On attend ici un inventeur et une date. Les sources donnent autre chose. Un manuel d’alchimie chinois du milieu du IXᵉ siècle prévient ses lecteurs que certains ont chauffé ensemble du soufre, du réalgar et du salpêtre additionnés de miel, que les mains et le visage des opérateurs ont brûlé et que la maison a flambé. Le texte ne décrit aucune arme. Il consigne un accident de laboratoire survenu dans une recherche sur les drogues de longue vie, et il le consigne pour qu’on l’évite.
Soufre, réalgar, salpêtre et miel
Le texte porte le titre de Zhenyuan miaodao yaolüe. Il compile trente-quatre recettes d’élixirs dangereuses, dont trois font intervenir le salpêtre. Un traité un peu plus ancien, le Taishang shengzu jindan mijue, daté de 808, donne déjà une proportion, six parts de soufre, six parts de salpêtre, une part d’aristoloche, plante qui se carbonise au feu. Les deux relèvent de l’alchimie externe, celle qui travaille les minéraux au fourneau pour fabriquer des drogues de longévité.
Le nom que les Chinois donnent au produit ne laisse rien ignorer de son origine. Huoyao veut dire drogue de feu, et le mot est resté jusqu’à aujourd’hui le terme chinois pour la poudre. Parler de « Moyen Âge » pour la Chine des Tang et des Song est une commodité importée, la périodisation locale découpe autrement, et l’on perdrait plus qu’on ne gagnerait à plaquer ici les bornes de l’Occident latin.
Les premières formules militaires viennent deux siècles après l’avertissement. En 1044, le Wujing zongyao, compendium rédigé sous les Song du Nord par Zeng Gongliang, Ding Du et Yang Weide, en donne trois. Aucune ne dépasse la moitié de nitrate, et certaines descendent autour de vingt-sept pour cent. À ces dosages, le mélange brûle vite et fort sans détoner. Pour chasser un projectile hors d’un tube, il faut monter autour de trois quarts de salpêtre, et la Chine mettra deux siècles à y parvenir régulièrement.
Un tube de bambou dans la main d’un démon
Au musée Guimet dort une peinture sur soie de 144,4 sur 113 centimètres, encre et or, rapportée de Dunhuang par la mission Paul Pelliot entre 1906 et 1909. Elle porte le numéro MG 17655 et représente l’assaut de Mâra contre le Bouddha en méditation. Dans l’angle supérieur droit, un démon tient un tube d’où sort une flamme, et Joseph Needham y a reconnu la plus ancienne image connue d’une lance à feu.
La notice du musée identifie pourtant une à une des dizaines de figures, Indra armé de la foudre, Shiva Maheshvara monté sur le taureau Nandin, Vishnou sur un aigle doré, un personnage barbu tenant une corne d’abondance. Elle ne mentionne nulle part une arme à poudre. Sur ce point, on ne sait pas trancher. Le bandeau inférieur de la même peinture porte, au milieu des sept trésors du souverain universel, des inscriptions en ouïgour que personne n’a encore élucidées.
Les textes, eux, sont nets. En 1132, au siège de De’an, les défenseurs Song emploient un tube de bambou bourré de poudre, fixé au bout d’une hampe, qui crache une gerbe de flammes et parfois des débris. La cour a compris l’enjeu dès 1067, en interdisant le commerce privé du soufre et du salpêtre. En 1083, elle fait livrer trois cent cinquante mille flèches à feu à deux garnisons.
Le saut suivant se lit dans une histoire officielle rédigée un siècle après les faits. Le Jin shi, compilé en 1345, consacre à la défense de Kaifeng contre les Mongols en 1232 la biographie du commandant Chizhan Hexi, et y décrit le zhentianlei, le tonnerre qui ébranle le ciel, de la poudre enfermée dans un récipient de fonte. Cette distance entre l’événement et sa mise par écrit n’invalide pas le récit, elle interdit de le lire comme un procès-verbal. Kaifeng tombe en 1233, les artisans partent avec les vainqueurs, et la technique suit les armées mongoles vers l’ouest.
1298, la seule date gravée
Trois pièces de bronze se disputent le titre de plus ancien canon conservé, et une seule porte sa date.
Sorti en 1980 d’une cave du Gansu, le canon de Wuwei mesure un mètre, pèse 108,5 kilos et ouvre une bouche de douze centimètres. Il contenait encore une boule de fer de neuf centimètres et cent grammes de poudre. Aucune inscription. Sa datation, entre 1214 et 1227, vient du contexte de fouille et de la comparaison stylistique, avec une marge que personne ne prétend réduire. Des trois, c’est lui qui mérite le plus d’attention, parce qu’il est le seul à avoir livré sa charge et son projectile en place.
Dans les années 1970, à Banlachengzi, en Mandchourie, un deuxième canon sort de terre. Il mesure trente-quatre centimètres et pèse 3,55 kilos, assez peu pour qu’un fantassin le porte sur le dos. Sa datation de 1288 repose sur le voisinage d’un engagement attesté dans les sources yuan, où des soldats emploient des armes de ce genre.
Gravée en écriture ’phags-pa, l’inscription du troisième donne l’équivalent de 1298, un numéro de série et des mentions de fabrication. Ce canon, dit de Xanadu, fait 34,7 centimètres pour 6,2 kilos. Un numéro de série sur une arme de 1298 dit plus que la date, il dit que la production était normalisée, comptée, tenue par une administration.
Aucun des trois ne renseigne sur la poudre qu’on y brûlait, sauf le premier, et pour cent grammes seulement.
La neige de Chine et le livre des feux
Le salpêtre voyage sous un nom qui dit sa provenance. Les pharmacopées arabes l’appellent thalj al-Sîn, neige de Chine, et l’usage est attesté avant 1248, date de la mort d’Ibn al-Baytar à Damas. Vers 1280, le Syrien al-Hasan al-Rammah réunit cent sept recettes de poudre dans un traité de cavalerie et d’engins de guerre, dont vingt-deux pour des fusées. Son vocabulaire est plein de chinoiseries au sens propre, les feux d’artifice y étant des fleurs de Chine et les fusées des flèches de Chine.
L’Occident latin reçoit la chose par les mêmes canaux, et ses traces y sont plus tardives et plus fuyantes. Le Liber ignium ad comburendos hostes, recueil de recettes incendiaires attribué à un Marcus Graecus dont aucun historien n’a jamais identifié l’original, donne des dosages de salpêtre. On le date couramment de 1230. Or le codex qui le conserve à Paris, le Latin 7156 de la Bibliothèque nationale de France, un volume de parchemin consacré à la physique et à l’alchimie où le Liber ignium figure en dixième position, derrière un traité de Rhazès et devant une compilation de Geber, est classé par l’établissement au XIVᵉ siècle. Entre la rédaction supposée du texte et le plus ancien témoin qui nous le transmet, il y a donc trois générations au minimum, probablement davantage.
Roger Bacon envoie son Opus maius au pape Clément IV en 1267 et mentionne un mélange qui produit bruit et éclair. Au début du XXᵉ siècle, un officier d’artillerie britannique a cru déchiffrer dans un autre texte baconien une anagramme livrant les proportions exactes. La lecture a été démontée, parce que le passage ne paraît pas de la main de Bacon, et parce que les proportions qu’on en tirait, sept de salpêtre pour cinq de charbon et cinq de soufre, plafonnent à quarante et un pour cent de nitrate et ne feraient pas partir un pétard.
Le reçu de Guillaume du Moulin
Les premières traces européennes sûres tiennent en trois documents, tous des années 1320 et 1330.
Le 11 février 1326, une provvisione florentine autorise la nomination de maîtres chargés de fabriquer pour la commune des « pilas seu palloctas ferreas et canones de mettallo », des boulets de fer et des canons de métal. Le registre se trouve à l’Archivio di Stato de Florence. L’année florentine commençant au 25 mars, la date circule sous deux millésimes selon les auteurs, et le nouveau style est retenu ici.
La même année, à Londres, un clerc nommé Walter de Milemete compose pour le futur Édouard III un traité sur la royauté. Au folio 70v, dans la bordure décorée, un homme d’armes approche une tige rougie au feu d’un vase de métal posé sur des tréteaux, et un gros carreau empenné sort du col, pointé vers une porte de château. C’est la plus ancienne image européenne d’une arme à feu, et le texte ne dit pas un mot de l’objet. Le manuscrit, relié de velours rouge, est le MS 92 de Christ Church, à Oxford.
Reste le reçu. En 1338, Guillaume du Moulin de Boulogne reconnaît avoir reçu de Thomas Fouques, garde du Clos des galées du roi à Rouen, un pot de fer à traire garros à feu, quarante-huit garrots ferrés et empennés dans deux caisses, une livre de salpêtre et une demi-livre de soufre vif pour faire la poudre. L’arme, les projectiles, les deux ingrédients minéraux, tout y est. Le charbon manque à la liste, et l’explication la plus simple est qu’on le trouvait sur place, dans une provision assez ordinaire pour qu’un garde de magasin ne prenne pas la peine de la compter.
Berthold Schwarz, moine introuvable
Le vide a fini par se combler tout seul. Un franciscain de Fribourg-en-Brisgau, alchimiste, aurait découvert la poudre par accident vers 1350. On l’appelle Berthold Schwarz, Berthold le Noir, et l’Encyclopédie Larousse le résume sans ménagement en écrivant qu’il passa, à tort, pour avoir inventé la poudre à canon. Aucun registre de baptême ne le connaît, aucune communauté ne le compte parmi ses frères, aucune tombe ne le reçoit. Son nom même éveille le soupçon, puisque Schwarzpulver désigne en allemand la poudre noire. Le personnage n’apparaît pas avant le XVᵉ siècle, un siècle après les premiers canons attestés.
La critique est ancienne et elle est française. En 1845, dans la Bibliothèque de l’École des chartes, Léon Lacabane constate que le prétendu inventeur est déjà descendu de son piédestal, relégué au rang des personnages problématiques sinon fabuleux, et il énumère avec ironie les candidats qui se sont précipités sur la place vacante, Albert le Grand, Roger Bacon, et même un moine Jean Tilleri qui, selon le franciscain Noël Taillepied, aurait trouvé la poudre en 1384 et donné son nom à l’artillerie, art de Tilleri. Le besoin d’un premier inventeur n’a pourtant pas disparu avec Berthold, il a changé d’objet. La question porte aujourd’hui sur un bas-relief de 1128 sculpté à Dazu, dans l’actuelle municipalité de Chongqing, au sein d’un ensemble rupestre inscrit par l’UNESCO en 1999. Un personnage y tient un objet ventru d’où sortent une flamme et une boule. En 1988, dans Technology and Culture, Lu Gwei-Djen, Joseph Needham et Pan Chi-Hsing y ont vu la plus ancienne représentation d’une bombarde, ce qui reculait de cent soixante-dix ans l’invention du canon. D’autres y lisent un génie du vent qui vide son outre. Stephen Haw a pesé cette hypothèse en 2013 avant de l’écarter, la figure prenant place dans un cortège de porteurs d’armes. En 2020, dans le Journal of Chinese Military History, Benjamin Avichai Katz Sinvany a repris la question et conclu que les preuves avancées trente ans plus tôt ne suffisent pas, faute d’avoir jamais été corroborées. Entre l’œil de Needham et celui de Sinvany, la sculpture n’a pas bougé d’un millimètre depuis 1128.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise les conquêtes mongoles, dont les armées ont transporté d’un bout à l’autre de l’Eurasie des ingénieurs et des recettes en même temps que des chevaux. Il rejoint la grotte aux manuscrits de Dunhuang, d’où sortent la peinture de Mâra et des milliers de documents aujourd’hui dispersés, ainsi que la prise de Constantinople en 1453, où l’artillerie à poudre atteint enfin l’échelle du siège.
Le mot chinois qui désigne la poudre veut dire drogue de feu. L’expression est à prendre au pied de la lettre. Ceux qui ont mis au point le mélange, en Chine, cherchaient un remède, et même un remède contre la mort. Ils chauffaient des minéraux dans des fourneaux pour fabriquer des élixirs de longue vie. L’un de ces élixirs a pris feu.
Une recette pour vivre longtemps
Un manuel de recettes rédigé vers le milieu du IXᵉ siècle met ses lecteurs en garde. Certains, écrit-il, ont chauffé ensemble du soufre, un minerai rouge et du miel avec un sel qui libère de l’oxygène en brûlant, le salpêtre. Les opérateurs se sont brûlé les mains et le visage, et la maison a flambé.
Le manuel donne la recette pour qu’on l’évite. Il rassemble des dizaines de préparations jugées dangereuses, et celle-là n’en est qu’une parmi d’autres. Personne, à ce moment, ne songe à s’en servir pour tuer. Le nom, lui, n’a jamais changé. En chinois, la poudre se dit toujours drogue de feu.
Le bambou qui crache du feu
Il a fallu longtemps pour que les militaires s’en emparent. Vers 1044, un manuel de guerre chinois met par écrit des recettes de poudre. Aucune ne contient assez de salpêtre pour projeter un objet. Ces mélanges brûlent très fort, ils n’explosent pas.
Les armées chinoises s’en servent donc autrement. Elles bourrent de poudre un tube de bambou fixé au bout d’une hampe, et le soldat s’avance en projetant une gerbe de flammes au visage de l’adversaire. Cette lance à feu est l’ancêtre de toutes les armes à feu. Elle ne lance encore aucun projectile.
Les bombes viennent ensuite. Les assiégés enferment la poudre dans des récipients de fonte qui éclatent en morceaux coupants. Les armées mongoles rencontrent ces engins devant les villes chinoises, prennent les villes, emmènent les artisans qui les fabriquent. La technique part vers l’ouest avec elles.
Un numéro de série sur un canon
Plusieurs petits canons de bronze se disputent le titre du plus ancien conservé. La plupart ne portent rien d’écrit, et on les date par l’endroit où on les a trouvés et par ce qui les entourait. Un seul porte une inscription donnant l’équivalent de 1298, accompagnée d’un numéro de fabrication. Une arme numérotée suppose un atelier organisé et des comptes tenus.
Une sculpture taillée dans la roche, bien plus ancienne, brouille le tableau. On y voit un homme qui porte un récipient renflé. Une flamme et une bille en sortent. Des savants ont reconnu là le plus ancien canon du monde. D’autres y voient un génie du vent qui vide son outre. Personne n’a tranché, et la pierre, elle, n’a pas changé depuis qu’on l’a sculptée.
Un pot de fer à Rouen
En Europe, tout apparaît d’un coup. Une délibération de la ville de Florence autorise en 1326 la fabrication de boulets de fer et de canons de métal. La même année, à Londres, un clerc dessine en marge d’un livre offert au jeune roi d’Angleterre un vase de métal posé sur des tréteaux, d’où sort une grosse flèche. C’est la première image européenne d’une arme à feu.
On a longtemps donné un inventeur à cette poudre, un moine allemand qui l’aurait trouvée par accident. Aucun registre de baptême ne le connaît. Nul couvent ne l’a inscrit sur ses listes, nulle sépulture ne porte son nom. Et ce nom, en allemand, veut dire à peu près poudre noire. Les érudits français l’ont renvoyé depuis longtemps aux personnages de légende.
Le document le plus parlant est un reçu normand. En 1338, un homme reconnaît avoir reçu du garde d’un arsenal royal un pot de fer destiné à lancer des flèches enflammées. On lui remet aussi les flèches, ferrées et empennées, par caisses entières.
La liste énumère ensuite le poids de salpêtre et le poids de soufre livrés avec l’arme. Elle ne dit pas un mot du charbon, le troisième ingrédient, qu’il fallait trouver sur place et que personne ne prenait la peine de compter.
La version complète donne le texte exact de ce reçu, la peinture sur soie dont le musée qui la conserve ne dit pas qu’elle montre une arme, et le nom de l’érudit qui, en plein XIXᵉ siècle, a démonté la légende du moine inventeur.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Taishang shengzu jindan mijue (太上聖祖金丹秘訣), traité d’alchimie taoïste, 808 : formule de six parts de soufre, six parts de salpêtre et une part d’aristoloche texte cité et traduit par Joseph Needham, Science and Civilisation in China, vol. 5, part 7, p. 111
- Zhenyuan miaodao yaolüe (真元妙道要略), texte taoïste du milieu du IXᵉ siècle : trente-quatre recettes d’élixirs dangereuses, dont l’avertissement sur le soufre, le réalgar et le salpêtre chauffés au miel texte cité et traduit par Joseph Needham, Science and Civilisation in China, vol. 5, part 7, p. 110 et 112
- Wujing zongyao (武經總要), compendium militaire de 1044, par Zeng Gongliang, Ding Du et Yang Weide : trois formules de poudre, taux de nitrate compris entre 27 et 50 %
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Sources primaires (suite)
- « Les assauts de Mâra », peinture sur soie de Dunhuang, Cinq Dynasties, première moitié du Xᵉ siècle, encre et or, 144,4 × 113 cm, mission Paul Pelliot 1906-1909 musée Guimet, Paris, MG 17655
- Jin shi (金史), histoire officielle de la dynastie Jin compilée en 1345, liezhuan 51 (juan 113), biographie de Chizhan Hexi : description du zhentianlei au siège de Kaifeng de 1232
- Ibn al-Baytar, Kitab al-jami’ li-mufradat al-adwiya wa-l-aghdhiya, avant 1248 : le salpêtre y est désigné comme « neige de Chine » cité d’après James R. Partington, A History of Greek Fire and Gunpowder
- Al-Hasan al-Rammah, Kitab al-furusiyya wa-l-manasib al-harbiyya, Syrie, vers 1280 : cent sept recettes de poudre, dont vingt-deux pour fusées cité d’après James R. Partington, A History of Greek Fire and Gunpowder
- Liber ignium ad comburendos hostes, attribué à Marcus Graecus, dixième pièce du recueil Tractatus diversi de scientiae physicae et alchimicae, parchemin, XIVᵉ siècle Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 7156
- Roger Bacon, Opus maius, adressé au pape Clément IV en 1267 édition de référence de John Henry Bridges, Oxford, 1897-1900
- Provvisione de la commune de Florence, 11 février 1326, autorisant la nomination de maîtres « ad fatiendum et fieri fatiendum pro ipso Communi pilas seu palloctas ferreas et canones de mettallo » Archivio di Stato di Firenze, Provvisioni, Registri 22
- Walter de Milemete, De nobilitatibus, sapientiis et prudentiis regum, 1326-1327, fol. 70v : plus ancienne image européenne d’une arme à feu Oxford, Christ Church, MS 92
- Quittance de Guillaume du Moulin de Boulogne à Thomas Fouques, Clos des galées de Rouen, 1338 : un pot de fer à traire garros à feu, quarante-huit garrots, une livre de salpêtre, une demi-livre de soufre vif éd. Anne Merlin-Chazelas, Documents relatifs au Clos des galées de Rouen, t. I, p. 132
- Canon à main dit de Heilongjiang, bronze, longueur 34 cm, masse 3,55 kg, mis au jour dans les années 1970 à Banlachengzi, district d’Acheng (Heilongjiang) lieu de conservation et numéro d’inventaire non précisés par les publications consultées
Bibliographie
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- Gwei-Djen Lu, Joseph Needham et Chi-Hsing Phan, « The Oldest Representation of a Bombard », *Technology and Culture* 29 (3), 1988, p. 594-605, DOI 10,2307/3105275 Johns Hopkins University Presshttps://doi.org/10.2307/3105275
- Benjamin Avichai Katz Sinvany, « Revisiting the Dazu “Bombard” and the World’s Earliest Representation of a Gun », *Journal of Chinese Military History* 9 (1), 2020, p. 99-113, DOI 10,1163/22127453-12341355 Brillhttps://doi.org/10.1163/22127453-12341355
- Emmanuel de Crouy-Chanel, *Le Canon au Moyen Âge et à la Renaissance, 1338-1559*, préface de Nicolas Faucherre, Tours, 2020, 491 p., ISBN 978-2-86906-749-3 Presses universitaires François-Rabelais, coll. « Renaissance »
- Léon Lacabane, « De la poudre à canon et de son introduction en France », *Bibliothèque de l’École des chartes*, t. 6, 1845, p. 28-57, DOI 10,3406/bec.1845,451825 École nationale des charteshttps://doi.org/10.3406/bec.1845.451825
- Isabelle Robinet, *Histoire du taoïsme des origines au XIVᵉ siècle*, Paris, 1991, 269 p., ISBN 2-204-04251-X Éditions du Cerf, coll. « Patrimoines »
- James Riddick Partington, *A History of Greek Fire and Gunpowder*, Baltimore, 1999 [1960] Johns Hopkins University Press
- Anne Merlin-Chazelas, *Documents relatifs au Clos des galées de Rouen et aux armées de mer du roi de France de 1293 à 1418*, 2 t., Paris, 1977-1978 Bibliothèque nationale, Collection de documents inédits sur l’histoire de France, 11 et 12
Sources en ligne
- « Les assauts de Mâra » musée Guimet, notice de collection MG 17655https://www.guimet.fr/fr/nos-collections/chine-bouddhique-asie-centrale/les-assauts-de-mara
- « Latin 7156 » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc663326
- « Latin 7156 », document numérisé Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10723201f
- « Firearms : the earliest European image, 1326-7 » Cabinet, University of Oxfordhttps://www.cabinet.ox.ac.uk/firearms-earliest-european-image-1326-7
- « Armi da fuoco », Enciclopedia dell’Arte Medievale Istituto della Enciclopedia Italiana Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/armi-da-fuoco_(Enciclopedia-dell'-Arte-Medievale)/
- « Berthold Schwartz dit aussi Berthold der Schwarze » Encyclopédie Laroussehttps://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Berthold_Schwartz/143626
- « Dazu Rock Carvings » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/list/912/
- « Documents relatifs au Clos des galées de Rouen et aux armées de mer du roi de France de 1293 à 1418. Série 8, Tome 1, Volume 11 » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6245919j
- « The Mongol Empire, the first “gunpowder empire” ? » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-the-royal-asiatic-society/article/abs/mongol-empire-the-first-gunpowder-empire/9128388937125B6FBA9E5F708E27AC8F
- « De la poudre à canon et de son introduction en France » Perséehttps://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1845_num_6_1_451825








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