Vilém Slavata se souvient du manteau. Dans les mémoires qu’il a rédigés des années plus tard, le régent décrit son collègue Jaroslav Bořita de Martinic soulevé du plancher par plusieurs mains, tête nue, enveloppé d’un manteau noir de toile doublé de taffetas, la rapière et la dague encore au côté, puis précipité par la fenêtre vers le fond du fossé du château. On l’entend crier « Jésus Maria » pendant sa chute. Slavata a retenu l’étoffe alors qu’il allait prendre le même chemin quelques instants après, et une bonne part de ce que l’on sait de la défenestration de Prague du 23 mai 1618 repose sur le récit de ce témoin blessé, et partie prenante.
Quatre régents dans la chancellerie de Bohême
Ce matin-là, les députés des états non catholiques montent au château sous la conduite de Jindřich Matyáš Thurn et de Václav Budovec de Budov. Ils entrent dans la chancellerie de Bohême, installée dans l’aile Louis du vieux palais royal, et n’y trouvent que quatre régents. Deux sont mis hors de cause. Contre Slavata et Martinic, on improvise un tribunal. L’accusation les déclare perturbateurs de la paix commune et rebelles au royaume, et l’assemblée confirme par acclamation, deux doigts levés pour le serment.
La querelle a aussi une face privée. Thurn avait tenu la charge lucrative de burgrave de Karlštejn jusqu’en 1617, année où il fut l’un des rares à refuser son vote à l’élection de Ferdinand de Styrie ; la charge passa à Martinic.
Martinic part le premier. Slavata suit, s’accroche aux appuis de la fenêtre et s’y blesse. Fabricius, secrétaire de la chancellerie, n’était pas visé, mais il défend les deux hommes avec trop d’ardeur et on le jette à son tour. Depuis les fenêtres, on tire plusieurs coups d’arme à feu sur les corps en contrebas ; Slavata rapporte qu’une balle toucha Martinic au bras et se logea entre la chair et la peau. Fabricius file vers la Vltava et gagne Vienne, où il fait à la cour impériale le premier rapport de l’affaire. Martinic aide Slavata à se traîner jusqu’au palais Lobkowicz tout proche. Polyxena de Lobkowicz, épouse du chancelier suprême du royaume, les recueille, fait panser Slavata et refuse le soir même de les livrer aux délégués venus les réclamer.
La date elle-même demande une précision de calendrier. La Bohême vit au calendrier grégorien depuis le mandat de Rodolphe II donné au château de Prague le 3 décembre 1583, applicable au début de l’année suivante, et le 23 mai s’entend donc en nouveau style (n. s.), que cet article retient partout. Parce que les États protestants allemands n’adoptent la réforme qu’en 1700, un pasteur saxon de 1618 datait la même matinée de dix jours plus tôt.
Les gardiens du Majestát
Le texte que les députés disent défendre porte une date, le 9 juillet 1609, et une adresse. L’original, un parchemin en tchèque, est conservé aux Archives nationales à Prague dans le fonds Archiv České koruny, sous le numéro d’inventaire 2293 ; l’inventaire signale qu’un des sceaux appendus est perdu. Rodolphe II y garantit aux états leur liberté religieuse, leur remet l’université de Prague et les autorise à élire trente défenseurs, les défenseurs étant les magistrats chargés de veiller à l’application de la charte. Les états l’avaient arrachée en exploitant la querelle qui opposait Rodolphe à son frère Matthias. Les défenseurs dénoncent bientôt deux violations. À Broumov, l’église évangélique est fermée. À Hrob, près de Teplice, elle est démolie. Le camp catholique avait un argument juridique sérieux, que l’on aurait tort de réduire à de la mauvaise foi, puisque les deux édifices se trouvaient sur des terres appartenant à l’Église et que leurs seigneurs estimaient pouvoir en disposer. Les défenseurs réunissent une assemblée au Karolinum en mars 1618 ; Matthias, devenu empereur, interdit la suivante, et les délégués se réunissent malgré tout le 21 mai. Le lendemain soir, dans le palais Smiřický de Malá Strana, le quartier au pied du château, un petit groupe arrête la forme de l’action. Thurn et Budovec y sont. Leur hôte, Albrecht Jan Smiřický, a vingt-trois ans et passe pour l’un des hommes les plus riches du royaume. Certains voyaient déjà en lui un roi possible. Il meurt en novembre 1618, probablement de la tuberculose, et son héritage finit entre les mains d’Albrecht de Wallenstein, dont la mère était une Smiřický.
Les conjurés savaient à quel précédent ils se rattachaient. En 1419, des hussites avaient jeté des conseillers par les fenêtres de l’hôtel de ville de la Nouvelle Ville, sur des piques tenues en contrebas, et nul n’y survécut. En 1483, la Vieille Ville avait jeté son bourgmestre, qui survécut, et la Nouvelle Ville les corps de conseillers déjà tués. Et pendant la longue diète de 1609, plusieurs orateurs avaient suggéré de régler la question en passant le chancelier Lobkowicz par la fenêtre. C’est pourquoi l’événement de 1618 porte, selon les manuels, le numéro deux ou le numéro trois, suivant que l’on compte ou non les émeutes de 1483.
Imprimé chez Samuel Adam de Veleslavín
Le 24 mai, les états installent un gouvernement provisoire de trente directeurs. Le 25, l’Apologie est prête.
Un exemplaire de l’édition allemande dort à la bibliothèque de l’Institut d’histoire militaire de Prague. Il s’intitule Apologia, Oder entschuldigungs Schrifft, porte l’adresse de la Vieille Ville de Prague, l’officine de Samuel Adam de Veleslavín et l’année 1618, et compte quatorze feuillets non numérotés. Une bordure encadre le titre, avec aux angles les symboles des quatre évangélistes, l’agneau en haut et, en bas, un emblème de la Trinité. Le texte ménage le souverain. Il vise les mauvais conseillers de Matthias, rappelle Broumov et Hrob, et qualifie les régents de destructeurs du droit et de la paix commune. Envoyé à Vienne dès le 26 mai, il est aussi imprimé en tchèque, en néerlandais et en latin, signe qu’on cherchait probablement des alliés bien au-delà de Vienne.
Qui l’a rédigé, on ne le sait pas avec certitude. La plupart des historiens nomment le juriste Martin Fruwein de Podolí, et une littérature plus ancienne penchait pour Petr Millner. La vitesse d’exécution, elle, ne laisse guère de doute. Composer, faire approuver et imprimer un factum juridique en quarante-huit heures suppose un texte préparé avant que quiconque touche une fenêtre. Une seconde Apologie, beaucoup plus longue et chargée de copies d’actes, paraît en décembre 1618. Dans les bibliothèques nobiliaires qui l’ont conservée, ses cahiers sont souvent restés non coupés.
Beaucoup d’exemplaires n’ont jamais été ouverts.
La Vierge, le fumier ou la pente
Trois hommes tombent et se relèvent. Pour la hauteur, l’Institut d’histoire militaire de Prague retient environ 17 mètres ; d’autres chiffres circulent, jusqu’à une vingtaine de mètres, sans qu’aucune des notices consultées ne renvoie à un relevé de la façade. L’image a circulé plus vite que les mesures, et la gravure de Matthäus Merian, 140 millimètres sur 103, occupe encore la page 16 du premier volume du Theatrum Europaeum dans l’édition de Francfort de 1662.
Les explications se sont figées très tôt en deux camps. Côté catholique, la Vierge a retenu les régents, et Thom Sliwowski décrit une feuille volante de 1618 où la légende attribue déjà leur salut à son intercession. Slavata en fit peindre la version votive, le Sauvetage miraculeux des seigneurs de Bohême (Zázračné zachránění českých pánů), accroché aujourd’hui dans les salles d’apparat du château de Jindřichův Hradec, résidence qu’il tenait de son mariage en 1602 avec Lucie Otýlie de Hradec.
Côté protestant, on parle d’un tas de fumier et d’ordures au pied du mur. Le fumier est la version que tout le monde connaît, et c’est la plus mal attestée, puisque Sliwowski note que les feuilles protestantes censées le montrer sont bien plus difficiles à trouver que les images catholiques. La plupart des spécialistes retiennent désormais la pente. Slavata lui-même écrit que Martinic fut lancé dans la profondeur du fossé du château, et des corps qui roulent sur un talus encaissent un choc bien moindre qu’une chute à plat. Cette lecture a notre préférence, parce qu’elle s’accorde avec le texte de une victime hostile aux défenestreurs sans obliger à trancher entre les deux camps de 1618.
Au pied de l’aile Louis, dans le jardin dit Na Valech, deux obélisques de grès marquent les points d’impact supposés. L’office du tourisme de Prague les date du premier baroque. Plusieurs notices les donnent pour une commande de Ferdinand II, sans citer de pièce, et cette attribution reste probable à défaut d’être documentée.
Fabricius, lui, a tiré de sa chute un nom. Après la Montagne Blanche, Ferdinand II l’élève au rang de chevalier avec le prédicat « de Hohenfall », la haute chute, et son biographe Jan Kilián le montre accumulant charges et biens confisqués au point de compter parmi les hommes les plus influents de Bohême. La notice que Kilián lui consacre précise qu’il se releva indemne et quitta Prague sur-le-champ.
Qui voulait la guerre en mai 1618 ?
La lecture confessionnelle est la plus ancienne. Des protestants défendent leur foi contre un Habsbourg qui veut la réduire, et l’Europe s’embrase. En 2009, Peter H. Wilson a pris le contre-pied dans The Thirty Years War, Europe’s Tragedy. Pour lui, la guerre portait sur la constitution du Saint-Empire, la religion y entrait comme un ingrédient parmi d’autres, à côté des calculs politiques et dynastiques, et rien n’y était inévitable. Les faits de 1618 lui donnent du grain à moudre. Matthias, vieillissant, restait disposé à négocier ; Ferdinand voyait une rébellion à punir, fit interner le cardinal Khlesl, conseiller modéré de l’empereur, et c’est après cette mise à l’écart que Vienne choisit les armes.
Les acteurs, pourtant, parlaient religion. L’Apologie consacre l’essentiel de son exposé à deux églises et à une charte de liberté confessionnelle, et un compte rendu du livre de Wilson paru en 2010 dans l’American Historical Review relevait que dire la guerre non religieuse dépend entièrement de ce que l’on entend par religieux. Olivier Chaline, dans son livre sur la Montagne Blanche, a replacé la ferveur catholique au cœur même du combat du 8 novembre 1620, jusqu’au mystique qui donne son sous-titre à l’ouvrage ; la bataille, rappelle Alain Tallon dans son compte rendu, ne dura que deux heures.
Le 21 juin 1621, vingt-sept chefs de la révolte sont exécutés sur la place de la Vieille Ville. Ferdinand II annule le Majestát, fait trancher le parchemin aux ciseaux, et la tradition veut que le sceau ait été brûlé. Le 18 juin 2009, pour le quatre-centième anniversaire, la charte a quitté quelques heures le bâtiment des Archives nationales, sa première sortie en plus de cinquante ans selon la radio publique tchèque, pour être exposée au rez-de-chaussée du palais Liechtenstein de Kampa pendant un colloque consacré à l’(in)tolérance dans l’histoire européenne.
Pour aller plus loin
Le 23 mai 1618 croise l’histoire de la bataille de la Montagne Blanche et de l’exécution de 1621, qui referment la révolte des états. Il rejoint aussi la trajectoire d’Albrecht de Wallenstein, enrichi par l’héritage Smiřický et les confiscations, ainsi que la paix de Westphalie, où la question des libertés confessionnelles des sujets des Habsbourg resta pendante.
Le 23 mai 1618, à Prague, des nobles protestants jettent par une fenêtre du château deux hauts responsables catholiques et leur secrétaire. Les trois hommes survivent. On présente souvent ce geste comme le début de la guerre de Trente Ans. L’histoire réelle est plus précise, et plus discutée, que la légende.
Une salle, trois hommes, une fenêtre
Ce matin-là, un groupe de seigneurs protestants monte au château de Prague et entre dans la chancellerie, le bureau où travaillent les régents qui gouvernent la Bohême en l’absence du roi, installé à Vienne. Ils n’y trouvent que quatre régents. Deux sont laissés tranquilles.
Les deux autres, Vilém Slavata et Jaroslav Bořita de Martinic, sont accusés d’avoir troublé la paix du royaume. On les jette par la fenêtre, l’un après l’autre. Le secrétaire Filip Fabricius, qui prend leur défense, subit le même sort. Des coups de feu sont tirés sur eux depuis les fenêtres. Martinic et Slavata se réfugient chez une grande dame de la ville, Polyxena de Lobkowicz, qui refuse de les livrer. Fabricius s’enfuit à Vienne prévenir la cour.
La querelle avait aussi un côté personnel. Le chef des protestants, Thurn, venait de perdre au profit de Martinic une charge qui rapportait beaucoup d’argent.
Une charte de 1609
Les nobles disent défendre un texte précis. En 1609, l’empereur Rodolphe II avait signé une charte, appelée Majestát, qui garantissait la liberté de culte aux protestants de Bohême. Elle leur permettait aussi d’élire trente « défenseurs » chargés de la faire respecter. L’original, sur parchemin, est encore conservé aux Archives nationales à Prague.
Deux églises protestantes posent alors problème. L’une est fermée, l’autre démolie. Les protestants y voient une violation de la charte. Les catholiques répondent que ces églises se trouvaient sur des terres appartenant à l’Église, et que leurs propriétaires pouvaient en décider.
Le geste n’est pas improvisé. La veille au soir, un petit groupe se réunit dans un palais de la ville et décide de passer à l’action. Les Pragois connaissaient ce procédé. En 1419 déjà, des conseillers municipaux avaient été jetés par les fenêtres de l’hôtel de ville.
Un texte imprimé en deux jours
Deux jours après la défenestration, les protestants publient un long texte pour se justifier, l’Apologie. Ils y expliquent qu’ils n’en veulent pas au souverain, seulement à ses mauvais conseillers. Le texte est imprimé en tchèque, en allemand, en néerlandais et en latin, pour chercher des soutiens à l’étranger.
Un texte juridique de cette taille, rédigé et imprimé en si peu de temps, avait sans doute été préparé avant le jour de l’action. Une seconde Apologie, plus longue, paraît à la fin de l’année. Beaucoup de ses exemplaires n’ont jamais été ouverts.
Pourquoi ils ont survécu
On estime la chute à environ dix-sept mètres. Chaque camp a son explication. Pour les catholiques, la Vierge Marie a sauvé les régents, et Slavata fait peindre un tableau pour la remercier. Il est toujours exposé dans son ancien château de Jindřichův Hradec.
Pour les protestants, les hommes seraient tombés sur un tas de fumier. C’est la version la plus connue, mais les images de l’époque qui la montrent sont rares. Aujourd’hui, la plupart des spécialistes pensent plutôt que les corps ont glissé le long de la pente du fossé, ce qui a amorti le choc.
Deux obélisques de pierre marquent encore l’endroit, dans un jardin au pied du château. Quant au secrétaire Fabricius, l’empereur le récompense plus tard en l’anoblissant sous le nom « de Hohenfall », qui veut dire « de la haute chute ».
Une guerre de religion ?
On a longtemps vu dans cette affaire le début d’une grande guerre entre catholiques et protestants. Un historien, Peter H. Wilson, pense autrement. Pour lui, la guerre portait surtout sur l’organisation politique de l’Empire, et rien ne la rendait inévitable en 1618, car l’empereur de l’époque était encore prêt à négocier.
D’autres historiens rappellent que les acteurs eux-mêmes parlaient de religion, et que la foi comptait aussi sur les champs de bataille.
La révolte est écrasée en 1620 à la bataille de la Montagne Blanche, près de Prague. En 1621, vingt-sept de ses chefs sont exécutés. Le nouvel empereur annule la charte de 1609 et fait couper le parchemin. Le parchemin coupé est toujours conservé aux Archives nationales de Prague.
Le détail des mémoires de Slavata, de la date selon les calendriers et du débat entre historiens occupe l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Majestát de Rodolphe II sur la liberté religieuse, château de Prague, 9 juillet 1609, original sur parchemin en tchèque, garantie de la liberté religieuse, remise de l’université et autorisation d’élire trente défenseurs, un sceau appendu perdu Národní archiv, Prague, fonds Archiv České koruny 1158-1935, inv. č. 2293
- Mandat de Rodolphe II sur l’introduction du nouveau calendrier dans le royaume de Bohême, château de Prague, 3 décembre 1583, copie contemporaine, manuscrit n° 1080 des archives de la ville de Prague édition Sněmy české, pièce n° 244 de l’année 1583
- Apologia, Oder entschuldigungs Schrifft, Aus alle drey Stende des löblichen Königreiches Bohaimb, sub utraq[ue], ein Defension werck anstellen müssen, Alten Stadt Prag, Samuel Adam von Weleßlawin, 1618, 14 feuillets non numérotés, édition allemande de la première Apologie des états Knihovna Vojenského historického ústavu, Prague
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Vilém Slavata z Chlumu a Košumberka, Paměti nejvyššího kancléře království českého Viléma hraběte Slavaty z Chlumu a z Košumberka, éd. Josef Jireček, vol. 1 (1608-1609, 1618-1619), Prague, 1866, récit de la défenestration du 23 mai 1618
- Matthäus Merian l’Ancien, Prager Fenstersturz 1618, gravure sur cuivre, 140 × 103 mm, dans Theatrum Europaeum, vol. 1, Francfort-sur-le-Main, édition de 1662, p. 16 exemplaire numérisé de l’Universitätsbibliothek Augsburg, cote 02/IV.13,2.26-1
- Zázračné zachránění českých pánů, tableau votif commandé par Vilém Slavata Státní hrad a zámek Jindřichův Hradec, salles d’apparat de l’Adamovo stavení (circuit A), Národní památkový ústav
- Aile Louis (Ludvíkovo křídlo) du vieux palais royal, salles de la chancellerie de Bohême Pražský hrad, Prague
- Deux obélisques de grès du premier baroque au pied de l’aile Louis jardin Na Valech, jardins du Sud du Pražský hrad, Prague
Bibliographie
- Peter H. Wilson, The Thirty Years War : Europe’s Tragedy, Cambridge (Massachusetts), 2009, xxii + 996 p. ; éd. britannique Europe’s Tragedy : A History of the Thirty Years War, Londres, Allen Lane, 2009 Belknap Press of Harvard University Press
- Compte rendu de Peter H. Wilson, The Thirty Years War : Europe’s Tragedy, American Historical Review 115 (5), 2010, p. 1518 American Historical Review
- Olivier Chaline, La Bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620). Un mystique chez les guerriers, Paris, 2000, 623 p., ISBN 978-2-911606-30-4 Noesis
- Alain Tallon, compte rendu de O. Chaline, La Bataille de la Montagne Blanche, Revue d’histoire moderne et contemporaine 49 (3), 2002, p. 211-213, DOI 10,3917/rhmc.493,0211 Revue d’histoire moderne et contemporainehttps://doi.org/10.3917/rhmc.493.0211
- Jan Kilián, Filip Fabricius z Rosenfeldu a Hohenfallu. Život, rod a dílo defenestrovaného sekretáře, České Budějovice, 2005, 437 p., ISBN 80-86829-09-X Veduta
- Jan Kilián, « Fabricius z Rosenfeldu a Hohenfallu, Filip », Biografický slovník českých zemí 16, Prague, 2013, p. 42 Historický ústav AV ČR
Sources en ligne
- « Třetí pražská defenestrace a začátek třicetileté války », Klára Andresová, 29 mai 2018 Vojenský historický ústav Prahahttps://www.vhu.cz/treti-prazska-defenestrace-a-zacatek-tricetilete-valky/
- « Apologia, Oder entschuldigungs Schrifft », fiche de la bibliothèque Vojenský historický ústav Prahahttps://www.vhu.cz/exhibit/apologia-oder-entschuldigungs-schrifft/
- « Národní kulturní památky v archivnictví » Ministerstvo vnitra České republikyhttps://www.mvcr.cz/mvcren/article/narodni-kulturni-pamatky-v-archivnictvi.aspx
- « Rudolfův majestát 1609 » Místa reformacehttps://mistareformace.cz/cs/m/rudolfuv-majestat-1609
- « Majestát císaře Rudolfa byl po letech k vidění v Lichtenštejnském paláci » Radio Prague Internationalhttps://cesky.radio.cz/majestat-cisare-rudolfa-byl-po-letech-k-videni-v-lichtenstejnskem-palaci-8583670
- « Intolerance pozvanka », invitation au colloque (In)Tolerance v evropských dějinách, palais Liechtenstein, 18 juin 2009 Filosofický ústav AV ČRhttps://www.flu.cas.cz/images/akce/konference_workshopy/2009/Intolerance_pozvanka.pdf
- « 406. schůzka : Praha, defenestrace, pořadové číslo 3. », lecture commentée des mémoires de Slavata Český rozhlas Dvojkahttps://dvojka.rozhlas.cz/406-schuzka-praha-defenestrace-poradove-cislo-3-7939329
- « Zahrady Pražského hradu » Prague City Tourismhttps://prague.eu/cs/objevujte/zahrady-prazskeho-hradu/
- « Jindřichův Hradec – hrad a zámek » Národní památkový ústavhttp://previous.npu.cz/sights/hrad-zamek-jindrichuvhradec/
- « Historie » Státní hrad a zámek Jindřichův Hradechttps://www.zamek-jindrichuvhradec.cz/cs/o-zamku/historie
- « Prager Fenstersturz », notice d’image Europäische Geschichte Online, Leibniz-Institut für Europäische Geschichtehttps://www.ieg-ego.eu/de/mediainfo/prager-fenstersturz
- « FABRICIUS z Rosenfeldu a Hohenfallu Filip ?1570–1632 » Biografický slovník českých zemí, Historický ústav AV ČRhttps://biography.hiu.cas.cz/wiki/FABRICIUS_z_Rosenfeldu_a_Hohenfallu_Filip_%3F1570%E2%80%931632
- « 244. Mandát císaře Rudolfa II. o zavedení nového kalendáře v království Českém » Sněmy české, bibliothèque numérique de la Chambre des députéshttps://psp.cz/eknih/snemy/v060/1583/t024400.htm
- « Prednaska 4 », séminaire de sciences auxiliaires de l’histoire, dates d’adoption du calendrier grégorien Slezská univerzita v Opavěhttps://is.slu.cz/el/fpf/leto2024/UHVHMBP008/5512834/Prednaska_4.pdf
- « Windows Onto History : The Defenestrations of Prague (1419–1997) », Thom Sliwowski, 2024 The Public Domain Reviewhttps://publicdomainreview.org/essay/windows-onto-history/
- « Olivier Chaline, La bataille de la Montagne Blanche (8 nov. 1620). Un mystique chez les guerriers », compte rendu d’Alain Tallon Cairn.infohttps://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2002-3-page-211.htm
- « Peter H. Wilson. The Thirty Years War : Europe’s Tragedy », compte rendu The American Historical Review, Oxford Academichttps://academic.oup.com/ahr/article-abstract/115/5/1518/42966
- « The Thirty Years War : Europe’s Tragedy » JSTORhttps://www.jstor.org/stable/j.ctv2sp3dtg




_MET_DP-16116-038.jpg?width=500)

_-_Lucrezia_Borgia%2C_Duchess_of_Ferrara_-_Google_Art_Project.jpg?width=500)





.jpg?width=500)
