu’elle avale. Kaifeng est bâtie au croisement de quatre canaux, et le Bian y apporte le grain du bas Yangzi. Les travaux récents de Wenji Huang et de ses coauteurs, qui reprennent les chiffres de la comptabilité impériale, situent les arrivages annuels entre trois et sept millions de dan, avec des pointes à huit sous les règnes de Zhenzong et de Renzong. Cette voie d’eau alimente aussi les garnisons du Nord, ce qui interdit de lire le tonnage comme la ration d’une seule ville. Les trois enceintes concentriques donnent une seconde mesure, indépendante de la première : plus de 26 kilomètres de pourtour pour la ville extérieure, plus de 10 pour la ville intérieure, environ 4,7 pour la cité impériale, d’après les sondages de l’équipe archéologique de la ville Song de Kaifeng publiés en 1996. Une enceinte de vingt-six kilomètres ne prouve pas un million d’habitants, puisqu’elle enferme aussi des jardins, des casernes et des terrains vagues. Elle situe une fourchette, et elle exclut les hypothèses basses.
Le sol, lui, ne se laisse pas interroger facilement. Michael Storozum, Peng Lu, Sanying Wang et leurs coauteurs décrivent sous Kaifeng une séquence archéologique de vingt mètres d’épaisseur, formée par une quarantaine de crues du fleuve Jaune en trois mille ans. À Xinzhengmen, la tranchée atteint huit mètres et expose la surface de circulation des Song, avec une fondation de rempart en terre damée large de 23 mètres. Les fouilles de Kaifeng sont presque toutes des fouilles de sauvetage, conduites là où un immeuble tombe, et c’est ce que constatait déjà la mission de diagnostic menée en novembre 1993 par Christian Lamouroux et l’archéologue Olivier Meyer, invités par la municipalité. La crue provoquée de 1642, quand une armée assiégeante rompit les digues, aurait noyé près de trois cent mille personnes et scellé la ville Ming sous plusieurs mètres d’argile, exactement au-dessus de la ville que l’on cherche.
Meng Yuanlao écrit de mémoire
Presque tout ce qu’on croit voir de Kaifeng sort d’un livre unique. Meng Yuanlao a vécu dans la capitale entre treize et vingt-sept ans, a fui vers le sud lors de la prise de la ville, et a rédigé le Dongjing meng Hua lu dans l’exil, avec une préface datée de 1147 et une première impression en 1187. Dix juan, des marchés du matin aux fêtes saisonnières, aux corporations, aux théâtres. Stephen West, qui a examiné en 1985 les sources et la fabrique du texte, y voit un exercice de mémoire autant qu’un relevé, et le titre le dit de lui-même, puisqu’il renvoie au rêve de l’Empereur Jaune visitant un pays de perfection dont il se réveille. Vingt ans séparent la chose et le récit, et le récit a été écrit pour des lecteurs qui avaient perdu la ville.
Le second document est une peinture. Le rouleau conservé au musée du Palais de Pékin, soie et couleurs légères, 24,8 centimètres de haut sur 528 de long, attribué à Zhang Zeduan, montre selon la notice du musée les abords de la porte Dongjiaozi et les deux rives du Bian, en trois séquences, avec au centre un pont de bois en arc que les Song appelaient le pont Arc-en-ciel. La publication du musée compte sur ce rouleau 814 personnages, 73 bêtes de somme, une vingtaine de voitures et de palanquins, et vingt-neuf embarcations. Voilà le genre de chiffre qu’on peut vérifier. Le reste est disputé, et sur plusieurs plans à la fois. Valerie Hansen a soutenu en 1996 que la ville peinte n’était pas Kaifeng, et son article porte en sous-titre le dossier à charge contre cette identification. Yu Hui, du musée du Palais lui-même, lit dans la peinture les signes d’une société en crise, là où la tradition y voyait la célébration d’une prospérité. Une peinture dont on discute le lieu, la date et l’intention reste une source, à condition de dire laquelle de ces trois choses on lui emprunte.
Un troisième témoin existe, moins cité, et il gâche le tableau. Lik Hang Tsui a rassemblé les lettres et les poèmes dans lesquels Ouyang Xiu, installé à Kaifeng au milieu du XIᵉ siècle, se plaint du climat, du coût du logement et de la qualité des médecins. Les intempéries y prennent une place démesurée pour un homme de lettres, et le prix des choses y revient sans cesse.
Le camp adverse garde pourtant de quoi tenir. Même en retranchant le mémoire d’un exilé et une peinture contestée, il reste que l’ancien système des quartiers clos et des marchés à horaire s’est défait à Kaifeng, que les boutiques ont gagné la rue, et que l’État a dû réorganiser son propre espace en conséquence, comme l’a montré Christian de Pee. Ari Daniel Levine a montré que les enceintes et leurs portes à barbacane étaient des ouvrages militaires réels avant de devenir, chez les lettrés du Sud, la figure d’une patrie perdue. L’ordre de grandeur survit à la critique des sources ; la précision, non.
Xingzai
En 1138, après une décennie d’errance de la cour, l’empereur Gaozong fixe le gouvernement à Hangzhou. Le vocabulaire officiel est prudent, et il le restera. La ville s’appelle Lin’an, « paix provisoire », et le siège du souverain porte le nom de xingzai suo, la résidence de passage, parfois xingdu, capitale d’étape. Silvia Freiin Ebner von Eschenbach rappelle que cette terminologie accompagne un programme politique, la reconquête du Nord restant la doctrine affichée pendant que les familles réfugiées se logent dans les monastères bouddhiques.
La capitale des Song du Sud n’a jamais porté officiellement le titre de capitale.
Le registre de 1270 y dénombre 186 330 foyers, chiffre qui laisse dehors les soldats et les gens de passage, et Jacques Gernet, qui a consacré à cette ville son livre sur la Chine de 1250-1276, situe la population bien au-dessus du million à la veille de la prise mongole. Les maisons de bois à étages, serrées le long des canaux, brûlaient. Les incendies majeurs se suivent en 1132, 1137, 1208, 1229, 1237, 1275, et l’administration finit par entretenir sept brigades professionnelles, avec tours de guet et signaux de fanions. Les monographies locales qui décrivent tout cela demandent un examen de datation. Le Xianchun Lin’an zhi de Qian Yueyou, cent juan, paraît en 1268, mais l’original s’est perdu tôt et le texte a été reconstitué à partir d’un tirage Song incomplet. Quant au Mengliang lu de Wu Zimu, deux dates circulent, 1274 et 1334 ; la seconde emporte mieux l’adhésion, parce qu’elle explique la présence dans l’ouvrage de matériaux tirés de la monographie officielle, ce qui suppose que celle-ci circulait déjà.
Douze mille ponts de pierre
Marco Polo consacre à Quinsay le plus long chapitre du Devisement du monde. Il lui donne cent milles de tour et douze mille ponts de pierre, sous chacun desquels passerait une grande nef, puis douze corporations de douze mille maisons chacune, peuplées de dix, vingt ou quarante hommes. Arthur Moule a repris le calcul dans son étude de 1957 et compté 347 ponts, cent dix-sept dans la ville et deux cent trente aux alentours, en espérant que l’écart s’expliquerait un jour par une faute de copiste. Lisa Pochmalicki a suivi la fortune de ce nombre chez les cosmographes de la Renaissance. Le plus curieux est ailleurs. Polo traduit le toponyme par « cité du ciel », ce qui est faux ; Quinsay transcrit xingzai, la résidence provisoire. Le voyageur qui se trompe sur tous les chiffres transmet intact, sans le comprendre, le nom administratif exact de la ville.
Le classement, lui, a une origine précise. L’idée que Kaifeng puis Hangzhou aient occupé le premier rang mondial pendant trois siècles vient d’un recensement historique des villes publié en 1987 par Tertius Chandler, qui a agrégé des estimations de voyageurs, des comptes de foyers, des surfaces d’enceintes et des effectifs militaires. Des chercheurs de l’université de Californie à Riverside ont relevé le caractère souvent non critique de cet usage des sources, et surtout un postulat qui ruine l’exercice pour la Chine des Song : Chandler affirmait qu’avant 1850 aucune ville n’avait de faubourg notable hors les murs. Or Kaifeng et Hangzhou avaient tout débordé. À Hangzhou, un chemin de briques repéré en 1984 entre les ponts Xingong et Wanxian a conduit les archéologues au palais Deshou, la résidence où Gaozong puis Xiaozong se retirèrent après leur abdication ; quatre campagnes menées de 2001 à 2020 en ont reconnu environ 170 000 mètres carrés, et le musée de site ouvert le 22 novembre 2022 en présente les vestiges sous son plancher.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire de la conquête mongole des Song, qui s’achève à Lin’an en 1276 et dont la logistique fluviale décide en partie l’issue. Il rejoint aussi la question du papier-monnaie chinois, émis à Chengdu dès le XIᵉ siècle et repris par l’État Song, ainsi que celle des porcelaines de Longquan et du commerce maritime de Quanzhou, qui fournit l’autre grand indicateur de l’économie urbaine de la période.
Vers l’an 1100, la capitale de la Chine s’appelle Kaifeng. Après une invasion venue du nord, la cour s’installe plus au sud, à Hangzhou, et y reste jusqu’à l’arrivée des Mongols. On lit partout que ces deux villes ont été les plus grandes du monde et qu’elles ont dépassé le million d’habitants. La phrase est probablement juste. Les preuves qui la soutiennent sont plus minces qu’on ne l’imagine.
Des maisons, jamais des gens
L’administration chinoise tenait des listes d’une grande précision. Elle y inscrivait des maisons imposables, sans dire combien de personnes vivaient dedans. Une ligne donne le nombre de maisons d’une province, avec la mention de celles qui possédaient leur terre et de celles qui la louaient.
Pour passer des maisons aux habitants, il faut décider combien de personnes logeaient sous un même toit. Ce choix n’est écrit nulle part dans les documents. Selon le nombre retenu, une même ville gagne ou perd une bonne part de sa population.
Une capitale pose un problème de plus. Il s’y trouve une cour, des bureaux, des soldats comptés à part, des marchands de passage, et des quartiers entiers construits au-delà des remparts, que les listes ignorent.
Huit mètres de boue
Une autre méthode consiste à regarder le sol. Elle bute à Kaifeng sur un obstacle brutal. Le fleuve Jaune a enseveli la ville des dizaines de fois, et les rues de cette époque se trouvent aujourd’hui à huit mètres sous les rues actuelles, sous le limon et sous les villes plus récentes. Les archéologues n’y descendent que là où un immeuble est démoli.
Ils ont tout de même dégagé la base d’un rempart en terre tassée, large de vingt-trois mètres, et retrouvé le tracé des enceintes emboîtées. Une enceinte de cette longueur ne prouve pas un million d’habitants, puisqu’elle enferme aussi des jardins et des casernes. Elle écarte en revanche les estimations les plus basses.
Un souvenir et une peinture
Presque tout ce qu’on croit voir de la vie quotidienne à Kaifeng sort d’un seul livre. Un homme qui avait fui la ville l’a écrit vingt ans après, de mémoire, réfugié dans le sud, pour des lecteurs qui ne reverraient jamais les lieux. L’autre document est un long rouleau peint, qui montre un fleuve, un grand pont de bois en arc et des centaines de personnages affairés.
Les spécialistes ne s’accordent pas sur ce qu’il représente. Certains doutent qu’il s’agisse de Kaifeng. Un conservateur du musée qui le détient y lit les signes d’une société au bord de la crise, quand la tradition y voyait la peinture d’une ville heureuse. Une source que l’on discute reste utilisable, à condition de préciser ce qu’on lui emprunte.
Le voyageur qui comptait mal
Hangzhou a échappé au limon. Le feu, en revanche, y revenait sans cesse. Les maisons de bois montaient à plusieurs étages et se serraient le long des canaux, si bien que l’administration entretenait des brigades permanentes, avec des tours de guet et des signaux de couleur pour indiquer d’où venait la fumée. C’est cette ville que Marco Polo découvre après la conquête mongole, et à laquelle il consacre le plus long chapitre de son récit.
Il décrit une ville aux douze mille ponts de pierre, sous lesquels passeraient des navires mâtés. Un érudit anglais est allé les recompter au siècle dernier et en a trouvé trois cent quarante-sept.
Le voyageur se trompe aussi sur le nom de la ville. Il croit qu’il veut dire « cité du ciel ». Le mot chinois signifie « résidence provisoire », parce que la cour installée là présentait toujours son séjour comme une étape avant la reconquête du nord. Polo transmet donc sans le comprendre le seul renseignement exact de sa description.
À Hangzhou, un chemin de briques repéré en 1984 a conduit les archéologues aux fondations d’un palais où deux empereurs s’étaient retirés. On marche aujourd’hui au-dessus, sur le plancher d’un musée de site, à l’aplomb du seul morceau de la ville des Song dégagé à cette échelle.
L’article complet donne la ligne de registre où l’empire compte des maisons imposables, le tonnage de grain qui remontait le canal chaque année, et le détail du désaccord entre spécialistes sur le sujet même du rouleau peint.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Yuanfeng jiuyu zhi, Traité des neuf régions de l’ère Yuanfeng (1078-1085), notice de la préfecture de Wu : 129 751 foyers hôtes, 8 346 foyers invités, tribut local de cent onces de bourre de soie et de cinq cents feuilles de papier de rotin traduction annotée du projet China Local, université Harvard
- Meng Yuanlao, Dongjing meng Hua lu, dix juan, préface datée de 1147, première impression en 1187 édition annotée de référence par Yi Yongwen, Zhonghua shuju, 2006
- Zhang Zeduan (attribué à), Qingming shanghe tu, rouleau horizontal, soie, couleurs légères, 24,8 × 528 cm, Song du Nord musée du Palais, Pékin, notice de collection
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Sources primaires (suite)
- Marco Polo, Le Devisement du monde, chapitre 151, description de Quinsay édition critique sous la direction de Philippe Ménard, t. V, éd. Jean-Claude Delclos et Claude Roussel, Genève, 2006, p. 114-121, Droz
- Qian Yueyou, Xianchun Lin’an zhi, monographie locale de Lin’an en cent juan, publiée la quatrième année de l’ère Xianchun (1268) exemplaire décrit par la Library of Congress
- Wu Zimu, Mengliang lu, souvenirs de Lin’an, datation discutée entre 1274 et 1334
- Site de Xinzhengmen, Kaifeng : tranchée d’environ huit mètres, surface de circulation des Song, fondation de rempart en terre damée de 23 mètres de large Kaifeng Institute of Archaeology and Cultural Relics
- Enceintes de Dongjing, sondages et tranchées d’essai de la ville intérieure Kaifeng Songcheng kaogu dui, rapport préliminaire publié dans Wenwu, 1996, n° 5
- Site du palais Deshou, Hangzhou, environ 170 000 m² reconnus en quatre campagnes de 2001 à 2020 musée du site du palais Deshou des Song du Sud
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « 北宋张择端《清明上河图》揭秘 », entretien avec Yu Hui sur la lecture du rouleau musée du Palais, Pékinhttps://www.dpm.org.cn/forum_detail/99722.html
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- « Kaifeng, capitale chinoise du début du XIIᵉ siècle, ou la nostalgie de la splendeur rêvée » Impressions d’Extrême-Orient, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/ideo/2865
- « Notes sur la splendeur rêvée de la capitale orientale : l’archéologie à Kaifeng » Perséehttps://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1994_num_81_1_2879
- « Geoarchaeological evidence of the AD 1642 Yellow River flood that destroyed Kaifeng, a former capital of dynastic China » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/article/10.1038/s41598-020-60169-1
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- « Estimating the Population Sizes of Cities » Institute for Research on World-Systems, University of California, Riversidehttps://irows.ucr.edu/research/citemp/estcit/estcit.htm
- « Cultural Splendor of the Song Dynasty (V) » gouvernement provincial du Zhejianghttps://www.ezhejiang.gov.cn/2022-12/26/c_842649.htm
- « Newly restored Southern Song Dynasty palace unveiled in Hangzhou » gouvernement provincial du Zhejianghttp://www.ezhejiang.gov.cn/2022-11/21/c_833022.htm
- « Gate from past opens new path to studies » China Daily Hong Konghttps://www.chinadailyhk.com/hk/article/588549
- « Quinsay, la ville aux douze mille ponts : lieu asiatique ou lieu commun ? » Le Verger, Cornucopiahttp://cornucopia16.com/wp-content/uploads/2020/04/Quinsay-V3-Pochmalicki.pdf






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