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Les papyrus magiques grecs : enquête sur un corpus d’Égypte romaine

Histoire des sciences occultes1 septembre 202637 sources vérifiées
Aktiophis / Wikimedia Commons
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Paris, 76 rue de Clichy, juin 1857. Une collection d’antiquités égyptiennes passe en vente publique pendant cinq jours, article par article, catalogue rédigé par François Lenormant. Le numéro 1036 est acquis le 27 juin par le Louvre : un petit rouleau hiératique de 19,7 centimètres, texte de protection contre les serpents, aujourd’hui coté E 3237. Le numéro 1073 rejoint la Bibliothèque impériale. C’est le codex de papyrus grec qui deviendra la pièce centrale de ce qu’on appelle depuis les papyrus magiques grecs.

Trente-six feuillets hauts de 305 millimètres

La notice de la Bibliothèque nationale de France le décrit sobrement : papyrus, trente-six feuillets, moyen format, 305 × 120 millimètres, IVᵉ siècle avec un point d’interrogation. Elle conserve le numéro de vente, Papyrus Anastasi n° 1073, renvoie à l’édition allemande de Karl Preisendanz et signale que le document est numérisé. Le contenu, résumé en latin d’inventaire, annonce un traité astrologique et magique de Nephotès adressé à Psammétique, et des hymnes orphiques.

Ce résumé contient déjà le problème central du champ. Psammétique est un pharaon du VIIᵉ siècle avant notre ère, et le codex qui transmet la lettre qu’un prêtre lui adresse a été copié un millénaire plus tard. L’écart est le régime normal de ces manuels. L’attribution à une autorité ancienne y est la règle, et elle renseigne sur le moment de la copie bien plus que sur celui de la composition.

On parle volontiers de grimoire à propos de ces livres. Le mot appartient au vocabulaire européen des siècles postérieurs et installe une catégorie que les manuscrits ignorent : eux se donnent pour des recueils de procédures, avec titres, variantes, notes marginales et renvois.

Reuvens lit « Thèbes » dans un catalogue de marchand

Jean d’Anastasy, marchand grec établi à Alexandrie, consul général de Suède et de Norvège en Égypte de 1828 à 1857, a vendu ou donné plus de huit mille papyrus, sarcophages, statues et objets divers entre 1828 et 1856, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et en Suède. Les manuscrits qui nous occupent auraient été trouvés vers 1828 dans les collines de Louxor, selon le dossier réuni par Jacco Dieleman.

Dès 1830, Caspar Reuvens, directeur du musée des Antiquités de Leyde, propose que plusieurs des papyrus rituels achetés à Anastasy forment un seul ensemble. Trois indices : le catalogue manuscrit du vendeur porte pour chacun la même provenance, Thèbes ; plusieurs semblent copiés par les mêmes mains ; les contenus se recoupent. Korshi Dosoo a repris ce dossier en 2016 à partir des catalogues et des archives de vente, méthode que les papyrologues appellent l’archéologie de musée, faute d’archéologie tout court.

Dix manuscrits composent aujourd’hui l’ensemble, huit rituels et deux alchimiques, échelonnés du IIᵉ au IVᵉ siècle. Le plus ancien texte du lot n’a rien de rituel. C’est un récit littéraire démotique, le Mythe de l’Œil du Soleil, copié au dos d’un rouleau de Leyde. À l’époque romaine, un texte de ce genre se rencontre dans les bibliothèques de temple, ce qui oriente vers un milieu sacerdotal égyptien. Les rouleaux les plus anciens sont en démotique, langue dont la maîtrise est alors réservée aux prêtres ; les pièces du IVᵉ siècle sont presque toutes en grec.

Ce qui manque est considérable. Aucun lieu de découverte, aucun relevé de fouille, aucune lettre, aucun compte, aucun contrat provenant du même lot. On tient des livres, pas les gens qui les ont ouverts.

Des fièvres, un ourobore et Zeus à côté de Iaô

L’acte décrit dans ces manuels tient en deux composantes, la parole prononcée ou écrite et le rituel qui l’accompagne. La première a laissé beaucoup plus de traces, ce qui déforme mécaniquement l’image dont nous disposons.

Une sous-catégorie donne la mesure du quotidien. Les papyrus iatromagiques, entre magie et médecine, s’échelonnent du Iᵉʳ siècle avant notre ère au VIIᵉ siècle de notre ère et nomment explicitement les maux visés. Les fièvres dominent, en particulier les fièvres paludéennes. Viennent ensuite l’épilepsie, les maux de tête, les ophtalmies, des affections respiratoires, dermatologiques et gynécologiques. Rien d’exotique dans cette liste : c’est la morbidité ordinaire d’une vallée fluviale.

Le grand papyrus de Londres, daté des IVᵉ et Vᵉ siècles, porte un serpent ourobore et des signes tracés que les éditeurs appellent des charaktères, dont l’interprétation reste très problématique. Aux lignes 202 à 221, Zeus voisine avec les noms divins hébraïques Iaô, Sabôth et Adona. Ce voisinage correspond au répertoire dont dispose un praticien d’Égypte romaine, et non à une distraction de copiste.

Ces manuels promettent des résultats, et le font avec insistance. Radcliffe Edmonds a étudié en 2020 cette rhétorique d’autorité : le rédacteur se présente en expert qui sait par expérience ce que la procédure produit. Aucun contrôle ancien de ces effets n’existe. L’historien tient des textes, des promesses et des lecteurs.

Un livre attribué à Moïse et copié au IVᵉ siècle

Le codex de Leyde P. Leiden I 395, un seul cahier, conservé au Rijksmuseum van Oudheden sous le numéro AMS 76, porte un titre complet : livre sacré appelé Monade, ou Huitième Livre de Moïse, sur le Nom saint. La copie date du IVᵉ siècle. Le matériau copié pourrait remonter au Iᵉʳ siècle de notre ère. Richard Gordon et Rachel Yuen-Collingridge ont repris en 2022 la datation et la question, toujours disputée, de savoir si le codex contient deux ou trois versions du même rituel.

L’attribution à Moïse ne résiste pas à l’examen, et elle n’a jamais été faite pour y résister. Elle place le manuel sous une autorité prestigieuse, comme la lettre de Nephotès à Psammétique dans le codex de Paris. Un volume collectif dirigé par Michel Tardieu, Anna Van den Kerchove et Michela Zago a repris en 2013 le dossier des noms dits barbares, ces suites de voyelles et de syllabes sans signification grecque qui saturent ces textes.

La mise en scène va plus loin que l’attribution. Le Huitième Livre de Moïse introduit ses séquences de noms en annonçant la langue dans laquelle il prétend les donner : écriture des oiseaux, hiéroglyphique, hébraïque, égyptienne, langue des babouins, langue des faucons, hiératique. Aucune de ces étiquettes ne correspond à une langue réelle du texte. Elles fabriquent une Égypte de prestige à l’usage d’un lecteur qui vit en Égypte.

Le cadre matériel, lui, est décrit avec précision : quarante et un jours de pureté calculés à l’avance, une date astronomique déterminée, une pièce de plain-pied où personne n’est mort depuis un an, un autel de terre. Le manuel annonce ensuite ce que le dieu dira au praticien s’il paraît : son astre, son horoscope, la manière dont il doit vivre et celle dont il mourra. Et si la nouvelle est mauvaise, le texte prescrit de demander au dieu de l’effacer. Ces manuels promettent moins de connaître le destin que de le renégocier, ce qui les rapproche des textes hermétiques et de l’alchimie de la même époque.

Ce que Cumont refusait à Dieterich

En 1903, Albrecht Dieterich publie chez Teubner Eine Mithrasliturgie, édition et traduction allemande d’une section du codex de Paris, avec commentaire. Il y voit une liturgie du culte de Mithra, réemployée ensuite par des praticiens égyptiens, et dédie le livre à Franz Cumont, grand spécialiste du mithriacisme dont il entend contester les thèses.

Cumont répond dès 1904 dans la Revue de l’instruction publique en Belgique. Son objection est simple et matérielle : il tient pour invraisemblable qu’un praticien égyptien ait eu accès à une liturgie mithriaque, un tel texte aurait été gardé secret, et il n’en subsiste aucune trace ailleurs. Il maintiendra l’objection dans la quatrième édition de ses Religions orientales, en 1929. Le titre est resté, commode et provocant.

La position de Dieterich a perdu. Elle gardait du solide. Le passage invoque bien Hélios Mithra, il organise une montée et promet une immortalisation, et Dieterich avait relevé que le texte porte lui-même ce nom, apathanatismos, dont il avait fait son sous-titre. La recherche a écarté le rattachement à une liturgie de culte et conservé la description du contenu. Hans Dieter Betz en a donné en 2003 une nouvelle édition critique avec traduction, commentaire, index des mots grecs, index des noms sans signification et planches photographiques. Le texte y est lu comme un produit du syncrétisme de l’Égypte impériale.

Un index brûlé à Leipzig et un sigle qui change

Le corpus prend son nom en 1928, quand Karl Preisendanz publie chez Teubner le premier volume des Papyri Graecae Magicae. Le second suit en 1931. Le troisième, qui devait porter les index et des textes supplémentaires, est mis en épreuves par Teubner en 1941 et 1942 ; les plaques sont détruites pendant la guerre et seuls quelques jeux d’épreuves survivent, dont un conservé à Leyde. La deuxième édition, revue par Albert Henrichs en 1973 et 1974, corrige le premier volume, refond entièrement le second en y intégrant les textes prévus pour le troisième, et abandonne les index.

Hans Dieter Betz donne en 1986 à Chicago la première traduction anglaise complète, démotique compris, l’introduction aux textes démotiques revenant à Janet H. Johnson. Robert Daniel et Franco Maltomini publient entre 1990 et 1992 les deux volumes du Supplementum Magicum. En 1995, l’inventaire bibliographique dressé par William Brashear occupe plus de trois cents pages de l’Aufstieg und Niedergang der römischen Welt.

Depuis 2015, une équipe internationale réédite l’ensemble sous un autre sigle. Le premier volume des Greek and Egyptian Magical Formularies a paru en 2022 : cinquante-quatre pièces classées chronologiquement, vingt-quatre contributeurs. Le périmètre change. La nouvelle édition ne retient que les formulaires, les manuels de prescriptions, dont plus de quatre-vingts subsistent, et laisse de côté les amulettes et les tablettes de malédiction, qui relevaient du même sigle chez Preisendanz. Quatorze papyrus absents des anciens volumes entrent dans le corpus, et les anciens numéros VI et II, longtemps édités à part, ne forment plus qu’une seule pièce. Le codex acheté en 1857 attend le second volume. Le vocabulaire de la traduction change aussi, procédures plutôt que sortilèges, et la mise en page restitue l’encre rouge, les abréviations, et jusqu’à la lampe qu’un scribe a dessinée au lieu d’écrire le mot.

Sur l’un des rouleaux les plus anciens du lot, une réparation antique recouvre des passages démotiques et laisse le grec lisible à côté. Celui qui a posé la pièce ne lisait plus le démotique. C’est à peu près tout ce que l’on sait de lui. Pour en savoir davantage, il faudrait des documents ordinaires venus du même achat, lettres, reçus, contrats, listes de dépenses, dont aucun n’a jamais été signalé.

Pour aller plus loin

Ce dossier touche à celui des défixions gréco-romaines, ces tablettes de plomb inscrites et pliées que la nouvelle édition a précisément décidé de traiter à part, et qui posent la question inverse, celle d’un objet sans manuel. Il croise aussi les papyrus alchimiques de Leyde et de Stockholm, parmi les plus anciens témoins de l’alchimie gréco-égyptienne, ainsi que la datation du Corpus hermétique par Isaac Casaubon, où l’écart entre l’âge revendiqué et l’âge établi se joue sur des arguments de langue comparables.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Grand papyrus magique de Paris (PGM IV), codex de papyrus, 36 feuillets, 305 × 120 mm, IVᵉ siècle, numéro de vente Papyrus Anastasi n° 1073, identifiant Trismegistos 64343 Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Supplément grec 574
  2. Papyrus magique hiératique, texte de protection contre les serpents, h. 19,7 cm, l. 6,1 cm, acquis à la vente Anastasi sous le numéro 1036 le 27 juin 1857 Musée du Louvre, Département des Antiquités égyptiennes, E 3237
  3. François Lenormant, Catalogue d’une collection d’antiquités égyptiennes. Collection rassemblée par M. d’Anastasi, consul général de Suède à Alexandrie, Paris, 76 rue de Clichy, vente des 23-27 juin 1857
Voir les 34 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Livre sacré appelé Monade, ou Huitième Livre de Moïse, sur le Nom saint (PGM XIII), codex de papyrus d’un seul cahier, IVᵉ siècle Rijksmuseum van Oudheden, Leyde, P. Leiden I 395 = AMS 76
  2. Rouleau bilingue grec et démotique portant le Mythe de l’Œil du Soleil et des prescriptions rituelles (PGM et PDM XII), IIᵉ-IIIᵉ siècle Rijksmuseum van Oudheden, Leyde, P. Leiden I 384 = AMS 75
  3. Papyrus dit de Londres et Leyde (PGM et PDM XIV), rouleau bilingue démotique et grec Rijksmuseum van Oudheden, P. Leiden I 383, et British Museum, EA 10070
  4. Grand papyrus magique de Londres (PGM VII), IVᵉ-Vᵉ siècle, serpent ourobore et charaktères, noms divins hébraïques aux lignes 202-221 British Library, P.Lond. I 121, MP³ 6006
  5. Codex alchimique de Leyde, IVᵉ siècle, recettes de teinture et de traitement des métaux Rijksmuseum van Oudheden, Leyde, P. Leiden I 397

Bibliographie

  1. Karl Preisendanz (éd. et trad.), *Papyri Graecae Magicae. Die griechischen Zauberpapyri*, 2 vol., Leipzig, 1928-1931, 2ᵉ éd. revue par Albert Henrichs, Stuttgart, 1973-1974 Teubner
  2. Hans Dieter Betz (dir.), *The Greek Magical Papyri in Translation, Including the Demotic Spells*, Chicago, 1986, 2ᵉ éd. 1992, 406 p., introduction aux textes démotiques par Janet H. Johnson University of Chicago Press
  3. Robert W. Daniel et Franco Maltomini, *Supplementum Magicum*, 2 vol., Opladen, 1990-1992, Papyrologica Coloniensia 16 Westdeutscher Verlag
  4. Christopher A. Faraone et Sofía Torallas Tovar (dir.), *Greek and Egyptian Magical Formularies : Text and Translation*, vol. 1, Berkeley, 2022, xxvi + 531 p., California Classical Studies 9, ISBN 978-1-939926-16-6 California Classical Studies
  5. Richard Gordon et Rachel Yuen-Collingridge, « GEMF 60 (= PGM XIII). A Study of Material, Scribal, and Compositional Issues », dans Christopher A. Faraone et Sofía Torallas Tovar (dir.), *The Greco-Egyptian Magical Formularies : Libraries, Books and Individual Recipes*, Ann Arbor, 2022, p. 232-286 University of Michigan Press
  6. Fritz Graf, *La magie dans l’Antiquité gréco-romaine. Idéologie et pratique*, Paris, 1994, 322 p., coll. Histoire, ISBN 978-2-251-38027-8 Les Belles Lettres
  7. Jacco Dieleman, *Priests, Tongues, and Rites. The London-Leiden Magical Manuscripts and Translation in Egyptian Ritual (100-300 CE)*, Leyde et Boston, 2005, xiv + 342 p., Religions in the Graeco-Roman World 153 Brill
  8. Korshi Dosoo, « A History of the Theban Magical Library », *Bulletin of the American Society of Papyrologists* 53, 2016, p. 251-274 American Society of Papyrologists
  9. William M. Brashear, « The Greek Magical Papyri : An Introduction and Survey ; Annotated Bibliography (1928-1994) », *Aufstieg und Niedergang der römischen Welt* II.18,5, 1995, p. 3380-3684 Walter de Gruyter
  10. Albrecht Dieterich, *Eine Mithrasliturgie*, Leipzig et Berlin, 1903, 2ᵉ éd. 1910 Teubner
  11. Franz Cumont, « Un livre nouveau sur la liturgie païenne », *Revue de l’instruction publique en Belgique* 46, 1904, p. 1-10
  12. Hans Dieter Betz, *The « Mithras Liturgy ». Text, Translation, and Commentary*, Tübingen, 2003, ISBN 3-16-148813-X Mohr Siebeck
  13. Conrad Leemans, *Papyri Graeci Musei Antiquarii publici Lugduno-Batavi*, 2 vol., Leyde, 1843-1885 Brill
  14. Michel Tardieu, Anna Van den Kerchove et Michela Zago (dir.), *Noms barbares I. Formes et contextes d’une pratique magique*, Turnhout, 2013 Brepols
  15. Radcliffe G. Edmonds, « And You Will Be Amazed : The Rhetoric of Authority in the Greek Magical Papyri », *Archiv für Religionsgeschichte* 21-22, 2020, p. 29-49 Walter de Gruyter
  16. Thomas Galoppin, compte rendu de *Greek and Egyptian Magical Formularies : Text and Translation*, vol. 1, *Kernos* 35, 2022, p. 401-404, DOI 10,4000/kernos.4476 Kernoshttps://doi.org/10.4000/kernos.4476

Sources en ligne

  1. « Supplément grec 574 » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc24818d
  2. Version numérisée du Supplément grec 574 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525030475
  3. « papyrus magique », notice de collection E 3237 Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010003258
  4. « Looking at the Coptic Magical Papyri IX : Magical Archives » Coptic Magical Papyri, université de Wurtzbourghttps://www.coptic-magic.phil.uni-wuerzburg.de/index.php/2019/10/24/looking-at-the-coptic-magical-papyri-ix-magical-archives/
  5. « Eighth Book of Moses / PGM XIII » Center for the Study of World Religions, Harvard Divinity Schoolhttps://cswr.hds.harvard.edu/news/2026/07/08/eighth-book-moses-pgm-xiii
  6. « Magie et médecine dans les papyrus grecs d’Égypte » Culture, le magazine culturel de l’Université de Liègehttps://culture.uliege.be/jcms/prod_195191/fr/magie-et-medecine-dans-les-papyrus-grecs-d-egypte
  7. « Greek and Egyptian Magical Formularies : Text and Translation » Kernos, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/kernos/4476
  8. « Greek and Egyptian Magical Formularies : Text and Translation, Vol. 1 » eScholarship, University of Californiahttps://escholarship.org/uc/item/9650x69r
  9. « Greek and Egyptian Magical Formularies, Vol. 1, Published » California Classical Studieshttps://calclassicalstudies.org/?p=447
  10. « Priests, Tongues, and Rites » Brillhttps://brill.com/display/title/11398
  11. « The Greek Magical Papyri in Translation, Including the Demotic Spells, Volume 1 » University of Chicago Presshttps://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/G/bo3684249.html
  12. « Greek Magical Papyri » SBL Handbook of Style, Society of Biblical Literaturehttps://sblhs2.com/2017/10/13/greek-magical-papyri/
  13. « Preisendanz, Papyri Graecae Magicae » AWOL, The Ancient World Onlinehttp://ancientworldonline.blogspot.com/2017/11/preisendanz-papyri-graecae-magicae.html
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