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Pax Mongolica : ce que valait vraiment la route de la Tana au Cathay

Asie médiévaleEurope slave & steppes16 octobre 2026◈ 25 sources vérifiées
Oljeitu/ Buscarel / Wikimedia Commons
11 min de lecture25 sources vérifiées
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Vingt-cinq mille florins d’or de marchandises, et trois cents à quatre cents florins de dépenses pour les convoyer jusqu’en Chine. Ces deux sommes viennent du manuel que le Florentin Francesco Balducci Pegolotti compile vers 1340. Un marchand parti de la Tana, comptoir italien posé à l’embouchure du Don, avec un drogman et deux valets, devrait débourser à l’aller soixante à quatre-vingts sommi, des lingots d’argent qu’il estime à cinq florins l’unité. La route mangerait donc entre 1,2 et 1,6 % de la valeur de la cargaison. Ce budget, avec la phrase qui l’accompagne sur une route sûre de jour comme de nuit, a fait davantage pour la réputation de la Pax Mongolica que n’importe quelle chronique.

Riccardiano 2441

Le titre sous lequel tout le monde cite ce manuel date de 1766. Pegolotti l’appelait Libro di divisamenti di paesi, livre des descriptions des pays ; Gian Francesco Pagnini, chancelier florentin de la dîme, le rebaptise Pratica della mercatura en l’imprimant comme troisième volume de sa Della Decima, une histoire des impôts de Florence où il voulait montrer combien le commerce de la ville avait été plus florissant que de son temps.

L’imprimeur n’avait qu’un témoin, et l’on n’en a pas trouvé d’autre depuis. Le manuscrit 2441 de la Biblioteca Riccardiana de Florence est un grand in-quarto sur papier de coton, relié de cuir, dont le copiste, Filippo di Niccolaio Frescobaldi, date l’achèvement du 19 mars 1472 (n. st.). Henry Yule, qui l’avait examiné au XIXᵉ siècle, écrivait 1471, et l’écart tient probablement au style florentin, où l’année ne change qu’au 25 mars ; on suit ici Allan Evans, parce qu’il a établi son édition de 1936 sur le manuscrit lui-même et en a relu le colophon. La page de titre précise que Frescobaldi copiait la copie d’Agnolo di Lotto dall’Antella, elle-même tirée du livre de Pegolotti, ce qui fait deux intermédiaires et plus d’un siècle entre l’auteur et le seul exemplaire conservé, et Evans y repère des chapitres déplacés, des chiffres mal lus, des abréviations mal résolues, une fin qui s’interrompt au milieu d’un paragraphe sur un « ecc. » que personne n’explique. La date de rédaction se reconstruit par recoupements internes. Le texte mentionne une charte de privilèges que Pegolotti dit avoir obtenue en 1335 et suppose encore vivant le roi Robert de Naples, mort en 1343 ; la table pascale commence en 1340, d’où la date conventionnelle. Les tarifs et les prix accumulés dans le volume, eux, remontent à toute la carrière de l’auteur, de 1310 environ à 1340.

Pegolotti n’est jamais allé au Cathay.

Les registres anglais, les privilèges chypriotes et les comptes des Bardi le montrent à Anvers en 1315, à Londres de 1317 à 1321, à Chypre de 1324 à 1329, puis de nouveau en Orient en 1336, quand il obtient du roi d’Arménie une exemption de droits pour sa compagnie. Le chapitre sur la route de Chine précise lui-même qu’il rapporte ce que disent les marchands qui l’ont empruntée. Evans suppose que ces conversations ont eu lieu à Famagouste, où Pegolotti a passé cinq ans ; c’est plausible, rien ne le prouve. Les informateurs n’ont pas de nom.

Soixante hommes entre la Tana et Saraï

L’itinéraire tient en une page. De la Tana à Gintarchan, Astrakhan, vingt-cinq jours en chariot à bœufs ou dix à douze avec un cheval ; un jour par le fleuve jusqu’à Saraï, résidence des khans de la Horde d’or ; huit jusqu’à Saracanco sur l’Oural ; vingt en chariot à chameaux jusqu’à Urgench ; trente-cinq à quarante jusqu’à Otrar ; quarante-cinq à dos d’âne jusqu’à Almalyk ; soixante-dix jusqu’à Camexu, dans le Gansu ; quarante-cinq à cheval jusqu’à un fleuve dont le nom a disparu, puis la descente jusqu’à Cassai, Hangzhou, et trente jours encore jusqu’à Khanbaliq. Le blanc laissé à la place du nom prive aussi cette descente de toute durée, si bien que le total du voyage ne se calcule pas exactement. Hodong Kim, en additionnant les étapes de la traduction de Yule, obtient de 338 à 353 jours.

Les conseils pratiques suivent, et ils disent autre chose que la légende. Le marchand laisse pousser sa barbe. Il engage à la Tana un bon drogman, interprète et guide, car l’économie faite sur un mauvais coûte plus cher que les gages d’un bon, et deux valets qui parlent le coman, la langue turque des steppes ; s’il emmène une femme de la Tana, mieux vaut qu’elle le parle aussi. Il emporte vingt-cinq jours de farine et de poisson salé, la viande se trouvant en route. La phrase célèbre arrive seulement ensuite, et Pegolotti la met au compte d’autrui. La route de la Tana au Cathay est très sûre, de jour comme de nuit, selon ce que disent les marchands qui l’ont pratiquée.

Deux restrictions la suivent aussitôt. Si le marchand meurt en chemin, tous ses biens reviennent au seigneur du pays, sauf si un frère l’accompagne, ou un compagnon qui se dit son frère. Et quand meurt le seigneur, jusqu’à la proclamation du successeur, des abus ont parfois été commis contre les Francs, nom que l’on donne là-bas à tous les chrétiens venus de l’ouest de la Romanie, et les routes cessent d’être sûres. Le tronçon de la Tana à Saraï est le moins sûr de tous, mais à soixante hommes on y va aussi tranquille que chez soi.

Soixante hommes. La traversée sans escorte que l’on prête volontiers à ce passage tient moins au texte de Pegolotti qu’à la traduction anglaise de Yule et Cordier, publiée en 1916 et abondamment reprise dans les recueils de sources. Le manuel décrit une caravane nombreuse, des truchements payés, une protection juridique qui passe par la fraternité réelle ou fictive, et une sécurité suspendue à la vie d’un prince. À l’arrivée, le souverain du Cathay prend tout l’argent métal des marchands pour le verser à son trésor et le change contre son papier-monnaie, le balish, papier jaune marqué de son sceau que tout le pays est tenu d’accepter.

Jam

Le réseau sur lequel ce commerce s’appuyait s’appelait jam, une chaîne de relais où les porteurs d’ordres changeaient de monture et trouvaient vivres et logement. L’Histoire secrète des Mongols, chronique dynastique du XIIIᵉ siècle, en attribue l’organisation à Ögedei, fils et successeur de Gengis Khan. Au paragraphe 279, le khan décide de tirer des différents milliers des gardiens de relais et de chevaux de poste, et de fixer les stations une fois pour toutes afin que les envoyés cessent de courir le pays sans nécessité. Au paragraphe 281, il range ces postes parmi les quatre bonnes actions de son règne, la deuxième de la liste.

Celui qui voyageait pour le souverain montrait une tablette. Le Metropolitan Museum of Art en conserve une, en fer incrusté d’argent, de 18,1 cm sur 11,4, datée de la fin du XIIIᵉ siècle et inventoriée 1993 256. Ses caractères ajourés, remplis d’argent au point de saillir sur les deux faces, appartiennent à l’écriture carrée créée pour la cour de Khubilai par le moine tibétain Phags-pa, mort en 1280. Le texte tient en deux phrases, « Par la force du Ciel éternel, édit de l’empereur. Qui ne le respecte pas sera coupable. » La formule s’adresse à ceux que le porteur rencontre en chemin, et elle menace avant de protéger.

Pegolotti, de son côté, ne dit jamais que ses marchands empruntent les relais. Ils vont en chariot, à cheval ou à dos d’âne, comme il leur plaît. Le jam servait d’abord l’État, et son poids retombait sur les populations voisines des stations. Pour la Chine, l’époque est celle des Yuan (1271-1368), et le découpage occidental en Moyen Âge n’y a pas de sens propre ; une estimation de deux historiens chinois, reprise par Hodong Kim, y compte environ 750 000 foyers astreints au service des postes, soit près de 6 % de la population, chiffre à prendre comme un ordre de grandeur.

« Une de ces brillantes simplifications »

Le mot lui-même est moderne. Calqué sur la Pax Romana, il circule dans les revues savantes au moins depuis 1943, d’après le relevé de Hodong Kim, et les recherches menées ici n’ont pas permis de savoir qui l’a lancé. En 1966, Herbert Franke y voyait une de ces brillantes simplifications bonnes à faire des titres de chapitres d’histoire mondiale, et notait qu’aucun Chinois n’avait laissé de relation comparable à celles de Marco Polo ou de Guillaume de Rubrouck. Peter Jackson, en 2005, estimait que peu d’historiens croient encore à une Pax entre l’éclatement de l’empire en 1261-1262 et la fin des guerres entre Mongols vers 1315. L’argument central est chronologique. Après la mort du grand khan Möngke en 1259, Khubilai et son frère Ariq Böke se disputent le trône, Hülegü, maître de l’Iran, et Berke, khan de la Volga, entrent en guerre dans le Caucase à l’hiver 1261-1262, et Qaidu, petit-fils d’Ögedei, tient l’Asie centrale contre Khubilai pendant près de quarante ans. En 1262, selon l’historien persan Wassâf, Hülegü fait tuer à Tabriz les riches marchands qui travaillaient pour Berke ; Berke rend la pareille, et le commerce entre les deux domaines s’arrête pour des années. Kim rappelle que les victimes étaient sans doute des ortoq, des associés qui faisaient fructifier les capitaux des princes, donc des cibles politiques liées à un souverain ennemi.

La défense la plus solide n’a pas cherché à sauver le mot. Dans le Journal of Central Eurasian Studies, en 2009, Hodong Kim concède la guerre et regarde qui passait quand même. Les Polo traversent le bassin du Tarim au début des années 1270, au moment où Khubilai et Qaidu se disputent Khotan et Yarkand. Rabban Sauma et son disciple Markos, deux moines nestoriens partis de Khanbaliq pour Jérusalem, arrivent à Khotan en pleine guerre vers la fin de 1274, puis se présentent à Talas devant Qaidu, l’ennemi de leur souverain, et obtiennent de lui un ordre écrit pour que personne ne leur fasse de mal sur ses terres. Kim en conclut que les fronts entre princes mongols étaient le plus souvent des lignes d’observation, que marchands et religieux, jugés inoffensifs, franchissaient avec des sauf-conduits, et que les Mongols n’ont jamais renoncé à l’idée d’un empire unique, avec un seul qa’an au-dessus des khans. Jean de Montecorvino, franciscain installé à Khanbaliq, écrit en janvier 1305 que la route de terre, par les domaines de Toqta, khan de la Horde d’or, est la plus sûre, cinq ou six mois avec des envoyés, quand la mer demande parfois deux ans. Il savait de quoi il parlait, puisqu’il avait quitté Tabriz en 1291 pour gagner Ormuz et faire le voyage par mer.

Entre 1289 et 1304, la route du Tarim reste pourtant coupée.

Le rouleau d’Öljeitü

La lettre que l’ilkhan Öljeitü, souverain mongol de l’Iran, adresse à Philippe le Bel en mai 1305 (vingt-huitième jour du premier mois d’été de l’année du serpent, an 704 de l’hégire) donne la version mongole de cette histoire. Le rouleau de papier, long d’environ trois mètres, écrit en mongol dans l’alphabet ouïgour, est conservé aux Archives nationales, et il a été reproduit en fac-similé en 1895 sous la cote J 937 après avoir été découvert et publié dès 1823-1824. Rédigé au campement d’Aliyan, il annonce l’envoi de deux ambassadeurs, Mamlag et Tuman, et une nouvelle. Le qa’an Temür, Toqta, Chapar, Du’a et Öljeitü lui-même, descendants de Gengis Khan, ont mis fin à quarante-cinq années de récriminations ; du pays des Chinois où se lève le soleil jusqu’à la mer de Talu, les États sont liés et les lignes de relais raccordées.

La formule vaut aveu. Les princes eux-mêmes datent la fin de leurs guerres de 1304 et comptent quarante-cinq ans de discorde. La route très sûre de Pegolotti, recueillie auprès de marchands actifs entre 1310 et 1340, décrit les années qui suivent ce raccord, et presque rien d’autre. La fenêtre est étroite, et fragile jusque dans son milieu. En 1307-1308, Toqta, l’un des princes réconciliés de 1304, attaque les Génois de Caffa et chasse les marchands italiens de ses terres ; ils ne reviennent qu’avec son neveu et successeur Özbeg, en reconnaissant leur dépendance envers les khans, comme l’a montré Roman Hautala en 2021. Après 1340, la fenêtre se ferme. En 1346, Venise, Gênes et la Horde se livrent à une guerre d’embargos qui bloque le grain de la mer Noire, et Hannah Barker a montré que la communauté vénitienne de la Tana, celle-là même d’où partait l’itinéraire de Pegolotti, a joué un rôle dans le passage de la peste, qui met plus d’un an à traverser la mer, du printemps 1346 à l’automne 1347.

Caterina Vilioni meurt à Yangzhou en juin 1342

Personne ne sait combien de Latins ont fait le chemin décrit par Pegolotti. On ne connaît aucune liste des départs vers le Cathay, et les voyageurs dont on garde le souvenir le sont parce qu’ils ont écrit, ou parce qu’une tombe les nomme. Dans ce dernier cas, la tombe dit qu’on est arrivé, jamais par où.

En 1951, des travaux de voirie à la porte sud de Yangzhou mettent au jour une dalle de pierre grise haute de 58 cm, dont seul le bas est brisé. L’inscription latine nomme Caterina, fille de feu Domenico Vilioni, morte en juin 1342. Le sculpteur, resté anonyme, a figuré le martyre de sainte Catherine d’Alexandrie, la roue qui éclate et les deux hommes tués à ses pieds, puis la décapitation et l’ensevelissement par deux anges, et il a donné au bourreau l’armure et le chapeau d’un soldat mongol ; plus haut, la Vierge à l’Enfant trône sur un tabouret bas de type chinois. Une seconde dalle, trouvée dans le même secteur, porte le nom de son frère Antonio. On ignore si la famille venait de Venise ou de Gênes, ce qu’elle vendait, par quelle route elle était arrivée. Aucun autre texte ne mentionne Caterina, dont la dalle est aujourd’hui au musée de Yangzhou avec l’inscription latine qui reste la seule trace écrite de son existence.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’histoire de la Horde d’or et de ses comptoirs italiens de Caffa et de la Tana, ainsi que celle de Rabban Sauma, moine né en Chine et reçu à Rome et à Bordeaux à la fin des années 1280. Il rejoint aussi la question du passage de la peste noire par la mer Noire en 1346-1347.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Francesco Balducci Pegolotti, Libro di divisamenti di paesi, dit Pratica della mercatura, chap. I et II (avis sur le voyage du Cathay par la Tana), copie unique sur papier achevée le 19 mars 1472 (n. st.) par Filippo di Niccolaio Frescobaldi Florence, Biblioteca Riccardiana, ms. 2441
  2. Sauf-conduit (paiza), fer incrusté d’argent, inscription en écriture phags-pa, 18,1 × 11,4 cm, Chine, dynastie Yuan, fin du XIIIᵉ siècle The Metropolitan Museum of Art, New York, 1993 256
  3. Histoire secrète des Mongols, § 279 (institution des relais) et § 281 (bilan du règne d’Ögedei) édition de référence : trad. M.-D. Even et R. Pop, voir bibliographie
Voir les 22 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Lettre de l’ilkhan Öljeitü à Philippe le Bel, mai 1305 (an 704 de l’hégire), mongol en écriture ouïgoure, rouleau de papier d’environ 3 m, rédigé à Aliyan Archives nationales, Paris, J 937
  2. Histoire de Mar Yahballaha III et de Rabban Sauma, passage sur la guerre de Khotan et l’audience de Qaidu à Talas trad. E. A. Wallis Budge, The Monks of Kublai Khan, Londres, 1928, p. 138-139
  3. Jean de Montecorvino, lettre de Khanbaliq, janvier 1305 éd. A. Van den Wyngaert, Sinica Franciscana I, Quaracchi-Florence, 1929, p. 345-351
  4. Wassâf, Tajziyat al-amsâr wa tazjiyat al-a‘sâr, passage sur le massacre des marchands de Tabriz en 1262 éd. lithographiée, Bombay, 1852-1853, p. 51
  5. Dalles funéraires de Caterina Vilioni (pierre grise, h. 58 cm, inscription latine datée de juin 1342, découverte en 1951 à la porte sud de Yangzhou) et d’Antonio Vilioni Musée de Yangzhou, numéro d’inventaire non publié dans les sources consultées

Bibliographie

  1. Marie-Dominique Even et Rodica Pop (trad. et éd.), Histoire secrète des Mongols. Chronique mongole du XIIIᵉ siècle, préface de Roberte Hamayon, Paris, 1994, 349 p., coll. « Connaissance de l’Orient » Gallimard
  2. Allan Evans (éd.), Francesco Balducci Pegolotti, La pratica della mercatura, Cambridge (Mass.), 1936, liv + 443 p., Publication no 24 Mediaeval Academy of America
  3. Henry Yule et Henri Cordier (trad. et éd.), Cathay and the Way Thither, Being a Collection of Medieval Notices of China, vol. III, Londres, 1916, p. 143-171 Hakluyt Society
  4. Hodong Kim, « The Unity of the Mongol Empire and Continental Exchanges over Eurasia », Journal of Central Eurasian Studies 1, 2009, p. 15-42 Center for Central Eurasian Studies, Seoul National University
  5. Herbert Franke, « Sino-Western Contacts under the Mongol Empire », Journal of the Royal Asiatic Society, Hong Kong Branch 6, 1966, citation p. 50 Royal Asiatic Society, Hong Kong Branch
  6. Peter Jackson, The Mongols and the West, Harlow, 2005, p. 309-310 Longman
  7. Erich Haenisch, « Zu den Briefen der mongolischen Il-Khane Arġun und Öljeitü an den König Philipp den Schönen von Frankreich (1289 u. 1305) », Oriens 2 (2), 1949, p. 216-235 Brill
  8. Roman Hautala, « The Loss and Reacquisition of Caffa : The Status of the Genoese Entrepôt within the Borders of the Golden Horde », Zolotoordynskoe obozrenie / Golden Horde Review 9 (2), 2021, p. 247-263, DOI 10,22378/2313-6197,2021-9-2 247-263 Golden Horde Reviewhttps://doi.org/10.22378/2313-6197.2021-9-2
  9. Hannah Barker, « Laying the Corpses to Rest : Grain, Embargoes, and Yersinia pestis in the Black Sea, 1346–48 », Speculum 96 (1), 2021, p. 97-126, DOI 10,1086/711596 Medieval Academy of Americahttps://doi.org/10.1086/711596

Sources en ligne

  1. « Safe Conduct Pass (Paiza) with Inscription in Phakpa Script » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/39624
  2. « Evans, Allan / Francesco Balducci Pegolotti, La Pratica della Mercatura » Medieval Academy of America, Medieval Academy Books Onlinehttps://cdn.ymaws.com/www.medievalacademy.org/resource/resmgr/maa_books_online/evans_0024.htm
  3. « Pegolotti’s Merchant Handbook » Silk Road Seattle, University of Washingtonhttps://depts.washington.edu/silkroad/texts/pegol.html
  4. « The Unity of the Mongol Empire and Continental Exchanges over Eurasia » Center for Central Eurasian Studies, Seoul National Universityhttps://cces.snu.ac.kr/data/publications/jces1_2kim.pdf
  5. « Letter from Uljaytu to Philippe IV le Bel » Asnad.org, Digital Persian Archive, université de Bamberghttps://www.asnad.org/en/document/344
  6. « The loss and reacquisition of Caffa : the status of the Genoese entrepôt within the borders of the Golden Horde » University of Oulu Repositoryhttps://oulurepo.oulu.fi/handle/10024/29840
  7. « Laying the Corpses to Rest : Grain, Embargoes, and Yersinia pestis in the Black Sea, 1346–48 » Speculum, University of Chicago Press Journalshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/711596
  8. « Caterina Vilioni’s tomb in Yangzhou » Smarthistoryhttps://smarthistory.org/caterina-vilioni-tomb-yangzhou/
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