Dix-sept d’un côté, dix-huit de l’autre. Dans les Livres des balances, le nombre qui gouverne le monde naturel vaut dix-sept, somme de la série 1, 3, 5, 8. Dans le Kitâb al-Ihâta, l’un des traités du Livre des soixante-dix, le même auteur supposé passe en revue les écoles qui ont chiffré la proportion des quatre qualités dans les corps, et dit préférer celle qui pèse le Feu, la Terre, l’Eau et l’Air comme 1, 4, 5, 8, soit dix-huit. Syed Nomanul Haq range l’écart parmi les incohérences que ces écrits imposent d’expliquer.
Trois mille traités, ou cinq cents
À Bagdad, vers la fin du Xᵉ siècle, le bibliographe Ibn al-Nadîm consacre une notice à Jâbir ibn Hayyân dans son Fihrist. Il y rapporte que le doute court, chez ses contemporains, sur l’existence même du personnage et sur l’authenticité des livres, puis il l’écarte sans ménagement en affirmant que le cas de Jâbir est certain et célèbre, ses ouvrages nombreux et importants. Une génération plus tôt, le philosophe Abû Sulaymân al-Mantiqî avait désigné dans ses Taʿâlîq un auteur réel, un certain al-Hasan ibn al-Nakad al-Mawsilî, qu’il disait avoir personnellement connu. La querelle d’attribution est donc contemporaine des textes eux-mêmes.
Elle porte d’abord sur un volume. En dressant le recensement des écrits jâbiriens, Paul Kraus aligne près de trois mille numéros, et fait de ce chiffre l’un de ses arguments, puisqu’un seul homme du VIIIᵉ siècle n’aurait pas pu écrire cela. Haq a démonté le compte en 1990. La numérotation de Kraus saute des tranches entières sans titre correspondant, entre 533 et 552, entre 554 et 629, entre 1751 et 1777. Chaque partie d’un même traité y reçoit son numéro propre, si bien que le Livre des pierres, divisé en quatre parties d’égale longueur, compte pour quatre livres. Surtout, un livre jâbirien tient souvent sur trois feuillets. Le Kitâb al-Sahl occupe un seul paragraphe, sur la moitié du folio 64 du manuscrit de Paris, un recueil en 268 feuillets entré à la Bibliothèque nationale en 1893. Sa notice le dit copié en écriture neskhi au XVIᵉ siècle, quand le catalogue de la National Library of Medicine donne 1614 ; on retiendra la seconde, une date précise supposant un colophon là où la datation par l’écriture n’en suppose aucun. Dans la copie Jârullah 1554, le Livre des soixante-dix occupe 225 feuillets de 19,5 sur 13,5 centimètres, à quinze lignes par page, ce qui donne un peu plus de trois feuillets par traité. Déduction faite des vides et des découpages, Haq ramène le total à un peu plus de cinq cents titres.
L’ensemble se lit mal, et pour une raison revendiquée. Les traités appliquent ce qu’ils nomment tabdîd al-ʿilm, la dispersion du savoir, principe selon lequel rien ne doit être exposé complètement au même endroit. Aucun texte ne se suffit, chacun renvoie à d’autres, et l’un d’eux prescrit même la fréquence à laquelle il faut relire tel ou tel volume.
Les quatre natures et le nom des choses
L’alchimie grecque d’Alexandrie, celle de Zosime de Panopolis, procédait par allégories. Les écrits jâbiriens font autre chose. Ils prennent les quatre qualités premières aristotéliciennes, le chaud, le froid, l’humide et le sec, et les traitent comme des entités séparables, pourvues de corps dans le monde sublunaire, tout en les laissant incorporelles dans le monde intelligible. Telle est la lecture qu’en donne Haq, et elle rend intelligible l’opération que les traités décrivent, une suite de distillations qui sépare d’une matière ce qu’ils appellent son Feu, son Air, son Eau et sa Terre, chaque élément étant ensuite lavé et chauffé pour en retirer ce qui ne lui appartient pas, avant d’être remarié aux autres.
Une fois les natures tenues pour séparables, elles deviennent pesables, et chaque corps possède sa formule. C’est ce que les traités nomment ʿilm al-mîzân, la science de la balance. Dans sa forme la plus haute, elle s’applique au nom des corps. Pierre Lory la résume d’une phrase, le nom d’une chose contiendrait le secret de la structure de ce qu’il désigne, et l’alphabet arabe fournirait de quoi la calculer. Elle se développe dans le Kitâb al-ahjâr ʿalâ raʾy Balînâs, le Livre des pierres selon l’opinion de Balînâs, c’est-à-dire d’Apollonios de Tyane, à qui l’hermétisme arabe attribue le Secret de la création. Il appartient aux cent quarante-quatre traités des Kutub al-mawâzîn. D’où vient dix-sept ? C. Anne Wilson a cherché la réponse du côté des séries pythagoriciennes et du Timée, dans un article de 1988. Le nombre revient assez souvent dans l’Antiquité méditerranéenne pour qu’un emprunt soit vraisemblable, et il n’est pas démontré pour autant. Kraus, lui, y a vu la tentative médiévale la plus rigoureuse pour fonder quantitativement les sciences de la nature, jugement qui vient de l’homme ayant passé dix ans à montrer que ces textes sont apocryphes. Jamais ce calcul n’a été séparé de sa charge religieuse. Les traités présentent leur savoir comme reçu de l’imam Jaʿfar al-Sâdiq, mort en 765, et l’opération alchimique y fonctionne comme un taʾwîl, une exégèse qui fait passer le caché au manifeste. La même balance gouverne ce que les textes nomment la science de la génération artificielle, exposée dans le Kitâb al-tajmîʿ qu’Octave Houdas a traduit en français pour Berthelot en 1893. On y prétend produire du vivant. Rien dans les traités ne permet de dire que quiconque ait essayé.
Kraus date les traités sur un vocabulaire politique
Kraus publie ses deux volumes au Caire, dans les Mémoires de l’Institut d’Égypte, en 1942 et 1943. Sa démonstration tient en deux thèses. D’une part ces écrits viennent de plusieurs générations d’auteurs partageant les mêmes intérêts philosophiques et politiques. D’autre part ils sont tardifs. L’argument décisif, à ses yeux, est lexical. Les traités emploient le vocabulaire religieux des Qarmates, qui n’apparaissent sur la scène politique que vers 270 de l’hégire, soit 883. S’y ajoutent des citations de textes grecs dont les versions arabes datent du IXᵉ siècle, bien après la mort supposée de Jâbir. Kraus conclut à une école d’alchimistes chiites travaillant autour de l’an 300 de l’hégire, 912 de notre ère.
Le classement relatif des collections, lui, n’a jamais été contesté. Du Grand Livre de la miséricorde aux Cent douze livres, puis aux Soixante-dix, puis aux Livres des balances, puis aux Cinq cents, l’ordre se déduit des renvois que les traités se font les uns aux autres. Kraus tenait un second appui dans la datation du Sirr al-khalîqa, le Secret de la création placé sous le nom de Balînâs, qu’un missionnaire ismaélien, Abû Hâtim al-Râzî, disait rédigé sous le califat d’al-Maʾmûn, entre 813 et 833.
Ses papiers de travail sont aujourd’hui à Jérusalem, à la Bibliothèque nationale d’Israël, sous la cote ARC. Ms. Var. 541. Il est mort au Caire en 1944, un an après le second volume.
Geber n’est pas Jâbir
Le Moyen Âge latin a lu Jâbir sous le nom de Geber, et s’est trompé de livre. La Summa perfectionis magisterii, rédigée peu avant 1310 et devenue la référence des alchimistes latins jusqu’au XVIIᵉ siècle, n’a jamais eu d’original arabe. Hermann Kopp en doutait dès 1869, faute d’en trouver la moindre trace dans les catalogues arabes. William Newman a proposé en 1985 le nom de son auteur probable, un franciscain italien, Paul de Tarente, puis donné en 1991 l’édition critique du texte, 785 pages chez Brill.
Le vrai Jâbir latin s’appelle autrement. Il s’agit du Liber de septuaginta, traduit à Tolède au XIIᵉ siècle d’après le Kitâb al-sabʿîn, cette collection dont les Livres des balances prolongent l’enseignement de l’aveu même de Kraus. Ce texte-là n’est toujours pas édité. Un mémoire soutenu à Louvain en 2024 sous la direction de Sébastien Moureau en publie le premier traité, le Liber diuinitatis. L’Occident a donc commenté pendant six siècles un livre sans original arabe, et laissé dans les rayons celui qui en avait un.
Dans le Livre des pierres, une traduction plus ancienne
Les objections adressées à Kraus n’ont pas toutes le même poids. Fuat Sezgin, dans le quatrième volume de sa Geschichte des arabischen Schrifttums, en 1971, refuse en bloc ses conclusions et rend l’ensemble à un Jâbir du VIIIᵉ siècle. Eric Holmyard avait défendu la même position en s’appuyant sur une identification, celle du père de Jâbir avec un agent abbasside du Khorassan nommé Hayyân al-ʿAttâr, exécuté en 107 de l’hégire. Thijs Delva a montré en 2017 que deux sources publiées depuis Holmyard, le troisième livre des Ansâb al-ashrâf d’al-Balâdhurî et les Akhbâr al-ʿAbbâs anonymes, contredisent cette filiation. L’identification tombe, et avec elle le principal appui des partisans d’un Jâbir historique.
La contestation la mieux armée vient du texte. En éditant la troisième partie du Livre des pierres, Haq y a reconnu une traduction arabe jusque-là inaperçue du chapitre 8 des Catégories, le développement aristotélicien sur la qualité, de 8b25 à 11a37. Elle ne doit rien à la version d’Ishâq ibn Hunayn, devenue standard, et son vocabulaire est plus ancien. Là où l’école de Hunayn écrit tabîʿa pour la nature, les écrits jâbiriens gardent kiyân, décalque du syriaque ; là où elle écrit maqâla pour le chapitre, ils gardent mîmar, syriaque lui aussi. En éditant le Secret de la création en 1979, Ursula Weisser a distingué de son côté deux états du texte, ce qui retire à Kraus la borne haute qu’il tenait d’Abû Hâtim al-Râzî. La datation de la couche la plus ancienne se retrouve ainsi ouverte, faute d’un point d’ancrage extérieur qui la fixe.
Celle des Livres des balances, début du Xᵉ siècle, ne l’est pas.
Leonardo Capezzone a déplacé la question en 2020. Les jâbiriens, écrit-il dans le Bulletin of the School of Oriental and African Studies, forment un courant sectaire réel que les hérésiographes n’ont pas enregistré, et qu’il rattache au ghuluww chiite, là où Kraus voyait un ismaélisme déjà constitué. La chronologie que Kraus a fixée tient toujours ; sa description du milieu a bougé.
À Bethesda, dans le Maryland, la National Library of Medicine conserve un recueil de vingt-sept textes alchimiques acheté en 1941 au libraire A. S. Yahuda. Le vingt-sixième occupe cinq feuillets, du folio 64b au folio 67a, avec des marges couvertes d’annotations dont l’une cite volontiers l’alchimiste al-Jaldakî. Il donne des extraits du Livre des pierres. Quand on a confronté ce témoin à l’édition de Haq, quatre lignes seulement, celles du folio 64b, se sont laissées aligner sur le texte imprimé. Le reste vient peut-être des parties que l’éditeur n’avait pas retenues, peut-être d’ailleurs. Pour le savoir il faudrait collationner ces cinq feuillets avec les deux autres copies connues du traité, celle du Caire sous la cote Talʿat kîmiyâʾ 218 et celle de Téhéran, travail que personne n’a entrepris.
Pour aller plus loin
Le Secret de la création attribué à Balînâs mérite une enquête à lui seul, ne serait-ce que parce qu’il porte la première occurrence connue de la Table d’émeraude. Au-delà de l’alchimie, la science des lettres en islam, ʿilm al-hurûf, court jusqu’aux confréries soufies du XIVᵉ siècle. Quant à l’alchimie latine issue du pseudo-Geber, elle conduit droit à la Summa perfectionis et à la question de sa théorie corpusculaire de la matière.
On présente souvent Jâbir ibn Hayyân comme le père de la chimie arabe, un savant du VIIIᵉ siècle qui aurait laissé des milliers de livres. Sous son nom circulent en effet des centaines de traités en langue arabe, sur la fabrication de l’or, la médecine, la logique et la religion. Presque rien de tout cela ne résiste à l’examen, à commencer par le nom de l’auteur.
Le compte des livres
Les bibliographes arabes eux-mêmes hésitaient. À Bagdad, à la fin du Xᵉ siècle, un homme entreprend de cataloguer tout ce qui s’écrit dans sa langue. Il note que le doute circule autour de Jâbir, dont certains disent qu’il n’a jamais existé. Il refuse de les suivre et affirme que le cas est célèbre et assuré.
Un philosophe de la même génération allait plus loin. Il assurait connaître personnellement le véritable auteur de ces livres, un homme originaire de Mossoul. La querelle est donc aussi vieille que les textes qu’elle vise.
Le savant qui a inventorié ces écrits au siècle dernier, Paul Kraus, en a dénombré près de trois mille. Le chiffre a été revu depuis. Sa liste sautait des tranches entières de numéros sans titre correspondant, comptait chaque partie d’un même texte comme un ouvrage séparé, et beaucoup de ces ouvrages tiennent sur trois feuillets. Syed Nomanul Haq ramène le total à un peu plus de cinq cents.
Peser le chaud et le froid
Ce que ces traités apportent de neuf tient en une idée. Les philosophes grecs enseignaient que tout corps mélange des qualités élémentaires, le chaud, le froid, l’humide et le sec. Les auteurs qui écrivent sous le nom de Jâbir les traitent comme des matières réelles, qu’on pourrait séparer les unes des autres par des distillations répétées, puis peser. Ils appellent cela la science de la balance.
Si chaque corps possède ainsi sa formule, il devient possible, selon eux, de le transformer en corrigeant le dosage. C’est de cette façon qu’ils comprennent le passage du plomb à l’or. La forme la plus ambitieuse de la méthode s’applique au nom lui-même. Les lettres d’un mot arabe donneraient la proportion exacte des qualités présentes dans la chose qu’il désigne.
Ces traités ne se présentent pas pour autant comme un manuel. Leur auteur répète qu’il tient son savoir d’un maître, le sixième imam des chiites, mort bien avant l’époque où ces textes ont sans doute été écrits. Il ajoute que la vérité ne doit jamais être exposée en entier au même endroit, et il disperse son enseignement d’un livre à l’autre, si bien qu’aucun ne se comprend seul.
Le système ne tient pas ensemble. Un groupe de traités donne dix-sept comme nombre fondamental du monde. Un autre groupe, plus ancien, en donne dix-huit, et son auteur explique pourquoi il préfère ce chiffre. Les deux passages sont attribués au même homme.
Une école sous un seul nom
L’explication proposée au milieu du siècle dernier a tenu. Paul Kraus a montré que ces écrits emploient le vocabulaire d’un mouvement politique chiite apparu bien après la mort supposée de Jâbir, et qu’ils citent des textes grecs traduits en arabe trop tard pour lui. Sa conclusion est qu’une école d’alchimistes a écrit sous ce nom, sur plusieurs générations.
Tout le monde ne l’a pas suivi. Fuat Sezgin a défendu l’authenticité de l’ensemble. L’argument le plus sérieux est venu plus tard, et d’un manuscrit. En préparant l’édition d’un de ces traités, Haq y a trouvé une traduction arabe des Catégories que personne n’avait repérée, dans une langue plus archaïque que celle des grands traducteurs de Bagdad.
La date des textes les plus anciens est donc redevenue incertaine. Celle du groupe qui contient la science de la balance ne l’est pas, et personne ne la conteste.
Une bibliothèque du Maryland conserve cinq feuillets d’un de ces livres, copiés plusieurs siècles après la rédaction. Quand on les a comparés à l’édition savante du texte, quatre lignes seulement se sont laissées reconnaître.
La version complète donne l’objection qui a fait tomber le père supposé de Jâbir, et le nom du livre latin que l’Occident a longtemps pris pour le sien.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jâbir ibn Hayyân, Traités d’alchimie, recueil de sept textes dont le Kitâb al-mawâzîn (f. 42v-46v), le Kitâb al-ahjâr (f. 56v-63) et le Kitâb al-majîd (f. 67v-69), écriture neskhi, 268 feuillets, 29 × 19 cm, entré en 1893 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Arabe 5099
- Kitâb al-ahjâr ʿalâ raʾy Balînâs, extraits du deuxième et du troisième juzʾ, 5 feuillets (f. 64b l. 9 à f. 67a l. 4), 21,3 × 16,8 cm, 20 lignes par page, naskh, copie non datée du XVIIᵉ ou XVIIIᵉ siècle, dans un recueil de vingt-sept textes acquis en 1941 National Library of Medicine, Bethesda, MS A 70, item 26
- Aydamir al-Jaldakî (mort en 1342), Kitâb al-burhân fî asrâr ʿilm al-mîzân, copie marocaine du XIXᵉ siècle en sept volumes, diagramme de balance à deux plateaux au folio 155b du volume I National Library of Medicine, Bethesda, MS A 7
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Sources primaires (suite)
- Kitâb al-sabʿîn (Livre des soixante-dix), 225 feuillets de 19,5 × 13,5 cm à quinze lignes par page, et Kitâb al-Ihâta au folio 81a, où est défendue la proportion 1, 4, 5, 8 manuscrit Jârullah 1554, décrit et traduit par S. N. Haq
- Ibn al-Nadîm, Kitâb al-Fihrist, Bagdad, fin du Xᵉ siècle, notice sur Jâbir ibn Hayyân éd. Gustav Flügel, Leipzig, 1871, p. 354-358, passage cité et traduit par S. N. Haq
- Abû Sulaymân al-Mantiqî, Taʿâlîq, vers 970, attribution des écrits jâbiriens à al-Hasan ibn al-Nakad al-Mawsilî passage transmis par Abû Hayyân al-Tawhîdî, cité par S. N. Haq
- Marcellin Berthelot et Octave Houdas (éd. et trad.), neuf traités jâbiriens arabes, dont le Kitâb al-tajmîʿ et le Kitâb mawâzîn al-saghîr, d’après les manuscrits Leyde arabe 440 et Paris arabe 5099 dans La chimie au moyen âge, t. III, L’alchimie arabe, Paris, Imprimerie nationale, 1893
- Paul Kraus (éd.), Jâbir ibn Hayyân. Textes choisis, Le Caire et Paris, 1935, édition partielle du Kitâb al-ahjâr d’après la seule copie de Paris, p. 126-205 El-Khandji et G. P. Maisonneuve
- E. J. Holmyard (éd.), The Arabic Works of Jâbir ibn Hayyân, Paris, 1928 Paul Geuthner
- Papiers de travail de Paul Kraus, notes et carnets en arabe et en hébreu Bibliothèque nationale d’Israël, Jérusalem, département des Archives, ARC. Ms. Var. 541
Bibliographie
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- Syed Nomanul Haq, A Critical Study of Jâbir ibn Hayyân’s Kitâb al-Ahjâr ʿalâ Raʾy Balînâs, thèse de doctorat, University College London, 1990 University of London
- Syed Nomanul Haq, Names, Natures and Things. The Alchemist Jâbir ibn Hayyân and his Kitâb al-Ahjâr (Book of Stones), Boston Studies in the Philosophy of Science 158, Dordrecht, 1994 Kluwer Academic Publishers
- Pierre Lory, Alchimie et mystique en terre d’Islam, Lagrasse, 1989, rééd. Paris, 2003, 246 p., coll. « Folio essais » Verdier, puis Gallimard
- Pierre Lory (prés. et trad.), Dix traités d’alchimie de Jâbir ibn Hayyân. Les dix premiers traités du Livre des soixante-dix, Paris, 1983, 318 p., coll. « Bibliothèque de l’islam » Sindbad
- Pierre Lory (éd.), Tadbîr al-iksîr al-aʿzam. L’élaboration de l’élixir suprême, quatorze traités de Jâbir ibn Hayyân sur le grand œuvre alchimique, Damas, 1988, 22 + 10 + 191 p. Institut français d’études arabes de Damas
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- « Islamic Medical Manuscripts, bio-bibliographie de Jābir ibn Ḥayyān » U.S. National Library of Medicinehttps://www.nlm.nih.gov/hmd/arabic/bioJ.html
- « KIMIĀ », article de Pierre Lory, Encyclopaedia Iranica, vol. XVII, fasc. 2, p. 209-212, DOI 10,1163/2330-4804_EIRO_COM_363777 Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/kimia/
- « A Critical Study of Jabir ibn Hayyān’s Kitab al-Ahjar ʿala Raʾy Balinas », texte intégral de la thèse de S. N. Haq UCL Discovery, University College Londonhttps://discovery.ucl.ac.uk/10125139/1/Haq_10125139_thesis.pdf
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- « The Abbasid Activist Ḥayyān al-ʿAṭṭār as the Father of Jābir b. Ḥayyān : An Influential Hypothesis Revisited » Brill, Journal of Abbasid Studieshttps://doi.org/10.1163/22142371-12340030
- « Le Liber diuinitatis, premier livre du Liber de septuaginta de Geber : édition critique et traduction », mémoire de Laure Axensalva, 2024 DIAL, Université catholique de Louvainhttps://thesis.dial.uclouvain.be/entities/masterthesis/eb43a403-e3d4-4ccb-a305-fb794ad392dc
- « Paul Kraus Collection », ARC. Ms. Var. 541 National Library of Israel, Jérusalemhttps://www.nli.org.il/en/archives/NNL_ARCHIVE_AL990031581410205171/NLI







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