Une ligne de comptes, recopiée de livre en livre, donne la part de Jakob Fugger dans l’élection impériale de 1519. Selon les versions, elle vaut 543 385 florins, ou 543 585, ou 545 585, parfois assortie de kreuzers et de hellers pour faire vrai. Le total dans lequel elle s’inscrit bouge lui aussi, de 835 000 à 851 918 florins. L’administration des fondations Fugger, qui conserve les archives de la maison, s’en tient à un arrondi, environ 540 000 florins, soit à peu près deux tiers. De ces quatre chiffres, le plus honnête est l’arrondi, parce qu’il n’affiche pas une précision que les comptes conservés ne portent plus. Le tiers manquant vient des Welser et de banques italiennes, et cette seconde ligne tombe du récit.
Charles écrit d’abord, Jakob paie ensuite
Maximilien Iᵉʳ meurt le 12 janvier 1519. La couronne retourne aux sept électeurs, trois archevêques rhénans et quatre princes laïcs, qui savent depuis longtemps ce que vaut leur voix. François Iᵉʳ se porte candidat, Henri VIII d’Angleterre également, sans y croire longtemps. La Hessische Landeszentrale für politische Bildung rappelle que le roi de France a mis sur la table 300 000 florins d’argent d’élection. Charles de Habsbourg, lui, a dix-neuf ans, n’a jamais mis les pieds dans l’Empire et règne sur l’Espagne depuis 1516.
L’ordre des gestes compte, et le récit courant l’escamote. D’après Götz von Pölnitz, la majorité du collège s’était engagée sur la candidature espagnole dès la diète d’Augsbourg de 1518, grâce à la caution personnelle du marchand, et la mort de Maximilien a délié les électeurs de cette promesse. Charles se méfiait alors de la maison d’Augsbourg et pensait aux banquiers génois et ibériques, mieux connus en Espagne. Sarah Schmid, historienne au Fuggerarchiv de Dillingen, rappelle que la demande est partie de l’empereur en attente, qui a écrit à Jakob pour lui faire organiser le financement.
L’argent est ensuite concentré à Francfort. Le 28 juin, les sept voix vont au Habsbourg absent, et le règlement de ce que Charles doit à son bailleur attendra le 4 mai 1521, soit vingt-deux mois.
Neusohl, Schwaz, Fuggerau
Réunir en quelques semaines l’équivalent du budget annuel d’un grand État suppose autre chose qu’une réputation. En 1485, Jakob prend la tête du comptoir d’Innsbruck et prête à Sigismond de Tyrol contre des livraisons de métal à prix préférentiel ; la firme finit par tenir la cour d’Innsbruck, la monnaie de Hall et les mines d’argent de Schwaz. En 1494, avec le marchand cracovien Johann Thurzo, elle entre dans le cuivre hongrois, dont le centre est Neusohl (aujourd’hui Banská Bystrica, en Slovaquie), et loge cette activité dans une société juridiquement distincte de la maison mère. L’année suivante sortent de terre deux usines de traitement du minerai, l’une à Fuggerau près de Villach en Carinthie, l’autre à Hohenkirchen en Thuringe. Le cuivre descend ensuite vers Anvers, puis vers Lisbonne, puis vers l’Inde. À la fin des années 1520, le Historisches Lexikon Bayerns dénombre plus de soixante-dix implantations européennes, et vers 1546 le capital social de la firme, environ cinq millions de florins, en fait la première entreprise du continent. Une part de ce capital, longtemps invisible, n’appartenait pas aux Fugger. Depuis 1496, le prince-évêque de Brixen Melchior von Meckau, futur cardinal, plaçait chez eux des dépôts dont le montant dépassait la fortune propre des frères ; à sa mort brutale, au printemps 1509, Jules II réclama la succession, et la maison passa tout près de la cessation de paiements.
Le bureau où l’on comptait tout cela est connu par une image. La Goldene Schreibstube, installée en 1488 dans la maison du Rindermarkt, mesure près de cinquante mètres carrés, lambrissée d’érable, avec les baguettes dorées qui lui ont donné son nom. Une miniature du Trachtenbuch de Matthäus Schwarz, chef comptable à partir de 1517, y montre Fugger dictant devant une armoire à casiers dont chaque tiroir porte le nom d’un comptoir, Rom tout en haut, puis Venedig, Ofen, Craca, Mayland, Jnspruck, Nuerenberg, Antorff, Lisbona. La copie que signale le Historisches Lexikon Bayerns se trouve à la Niedersächsische Landesbibliothek sous la cote Ms XVII, 988, celle que reproduit le site du Fuggerarchiv à la Herzog August Bibliothek de Wolfenbüttel. En mai 1517, le secrétaire du cardinal Luigi d’Aragona, Antonio de Beatis, visite la maison du Weinmarkt et note un toit entièrement de cuivre et une façade peinte à l’or. Douze ans plus tôt, un crédit de la maison avait servi à recruter puis à convoyer jusqu’à Rome la première garde suisse.
« La couronne romaine, sans moi »
Au début des années 1520, la maison est attaquée sur le terrain du droit. Les diètes de Nuremberg de 1522 et 1523 rouvrent la question des monopoles, le fiscal d’Empire, procureur chargé des intérêts de la couronne, dépose plainte contre les grandes sociétés de commerce, et des comités d’enquête auditionnent. Konrad Peutinger, juriste et secrétaire de la ville d’Augsbourg, formé au droit romain en Italie, rédige des consultations dès 1522 puis une défense en 1523. Son argument, résumé par Hermann Kellenbenz, porte sur la fonction des grandes sociétés dans l’économie prise comme un tout, la recherche du gain particulier accroissant selon lui la richesse générale.
C’est dans ce climat que Jakob Fugger écrit à son débiteur impérial, le 24 avril 1523. Il y avance qu’il est notoire et manifeste que Sa Majesté impériale n’aurait pas pu obtenir la couronne romaine sans lui, ajoute que s’il avait voulu soutenir la France on lui aurait donné grands biens et grand argent, puis réclame le remboursement des dettes d’élection.
La lettre n’existe plus sous sa forme originale. On la connaît par une copie conservée au Fürstlich und Gräflich Fuggersches Familien- und Stiftungsarchiv, à Dillingen, copie qu’Anselm Maria Fugger von Babenhausen a fait entrer vers 1800 dans un livre d’honneur de la famille en la coiffant du titre de « merkwürdiger Brief ». Le mot a vieilli depuis. Au tournant du XIXᵉ siècle, il signifie encore remarquable, digne d’être noté. La phrase la plus citée de toute l’histoire des Fugger nous parvient donc par la copie qu’un descendant a jugée digne d’être recopiée.
L’effet, lui, se mesure. Charles ordonne l’arrêt des procédures et fait envoyer les pièces en Espagne, où elles disparaissent. En 1524, la diète suspend l’affaire des monopoles après que Fugger s’est déclaré prêt à financer une part de la réforme de la chambre impériale de justice. Le 1ᵉʳ janvier 1525, la couronne d’Espagne lui afferme les biens des trois ordres militaires, les maestrazgos, ce qui ouvre à la firme le mercure d’Almadén. En mars puis en mai, deux édits signés à Madrid et à Tolède approuvent expressément la pratique minière et commerciale contestée.
Le pouvoir de la maison ne s’est pas exercé sur un vote, mais sur une procédure judiciaire.
Deux historiens contestent le mot
La question est ancienne dans la littérature. Richard Ehrenberg lui a donné en 1896 son cadre d’ensemble, dans une étude du capital et du crédit au XVIᵉ siècle traduite en français en 1955, et Léon Schick en a tiré en 1957 le principal ouvrage français, tributaire de l’érudition allemande de l’aveu de ses recenseurs. Il serait commode d’en conclure que les électeurs se sont vendus, et deux travaux récents s’y opposent. Mark Häberlein propose de remplacer « pots-de-vin » par « investissements dans l’élection impériale », en précisant que la substitution cherche à rendre la complexité des transactions, sans les embellir. L’argent d’élection a payé de l’armement, de la diplomatie et du travail d’influence, il a soldé de vieilles créances, et chez ceux qui l’ont reçu il a remboursé leurs propres dettes électorales ou étoffé leurs administrations. L’époque ignorait la séparation stricte entre la cassette d’un prince et le budget de son territoire, ce qui rend l’image de la bourse empochée assez fausse. Henry J. Cohn a repris l’enquête en 2001 dans German History et refuse de traiter les sept électeurs comme un bloc mû par un seul ressort, chacun ayant ses litiges locaux, ses appuis et ses calculs dynastiques.
Le camp adverse a d’autres arguments, moins commodes à citer parce qu’ils reposent sur une documentation mince. Il se peut que Frédéric le Sage de Saxe ait été proposé le premier et se soit récusé en faveur de Charles, mais la journée du 28 juin est mal documentée et le point se discute encore. Charles a par ailleurs mené une campagne d’opinion en se présentant comme héritier allemand face à un roi étranger, argument qui portait auprès de princes redoutant une tutelle française. Häberlein va jusqu’à écrire que celui qui a orienté la décision du collège fut Charles en personne.
Cette correction a ses limites. Les sommes ont bien été versées, les électeurs ont bien fait monter les enchères entre deux couronnes, et la séquence de 1523 à 1525 montre ce qu’un créancier obtenait en rappelant sa facture au bon moment. Pölnitz laissait la question ouverte sans trancher, on ne sait pas si Charles a reconnu une dette de reconnaissance ou s’il a exploité la position avantageuse d’un débiteur trop gros pour être lâché, afin d’obtenir de nouveaux crédits.
Un compte spécial nommé Saint-Ulrich
Dans la comptabilité de la firme apparaît en 1512 un compte séparé au nom de saint Ulrich, patron d’Augsbourg, d’où sortiront les dépenses religieuses et charitables de la famille. Il alimente la chapelle funéraire des Fugger à Sainte-Anne, bâtie de 1509 à 1512, et la Fuggerei. Le Stiftungsbrief du 23 août 1521 fixe pour toujours le loyer annuel de la cité des pauvres à un florin rhénan, alors à peu près la semaine d’un journalier, avec trois prières quotidiennes pour le salut du fondateur. La fondation existe encore, avec soixante-sept maisons, cent quarante-deux logements, une église et environ cent cinquante habitants qui paient 0,88 euro par an.
Le même homme tenait au même moment un autre compte. En 1514, Albert de Brandebourg cumule Magdebourg, Halberstadt et l’archevêché électoral de Mayence ; les taxes dues à Rome pour la confirmation de ce cumul approchent 30 000 florins, et la maison Fugger avance quelque 29 000 florins rhénans qu’elle verse directement à la curie. Les montants varient selon les auteurs, de 20 000 à 30 000, et personne ne remonte plus à un décompte unique. Le remboursement devait venir des offrandes de l’indulgence pour la construction de Saint-Pierre, dont le produit était partagé par moitié entre Rome et l’archevêque, et c’est l’instruction imprimée pour les sous-commissaires de cette campagne, celle où prêche le dominicain Johann Tetzel, qui met Luther en mouvement à l’automne 1517. Trois ans plus tard, dans l’adresse À la noblesse chrétienne de la nation allemande imprimée à Wittemberg chez Melchior Lotter, Luther demande qu’on mette « ein zawm ynsz maul », un mors dans la bouche, aux Fugger et aux sociétés de leur espèce, puis avoue en une formule de comptable qu’il ne connaît pas ce calcul. Ulrich von Hutten frappait dans le même sens. Johannes Burkhardt oppose à cette lecture un argument technique, en rappelant que la firme jouait le rôle de l’établissement chargé de collecter et de virer les fonds, que le contrôle du traitement des indulgences n’a rien révélé d’irrégulier, et que ces opérations pesaient peu dans ses résultats.
Le testament du 28 décembre 1525
La dernière année du marchand est une année de sièges. En Hongrie, ses adversaires l’accusent en 1524 d’avoir fait dégrader la monnaie ; la maison Fugger de la colline du château, à Bude, est prise d’assaut, l’argent et les marchandises sont saisis, et Louis II tente d’extorquer un acte de soumission que Jakob refuse. Il organise alors un blocus du cuivre hongrois et fait intervenir en sa faveur Charles Quint, l’archiduc Ferdinand, le pape Clément VII et le roi de Pologne.
Au même moment, l’argent partait aussi vers l’ouest et s’y perdait. Sept navires de la flotte de Loaysa quittent La Corogne en juillet 1525 pour les Moluques ; d’après Hermann Kellenbenz, la firme y avait engagé 10 000 ducats, soit 3 750 000 maravédis, les Welser 2 000 ducats, l’armement complet revenant à 16 601 558 maravédis. Aucun bâtiment ne revint, et la maison en tira une règle, ne plus tenter d’expérience outre-mer.
Le 28 décembre 1525, un second testament règle le sort de la société. Jakob meurt deux jours après, dans la maison d’Augsbourg, et son neveu Anton lui succède dès le lendemain matin avec des pouvoirs presque monarchiques. Le patrimoine sera plus tard évalué avec prudence à deux millions de florins, dont 1,8 million gagné en dix-sept ans. À cette date, le cuivre de Neusohl reste sous main hongroise et les créances sur l’empereur restent ouvertes, et c’est ce bilan-là, un actif considérable adossé à des dettes souveraines non soldées, qu’Anton Fugger reprend au matin du 31 décembre.
Pour aller plus loin
Ce sujet touche à la diète de Worms de 1521, où le même empereur met Luther au ban de l’Empire quelques mois après son couronnement à Aix-la-Chapelle. Il croise l’aventure des Welser au Venezuela, concession accordée par Charles Quint et abandonnée en 1545 après un désastre financier, ainsi que la série des banqueroutes de la monarchie espagnole ouverte en 1557, qui emportera une bonne partie des maisons d’Augsbourg.
On dit souvent qu’un banquier d’Augsbourg a acheté la couronne impériale pour Charles Quint. La formule est trop courte, mais elle part d’un fait réel. En 1519, l’élection du chef du Saint-Empire a coûté une somme énorme, et la plus grande partie de cet argent est venue d’une seule entreprise familiale, la maison Fugger.
Une couronne qui se vote
Dans le Saint-Empire, le titre d’empereur ne se transmet pas de père en fils. Sept princes, appelés électeurs, se réunissent et votent. Comme ils sont peu nombreux et que l’enjeu est immense, les candidats leur offrent de l’argent, des charges et des promesses.
En janvier 1519, l’empereur meurt. Son petit-fils Charles se présente, mais il a dix-neuf ans, il vit en Espagne et n’a jamais mis les pieds dans l’Empire. En face, le roi de France se présente aussi et met de fortes sommes sur la table.
Charles n’a pas cet argent. Il écrit alors à Jakob Fugger, le marchand d’Augsbourg qui prêtait déjà à son grand-père, pour lui demander d’organiser le financement. La demande vient donc du prince, pas du banquier. Le 28 juin 1519, les sept voix se portent sur Charles.
D’où venait l’argent
La fortune de la famille ne vient pas du commerce de tissus, même si elle a commencé par là. Elle vient du métal.
À partir de 1485, Jakob Fugger prête à un prince des Alpes qui manque toujours de liquidités, et se fait rembourser en argent-métal à prix réduit. Il finit par contrôler les mines d’argent du Tyrol et l’atelier où l’on frappe la monnaie. Dix ans plus tard, il entre dans le cuivre d’Europe centrale et fait construire deux usines pour traiter le minerai. Ce cuivre est ensuite vendu jusqu’aux ports de l’Atlantique.
Une partie du capital de la maison ne lui appartenait pourtant pas. Un évêque très riche y avait déposé discrètement des fonds. Quand il meurt en 1509, le pape réclame cet héritage, et l’entreprise manque de faire faillite.
La lettre de 1523
Quelques années après l’élection, l’entreprise est attaquée en justice. Les assemblées d’Empire reprochent aux grandes sociétés de commerce d’étouffer la concurrence. Un procès s’ouvre, et la maison risque gros.
C’est à ce moment, en avril 1523, que Jakob Fugger écrit à l’empereur. Il lui rappelle que sans lui il n’aurait pas eu la couronne, qu’il aurait pu aider le roi de France et être bien payé pour cela, et il réclame l’argent qu’on lui doit.
Le résultat ne se fait pas attendre. L’empereur fait arrêter les poursuites et envoyer le dossier en Espagne, où il disparaît. L’année suivante, l’affaire est suspendue. En 1525, deux textes signés par l’empereur autorisent expressément les pratiques qu’on reprochait à la firme.
Autrement dit, le vrai pouvoir du prêteur ne s’est pas exercé le jour du vote. Il s’est exercé sur un procès.
Pourquoi les historiens se méfient du mot « corruption »
Plusieurs chercheurs refusent aujourd’hui de résumer l’affaire à un achat de voix.
D’abord, l’argent versé aux électeurs n’allait pas dans leur poche au sens où nous l’entendrions. À cette époque, la caisse personnelle d’un prince et le budget de son territoire ne sont pas séparés. Les sommes ont servi à payer des soldats, des ambassades, des dettes anciennes, l’administration de leurs États.
Ensuite, chaque électeur avait ses propres raisons de voter comme il l’a fait, ses querelles de voisinage et ses alliances de famille. Charles a aussi fait campagne, en se présentant comme un prince allemand face à un roi étranger.
Cela ne fait pas disparaître l’argent, qui a bien été versé. Cela déplace la question.
La fin
En 1521, le même homme fonde à Augsbourg un quartier de logements pour les pauvres de la ville. Le loyer est fixé une fois pour toutes à une petite somme et à trois prières par jour. Le lieu existe toujours, avec ses maisons, son église et ses habitants, qui paient aujourd’hui moins d’un euro par an.
Jakob Fugger meurt fin décembre 1525. Son cuivre d’Europe centrale est alors saisi, ses créances sur l’empereur ne sont pas remboursées, et son neveu reprend l’entreprise dès le lendemain matin.
Le détail des comptes de 1519, l’histoire de la lettre conservée en copie et le débat entre historiens occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jakob Fugger à l’empereur Charles Quint, lettre du 24 avril 1523, réclamant le remboursement des dettes d’élection de 1519 ; original perdu, texte connu par une copie insérée vers 1800 dans un livre d’honneur de la famille Fürstlich und Gräflich Fuggersches Familien- und Stiftungsarchiv, Dillingen
- Das Geheime Ehrenbuch der Fugger, manuscrit enluminé commandé vers 1545 par Johann Jakob Fugger, Augsbourg, 1545-1547, avec ajouts de 1548-1549 et du XVIIIᵉ siècle Bayerische Staatsbibliothek, Munich, Cgm 9460
- Matthäus Schwarz, Trachtenbuch, miniature « Jakob Fugger avec Matthäus Schwarz dans la Goldene Schreibstube », copie de l’original antérieure à 1561 Niedersächsische Landesbibliothek, Ms XVII, 988 ; autre exemplaire signalé par le Fuggerarchiv à la Herzog August Bibliothek, Wolfenbüttel
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Sources primaires (suite)
- Martin Luther, An den Christlichen Adel deutscher Nation von des Christlichen standes besserung, Wittemberg, Melchior Lotter, 1520 exemplaire de la Burke Library, Union Theological Seminary, Columbia University, cote GT2 1520anb
- Stiftungsbrief de la Fuggerei, souscrit par Jakob Fugger le 23 août 1521, fixant le loyer annuel à un florin rhénan et l’obligation de trois prières quotidiennes Fürstlich und Gräflich Fuggersche Stiftungs-Administration, Augsbourg
- Antonio de Beatis, relation du voyage du cardinal Luigi d’Aragona, mai 1517, description des maisons Fugger du Weinmarkt (toit de cuivre, marbres de couleur, façade peinte), citée d’après Christl Karnehm
Bibliographie
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- Mark Häberlein, Die Fugger. Geschichte einer Augsburger Familie (1367-1650), Stuttgart, 2006, ISBN 978-3-17-018472-5 Kohlhammer
- Johannes Burkhardt, « Warum Jakob Fugger nicht evangelisch wurde », dans Zwölf Fuggervorträge. Mit einer Auswahl von Buchpräsentationen, Augsbourg, 2014, p. 139-147, ici p. 142 et 144, « fugger-digital » 3 Fuggerarchiv
- Johannes Burkhardt, « 24. April 1523 : Ein “merkwürdiger” Brief Jakob Fuggers an Kaiser Karl V. », dans Alois Schmid et Katharina Weigand (dir.), Bayern nach Jahr und Tag. 24 Tage aus der bayerischen Geschichte, Munich, 2007, p. 216-226, ISBN 978-3-406-56320-1 C. H. Beck
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- Hermann Kellenbenz, « Monopol », dans Handwörterbuch zur deutschen Rechtsgeschichte, 1ʳᵉ édition, t. 2, 1980, col. 636 Erich Schmidt Verlag
- Hermann Kellenbenz, Die Fugger in Spanien und Portugal bis 1560. Ein Großunternehmen des 16. Jahrhunderts, t. I, Munich, 1990, p. 154, « Studien zur Fuggergeschichte » 32/1
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- Christl Karnehm, Zu Gast im Hause Fugger. Berühmte Besucher und glanzvolle Feste in den Augsburger Fuggerhäusern, Augsbourg, 2009, p. 15
Sources en ligne
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- « Jakob Fugger FAQ - Historiker antworten » Fürstlich und Gräflich Fuggersche Stiftungs-Administrationhttps://www.fugger.de/geschichte/jakob-fugger-faq-historiker-antworten
- « Jakob Fugger und Karl V. : Wer hat hier wen in der Hand ? », texte de la conférence de Sarah Schmid pour le Fugger Forum, en PDF Fuggerarchivhttps://www.fugger.de/fileadmin/Daten/kategorie-03-veranstaltungen/art-fuggerforum-jakob-nicht-zu-fassen/04_fufo-fundstuecke_jakob-fugger_karl-v.pdf
- « Die Fuggerei » Fürstlich und Gräflich Fuggersche Stiftungs-Administrationhttps://www.fugger.de/fuggerei
- « 24. April 1523 : Ein “merkwürdiger” Brief Jakob Fuggers an Kaiser Karl V. » OPUS, Universität Augsburghttps://opus.bibliothek.uni-augsburg.de/opus4/frontdoor/index/index/year/2018/docId/40104
- « Did Bribes Induce the German Electors to Choose Charles V as Emperor in 1519 ? » German History, Oxford Academichttps://academic.oup.com/gh/article-abstract/19/1/1/640998
- « Martin Luther, An den Christlichen Adel deutscher Nation : von des Christlichen standes besserung (1520) », texte intégral German History Intersectionshttps://germanhistory-intersections.org/de/deutschsein/ghis:document-253
- « An den Christlichen Adel deutscher Nation : von des Christlichen standes besserung », notice de l’exemplaire GT2 1520anb Columbia University Libraries, Burke Libraryhttps://exhibitions.library.columbia.edu/exhibits/show/martin-luther/item/11401
- « The Secret Book of Honors of the Fugger Family / Das Geheime Ehrenbuch der Fugger » Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/2021667751/
- « Jakob Fugger – Geld und Geist um 1500 », commentaire de la miniature de la Goldene Schreibstube et du casier des comptoirs Blog du Musée national suissehttps://blog.nationalmuseum.ch/2020/03/jakob-fugger-geld-und-geist-um-1500/
- « 28. Juni 1519 : 500. Jahrestag Königswahl Karls V. in Frankfurt am Main » Hessische Landeszentrale für politische Bildunghttps://hlz.hessen.de/themen/detailansicht/28-juni-1519-500-jahrestag-koenigswahl-karls-v-in-frankfurt-am/
- « Albrecht von Brandenburg und die Reformation » arthistoricum.net, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://www.arthistoricum.net/themen/portale/renaissance/lektion-viii-italien-von-1492-bis-1545-das-politische-panorama/7-albrecht-von-brandenburg-und-die-reformation
- « Léon Schick, Un grand homme d’affaires au début du XVIe siècle : Jacob Fugger, 1957 », compte rendu de J. Gentil da Silva, Revue du Nord Perséehttps://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1957_num_39_156_2254_t1_0295_0000_2
- « Schick (Léon). Un grand homme d’affaires au début du XVIe siècle, Jacob Fugger », compte rendu de Jan Craeybeckx, Revue belge de philologie et d’histoire Perséehttps://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1959_num_37_2_2275_t1_0480_0000_2



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