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Le Dit du Genji et le Japon de Heian, un roman sans manuscrit d’auteur

Asie médiévaleSavoirs, universités & penseurs1 novembre 2026◈ 36 sources vérifiées
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Le journal de Fujiwara no Michinaga, l’homme qui dominait la cour japonaise autour de l’an mil, existe encore dans l’écriture de son auteur. La bibliothèque Yōmei Bunko, à Kyōto, en conserve les rouleaux, et l’UNESCO les a inscrits en 2013 au registre Mémoire du monde, en le présentant comme le plus ancien journal autographe au monde. Du Genji monogatari, composé dans les mêmes années par une dame entrée au service de sa fille Shōshi, on ne possède pas une ligne de la main de l’autrice. Le texte que l’on lit en japonais, ou en français dans la traduction de René Sieffert sous le titre du Dit du Genji, sort de copies faites environ deux siècles plus tard.

Heian-kyō

Les historiens du Japon appellent époque de Heian, du nom de la capitale Heian-kyō, l’actuelle Kyōto, les années 794 à 1185. Le Moyen Âge européen n’a aucune prise sur ce découpage, et c’est dans ces bornes japonaises que se range le Genji. Francine Hérail, qui a consacré l’essentiel de ses travaux à cette cour, y décrit une administration centrale d’un millier de postes environ, que servaient quelques milliers d’employés, et une hiérarchie de neuf rangs dont les cinq premiers faisaient de leurs titulaires une aristocratie. Michinaga, né en 966 et mort en 1027, ministre de 995 à 1018, occupe le sommet de cette échelle et fait de trois de ses filles des impératrices. Selon Kimura Akiko, Murasaki Shikibu a été introduite après coup dans l’entourage de l’une d’elles, Shōshi, épouse de l’empereur Ichijō, pour animer un cercle que l’on jugeait terne à côté de celui d’une rivale.

Le roman reproduit cette échelle jusque dans sa manière de nommer. En octobre 2003, dans une conférence donnée à l’université Monash, Royall Tyler, l’un de ses traducteurs anglais, faisait remarquer que la narratrice ne nomme presque personne en quelque onze cents pages, trois hommes de second plan exceptés ; tous les autres sont désignés par leur charge ou par le lieu où ils résident, et Tyler y voyait la conscience aiguë de la hiérarchie que partagent tous ses personnages.

« La petite Murasaki serait-elle par ici ? »

En 1008 (premier jour du onzième mois de la cinquième année de l’ère Kankō), la cour fête le cinquantième jour d’un prince né de Shōshi. Le journal de Murasaki Shikibu rapporte qu’au cours du ban​quet, Fujiwara no Kintō, commandant de la garde de la porte de gauche, lance « あなかしこ、このわたりに若紫やさぶらふ », ce que l’on peut rendre par « Pardon, la petite Murasaki serait-elle par ici ? ». Wakamurasaki est le titre du cinquième chapitre du roman, celui où Genji rencontre la future Murasaki no ue. La plaisanterie n’a de sel que si une partie des convives a déjà lu ce chapitre.

C’est sur cette ligne que le Japon a fêté en 2008 le millénaire du Genji, puis fait du 1er novembre un « jour des classiques », comme le rappelait en 2024 Andō Tōru, vice-président de l’université Ryūkoku. Le même journal montre aussi l’empereur se faisant lire le roman. Rien, dans ces passages, ne dit combien de chapitres existaient alors. Arthur Waley, dans la préface de sa traduction parue en 1925, pensait que seuls les premiers livres étaient écrits en 1008, et que l’ensemble des cinquante-quatre chapitres avait pu n’être achevé que bien plus tard.

Le témoignage suivant vient d’une lectrice. La fille de Sugawara no Takasue, née en 1008, raconte dans ses mémoires, le Sarashina nikki, qu’une tante lui offrit un jour une cinquantaine et quelques chapitres du Genji dans un grand coffre, avec les Contes d’Ise et d’autres récits dans un sac. Elle les lit derrière son rideau, souvent tard dans la nuit, jusqu’à en connaître tous les personnages. Waley en déduisait que l’œuvre entière passait pour un classique dès 1022. Une cinquantaine de chapitres circulaient donc déjà en un seul jeu, et le chiffre de cinquante-quatre, lui, ne se lit pas dans ce texte.

Le coffre des Ōkōchi

Entre ces lectrices du XIᵉ siècle et le texte des éditions actuelles s’interpose un homme. Fujiwara no Teika (1162-1241), poète et compilateur d’anthologies impériales, consacre ses dernières décennies, après la guerre de Jōkyū de 1221, à copier et à annoter les classiques. Il a alors près de soixante ans. Ses copies du Genji à couverture bleue, que l’on appelle pour cette raison Aobyōshi-bon, fondent presque toutes les éditions modernes. Il avait d’abord porté ses notes à la fin de chaque chapitre, puis, comme des copies en circulaient sans son accord et que certains lettrés critiquaient ses lectures, il les a découpées et réunies vers 1233 en un petit volume carré de 16,7 centimètres sur 14,9, le Genji monogatari okuiri, aujourd’hui trésor national en mains privées après être sorti de la famille Reizei. Le volume compte plus de dix pages de lacunes. Une feuille manquante, portant les notes du chapitre 24, Kochō, a reparu à Tokyo en 2022, et Ikeda Kazuomi, de l’université Chūō, l’a authentifiée sur l’écriture.

Le journal de Teika lui-même, le Meigetsuki, a mieux traversé le temps que le roman qu’il recopiait. L’université Nihon en conserve deux rouleaux autographes, dont celui de l’été 1225, haut de 29,4 centimètres et long de plus de quatorze mètres.

Jusqu’en 2019, on ne connaissait de ces copies de Teika que quatre chapitres, dispersés. Deux d’entre eux, Miyuki et Sawarabi, ont été reproduits en fac-similé couleur grandeur nature en 2018 par Fujimoto Kōichi, qui précise que le premier appartient à l’État, sous la garde de l’Agence pour les affaires culturelles, et que le second est un bien culturel important en mains privées. En octobre 2019, la fondation Reizeike Shiguretei Bunko, qui garde à Kyōto la bibliothèque de la maison Reizei, issue d’un petit-fils de Teika, authentifie un cinquième chapitre, Wakamurasaki, en comparant son écriture et sa couverture à celles des autres manuscrits du poète. Il dormait dans un coffre oblong, dans une réserve de la maison tokyoïte d’Ōkōchi Motofuyu, descendant des seigneurs du domaine de Mikawa-Yoshida, et la famille le détenait depuis 1743, date à laquelle une autre maison seigneuriale de la région de Fukuoka le lui avait offert. Yamamoto Junko, spécialiste de littérature de Heian à l’université de Kyōto des sciences avancées, soulignait alors que les études sur ce chapitre reposaient jusque-là sur des manuscrits postérieurs d’environ deux cent cinquante ans à la copie de Teika. Le gain porte sur le texte de Teika, pas sur celui de Murasaki Shikibu. Ce que le poète a corrigé, retranché ou choisi entre des copies divergentes, personne ne peut le mesurer, puisqu’il manque l’original auquel comparer son travail.

Teika n’était pas le premier lecteur savant du roman. Le plus ancien commentaire conservé, le Genji monogatari shaku de Fujiwara no Koreyuki, précède son Okuiri, et un exemplaire complet, qui garde la fin que n’a pas la copie du palais impérial, fait partie des fonds Reizei classés bien culturel important le 8 juin 2004.

Quarante-quatre chapitres contre dix

Dans la tradition, les dix derniers chapitres portent le nom de dix chapitres d’Uji, d’après un lieu situé au sud de la capitale, et la question de leur auteur est ancienne. Entre 1994 et 1996, Murakami Masakatsu, de l’Institut de mathématiques statistiques, et Imanishi Yūichirō, de l’université de Kyūshū, ont mis le texte entier en base de données en codant chaque mot selon sa nature grammaticale, avec d’autres écrits de Murasaki Shikibu, puis comparé les quarante-quatre premiers chapitres aux dix derniers. Ils ont trouvé des écarts de style sur certains points. Leur rapport ajoute aussitôt qu’ils ne peuvent exclure une évolution progressive de l’écriture de l’autrice elle-même, au fil des cinquante-quatre chapitres, et que la différence ne suffit pas à désigner une autre main.

Le camp de la pluralité des auteurs garde pourtant un argument sérieux, puisque les écarts mesurés existent bien et que rien, dans le journal de Murasaki Shikibu, ne renseigne sur la rédaction des derniers chapitres. L’hypothèse d’une seule autrice qui aurait écrit pendant de longues années, celle que Waley envisageait déjà en 1925, rend compte des mêmes chiffres sans supposer personne d’autre, et tant qu’aucun texte ne nomme une seconde plume, c’est celle qu’il vaut mieux garder.

Genji fait sortir ses objets chinois

L’image d’une cour gouvernée par le goût doit beaucoup, pour les lecteurs de langue anglaise, à Ivan Morris. Dans The World of the Shining Prince, paru à Londres en 1964, il faisait des valeurs esthétiques le principe directeur de l’époque, au-dessus des considérations psychologiques et sociales, et le compte rendu des Kirkus Reviews parlait la même année d’un culte de la beauté. Waley avait préparé le terrain en 1925 en saluant dans le Genji « de loin le plus grand roman de l’Orient » et l’un des douze plus grands chefs-d’œuvre du monde, quitte, rappelait Tyler, à inventer des passages et à supprimer une fois un chapitre entier. La formule de « premier roman du monde », que la presse a reprise en octobre 2019 pour annoncer la découverte des Ōkōchi, ne figure pas dans sa préface, et elle dépend tout entière de la définition que l’on donne du roman.

L’autre cliché est japonais et plus ancien. Des historiens de la culture de l’ère Meiji et de la première moitié du XXᵉ siècle ont raconté un passage des modèles chinois à une culture centrée sur le Japon, la « culture nationale » ou kokufū bunka, dont le recueil poétique Kokinshū aurait marqué l’ouverture. Gian-Piero Persiani constatait en 2016 que ce récit avait encore cours dans les manuels scolaires alors que les spécialistes l’avaient abandonné. Le programme de recherche dirigé de 2019 à 2023 par Satō Masatoshi, à l’université féminine chrétienne de Tokyo, a conclu que cette culture mêlait au fonds local un style des Tang déjà démodé en Chine, et qu’elle restait ouverte aux objets importés du continent, les karamono.

Le roman le montre lui-même.

Dans le chapitre Umegae, Genji examine les parfums que lui a offerts le vice-gouverneur de Dazaifu, l’administration de Kyūshū par laquelle arrivaient les produits de luxe étrangers, se demande s’ils valent les anciens et fait sortir de ses magasins des objets chinois pour comparer. Kawazoe Fusae, qui a fait des karamono du Genji l’un de ses grands sujets, rappelait en 1998 qu’après l’ère Engi le pavillon de Kōrokan, à Hakata, était devenu le seul lieu d’échange du Japon avec l’étranger, et elle rattache la mise en scène du concours de peintures du chapitre Eawase, où deux camps exposent leurs trésors, au concours de poésie tenu au palais en 959. Un raffinement fait d’encens importés et de pièces chinoises mises en balance n’a rien d’un repli sur soi. Persiani accorde pourtant au récit ancien un point solide, puisqu’à partir du Xᵉ siècle un domaine japonais, distinct du chinois par la forme, par les notions et par l’usage, devient une force culturelle de plus en plus puissante. Le syllabaire qui permet de noter la langue, mis au point au début du Xᵉ siècle d’après Hérail, en est l’instrument, et c’est dans cette écriture qu’écrivent les dames de la cour.

Démontés en 1932, remontés en 2020

Les plus anciennes images du roman ont été réalisées, croit-on, principalement à la cour, dans la première moitié du XIIᵉ siècle, environ un siècle après sa rédaction, selon le musée d’art Tokugawa de Nagoya. Il en subsiste quatre rouleaux, soit dix-neuf scènes peintes accompagnées de leurs textes calligraphiés sur papier décoré, et l’on ne connaît aujourd’hui de vestiges illustrés que pour vingt des cinquante-quatre chapitres. Trois rouleaux, transmis dans la branche d’Owari des Tokugawa, sont à Nagoya et portent quinze scènes, de Yomogiu à Azumaya. Le quatrième, venu des Hachisuka, seigneurs d’Awa, appartient au musée Gotō de Tokyo, avec les deux scènes de Suzumushi, celle de Yūgiri et celle de Minori. L’ensemble est classé trésor national, et un fragment peint du chapitre Wakamurasaki appartient au Musée national de Tokyo.

Face à ces dix-neuf scènes, l’édition illustrée de la traduction de Sieffert publiée en 2008 par Diane de Selliers réunit 520 peintures du XIIᵉ au XVIIᵉ siècle, pour la plupart bien postérieures.

En 1932, pour les protéger, les trois rouleaux de Nagoya ont été découpés en quarante-trois feuilles, chacune montée sous cadre. De 2016 à 2020, le musée Tokugawa les a remontés en rouleaux pour leur conservation à long terme, et c’est sous cette forme retrouvée qu’il les a présentés du 15 novembre au 7 décembre 2025, pour la première fois à Nagoya depuis dix ans, à côté des copies modernes peintes à l’époque Heisei pour le musée et pour le musée Gotō.

Pour aller plus loin

Les invasions mongoles de 1274 et de 1281, à l’époque de Kamakura, montrent la cour de Kyōto plus de deux siècles et demi après le Genji, réduite à recevoir de loin les nouvelles de Kyūshū. Le commerce de Hakata avec la Chine des Song prolonge l’histoire des karamono, et les Notes de che​vet de Sei Shōnagon se lisent en regard du journal de Murasaki Shikibu.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Murasaki Shikibu nikki (journal de Murasaki Shikibu), entrée du 1er jour du 11ᵉ mois de Kankō 5 (1008), banquet du cinquantième jour d’un prince né de Shōshi : question de Fujiwara no Kintō « あなかしこ、このわたりに若紫やさぶらふ », texte cité d’après Andō 2024 ; passage de la lecture du roman devant l’empereur, d’après la préface de Waley 1925 ; trad. angl. Richard Bowring, The Diary of Lady Murasaki, Londres, 1996 Penguin Books
  2. Sarashina nikki, de la fille de Sugawara no Takasue (née en 1008), passage du don par une tante des « cinquante et quelques » chapitres du Genji dans un grand coffre, avec les Contes d’Ise dans un sac ; trad. angl. Sonja Arntzen et Itō Moriyuki, The Sarashina Diary : A Woman’s Life in Eleventh-Century Japan, New York, 2014 – Columbia University Press ; trad. angl. Ivan Morris, As I Crossed a Bridge of Dreams, 1975 – Penguin Classics ; éd. annotée Sekine Keiko (関根慶子), 新版 更級日記 全訳注, Tokyo, 2015, Kōdansha gakujutsu bunko 2332, ISBN 9784062923323 Kōdansha ; notice de l’éditeur :https://www.kodansha.co.jp/book/products/0000211812
  3. Midō kanpakuki, journal autographe de Fujiwara no Michinaga (966-1027), trésor national, inscrit en 2013 au registre Mémoire du monde de l’UNESCO Kyōto, Yōmei Bunko ; notice : « Midokanpakuki : the original handwritten diary of Fujiwara no Michinaga », UNESCOhttps://en.unesco.org/silkroad/silk-road-themes/documentary-heritage/midokanpakuki-original-handwritten-diary-fujiwara-no
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Sources primaires (suite)

  1. Genji monogatari, chapitre Wakamurasaki (5ᵉ chapitre), copie attribuée à Fujiwara no Teika, XIIIᵉ siècle, authentifiée en octobre 2019 par la fondation Reizeike Shiguretei Bunko ; dans la famille Ōkōchi depuis 1743 Tokyo, collection privée d’Ōkōchi Motofuyu, d’après Hyperallergic 2019 et ActuaLitté 2019
  2. Genji monogatari, copies de Fujiwara no Teika, chapitres Miyuki (propriété de l’État, sous la garde de l’Agence pour les affaires culturelles, objet d’art important) et Sawarabi (bien culturel important, collection privée), d’après le fac-similé de Fujimoto 2018
  3. Fujiwara no Teika, Genji monogatari okuiri, vers 1233 (Tenpuku 1), cahier carré, environ 16,7 × 14,9 cm, plus de dix pages de lacunes ; feuille du chapitre 24 (Kochō) retrouvée à Tokyo en 2022 et authentifiée par Ikeda Kazuomi, trésor national collection privée, anciennement famille Reizei ; notice : « Genji Monogatari Okuiri (by Fujiwara no Teika) », Japan Heritagehttps://japanheritage.jp/kyoto/heritage/introductory-look-tale-genji
  4. Fujiwara no Teika, Meigetsuki, autographe, rouleau de l’été de Karoku 1 (1225), 29,4 × 1 404,6 cm, et rouleau des 11ᵉ et 12ᵉ mois de Tenpuku 1 (1233), 27,8 × 861,4 cm, papier, encre, bien culturel important depuis le 6 septembre 2012 Tokorozawa, université Nihon ; notice : « 明月記<自筆本/嘉禄元年夏、天福元年十一・十二月> », Bunka Isan Online, Agence pour les affaires culturelleshttps://online.bunka.go.jp/db/heritages/detail/234165
  5. Fujiwara no Koreyuki (藤原伊行), Genji monogatari shaku, plus ancien commentaire conservé du Genji, exemplaire complet gardant la fin absente de la copie du palais impérial, dans l’ensemble « 物語類并注釈書 », bien culturel important depuis le 8 juin 2004 Kyōto, Reizeike Shiguretei Bunko ; notice : « 物語類并注釈書 », Bunka Isan Onlinehttps://online.bunka.go.jp/heritages/detail/169515
  6. Genji monogatari emaki, première moitié du XIIᵉ siècle, encre et couleurs, textes sur papier décoré, trois rouleaux de la maison Tokugawa d’Owari, quinze scènes (Yomogiu, Sekiya, Kashiwagi I-III, Yokobue, Takekawa I-II, Hashihime, Sawarabi, Yadorigi I-III, Azumaya I-II) et le texte d’Eawase, découpés en 43 feuilles en 1932 et remontés en rouleaux de 2016 à 2020, trésor national Nagoya, musée d’art Tokugawa
  7. Genji monogatari emaki, première moitié du XIIᵉ siècle, un rouleau anciennement aux Hachisuka, seigneurs d’Awa, quatre scènes (Suzumushi I et II, Yūgiri, Minori), trésor national Tokyo, musée Gotō
  8. Genji monogatari emaki, fragment peint du chapitre Wakamurasaki (I), XIIᵉ siècle, rouleau à suspendre Tokyo, Musée national de Tokyo, d’après la liste d’exposition du musée d’art Tokugawa 2025

Bibliographie

  1. Arthur Waley (trad.), The Tale of Genji, by Lady Murasaki, Boston et New York, 1925, préface du traducteur Houghton Mifflin ; texte numérisé :https://gutenberg.org/cache/epub/66057/pg66057-images.html
  2. Ivan Morris, The World of the Shining Prince : Court Life in Ancient Japan, Londres, 1964 – Oxford University Press ; rééd. Tokyo, 1978, xv-336 p., ISBN 4805304464 Charles E. Tuttle
  3. René Sieffert (trad.), Murasaki-shikibu, Le Dit du Genji, Paris, 1988 – Publications orientalistes de France ; rééd. illustrée, 3 vol., 1 256 p., 520 peintures du XIIᵉ au XVIIᵉ siècle, Paris, 2008 Éditions Diane de Selliers
  4. Fujimoto Kōichi (藤本孝一, éd. et notice), 定家本源氏物語 : 行幸・早蕨, Tokyo, 2018, 150-29 p., ISBN 978-4-8406-9765-1 Yagi shoten kosho shuppanbu
  5. Kawazoe Fusae (河添房江), « 『源氏物語』のなかの交易史、権力、ジェンダー » (Trade History in Genji monogatari), Proceedings of the Midwest Association for Japanese Literary Studies 4, 1998, p. 265 et suiv., éd. Eiji Sekine, The New Historicism and Japanese Literary Studies PMAJLS ; texte :https://journals.library.brandeis.edu/index.php/PMAJLS/article/download/2420/1910/5903
  6. Kawazoe Fusae (河添房江), 紫式部と王朝文化のモノを読み解く : 唐物と源氏物語, Tokyo, 2023, Kadokawa Sophia bunko C125-1, 297 p., ISBN 978-4-04-400792-8 Kadokawa
  7. Gian-Piero Persiani, « China as Self, China as Other : On Ki no Tsurayuki’s Use of the wa-kan Dichotomy », Sino-Japanese Studies 23, 2016, article 2, passages cités p. 33, 37 et 44 Sino-Japanese Studies ; texte :https://chinajapan.org/articles/23/23-Persiani-China-as-Self.pdf

Sources en ligne

  1. « Genji Monogatari Emaki (The Tale of Genji Illustrated Scrolls) » Tokugawa Art Museumhttps://tokugawa-art-museum.jp/en/about/treasures/painting/post-01
  2. « 徳川美術館開館90周年記念 特別展「国宝 源氏物語絵巻」 », liste des œuvres exposées du 15 novembre au 7 décembre 2025 musée d’art Tokugawahttps://www.tokugawa-art-museum.jp/wp-content/uploads/2025/11/2025国宝源氏物語絵巻お手元20251105現在.pdf
  3. « National Treasure : The Tale of Genji Illustrated Scrolls » Tokyo Art Beathttps://www.tokyoartbeat.com/en/events/-/National-Treasure-The-Tale-of-Genji-Illustrated-Scrolls/the-tokugawa-art-museum/2025-11-15
  4. « Long-Lost Chapter of the World’s First Novel Found in a Tokyo Home », 15 octobre 2019 Hyperallergichttps://hyperallergic.com/522463/long-lost-chapter-of-the-worlds-first-novel-found-in-a-tokyo-home/
  5. « Japon : une partie perdue du “premier roman du monde” retrouvée », Antoine Oury, 15 octobre 2019 ActuaLittéhttps://actualitte.com/article/10902/livres-anciens/japon-une-partie-perdue-du-premier-roman-du-monde-retrouvee
  6. « 2024年大河ドラマで注目が集まる紫式部とは何者か », Andō Tōru, mars 2024 université Ryūkoku, bureau des relations publiqueshttps://kyodonewsprwire.jp/prwfile/release/M105191/202403268564/_prw_PA1fl_P774asjx.pdf
  7. « UNESCO register adds Japan mission to archive », 20 juin 2013 The Japan Timeshttps://japantimes.co.jp/news/2013/06/20/national/unesco-register-adds-japan-mission-to-archive
  8. « Le Japon à l’époque de Heian », Francine Hérail, octobre 2002 Cliohttps://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/pdf/pdf_le_japon_a_l_epoque_de_heian.pdf
  9. « 笑いの絶えなかった定子サロンvs「陰気だ」と評された彰子サロン 彰子サロンを盛り立てるために後から投入された紫式部 », Kimura Akiko, 13 septembre 2024, extrait de 紫式部と男たち (Bunshun shinsho) Bunshunhttps://books.bunshun.jp/articles/-/9223
  10. « Translating The Tale of Genji », Royall Tyler, conférence du 10 octobre 2003, Japanese Studies Centre, université Monash https://www.edrdg.org/~jwb/mondir/tylerlecture.html
  11. « The World of the Shining Prince », compte rendu, 15 juin 1964 Kirkus Reviewshttps://kirkusreviews.com/book-reviews/ivan-morris-2/the-world-of-the-shining-prince
  12. « A Comparative and Interdisciplinary Study of Multiple Aspects of the Cultural Nationalising (« Kokufu Bunka ») in the Heian Period », projet 19H01305, Satō Masatoshi, 2019-2023, rapport final KAKEN, Japan Society for the Promotion of Sciencehttps://kaken.nii.ac.jp/en/report/KAKENHI-PROJECT-19H01305/19H01305seika
  13. « On a Quantitative Analysis of The Tale of Genji : A New Approach for Author based on Statistical Analysis », projet 06451163, Murakami Masakatsu et Imanishi Yūichirō, 1994-1996, rapport de résultats KAKEN, Japan Society for the Promotion of Sciencehttps://kaken.nii.ac.jp/en/report/KAKENHI-PROJECT-06451163/064511631996kenkyu_seika_hokoku_gaiyo
  14. « Writers of the Heian Era : Diary, Lady Sarashina » (extrait de la traduction d’Ivan Morris) World History Commonshttps://worldhistorycommons.org/node/1684
  15. « The Sarashina Diary - Sugawara no Takasue no Musume », compte rendu, 14 août 2014 The Complete Reviewhttps://complete-review.com/reviews/japanold/sugawara.htm
  16. « COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle », sortie en librairie en septembre 2008 Éditions Diane de Selliershttps://editionsdianedeselliers.com/wp-content/uploads/2019/01/CP_Dit-du-Genji-PC.pdf
  17. « 私家集 », bien culturel important du 26 juin 2002 (notice sur la transmission de la bibliothèque de Shunzei, Teika et Tameie à Tamesuke, fondateur de la maison Reizei) Bunka Isan Online, Agence pour les affaires culturelleshttps://online.bunka.go.jp/index.php/heritages/detail/188082
  18. « Memory of World « Mido Kampaku-ki » Introduction » (entrée de Shōshi à la cour de l’empereur Ichijō, naissance de son fils) Kyoto Shimbunhttps://e.kyoto-np.jp/news/20130824/447.html
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