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L’Éloge de la folie d’Érasme, ou le procès du sage par la Folie

Ji-Elle / Wikimedia Commons
9 min de lecture29 sources vérifiées
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Quelqu’un monte sur scène au milieu de la représentation et arrache aux acteurs leurs masques, pour montrer à la salle les visages véritables. Le roi en pourpre redevient un pauvre diable, la femme est un garçon et le dieu un figurant. Tout s’effondre, parce que c’était le masque qui tenait le spectacle debout.

Le public, venu pour la fable, lapide l’importun et le chasse du théâtre.

L’expérience de pensée se lit dans une déclamation latine imprimée à Paris en 1511 chez Gilles de Gourmont, sous le titre grec de Moriae encomium. Celle qui la conduit se nomme Stultitia, la Folie, et elle tient seule la tribune du premier mot au dernier. Érasme ne prend la parole nulle part dans son propre livre.

Un genre grec pour un jeu de mots anglais

La lettre dédicatoire raconte la genèse. Revenant d’Italie vers l’Angleterre en 1509, Érasme occupe les heures passées à cheval à penser aux amis qu’il va retrouver, Thomas More au premier rang, et le nom de More appelle le grec môria, la sottise. Arrivé chez son hôte, à Londres, il écrit le tout en un peu plus d’une semaine, et le titre joue dès lors dans les deux sens, éloge de la Folie et éloge de More. Le genre, lui, existait déjà et il avait ses règles. L’éloge paradoxal loue ce qui ne mérite aucune louange, et Érasme aligne ses précédents pour couper court au reproche de frivolité : Homère a chanté la guerre des grenouilles et des rats, Virgile le moucheron, Ovide la noix, Polycrate le tyran Busiris, Glaucon l’injustice, Favorinus la fièvre quarte, Synésius la calvitie, Lucien la mouche et le parasite, Sénèque l’apothéose de Claude.

Deux phrases de la même lettre commandent toute la lecture. Ayant fait parler un personnage, écrit Érasme, il fallait servir la convenance de ce personnage. Puis vient la formule qu’on devrait garder en main, Stultitiam laudauimus, sed non omnino stulte, nous avons loué la Folie, mais pas tout à fait follement.

La lettre est datée Ex rure, le cinquième jour avant les ides de juin, et porte un millésime, 1508, qui n’apparaît dans aucune impression avant l’édition Froben de 1522. P. S. Allen la classe en 1511, l’année où le livre est sous presse près de Paris. Érasme, lui, confirme le récit de composition en écrivant à Johann Botzheim en janvier 1523 qu’il a joué la Moria chez Thomas More, au retour d’Italie.

Le texte n’a ensuite pas cessé de grossir. Trente-six éditions latines paraissent du vivant de l’auteur, toutes collationnées par Clarence Miller, et les ajouts de 1514 durcissent nettement les pages sur les théologiens et les moines. Les chapitres cités ici suivent la numérotation des éditions modernes, qui remonte au XVIIIᵉ siècle. Des deux traductions françaises courantes, celle de Claude Blum rend mieux l’oralité de la déclamation que celle de Pierre de Nolhac, parce qu’elle garde les reprises d’une oratrice qui s’écoute parler.

Le sage stoïcien ne sait pas vivre

La Folie commence par accepter la définition stoïcienne, avant de la retourner. Est sage, disent les stoïciens, celui que la raison conduit ; est fou celui que les affects emportent. Soit. Elle demande alors ce que Jupiter a réellement mis dans l’homme, et répond que la raison y pèse une demi-once quand les passions y pèsent un as entier, soit douze onces. Elle ajoute que la raison a été reléguée dans un coin étroit de la tête, tandis que la colère occupe la poitrine et le désir tout le bas du corps.

Contre qui l’argument se construit, elle le dit sans détour. Sénèque est nommé, pour avoir retiré au sage jusqu’au dernier affect. En procédant ainsi, écrit-elle, il n’a plus laissé un homme debout, il a dressé une statue de marbre, sourde à tout sentiment humain. Quelle cité voudrait d’un pareil magistrat, quelle armée d’un pareil général, et quelle femme d’un pareil mari ?

L’attaque atteint jusqu’au patron du genre philosophique. La Folie rappelle que Socrate, déclaré sage par l’oracle, s’est essayé une fois à parler devant le peuple et s’est retiré sous les rires. Puis elle renverse la formule des rois philosophes. Consultez les historiens, dit-elle, vous ne trouverez pas de princes plus funestes à leur État que les lettrés.

Arracher les masques

Pour donner la raison de fond, la Folie emprunte une image à Alcibiade. Dans le Banquet, en 215a, Alcibiade compare Socrate à ces figurines de bois qu’on appelait silènes, grotesques quand elles restaient fermées, et qui s’ouvraient sur un dieu. Érasme en a fait l’adage 2201, Sileni Alcibiadis. Toutes les choses humaines, dit-elle après lui, ont deux faces fort dissemblables, et qui ouvre le silène trouve la pauvreté sous la richesse et l’esclavage sous la couronne.

L’image du théâtre prolonge celle du silène. Si quelqu’un, poursuit-elle, voulait arracher leurs masques aux acteurs en pleine représentation et montrer aux spectateurs leurs vrais visages, il renverserait la fable entière, et on aurait raison de le chasser du théâtre à coups de pierres comme un possédé. Or la vie des mortels n’est rien d’autre qu’une fable où chacun s’avance couvert d’un masque et joue sa partie, jusqu’à ce que le maître de chœur le fasse sortir de scène. Le mot latin est fabula, qui dit à la fois la pièce jouée et l’histoire racontée, et le masque, persona, est celui-là même qui a donné en droit romain la personne. De là vient la conclusion, qui est la thèse centrale du livre. La vraie prudence, pour un mortel, consiste à ne pas vouloir savoir au-delà de sa condition, et à fermer volontiers les yeux avec le reste des hommes, ou à se tromper avec eux de bonne grâce. Rien n’est plus sot qu’une sagesse à contretemps, rien n’est plus imprudent qu’une prudence de travers. La Folie concède aussitôt le point qu’on va lui opposer. Qu’on appelle cela folie, elle l’accorde, à condition qu’on accorde en retour que cela s’appelle jouer la fable de la vie. Elle en tire enfin un corollaire sur l’amour de soi, la philautia, cette complaisance envers soi-même qu’elle présente comme sa sœur : retirez-la, et l’orateur se glace en pleine action, le musicien n’a plus de public, l’acteur se fait siffler, et le peintre s’ennuie devant sa toile.

La démonstration atteint son point le plus provocant quand elle prend Platon à revers. Quelle différence, demande la Folie, entre ceux qui admirent les ombres dans la caverne et le sage sorti au grand jour, si les premiers ne désirent rien de plus ? Aucune, répond-elle, ou alors la condition des fous est préférable, parce que leur bonheur se partage avec le plus grand nombre.

Le raisonnement se vérifie dans la vie ordinaire. L’amitié demande qu’on cligne des yeux sur les défauts de l’ami, et le mariage tiendrait mal si le mari savait tout. Aucune société durable ne se maintient sans un peu de ce miel.

Au passage, l’oratrice recrute. Elle compte les Brabançons parmi ses fidèles, au motif qu’ils deviennent plus sots en vieillissant, puis elle revendique les Hollandais ; Érasme, né à Rotterdam, se range dans le lot.

Dorp objecte, Érasme répond

En septembre 1514, un théologien de Louvain écrit à Érasme pour lui dire que le livre est allé trop loin. Maarten van Dorp, de vingt ans son cadet et admirateur de l’auteur, lui reproche sa dureté envers les moines et les clercs, et juge que les dernières pages tournent la religion en dérision. Son conseil est amical. Qu’Érasme écrive maintenant un Éloge de la Sagesse, et le malentendu sera dissipé.

La réponse part d’Anvers en 1515 et occupe une lettre entière, la 337 de la correspondance éditée par Allen. Érasme y soutient que la Moria vise exactement le but de l’Enchiridion militis christiani de 1503, et que seule la manière diffère, le badinage tenant lieu d’exposé direct. Il ajoute qu’il n’a nommé personne, que les théologiens sont les seuls à s’être crus visés, et que la folie dont il parle à la fin n’est pas la sottise ordinaire mais celle que Paul appelle folie de la croix. Sur le procédé, il invoque un précédent platonicien, puisque Socrate se voile la tête avant de parler de l’amour.

Thomas More écrivit de son côté à Dorp, qui se laissa convaincre. La lettre d’Érasme fut imprimée à la suite de la Moria dès l’édition bâloise de 1516 et a fini par faire corps avec le livre. Elle donne l’intention de l’auteur. Elle ne dit pas où finit la Folie et où commence Érasme, et c’est la difficulté que les lecteurs se transmettent depuis. Hans Trapman observe que l’oratrice sort fréquemment de son rôle, surtout dans les pages ajoutées en 1514.

Sur la composition, le désaccord est ancien. A. E. Douglas y voyait une improvisation brillante, sans art et inégale, jugement que Trapman rapporte en notant qu’il est resté isolé. Clarence Miller a soutenu au contraire, en 1974, que la déclamation obéit à une unité de structure.

Quand la Folie cite saint Paul

Les dernières pages changent de régime sans changer de voix. La Folie y soutient que la religion chrétienne a de la parenté avec une certaine folie, et elle s’appuie sur la première épître aux Corinthiens, où Paul écrit que ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes. Le Christ lui-même, ajoute-t-elle, qui est la sagesse du Père, s’est fait en quelque manière fou en prenant la nature humaine.

Le mouvement s’achève sur la piété comprise comme une sortie de soi. L’homme pieux fuit en tout ce qui tient au corps et se laisse emporter vers ce qui ne se voit pas ; ceux qui en reçoivent ici un avant-goût passent pour insensés, et le texte assume le mot. Puis l’oratrice congédie son auditoire. Valete, plaudite, vivite, bibite, Moriae celeberrimi Mystae, portez-vous bien, applaudissez, vivez et buvez, très fameux initiés de la Folie.

Ce que vaut cette fin partage les lecteurs depuis des générations. La lecture héritée des Lumières fait de la Moria une satire de l’Église et de la morale, et traite les dernières pages comme un appendice de précaution. En 1980, Michael Screech publie Ecstasy and the Praise of Folly et déplace le centre de gravité, en lisant la conclusion comme le sommet du livre et l’extase comme son objet véritable. Walter Kaiser, dès 1963, avait rattaché la folie paulinienne à l’antistoïcisme du reste du texte. Trapman observe pour sa part que le déplacement est demeuré confiné aux spécialistes, et que la question reste entière, sommet ou supplément. Léon-E. Halkin, en 1989, intitulait sa communication à l’Académie royale de Belgique « Une énigme de l’histoire littéraire ».

Rien dans le texte ne permet de trancher, et deux faits matériels expliquent l’embarras. Le livre a grossi pendant vingt ans, si bien que le lecteur de 1532 n’avait pas sous les yeux celui de 1511. Le découpage en soixante-huit chapitres, lui, est un geste d’éditeur du XVIIIᵉ siècle.

Un dernier signe mesure la difficulté. Dès 1515, quatre ans après la première impression, la Moria paraît accompagnée d’un commentaire presque aussi long qu’elle, du genre qu’on réservait aux auteurs de l’Antiquité, sous le nom du médecin et helléniste Gerard Lister ; J. Austin Gavin et Thomas M. Walsh ont rappelé qu’après l’édition bâloise il est devenu l’accompagnement standard du livre. Là où la Folie observe que les prêtres laissent volontiers la dévotion au peuple, et qu’ils le font par modestie, la note imprimée en marge avertit que le passage est ironique. Érasme a écrit une part de ce commentaire, il l’a reconnu dans une lettre, et l’on ignore laquelle. Le premier lecteur outillé du livre a donc reçu, imprimées dans la marge, des indications sur l’endroit où se tenait l’ironie, sans pouvoir savoir qu’une partie d’entre elles venait de l’auteur en personne.

Pour aller plus loin

Le sujet touche au stoïcisme, dont le sage sans affects est ici la cible principale. Il rejoint la caverne de Platon, que la Folie retourne en argument contre celui qui en sort, et l’Utopie de Thomas More, écrite cinq ans plus tard par le dédicataire.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Érasme, *Moriae encomium id est Stultitiae laus*, Paris, Gilles de Gourmont, 1511 ; texte latin de la déclamation, chapitres 16 (raison et affects), 19 à 22 (amitié, mariage, *philautia*), 24 (Socrate et les rois philosophes), 29 (silènes, théâtre, vraie prudence), 30 (Sénèque et la statue de marbre) et 45 (caverne de Platon), dans la numérotation des éditions modernes
  2. Érasme, lettre dédicatoire à Thomas More placée en tête du *Moriae encomium*, datée « Ex rure, quinto Idus Iunias » ; liste des éloges paradoxaux antiques et formule *Stultitiam laudauimus, sed non omnino stulte* Allen, *Opus epistolarum*, Ep. 222
  3. Érasme, *Moriae encomium*, section finale ; *Christus ipse, ut hominum stultitiae succurreret, cum sit sapientia Patris, quodammodo factus est stultus* et clausule *Valete, plaudite, vivite, bibite, Moriae celeberrimi Mystae*
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Sources primaires (suite)

  1. Maarten van Dorp, lettre à Érasme, Louvain, septembre 1514, sur la dureté du livre envers les moines et les clercs et sur sa conclusion Allen, Ep. 304 ; CWE 3
  2. Érasme, lettre à Maarten van Dorp, Anvers, 1515 ; identité de but avec l’*Enchiridion*, refus de nommer quiconque, folie de la croix, masque de la Folie et précédent de Socrate se voilant la tête Allen, Ep. 337, lignes 98-101 et 126-128 ; CWE 3
  3. Érasme, catalogue de ses œuvres adressé à Johann Botzheim, Bâle, 30 janvier 1523, *Moriam lusimus apud Thomam Morum, tum ex Italia reuersi* Allen, t. I, p. 19
  4. Érasme, *Adages*, adage 2201, *Sileni Alcibiadis*, texte latin ; description des figurines et renvoi au *Banquet*
  5. Platon, *Le Banquet*, 215a, pagination Stephanus ; Alcibiade compare Socrate aux silènes, passage cité par Érasme dans l’adage 2201
  6. Paul, *Première épître aux Corinthiens*, I, 25, sur la folie de Dieu plus sage que les hommes, invoquée dans la section finale de la *Moria*
  7. Gerard Lister (Gerardus Listrius) et Érasme, commentaire joint au *Moriae encomium*, Bâle, Froben, 1515 ; note signalant l’ironie du passage sur les prêtres et la dévotion
  8. Érasme, *Enchiridion militis christiani*, 1503, invoqué comme terme de comparaison dans la lettre à Dorp

Bibliographie

  1. Érasme, *Éloge de la Folie. Encomium Moriae. Stultitiae laus*, traduit, présenté et annoté par Claude Blum, dans *Érasme*, éd. C. Blum, A. Godin, J.-C. Margolin et D. Ménager, Paris, 1992, coll. « Bouquins » Robert Laffont
  2. Érasme, *Éloge de la folie*, traduction de Pierre de Nolhac, annotations de Maurice Rat, Paris, coll. GF Flammarion
  3. Desiderius Erasmus, *The Praise of Folly*, traduction, introduction et commentaire de Clarence H. Miller, New Haven et Londres, 1979 ; texte latin issu de la collation des trente-six éditions parues du vivant d’Érasme Yale University Press
  4. Clarence H. Miller, « Some Medieval Elements and Structural Unity in Erasmus’ The Praise of Folly », *Renaissance Quarterly* 27 (4), hiver 1974, p. 499-511, DOI 10,2307/2859948 Renaissance Society of Americahttps://doi.org/10.2307/2859948
  5. J. Austin Gavin et Thomas M. Walsh, « The Praise of Folly in Context : The Commentary of Girardus Listrius », *Renaissance Quarterly* 24, 1971 Renaissance Society of America
  6. M. A. Screech, *Ecstasy and the Praise of Folly*, Londres, 1980 Duckworth
  7. Walter Kaiser, *Praisers of Folly : Erasmus, Rabelais, Shakespeare*, Cambridge (Massachusetts), 1963 Harvard University Press
  8. P. S. Allen et alii (éd.), *Opus epistolarum Des. Erasmi Roterodami*, 12 volumes, Oxford, 1906-1958 Oxford University Press
  9. Hans Trapman, « Erasmus’ The Praise of Folly Printed Five Centuries Ago », *The Low Countries*, p. 170-177, traduction de Laura Watkinson Ons Erfdeel

Sources en ligne

  1. « Desiderius Erasmus » Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/erasmus/
  2. « Erasmus’ The Praise of Folly Printed Five Centuries Ago » The Low Countrieshttps://www.the-low-countries.com/wp-content/uploads/2024/08/170-177_TLC_Erasmus_LR.pdf
  3. « Erasmus : Moriæ Encomium » ; texte latin de la lettre à More et de la déclamation https://gmr.sourceforge.net/perseus/neo/erasmus_moriae_encomium.html
  4. « Sileni Alcibiadis », adage 2201, texte latin des *Adages* IHRIM, CNRShttp://ihrim.huma-num.fr/nmh/Erasmus/Proverbia/Adagium_2201.html
  5. « Some Medieval Elements and Structural Unity in Erasmus’ The Praise of Folly » Renaissance Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/renaissance-quarterly/article/abs/some-medieval-elements-and-structural-unity-in-erasmus-the-praise-of-folly/01A8CB733A966C69EDB0C4222D7B85C0
  6. « The Praise of Folly in Context : The Commentary of Girardus Listrius » Renaissance Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/renaissance-quarterly/article/abs/praise-of-folly-in-context-the-commentary-of-girardus-listrius/D6773F13B8C317083EB51B245A999E61
  7. « The Two Lost Years of Erasmus : Summary, Review, and Speculation » ; datation de la lettre dédicatoire Studies in the Renaissance, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/studies-in-the-renaissance/article/abs/two-lost-years-of-erasmus-summary-review-and-speculation-1/B2E5C78293B6A31A82632397C3D5A7DB
  8. « Une énigme de l’histoire littéraire : L’Éloge de la Folie », Léon-E. Halkin, *Bulletin de la Classe des lettres et des sciences morales et politiques*, tome 75, 1989, p. 191-210 Perséehttps://www.persee.fr/doc/barb_0001-4133_1989_num_75_1_55899
  9. « Moriae encomium, id est, Stulticiae laudatio, ludicra declamatione tractata », Bâle, Frobenius et Episcopius, 1540 Internet Archivehttps://archive.org/details/moriaeencomiumid00eras
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