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Les Song : la première « révolution économique » de l’histoire

Asie médiévaleVie quotidienne & société23 septembre 202626 sources vérifiées
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En 1962, dans le Journal of Asian Studies, Robert Hartwell estime à 75 000 tonnes la production chinoise de fer pour l’année 1078. Ses articles suivants relèvent l’estimation, et c’est finalement une production de 125 000 tonnes anglaises par an, soit environ 115 000 tonnes métriques, qui passe dans les histoires mondiales et nourrit une bonne part des débats sur la révolution économique des Song. D’un article à l’autre, la méthode change peu. Hartwell part des recettes d’un impôt sur le fer, suppose que le fisc prélevait le dixième de la production et multiplie par dix.

Kinsei, le mot de Naitō Konan

La formule a une préhistoire japonaise. Dans les années 1920, Naitō Konan, qui enseigne l’histoire de la Chine à l’université impériale de Kyoto, soutient que le pays entre sous les Song dans son kinsei, son époque moderne. En 1955, Hisayuki Miyakawa présente l’idée aux lecteurs américains et européens de la Far Eastern Quarterly sous le nom d’« hypothèse Naitō », et c’est sous cette étiquette qu’elle circule en Occident pendant des décennies.

En 1973, Mark Elvin donne à la chose son nom anglais. The Pattern of the Chinese Past, achevé à Glasgow, consacre sa deuxième partie à une « révolution économique médiévale » qui court du VIIIᵉ au XIIIᵉ siècle et touche l’agriculture, la production industrielle, le commerce et les villes ; l’économie chinoise serait devenue, vers 1100, la plus avancée du monde. La troisième partie décrit l’essoufflement qui suit à partir du XIVᵉ siècle et forge le « piège de l’équilibre de haut niveau », un état où les rendements à l’hectare restent élevés tandis que chaque effort supplémentaire rapporte de moins en moins. Les mêmes siècles sont donc modernes pour Naitō et médiévaux pour Elvin. Dans les deux cas, l’adjectif vient d’Europe ; les historiens de la Chine parlent aujourd’hui plus volontiers d’une période moyenne, de 800 à 1400 environ.

En 2026, dans History and Theory, Christian de Pee reprend l’affaire par l’autre bout. Selon lui, Naitō a conçu sa périodisation pour interpréter et orienter la politique de son temps, l’a ajustée à mesure que se dégradaient les relations entre le Japon et la Chine, et a soutenu la politique impériale japonaise par ses articles comme par un travail pour le ministère des Affaires étrangères.

Miyakawa, en 1955, n’en disait rien.

De Pee demande que la discipline cesse de saluer en Naitō un fondateur. Son réquisitoire vise l’homme et l’image que la guerre froide en a fabriquée ; savoir si l’économie des Song a changé d’échelle se décide ailleurs, dans les registres du fisc et dans les séries qu’on en a tirées.

Trente mille boisseaux partent du Fujian

En 1012, la sécheresse frappe le cours inférieur du Yangzi, les bords de la Huai et les rizières du Zhejiang. À la cour, l’empereur Zhenzong a entendu parler d’un riz cultivé au royaume de Champa, dans l’actuel Vietnam central, qui mûrit en une centaine de jours, supporte le manque d’eau et ne dépend pas de la longueur du jour pour arriver à maturité. Des envoyés partent pour le Fujian, sur la côte, où ce riz est déjà semé, et en rapportent trente mille boisseaux de semences, distribués aux paysans des régions touchées avec des instructions officielles sur la manière de les cultiver.

On garde ici « boisseaux », la traduction usuelle de la littérature anglophone, sans risquer une conversion en litres d’une mesure chinoise de capacité. Le chiffre dit surtout que l’État se charge de diffuser une semence, et la façon de s’en servir avec elle.

Le riz de Champa était probablement connu au Fujian bien avant 1012, certains auteurs situant son arrivée dès le VIIIᵉ siècle. Son origine lointaine surprend davantage. Des analyses génétiques rattachent ces variétés au groupe aus, un ensemble de riz né dans les collines de l’est de l’Inde, du Bangladesh et de la Birmanie actuels.

Cent jours de croissance permettent, dans certaines localités, une seconde récolte annuelle, et des terres marginales s’ouvrent au riz.

Multiplier par dix les recettes du fer

Le chiffre de 1962 sort du Song huiyao, la grande compilation des documents administratifs des Song, dans sa section consacrée à l’économie. Hartwell y trouve deux séries de recettes fiscales sur le fer, ventilées par circuit, les grandes circonscriptions de l’empire. La première, datée de 1078, provient d’un impôt levé sur les établissements officiellement enregistrés, que l’administration range en cinq catégories selon leur taille, en ordre croissant le lieu, le marché, l’atelier, la fonderie, la préfecture industrielle, cette dernière produisant en moyenne 6 500 tonnes par an ou davantage. La seconde série n’est pas datée, mais elle emploie des noms de circuits créés en 1059. D’une série à l’autre, les montants divergent. Pour le circuit du Jinghu méridional, la première donne à peu près un tiers de tonne et la seconde plus de 203 tonnes. Hartwell en conclut qu’elles couvrent deux secteurs distincts, l’un officiel, l’autre privé, et il additionne : 37 804 tonnes d’un côté, 36 787 de l’autre, 74 591 au total, arrondis à 75 000. En 1966, dans le Journal of Economic History, il date la seconde série de 1064-1067 et arrive à 90 400 tonnes de fonte par an. À chaque étape, l’édifice repose sur un taux d’imposition d’un dixième, et Hartwell relève lui-même, pour le cuivre, un passage de la même compilation qui suggère un taux de 20 % avant 1085.

Donald Wagner, auteur du volume sur la sidérurgie de Science and Civilisation in China, avait d’abord cité le chiffre comme un fait. En 2001, dans le Journal of the Economic and Social History of the Orient, il conclut que les résultats qualitatifs de Hartwell tiennent, mais que le calcul exige une connaissance du système administratif que personne ne possède aujourd’hui ; l’ordre de grandeur est plausible, aucun calcul fiable n’est possible. Son volume paraît en 2008 ; en 2020, il se montre plus rude. Il raconte avoir eu, en remontant à la source du chiffre, le sentiment d’avoir été dupé, et juge que l’estimation ne repose sur rien.

Ce que Wagner garde de Hartwell tient dans les techniques. Dans les hauts fourneaux chinois des Xᵉ-XIVᵉ siècles, résume-t-il en 2003 dans Historical Metallurgy, la soufflerie est souvent actionnée par la force de l’eau, et la houille puis le coke commencent à remplacer le charbon de bois. Le fer des Song a changé de combustible et de soufflerie ; son tonnage n’a été compté que par le fisc, et le fisc n’a laissé que des recettes.

L’office des billets de Yizhou

À la fin du Xᵉ siècle, au Sichuan, des maisons de dépôt remettent à leurs clients, contre des pièces, de la soie ou d’autres biens, des billets de papier appelés jiaozi. Plusieurs font faillite. En 1023, sur la proposition de Xue Tian, préfet de Yizhou, l’actuelle Chengdu, l’État reprend l’émission à son compte et crée un bureau chargé de l’administrer ; le chapitre 181 de l’Histoire des Song retrace l’épisode. Sous la garde des fonctionnaires, le jiaozi devient en peu de temps la monnaie dominante du Sichuan et y supplante largement les pièces.

William Guanglin Liu a calculé en 2015 qu’à la fin du XIᵉ siècle les deux tiers des recettes de l’État venaient de secteurs non agricoles, surtout des droits prélevés sur les marchandises, et il voit dans les Song le premier État fiscal durable de l’histoire mondiale. Le « premier » de la formule courante vient de là plus que d’Elvin, qui parlait seulement d’une économie devenue la plus avancée de son temps. Cet État fiscal s’arrête aux portes des villes ; dans les campagnes, le fisc afferme la perception des taxes commerciales aux élites locales. Au XIIᵉ siècle, les impôts ne suffisant plus à payer la défense, la cour recourt au crédit ; vers 1200 la masse des billets remboursables dépasse pour la première fois le montant d’une année d’impôts. Sous les derniers Song, l’émission excessive de papier tourne à l’inflation galopante.

En 2020, dans le Journal of Chinese History, Richard von Glahn refuse de traiter les billets huizi et les autres papiers-monnaies des Song comme des titres d’emprunt, donc comme une dette de l’État. Selon la réponse, on crédite les Song d’une forme de dette publique ou seulement d’une monnaie de papier. Les chiffres eux-mêmes viennent de loin. Le chapitre 179 de l’Histoire des Song, consacré aux finances publiques et traduit en 2003 par Christian Lamouroux, appartient à une histoire officielle compilée sous les Yuan mongols et achevée en 1345, soixante-six ans après la chute de la dynastie ; Charles Hartman rappelle que les érudits des Ming et des Qing la tenaient pour la plus mal faite des histoires dynastiques.

Derrière l’Italie avant 1300

En 2018, dans le Journal of Economic History, Stephen Broadberry, Hanhui Guan et David Daokui Li font entrer la Chine, jusque-là absente, dans les comptabilités nationales historiques. Leur série estime le produit intérieur brut par habitant décennie par décennie, de 980 à 1850, en dollars internationaux de 1990, à partir de données enregistrées à l’époque. Selon elle, les Song du Nord ont alors le niveau de vie le plus élevé du monde, avant que l’Italie ne les dépasse vers 1300.

La série a été attaquée. Un critique a jugé invraisemblable sa composante de dépenses publiques et proposé des corrections qui abaissaient le produit par habitant, surtout sous les Ming. Dans leur réponse de 2021, les trois auteurs concèdent une baisse moyenne de 2,6 % pour les Song du Nord et de 13,8 % pour les Ming, et constatent que le sommet atteint au début des Qing, vers 1700, égale celui des Song du Nord. La révolution médiévale perd du même coup une part de son caractère unique, puisque la Chine de ces séries connaît deux sommets séparés par six siècles environ.

L’arrêt du XIVᵉ siècle, l’autre bout de la thèse d’Elvin, est lui aussi discuté. En 2003, un volume dirigé par Paul Jakov Smith et Richard von Glahn décrit une transition continue entre Song, Yuan et Ming, et non une interruption ; Li Bozhong y met en doute, dès le titre de son chapitre, l’existence d’un tournant au XIVᵉ siècle.

« Rêves de splendeur de la capitale de l’Est »

C’est le titre que Meng Yuanlao donne à ses souvenirs de Kaifeng, où il a vécu de treize à vingt-sept ans avant de fuir vers le sud lors de la conquête jürchen de 1126-1127. La préface est datée de 1147, et le livre, en dix chapitres, n’est imprimé qu’en 1187. Les rues, les fêtes, les marchés et les plats y défilent, vus à vingt ans de distance par un réfugié qui a pris pour titre l’image d’un rêve. Aucun historien des marchés de Kaifeng ne peut s’en passer, et aucun ne devrait le lire comme un registre.

L’image la plus célèbre de la ville pose un problème voisin. Le rouleau de soie conservé au musée du Palais, à Pékin, sous le numéro 新00087177, mesure 24,8 centimètres de haut sur 528 de long ; il déroule la campagne, le canal Bian et son pont en arc, puis les rues marchandes autour d’une porte. Il ne porte ni signature ni sceau de l’auteur. Le nom de Zhang Zeduan vient d’un colophon, une note manuscrite ajoutée à la suite de la peinture, écrit par Zhang Zhu, un lettré sujet des Jin, après la chute de la capitale ; douze autres colophons et quatre-vingt-seize sceaux ont suivi jusqu’au retour du rouleau au musée en 1957. La notice du musée signale elle-même, parmi les études consacrées à l’œuvre, un article intitulé « Zhang Zeduan n’était pas un homme des Song ».

Pour Hangzhou, capitale du Sud, les documents abondent, et Jacques Gernet a pu décrire en 1959 la ville des années 1250-1276 en traduisant monographies locales et recueils de notes. Pour Kaifeng, le souvenir et l’image pèsent plus lourd. On ne connaît ni le tonnage de son fer, ni avec certitude le peintre de son rouleau, et les produits intérieurs bruts qu’on lui prête sont des reconstructions que leurs auteurs corrigent encore. Au milieu du rouleau de Pékin, sous le pont en arc, une barque du transport des grains abat son mât pour franchir l’arche, et la manœuvre de ses bateliers attire sur les rives une foule de curieux.

Pour aller plus loin

La conquête mongole de la Chine du Sud prolonge ce sujet, avec le sort de la monnaie de papier sous les Yuan. L’essor de l’imprimerie xylographique sous les Song et l’histoire du royaume de Champa, d’où venait le riz précoce, font l’objet d’articles voisins.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Zhang Zeduan (attribué à), *Qingming shanghe tu*, rouleau horizontal, soie, couleurs légères, 24,8 × 528 cm, sans signature ni sceau de l’auteur, treize colophons à la suite (dont celui de Zhang Zhu, sujet des Jin, puis celui de Wu Kuan sous les Ming), quatre-vingt-seize sceaux Musée du Palais, Pékin, 新00087177
  2. *Song huiyao jigao*, section Shihuo, 33, 12b-14a (recettes de 1078 sur le fer des établissements enregistrés) et 33, 27a-29b (recettes de l’impôt « des montagnes et des marais » sur le fer) ; Shihuo, 34, 20b (taux sur le cuivre avant 1085), d’après les relevés de R. Hartwell (1962 et 1966) édition de référence
  3. *Songshi* (*Histoire des Song*), chapitre 181, traité de l’économie (Shihuo zhi) : création en 1023 du bureau des *jiaozi* de Yizhou sur proposition du préfet Xue Tian édition de référence
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Sources primaires (suite)

  1. *Songshi* (*Histoire des Song*), chapitre 179, traité de l’économie (Shihuo zhi) : finances publiques et comptes de l’État, traduit et commenté par Christian Lamouroux (2003) édition de référence
  2. Meng Yuanlao, *Dongjing menghua lu* (*Rêves de splendeur de la capitale de l’Est*), dix chapitres, préface datée de 1147, première impression en 1187 édition de référence

Bibliographie

  1. Jacques Gernet, *La Vie quotidienne en Chine à la veille de l’invasion mongole (1250-1276)*, Paris, 1959 Hachette
  2. Christian Lamouroux, *Fiscalité, comptes publics et politiques financières dans la Chine des Song. Le chapitre 179 du Songshi*, Paris, 2003, 314 p., Bibliothèque de l’Institut des hautes études chinoises XXXIII Collège de France, Institut des hautes études chinoises
  3. Hisayuki Miyakawa, « An Outline of the Naitō Hypothesis and its Effects on Japanese Studies of China », *Far Eastern Quarterly* 14 (4), 1955, p. 533-552 Association for Asian Studies
  4. Mark Elvin, *The Pattern of the Chinese Past*, Stanford, 1973 Stanford University Press
  5. Randolph Barker, « The Origin and Spread of Early-Ripening Champa Rice : It’s Impact on Song Dynasty China », *Rice* 4 (3-4), 2011, p. 184-186, DOI 10,1007/s12284-011-9079-6 Springerhttps://doi.org/10.1007/s12284-011-9079-6
  6. Robert Hartwell, « A Revolution in the Chinese Iron and Coal Industries During the Northern Sung, 960-1126 A.D. », *Journal of Asian Studies* 21 (2), 1962, p. 153-162, DOI 10,2307/2050519 Association for Asian Studieshttps://doi.org/10.2307/2050519
  7. Robert Hartwell, « Markets, Technology, and the Structure of Enterprise in the Development of the Eleventh-Century Chinese Iron and Steel Industry », *Journal of Economic History* 26 (1), 1966, p. 29-58 Economic History Association
  8. Donald B. Wagner, « The Administration of the Iron Industry in Eleventh-century China », *Journal of the Economic and Social History of the Orient* 44 (2), 2001, p. 175-197 Brill
  9. Donald B. Wagner, « Chinese blast furnaces from the 10th to the 14th century », *Historical Metallurgy* 37 (1), 2003, p. 25-37 Historical Metallurgy Society
  10. Donald B. Wagner, *Science and Civilisation in China*, vol. 5, *Chemistry and Chemical Technology*, part 11, *Ferrous Metallurgy*, Cambridge, 2008 Cambridge University Press
  11. William Guanglin Liu, « The making of a fiscal state in Song China, 960-1279 », *Economic History Review* 68 (1), 2015, p. 48-78, DOI 10,1111/ehr.12057 Economic History Societyhttps://doi.org/10.1111/ehr.12057
  12. Richard von Glahn, « Modalities of the Fiscal State in Imperial China », *Journal of Chinese History* 4 (1), 2020, p. 1-29 Cambridge University Press
  13. Charles Hartman, *The Making of Song Dynasty History*, chapitre 5, « The Song History », Cambridge, 2020 Cambridge University Press
  14. Stephen Broadberry, Hanhui Guan et David Daokui Li, « China, Europe, and the Great Divergence : A Study in Historical National Accounting, 980-1850 », *Journal of Economic History* 78 (4), 2018, p. 955-1000, DOI 10,1017/S0022050718000529 Economic History Associationhttps://doi.org/10.1017/S0022050718000529
  15. Paul Jakov Smith et Richard von Glahn (dir.), *The Song-Yuan-Ming Transition in Chinese History*, Cambridge (Mass.), 2003, dont Li Bozhong, « Was There a « Fourteenth-Century Turning Point » ? Population, Land, Technology, and Farm Management », p. 135-175 Harvard University Asia Center

Sources en ligne

  1. « 张择端清明上河图卷 » (notice de collection, n° 新00087177) 故宫博物院, musée du Palais, Pékinhttps://www.dpm.org.cn/collection/paint/228226.html
  2. « 清明上河图卷 » (visite virtuelle : attribution par le colophon de Zhang Zhu, retour au musée en 1957) 故宫博物院, musée du Palais, Pékinhttps://www.dpm.org.cn/vr/stone-moat/wyd_17.html
  3. « The Rise and Demise of Paper Money in Imperial China », Richard von Glahn, 30 avril 2025 Hoover Institutionhttps://www.hoover.org/research/rise-and-demise-paper-money-imperial-china
  4. « Brass tacks on iron : Ferrous metallurgy in Science and Civilisation in China - Donald B Wagner, 2020 » SAGE Journalshttps://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/2096608320915074
  5. « THE NAITŌ HYPOSTASIS : NAITŌ KONAN (1866–1934) AND THE JAPANESE IMPERIALIST LEGACY IN THE HISTORIOGRAPHY OF MIDDLE-PERIOD CHINA (800–1400 CE) », Christian de Pee, *History and Theory* 65 (2), 2026, DOI 10,1111/hith.70029 History and Theoryhttps://historyandtheory.org/65-2/depee
  6. « China, Europe, and the Great Divergence : A Restatement », Stephen Broadberry, Hanhui Guan et David Daokui Li, *Journal of Economic History* 81 (3), 2021 Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-economic-history/article/china-europe-and-the-great-divergence-a-restatement/CFE6E6B70578ECF5BD22A17617FC73C8
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