Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Fondation de Bagdad : une ville ronde qui n’a laissé aucun mur

Monde islamiqueSavoirs, universités & penseurs29 août 202630 sources vérifiées
Miniature, tradition de Bagdad
8 min de lecture30 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Avant la première tranchée, le plan de Bagdad a été tracé au sol en lignes de cendre. Al-Mansûr est entré par l’emplacement de chaque porte, a parcouru les passages et les cours dessinés en poudre grise, puis a fait poser sur les lignes des graines de coton imbibées de naphte. On y a mis le feu. Le calife a regardé le contour de sa capitale brûler d’un seul tenant, puis il a ordonné de creuser les fondations. C’est la seule image de la ville ronde qu’un contemporain ait jamais vue, et elle a duré le temps d’un feu.

Trente kilomètres de Ctésiphon

Les Abbassides prennent le pouvoir en 750 avec des troupes venues du Khorassan. Rester à Damas, capitale de la dynastie qu’ils viennent d’abattre, n’avait aucun sens ; s’installer à Koufa, foyer de contestation alide, encore moins. Al-Tabarî, dans les annales des premières années du règne, montre le calife à la recherche d’un emplacement central, commode à la fois pour ses sujets et pour son armée. Le choix tombe en 762 (145 de l’hégire) sur la rive occidentale du Tigre, à une trentaine de kilomètres de Ctésiphon, là où les canaux qui rejoignent l’Euphrate mettent la ville en contact avec deux bassins fluviaux.

Il y avait déjà là un village nommé Bagdad. Le nom vient probablement du vieux-perse, bag « dieu » et dâd « donné », mais ses habitants parlaient selon toute vraisemblance araméen, et rien n’indique un peuplement iranien dense sur place avant la fondation. Le calife choisit un autre nom, Madînat al-Salâm, la Cité de la paix, qui fait entendre une expression coranique. C’est ce nom-là que porteront la chancellerie et les monnaies.

Le pari tient longtemps. De 762 (145 de l’hégire) à la prise de la ville par les armées mongoles en 1258 (656 de l’hégire), Bagdad reste la résidence des Abbassides, à l’exception des décennies où les souverains s’installent à Samarra, entre 836 et 891.

Le 30 juillet 762, à l’heure dite

Al-Mansûr charge deux astrologues de fixer le moment favorable pour la première pierre : Nawbakht, un Persan converti passé du zoroastrisme à l’islam, et Mâshâ’allâh, juif de Bassora. Tous deux pratiquent l’astrologie électionnelle, l’art de choisir l’instant d’une entreprise d’après la position des planètes. Des auteurs postérieurs rapportent les positions calculées pour le 30 juillet 762, et la prédiction qui en découlait : la ville prospérerait, et aucun calife n’y mourrait de mort violente.

Voilà pour le récit. Voici la distance. Le thème astral de la fondation nous parvient par al-Bîrûnî, mort après 1050, dans sa Chronologie des nations anciennes ; le manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Arabe 1489 en porte le diagramme au feuillet 140v. Entre l’événement et la source, deux siècles et demi. D’autres traditions placent le début des travaux au 2 août, et le tracé des plans plusieurs années plus tôt.

L’heure exacte échappe donc au contrôle. Ce que le dossier établit, c’est une pratique : un calife qui fait dater sa capitale par des spécialistes du ciel, dans une cour où l’astronomie de langue moyen-perse et grecque sert déjà d’instrument de gouvernement. Le calcul valait démonstration.

Six relevés, cinq mesures

Les textes s’accordent sur la forme générale. Une enceinte circulaire de brique cuite, doublée d’un second mur et d’un fossé, percée de quatre portes équidistantes qui portent le nom des routes qu’elles commandent : Koufa, Bassora, le Khorassan, Damas. Quatre voies convergent vers une esplanade centrale où le palais califal, dit de la Porte d’or, jouxte la grande mosquée. Une coupole verte couronne la salle d’audience. Autour de l’esplanade, les bureaux de l’administration, les maisons des enfants encore jeunes du calife, les logements du personnel et une caserne pour la garde à cheval.

Sur les chiffres, plus rien ne s’accorde. Al-Khatîb al-Baghdâdî compile six témoignages sur la taille de l’enceinte, qui livrent cinq mesures différentes, échelonnées de 600 coudées à 2 milles, soit 8 000 coudées, entre deux portes. Le diamètre proposé aujourd’hui, de l’ordre de 2 000 mètres, reste une hypothèse. Quant aux 100 000 ouvriers qu’al-Mansûr aurait attendus avant d’ouvrir le chantier, le chiffre vient d’al-Ya’qûbî, dont le Livre des pays est achevé en 889 : un ordre de grandeur transmis par un écrivain du siècle suivant, pas un registre de paie.

Le reste est reconstruction. Guy Le Strange publie en 1900 le premier plan raisonné, en croisant la description des canaux due à Ibn Serapion avec le réseau de routes d’al-Ya’qûbî. Ernst Herzfeld et Friedrich Sarre reprennent le dossier en 1920, K. A. C. Creswell dans les années 1930. En 2016, Saba Sami Al-Ali et Nawar Sami Al-Ali ont confronté ces dessins d’architectes aux descriptions écrites et relevé des contradictions sur plusieurs points précis : l’intervalle entre les deux murs, la cour d’entrée, les salles d’audience aménagées au-dessus des portes, les arcades. Aucune fouille n’a jamais été menée sur l’emplacement supposé, recouvert par la ville actuelle. Il n’existe aucun contrôle matériel.

Le domaine du calife

En 1968, Jacob Lassner déplace le débat. Ce que les textes décrivent, soutient-il, n’a jamais fonctionné comme une ville : l’enceinte abritait le palais, la mosquée, les bureaux, le personnel du palais et une part de l’armée. Un centre administratif, doublé d’une résidence.

L’argument s’appuie sur une date. En 157 de l’hégire (773-774), les marchés sont expulsés de l’enceinte et transférés à al-Karkh, un faubourg au sud qui existait avant la fondation. Al-Tabarî donne à ce transfert une cause politique et nomme le responsable : Abû Zakariyyâ' Yahyâ b. 'Abdallâh, chargé du contrôle des marchés, compromis avec les partisans des révoltés alides et arrêté après un rassemblement. Douze ans après la première pierre, le commerce sort des murs.

Une autre version circule, plus séduisante et plus fragile. Al-Khatîb rapporte qu’un ambassadeur byzantin, interrogé par le calife sur sa nouvelle capitale, aurait objecté que les marchés à l’intérieur des remparts laissaient entrer les espions. Alexandre M. Roberts a montré en 2011 comment cette anecdote fonctionne : elle sert, dans les siècles suivants, à expliquer par l’influence byzantine des manières de gouverner devenues royales. Elle explique plus qu’elle n’enregistre. Le camp qui la cite n’a pas tort d’y voir un indice sur les représentations abbassides ; il aurait tort d’y lire un procès-verbal.

Le mouvement continue. Dès 768, l’héritier al-Mahdî fonde al-Rusâfa sur la rive orientale du Tigre. Al-Mansûr lui-même se fait bâtir un second palais, al-Khuld, hors les murs, au bord du fleuve. Eugénie Rébillard et Mathieu Tillier ont montré que la police califale, officiellement établie dans la ville ronde, intervenait très vite bien au-delà de l’enceinte, et que la capitale fut divisée en deux circonscriptions, une par rive, sous al-Mahdî ou sous Hârûn al-Rachîd. Le cercle n’a contenu la ville qu’une génération.

Le cercle du monde

Reste la question du sens. En 1971, Charles Wendell a lu le plan comme une image du monde, un centre entouré de quatre directions, où le calife occupe la position du souverain universel. Lassner a refusé cette lecture pour une raison de méthode : aucune source ne relie explicitement al-Mansûr à un tel symbolisme, et le plan vient d’ingénieurs, non d’un calife sans expérience des constructions circulaires. Christopher Beckwith a proposé en 1984 de chercher les modèles moins du côté sassanide que du côté iranien centre-asiatique.

Réduire les partisans du symbole à des rêveurs serait malhonnête. Ils ont deux appuis sérieux. Le premier est architectural. Hugh Kennedy rappelle qu’aucune filiation directe n’est démontrable, mais que les villes rondes sassanides de Darabgird et Firouzabad, comme le centre rituel de Takht-e Solayman, offrent des parallèles, et que le palais califal associait un iwan, salle voûtée ouverte sur une face, à une chambre à coupole placée derrière, exactement comme à Firouzabad et à Sarvestan.

Le second appui est venu en 2025, et il est nouveau. Sam Ottewill-Soulsby a établi qu’entre 757 et 768 al-Mansûr a mené une activité diplomatique sans équivalent : des ambassades vers la Chine des Tang en 755, 756, 758, 760, 768, 772 et 774 ; une alliance matrimoniale avec le qaghan khazar vers 760 ; une lettre envoyée en 758 au roi chrétien de Makurie, retrouvée sur le site de Qasr Ibrîm ; et, au printemps 768, une ambassade abbasside reçue par Pépin le Bref à Champtoceaux, sur la Loire. Rien de tout cela ne visait une alliance militaire. Il s’agissait de faire venir des envoyés et des cadeaux au centre, devant un public intérieur. Un calife assis au milieu du cercle du monde : la formule décrit une politique étrangère autant qu’un plan d’urbanisme.

On mesure autrement le rayonnement de cet empire, par ce qu’il inspire sans le savoir. Le British Museum conserve sous le numéro 1913,1213,1 un dinar d’or de 20 millimètres et 4 276 grammes frappé pour Offa, roi de Mercie, copie maladroite d’un dinar d’al-Mansûr daté de 157 de l’hégire (773-774). Aucun contact entre Bagdad et la Mercie n’est attesté. L’or abbasside, lui, circulait jusque-là.

De la ville ronde, il ne reste que son nom, et encore. Le livre qui la décrit le mieux s’intitule Ta’rîkh Madînat al-Salâm, Histoire de la Cité de la paix, dans son édition critique. Tout le monde l’appelle Ta’rîkh Baghdâd, Histoire de Bagdad, du nom du village qu’al-Mansûr avait voulu remplacer.

Pour aller plus loin

Ce dossier appelle son négatif archéologique : Samarra, capitale abbasside de 836 à 891, abandonnée aux sables et fouillée par Herzfeld et Sarre entre 1911 et 1913, offre tout ce qui manque à Bagdad, des plâtres sculptés aux plans de palais. Il croise aussi la traduction en arabe des livres persans et grecs, qu’al-Ya’qûbî attribue le premier à al-Mansûr et que portent les mêmes milieux savants qui datèrent la fondation, ainsi que la fin du califat abbasside de Bagdad en 1258, quand la ville ronde n’était plus depuis longtemps qu’un chapitre de livre.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Al-Ya’qûbî, Kitâb al-buldân (Livre des pays), achevé en 276 de l’hégire (889), description de Bagdad et de son chantier, éd. M. J. de Goeje, Bibliotheca Geographorum Arabicorum VII, Leyde, 1892, p. 238-251 traduction française de Gaston Wiet, Les Pays, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1937
  2. Al-Tabarî, Ta’rîkh al-rusul wa-l-mulûk, annales des premières années du règne d’al-Mansûr, choix du site de Bagdad traduction anglaise de Jane Dammen McAuliffe, The History of al-Ṭabarī, vol. 28, Abbasid Authority Affirmed, Albany, State University of New York Press, 1995, p. 238 et 243
  3. Al-Tabarî, Ta’rîkh al-rusul wa-l-mulûk, annale de l’année 157 de l’hégire, transfert des marchés hors de la ville ronde et arrestation d’Abû Zakariyyâ' Yahyâ b. 'Abdallâh traduction anglaise de Hugh Kennedy, The History of al-Ṭabarī, vol. 29, Al-Manṣūr and al-Mahdī, Albany, State University of New York Press, 1990
Voir les 27 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Al-Khatîb al-Baghdâdî (1002-1071), Ta’rîkh Madînat al-Salâm, relevés de dimensions de la ville ronde et anecdote de l’ambassadeur byzantin, éd. Bashshâr 'Awwâd Ma’rûf, Beyrouth, Dâr al-Gharb al-islâmî, 2001, vol. 1
  2. Al-Bîrûnî, al-Âthâr al-bâqiya 'an al-qurûn al-khâliya (Chronologie des nations anciennes), thème astral de la fondation de Bagdad au feuillet 140v Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Arabe 1489
  3. Dinar d’or au nom d’Offa, roi de Mercie, or, diamètre 20 mm, 4 276 g, imitation d’un dinar abbasside d’al-Mansûr daté de 157 de l’hégire British Museum, Money and Medals, 1913,1213,1, salle 68

Bibliographie

  1. Jacob Lassner, The Topography of Baghdad in the Early Middle Ages. Text and Studies, Détroit, 1970, 324 p. Wayne State University Press
  2. Jacob Lassner, « The Caliph’s Personal Domain : The City Plan of Baghdad Re-examined », Kunst des Orients 5, 1968, p. 24-36 Kunst des Orients
  3. Charles Wendell, « Baghdâd : Imago Mundi, and Other Foundation-Lore », International Journal of Middle East Studies 2, 1971, p. 99-128 Cambridge University Press
  4. Christopher I. Beckwith, « The Plan of the City of Peace : Central Asian Iranian Factors in Early Abbasid Design », Acta Orientalia Academiae Scientiarum Hungaricae 38 (1-2), 1984, p. 143-164 Akadémiai Kiadó
  5. Saba Sami Al-Ali et Nawar Sami Al-Ali, « Images of Round Baghdad : An Analysis of Reconstructions by Architectural Historians », Iraq 78, 2016, p. 137-157, DOI 10,1017/irq.2016,9 British Institute for the Study of Iraq et Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/irq.2016.9
  6. Sam Ottewill-Soulsby, « The Circle of the World : The Global Diplomacy of Caliph al-Manṣūr », Bulletin of the School of Oriental and African Studies 88 (3), 2025, p. 523-538, DOI 10,1017/S0041977X25000217 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0041977X25000217
  7. Josephine van den Bent et Peter J. Brown, « Constructing Hydraulic Infrastructure in the ʿAbbāsid and Ṭūlūnid Capitals : Water Conduits in Baghdad, Samarra and Cairo between the Eighth and Ninth Centuries », Al-Masāq 37 (1), 2025, p. 126-145, DOI 10,1080/09503110,2024,2435086 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/09503110.2024.2435086
  8. Alexandre M. Roberts, « Al-Manṣūr and the Critical Ambassador », Bulletin d’études orientales 60, 2011, p. 145-160 Institut français du Proche-Orient
  9. Johannes Thomann, « The Foundation of al-Mansur’s Palatial City and Its Horoscope », dans Jens Scheiner et Isabel Toral (dir.), Baghdād. From Its Beginnings to the 14th Century, Leyde, 2022, p. 98-101 Brill
  10. Eugénie Rébillard et Mathieu Tillier, « Le maintien de l’ordre à Bagdad à l’époque abbasside », dans Sylvie Denoix et Hélène Renel (dir.), Atlas des mondes musulmans médiévaux, Paris, 2022, 382 p., DOI 10,4000/13tjp CNRS Éditionshttps://doi.org/10.4000/13tjp
  11. Françoise Micheau, « Bagdad », dans Jean-Claude Garcin (dir.), Grandes villes méditerranéennes du monde musulman médiéval, Rome, 2000, p. 87-112, Publications de l’École française de Rome 269 École française de Rome
  12. Guy Le Strange, Baghdad during the Abbasid Caliphate, from Contemporary Arabic and Persian Sources, Oxford, 1900 Clarendon Press
  13. Ernst Herzfeld et Friedrich Sarre, Archäologische Reise im Euphrat- und Tigris-Gebiet, Band II, Berlin, 1920 Dietrich Reimer
  14. K. A. C. Creswell, Early Muslim Architecture, 2 vol., Oxford, 1932-1940 Clarendon Press

Sources en ligne

  1. « Baghdad i. The Iranian Connection : Before the Mongol Invasion », par Hugh Kennedy, Encyclopædia Iranica, vol. III, fasc. 4, p. 412-415 Encyclopædia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/baghdad-iranian-connection-1-pr-Mongol
  2. « coin », notice de l’objet 1913,1213,1, dit Offa Dinar British Museum, collection en lignehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1913-1213-1
  3. « Arabe 1489 », notice du manuscrit de al-Âthâr al-bâqiya 'an al-qurûn al-khâliya d’al-Bîrûnî Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc29459g
  4. « Madina al-Mansur al-Mudawwara », notice de site Archnet, Aga Khan Documentation Center, Massachusetts Institute of Technologyhttps://www.archnet.org/sites/3826
  5. « The circle of the world : the global diplomacy of Caliph al-Manṣūr » Bulletin of the School of Oriental and African Studies, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/bulletin-of-the-school-of-oriental-and-african-studies/article/circle-of-the-world-the-global-diplomacy-of-caliph-almansur/3D2FEE751FC2BECD1FE4642750B991EC
  6. « IMAGES OF ROUND BAGHDAD : AN ANALYSIS OF RECONSTRUCTIONS BY ARCHITECTURAL HISTORIANS » IRAQ, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/iraq/article/abs/images-of-round-baghdad-an-analysis-of-reconstructions-by-architectural-historians/8BD21CCA3B37DB2906D47749F0C0A99F
  7. « Al-Manṣūr and the Critical Ambassador » Bulletin d’études orientales, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/beo/406
  8. « Bagdad », par Françoise Micheau Persée, Publications de l’École française de Romehttps://www.persee.fr/doc/efr_0223-5099_2000_ant_269_1_6136
  9. « Le maintien de l’ordre à Bagdad à l’époque abbasside » Atlas des mondes musulmans médiévaux, OpenEdition Books, CNRS Éditionshttps://books.openedition.org/editionscnrs/88273
  10. « Constructing Hydraulic Infrastructure in the ʿAbbāsid and Ṭūlūnid Capitals : Water Conduits in Baghdad, Samarra and Cairo between the Eighth and Ninth Centuries » Al-Masāq, Taylor & Francis Onlinehttps://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09503110.2024.2435086
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.