À la Bibliothèque nationale de France, la notice d’autorité n° FRBNF12057248 attribue à Hermès Trismégiste une langue, le grec ancien, un identifiant international ISNI, et une qualification que les catalogueurs réservent aux cas embarrassants, « auteur prétendu ». Cent cinquante et une notices bibliographiques lui sont rattachées comme auteur, vingt-neuf autres comme sujet. Créée le 20 avril 1984, la fiche a été révisée en 2014. Un fichier d’autorité doit trancher, parce qu’il faut bien ranger les livres sur des rayonnages.
Thot d’Hermopolis reçoit un nom grec
Le personnage a une préhistoire égyptienne bien documentée. Thot est le dieu lunaire de l’écriture et du calcul, patron des scribes, honoré à Khemenou, en Moyenne-Égypte, que les Grecs appellent Hermopolis. Dès Hérodote, au Vᵉ siècle avant notre ère, les Grecs qui décrivent l’Égypte reconnaissent leur Hermès dans ce dieu à tête d’ibis. L’assimilation ne fabrique pas encore un auteur, elle installe une équivalence entre deux dieux de l’écriture, à laquelle les scribes des deux langues se tiendront ensuite.
Aucune source égyptienne ne lui prête de biographie.
L’épithète vient d’ailleurs. Dans les textes égyptiens tardifs, Thot porte des formules de renforcement, « grand, grand », parfois répétées une fois de plus, l’égyptien obtenant son superlatif par répétition. Jean-Pierre Mahé situe au début du IIᵉ siècle avant notre ère les premières transpositions grecques de ces formules, du type « dieu très grand et très grand, grand Hermès », avant la forme ramassée qui s’imposera. Je traduis Trismégiste par « trois fois très grand » plutôt que par « trois fois grand », parce que la seconde version perd le superlatif que l’égyptien construit ainsi. Le sens d’origine s’est brouillé très tôt, et les Anciens eux-mêmes ont passé des siècles à réinventer des explications pour ce chiffre trois.
Un pseudonyme expliqué par Jamblique
Le mieux placé pour décrire la pratique est un philosophe qui l’emploie. Vers 300 de notre ère, Jamblique répond à une lettre de Porphyre sous le masque d’un prêtre égyptien nommé Abamon, et son traité ne recevra qu’au XVᵉ siècle, de la main de Marsile Ficin, le titre sous lequel on le lit aujourd’hui. Il ouvre le livre en rappelant qu’Hermès préside au discours et qu’il est commun à tous les prêtres, puis ajoute que leurs ancêtres lui dédiaient les fruits de leur sagesse en plaçant sous son nom leurs propres écrits. La phrase décrit une convention d’édition.
Le même livre donne des chiffres. Un certain Séleucos comptait vingt mille livres hermétiques, Manéthon trente-six mille cinq cent vingt-cinq, nombre que Saffrey et Segonds, derniers éditeurs du traité, rapprochent du cycle sothiaque, l’année de 365,25 jours multipliée par cent. Kyle Fraser rappelait en 2025 que Jamblique tient par ailleurs les livres circulant sous le nom d’Hermès pour des traductions de l’égyptien, faites par des gens instruits en philosophie, position d’acteur qu’aucun philologue ne reprend aujourd’hui.
Personne n’a jamais vu cette bibliothèque.
Il en subsiste peu de chose. Dix-sept traités grecs en dialogue, que la tradition manuscrite groupe sous le titre du premier d’entre eux, Poimandrès ; un dialogue latin, l’Asclepius ; une trentaine d’extraits recopiés vers 500 par Jean Stobée pour l’éducation de son fils ; des Définitions conservées seulement en arménien et imprimées pour la première fois à Erevan en 1956. S’y ajoute la masse des hermetica techniques, astrologiques, alchimiques et médicaux, que les catalogues de bibliothèques n’ont jamais fini de dénombrer.
Soixante-dix-huit pages de papyrus au Caire
Le plus ancien témoin matériel des traités philosophiques est un débris. Deux fragments de papyrus conservés à Vienne, copiés à la fin du IIᵉ siècle, portent des discours d’Hermès à son disciple Tat et montrent qu’un recueil d’au moins dix traités circulait déjà à cette date. Au revers de l’un d’eux, un copiste a écrit un texte sans rapport, le Livre de Jannès et Jambré, apocryphe juif sur les magiciens de Pharaon. Les papyrus se réemploient.
En 1945, près de Nag Hammadi, en Haute-Égypte, treize codices de papyrus sortent de terre. Le sixième, relié au IVᵉ siècle, mesure 14 sur 14,5 centimètres et compte soixante-dix-huit pages ; il est conservé au Musée copte du Caire sous le numéro d’inventaire 10549. Trois de ses huit textes sont hermétiques et traduits du grec en copte, dont un dialogue d’initiation où le disciple salue son maître du titre de Trismégiste au terme d’une montée de l’âme au-delà des sphères planétaires, et une prière qui s’achève sur un repas sans viande. Les spécialistes n’y ont eu accès qu’en 1970, et Jean-Pierre Mahé les a édités deux fois, à Québec entre 1978 et 1982, puis à Paris en 2019.
On date ces traités un par un, sur des indices internes. Le premier traité grec contient des allusions précises à la liturgie juive, ce qui conduit Mahé à le placer avant la révolte de 115-117 et le départ des Juifs d’Égypte. Quant au Logos teleios, dont l’Asclepius latin est une adaptation, il n’est guère antérieur au IIIᵉ siècle, et Lactance en cite le grec vers 320. La notice d’œuvre de la BnF résume l’état de la question en deux bornes, 100 et 300 de notre ère.
Manéthon en comptait deux, Abū Maʿshar trois
La difficulté a été perçue dans l’Antiquité, et on l’a résolue en multipliant les Hermès. Le chronographe byzantin Georges le Syncelle rapporte au VIIIᵉ siècle une tradition qu’il attribue à Manéthon, prêtre égyptien actif sous les premiers Lagides. Trismégiste y devient le surnom du second Hermès, fils d’Agathodémon et père de Tat, celui qui aurait recopié les enseignements gravés avant le déluge par le premier Hermès, son grand-père, avant de déposer les rouleaux dans les sanctuaires égyptiens, d’où Ptolémée II les aurait fait tirer pour les donner en grec. La construction est parfaite. Elle rend compte de la langue grecque de textes réputés égyptiens, de leur apparition tardive et du surnom lui-même, sans rien céder sur l’ancienneté du savoir, et elle a l’élégance de réduire le roi grec au rôle d’exécutant dans une opération de traduction dont le mérite revient aux prêtres égyptiens. Christian Bull a soutenu en 2018 que la lettre de Manéthon à Ptolémée II transmise par le Syncelle est authentique, ce qui reporterait au règne de Ptolémée III l’existence de textes grecs attribués à Hermès-Thot, thèse discutée que son auteur présente comme telle et que le compte rendu de Korshi Dosoo, deux ans plus tard, range parmi les passages les plus audacieux du livre. Le détail compte, parce qu’il ferait remonter de trois siècles la première attestation d’une littérature grecque signée du nom d’Hermès.
Hermias d’Alexandrie, au Vᵉ siècle, préférait une autre solution. Trismégiste serait le sage revenu trois fois sur terre et s’étant enfin reconnu lui-même, explication qui a l’avantage de raccorder le surnom à la doctrine de la renaissance exposée dans les traités.
Le procédé se poursuit en arabe. Vers le milieu du IXᵉ siècle, l’astrologue Abū Maʿshar de Balkh compose à Bagdad un Livre des milliers où figurent trois sages nommés Hermès, séparés par des siècles et par des pays. L’ouvrage est perdu et ne se connaît que par des citations plus tardives, la première chez Ibn Juljul, à la fin du Xᵉ siècle. Kevin van Bladel a montré en 2009 que le dédoublement remonte à des chronographes chrétiens, Annianus en particulier, et que la version arabe relève d’un travail de synchronisation historique.
Un lecteur de ces livres a vu clair six siècles avant l’Europe savante. Au début du XIᵉ siècle, al-Bīrūnī reconnaît que les ouvrages arabes attribués à Hermès sont des inventions récentes composées sous un nom ancien, comme l’a établi van Bladel en 2018 en rassemblant ses déclarations. Le savant de Khwarezm continue pourtant d’admettre qu’un Hermès historique a existé et cherche à en fixer la chronologie. Sa critique vise les livres et laisse le personnage en place, ce qui est exactement la limite que l’Europe savante franchira six siècles plus tard en s’attaquant à la date des textes grecs eux-mêmes.
Contemporaneus Moysi
Le Moyen Âge latin ne connaissait d’Hermès philosophe que l’Asclepius. Tout change en 1463, quand Marsile Ficin achève à Florence la traduction latine des quatorze premiers traités grecs, et le succès déborde très vite le cercle étroit des lecteurs de grec.
Vingt-cinq ans plus tard, le personnage entre dans le sol d’une cathédrale. Le premier panneau de marqueterie de marbre que rencontre le visiteur du Duomo de Sienne, posé en 1488 sur un carton de Giovanni di Stefano, montre Hermès Trismégiste remettant un livre, et le cartouche porte HERMIS MERCURIUS TRISMEGISTUS CONTEMPORANEUS MOYSI. L’Opera della Metropolitana rattache ce panneau, avec les dix sibylles des bas-côtés posées en 1482 et 1483, à un parcours iconographique tiré des Institutions divines de Lactance, qui rangeait Hermès parmi les païens ayant pressenti le vrai Dieu. En tout, le pavement compte cinquante-six panneaux, et il n’est découvert que quelques semaines par an.
La démonstration philologique arrive en 1614. Dans un volume de polémique protestante dirigé contre les Annales ecclésiastiques du cardinal Baronio, Isaac Casaubon consacre les pages 70 à 87 au grec des traités hermétiques, qu’il lit dans l’édition d’Adrien Turnèbe de 1554 ; le vocabulaire, les tournures et les échos de textes plus récents lui interdisent une date haute. Anthony Grafton a reconstitué en 1983 le détail de cette enquête, son contexte confessionnel et sa réception. Les adversaires de Casaubon gardaient pourtant du solide, que la recherche a repris à son compte, l’ancrage égyptien réel de certains motifs, la fonction sociale de ces textes dans l’Égypte romaine, et l’effet considérable qu’ils ont produit entre l’imprimé de 1471 et la démonstration de 1614.
Où sont les originaux égyptiens ?
La question de fond n’a pas bougé depuis quatre-vingts ans. André-Jean Festugière, dans les quatre volumes de La Révélation d’Hermès Trismégiste, tenait l’élément égyptien de ces textes pour largement décoratif et y lisait de la philosophie grecque déguisée en révélation orientale. Garth Fowden en 1986, puis Bull en 2018, ont défendu la position inverse, celle d’auteurs prêtres égyptiens hellénisés animant de petits groupes, formés dans les temples et lisant les philosophes grecs ; Anna Van den Kerchove avait montré en 2012 que les pratiques rituelles décrites dans les traités s’inscrivent dans les habitudes des scribes des sanctuaires. Florian Audureau résumait en 2020 le mouvement d’ensemble de la recherche internationale, qui compte désormais l’hermétisme antique comme un phénomène religieux ancré dans une société égyptienne hellénisée.
Le désaccord porte sur des documents précis. Si les auteurs étaient des prêtres, on devrait trouver, en langue égyptienne, quelque chose qui ressemble à un traité hermétique. Aucun texte égyptien de ce genre n’a été conservé, et Mahé le notait déjà en 1987. Le meilleur candidat a été publié en 2005 à Wiesbaden par Richard Jasnow et Karl-Theodor Zauzich, un long dialogue démotique sur le savoir des scribes que ses éditeurs présentaient comme le pendant égyptien des hermetica, et les rapprochements de détail se sont révélés plus lâches qu’annoncé. Bull répond qu’une simple traduction n’aurait pas satisfait un lecteur grec nourri de philosophie, et que les prêtres ont donc réinventé leur tradition avec des outils grecs. On tranchera sur des mots égyptiens retrouvés dans un texte grec, pas sur des principes.
Pour aller plus loin
Le dossier touche à la Table d’émeraude, texte arabe du VIIIᵉ ou du IXᵉ siècle placé lui aussi sous le nom d’Hermès, qui pose la même question d’attribution dans le champ de l’alchimie. Du côté florentin, la traduction de Ficin et le platonisme qu’elle nourrit prolongent l’enquête. Dans un autre registre, les papyrus magiques grecs d’Égypte romaine viennent des mêmes milieux sacerdotaux et donnent à voir ces prêtres au travail.
On présente souvent Hermès Trismégiste comme un sage égyptien très ancien, plus vieux que Platon, peut-être contemporain de Moïse. Des livres circulent sous son nom depuis l’Antiquité, en grec, en latin, en arabe et en français. Le personnage, lui, n’a jamais vécu. Il est né de la rencontre entre un dieu égyptien et des lecteurs grecs installés en Égypte, et cette naissance se raconte avec des dates.
Un dieu de l’écriture devenu écrivain
Dans la ville égyptienne que les Grecs ont appelée Hermopolis, on honorait un dieu de l’écriture et du calcul, protecteur des scribes. Les Grecs venus s’installer dans le pays ont reconnu en lui leur propre dieu messager. Les deux noms se sont superposés.
Les textes égyptiens tardifs donnaient à ce dieu des formules d’insistance, du type grand, grand. Le grec les a transposées, et il en est sorti un surnom, le trois fois très grand. Les premières transpositions connues datent du début du deuxième siècle avant notre ère. Personne, à ce moment, ne prétend qu’il s’agit d’un homme mort à telle date.
Signer du nom du dieu
Un philosophe grec de l’Antiquité tardive explique la pratique sans y voir de problème. Il écrit que ses prédécesseurs offraient au dieu les résultats de leur travail en plaçant leurs propres écrits sous son nom. La formule décrit un usage d’atelier. Ce philosophe faisait d’ailleurs exactement ce qu’il décrivait, puisqu’il avait publié son propre livre sous le nom emprunté d’un prêtre égyptien.
On mesure l’ampleur de cet usage aux chiffres que les Anciens avançaient eux-mêmes. L’un d’eux parlait de vingt mille livres hermétiques. Aucune de ces bibliothèques n’a jamais été retrouvée.
Il subsiste dix-sept traités en grec, sous forme de dialogues entre un maître et son disciple. S’y ajoutent un dialogue latin, des extraits recopiés par un compilateur tardif, des textes traduits en copte et retrouvés dans un livre de papyrus enterré en Haute-Égypte, et un recueil de définitions qui n’a survécu qu’en arménien.
Trois Hermès valent mieux qu’un
La difficulté était visible dès l’Antiquité. Si ces livres viennent d’un sage très ancien, pourquoi sont-ils écrits en grec ? On a répondu en dédoublant le personnage. Un premier Hermès aurait gravé le savoir avant le déluge, un second l’aurait recopié, un roi grec d’Égypte l’aurait fait traduire. Le montage réglait tout d’un coup, la langue des livres, leur apparition tardive et le surnom lui-même.
Les savants de Bagdad ont poussé le procédé plus loin et compté trois Hermès, séparés par des siècles et par des pays. Un astrologue du neuvième siècle en donne la version la plus suivie. Son livre est perdu et ne se connaît que par des citations d’auteurs postérieurs.
Le grec le trahit
En 1614, un philologue installé à Londres examine la langue de ces traités. Il y trouve un vocabulaire et des tournures absents du grec ancien, ainsi que des échos de textes bien postérieurs. Sa conclusion est que ces pages ont été écrites dans les premiers siècles de notre ère. La datation est admise depuis.
Elle n’a pas fait disparaître les textes, qui avaient déjà été traduits en latin et imprimés dans toute l’Europe. Un lecteur du seizième siècle y trouvait une sagesse plus vieille que la philosophie grecque, et ce qu’il en a tiré appartient à l’histoire réelle, quel que soit l’âge des pages qu’il lisait.
Cette datation ne dit pas qui tenait la plume. André-Jean Festugière y voyait de la philosophie grecque habillée à l’égyptienne. Christian Bull défend depuis 2018 la solution inverse, celle de prêtres égyptiens formés dans les temples et devenus lecteurs de philosophie grecque. Le désaccord tient à un manque, puisqu’on n’a retrouvé aucun texte comparable en langue égyptienne.
À Sienne, le premier panneau de marbre que l’on rencontre en entrant dans la cathédrale montre Hermès remettant un livre, sous une inscription qui le dit contemporain de Moïse. Le sol n’est découvert que quelques semaines par an.
La version complète donne la notice de bibliothèque qui range toujours ces livres sous un nom d’auteur, le passage où un philosophe antique décrit la manière de signer, et le nom du savant qui avait repéré la supercherie six siècles avant l’Europe savante.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Notice d’autorité « Hermès Trismégiste (auteur prétendu) », forme grecque Ἑρμῆς ὁ Τρισμέγιστος, langue grec ancien, ISNI 0000 0000 8102 7627, création le 20 avril 1984, 151 notices liées comme auteur et 29 comme sujet Bibliothèque nationale de France, Catalogue général, notice n° FRBNF12057248
- Notice de titre conventionnel « Traités hermétiques », date de l’œuvre 01..-03.., dix-sept traités dialogués composés entre 100 et 300 de notre ère Bibliothèque nationale de France, Catalogue général, notice n° FRBNF12244585
- Jamblique, *Réponse à Porphyre* (*De mysteriis*), I, 1 et VIII, 1-4, édition et traduction Henri Dominique Saffrey et Alain-Philippe Segonds, Paris, 2013 Les Belles Lettres, Collection des universités de France
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Sources primaires (suite)
- *Corpus hermeticum*, traités I à XVIII et *Asclepius*, édition A. D. Nock et A.-J. Festugière, 4 vol., Paris, 1945-1954, en particulier I, 31 et XVI, 2 Les Belles Lettres
- Manéthon, tradition sur les deux premiers Hermès rapportée par Georges le Syncelle, dans Nock et Festugière, *Corpus hermeticum*, t. III, p. 163
- *Papyri Vindobonenses Graecae* 29456 recto et 29828 recto, discours d’Hermès à Tat copiés à la fin du IIᵉ siècle, *Livre de Jannès et Jambré* au verso Papyrussammlung, Österreichische Nationalbibliothek, Vienne
- Nag Hammadi, codex VI, papyrus, 14 × 14,5 cm, 78 pages, IVᵉ siècle, provenance Jabal al-Tarif Le Caire, Musée copte, inv. 10549
- *Définitions d’Hermès Trismégiste à Asclépius*, version arménienne, première édition par H. Manandian, *Banber Matenadarani* 3, Erevan, 1956, p. 287-314
- *Hermès Trismégiste*, marqueterie de marbre d’après un carton de Giovanni di Stefano, 1488, cartouche « HERMIS MERCURIUS TRISMEGISTUS CONTEMPORANEUS MOYSI » pavement de la cathédrale de Sienne, Opera della Metropolitana
- Isaac Casaubon, *De rebus sacris et ecclesiasticis exercitationes XVI*, Londres, 1614, p. 70-87
Bibliographie
- A.-J. Festugière, *La Révélation d’Hermès Trismégiste*, 4 vol., Paris, 1944-1954 Les Belles Lettres
- Jean-Pierre Mahé, *Hermès en Haute-Égypte*, 2 vol., Québec, 1978-1982 Presses de l’Université Laval
- Jean-Pierre Mahé, *Hermès Trismégiste*, t. V, Paris, 2019 Les Belles Lettres
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- Anna Van den Kerchove, *La voie d’Hermès. Pratiques rituelles et traités hermétiques*, Leyde, 2012, xxv-440 p., Nag Hammadi and Manichaean Studies 77 Brill
- Kevin van Bladel, *The Arabic Hermes. From Pagan Sage to Prophet of Science*, New York, 2009, Oxford Studies in Late Antiquity Oxford University Press
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- Anthony Grafton, « Protestant versus Prophet. Isaac Casaubon on Hermes Trismegistus », *Journal of the Warburg and Courtauld Institutes* 46, 1983, p. 78-93, DOI 10,2307/751115 The Warburg Institutehttps://doi.org/10.2307/751115
- Kyle Fraser, « Hermetism and Hieratic Tradition in the De mysteriis of Iamblichus », *Greek, Roman, and Byzantine Studies* 65, 2025, p. 386-409 Duke University
- Richard Jasnow et Karl-Theodor Zauzich, *The Ancient Egyptian Book of Thoth. A Demotic Discourse on Knowledge and Pendant to the Classical Hermetica*, 2 vol., Wiesbaden, 2005 Harrassowitz
Sources en ligne
- « Notice de personne “Hermès Trismégiste (auteur prétendu)” » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12057248q
- « Notice de titre conventionnel “Traités hermétiques” » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb122445855
- « Hermetism and Hieratic Tradition in the De mysteriis of Iamblichus » Greek, Roman, and Byzantine Studies, Duke Universityhttps://grbs.library.duke.edu/index.php/grbs/article/download/17081/7607
- « The Tradition of Hermes Trismegistus : The Egyptian Priestly Figure as a Teacher of Hellenized Wisdom. » Bryn Mawr Classical Review 2020,02,23https://bmcr.brynmawr.edu/2020/2020.02.23/
- « Christian H. Bull, The Tradition of Hermes Trismegistus : the Egyptian Priestly Figure as a Teacher of Hellenized Wisdom » Revue de l’histoire des religions, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/rhr/10322
- « Hermes Trismegistos » Encyclopedia of Religion, notice de Jean-Pierre Mahéhttps://www.encyclopedia.com/environment/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/hermes-trismegistos
- « Al-Bīrūnī on Hermetic Forgery in : Gnosis : Journal of Gnostic Studies Volume 3 Issue 1 (2018) » Brillhttps://brill.com/view/journals/gnos/3/1/article-p54_54.xml
- « 4 The Three Hermeses | The Arabic Hermes : From Pagan Sage to Prophet of Science | Oxford Academic » Oxford University Presshttps://academic.oup.com/book/26886/chapter/195946992
- « Protestant versus Prophet : Isaac Casaubon on Hermes Trismegistus » Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, University of Chicago Presshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/10.2307/751115
- « Cairo, Coptic Museum, Inv. 10549 (Nag Hammadi Codex VI) » NASSCALhttps://www.nasscal.com/manuscripta-apocryphorum/cairo-coptic-museum-inv-10549-nag-hammadi-codex-vi/
- « FLOOR – Opera Duomo Siena » Opera della Metropolitana di Sienahttps://operaduomo.siena.it/en/floor/




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