L’acte d’accusation le plus détaillé contre Sénèque porte sa propre signature. Au chapitre 17 du De vita beata, il prête à un détracteur une longue série de griefs, une campagne mieux soignée que l’usage naturel ne l’exige, un vin plus vieux que son propriétaire, des arbres plantés pour la seule ombre, une épouse qui porte à ses oreilles le revenu d’une maison riche, des terres outre-mer et tant d’esclaves qu’il ne les connaît pas tous. Après quoi il annonce qu’il s’en adressera lui-même d’autres, plus nombreux qu’on ne pense.
« Qua sapientia »
Ancien questeur de Germanicus, Publius Suillius a été sous Claude un accusateur redouté qui vendait ses plaidoiries, dit Tacite (Annales, XIII, 42). Condamné en 58, il se retourne contre Sénèque, précepteur puis conseiller de Néron, et veut savoir par quelle sagesse, par quels préceptes de philosophes cet homme a pu réunir en quatre ans d’amitié impériale trois cents millions de sesterces, ter milies sestertium. À Rome, ajoute-t-il, les testaments et les gens sans héritier tombent dans ses filets comme du gibier, tandis que l’Italie et les provinces sont épuisées par une usure sans mesure. Le procès coûte à Suillius la moitié de ses biens et l’envoie aux Baléares (XIII, 43).
Dion Cassius reprend le chiffre (LXI, 10, 3) et dresse la liste des contradictions entre doctrine et conduite. Sénèque dénonce la tyrannie et instruit un tyran ; il blâme les riches et possède trois cents millions ; il condamne le luxe et sert ses banquets sur cinq cents tables de citre aux pieds d’ivoire, toutes semblables. Au livre suivant (LXII, 2, 1), il range parmi les causes du soulèvement de l’île de Bretagne un prêt de quarante millions de sesterces consenti par Sénèque aux habitants, rappelé d’un seul coup et recouvré avec dureté. Ces livres n’ont survécu que sous la forme d’un abrégé byzantin, et le caractère forcé du prêt repose sur un seul participe grec, akousin, « malgré eux », qu’Earnest Cary, traducteur de l’édition Loeb, juge peu satisfaisant en signalant une correction qui ferait lire « à leur demande ».
Tacite, lui, fait avouer l’intérêt à l’accusé.
Dans le discours qu’il compose pour l’année 62, Sénèque s’étonne devant Néron d’être devenu, lui, chevalier de province, propriétaire de jardins aux portes de Rome et gonflé d’intérêts sur une si large échelle, tam lato faenore (XIV, 53). Ces discours sont l’œuvre de l’historien, qui introduit la réponse de Néron par un « à peu près en ces termes », sic ferme (XIV, 55), et le passage montre seulement que Tacite tenait l’usure de Sénèque pour vraisemblable.
Proêgmena
Toute l’accusation suppose que la richesse soit un bien, et c’est précisément ce que la doctrine stoïcienne refuse. Seule la vertu est bonne, seul le vice est mauvais ; le reste, la vie, la santé, le plaisir, la beauté, la richesse, la réputation, ne profite ni ne nuit par lui-même (Diogène Laërce, Vies, VII, 102). L’argument, au paragraphe suivant, tient en une analogie. Le propre du chaud est de chauffer, le propre du bien est d’être utile ; or la richesse ne sert pas plus qu’elle ne nuit, et ce dont on peut faire un bon et un mauvais usage ne saurait être un bien (VII, 103). Sénèque reprend le raisonnement sous une forme plus nue au De vita beata (24, 5). Si les richesses étaient un bien, elles rendraient bons ceux qui les possèdent, et on les trouve chez les méchants. Pour autant, tous les indifférents ne se valent pas. Ceux qui ont une valeur se choisissent de préférence, ce sont les proêgmena, et la richesse y figure en toutes lettres, avec la renommée et la naissance (VII, 105-106). Le latin de Sénèque dit potiora, et on traduira « préférables » de préférence à « supérieurs », parce que le mot doit garder la trace du grec et un statut qui reste celui d’un indifférent. « Les richesses sont parmi les préférables », écrit-il (22, 4 ; nous traduisons, ici comme dans tout l’article pour le latin). Une image fait comprendre la thèse. Qu’on le place dans la demeure la plus opulente, il ne s’en estimera pas plus ; qu’on le jette sur le pont Sublicius au milieu des mendiants, il ne s’en méprisera pas, et il préfère pourtant la maison au pont (25, 1). Le sage, dit le chapitre 21, « n’aime pas les richesses, il les préfère », il les accueille dans sa maison et leur ferme son âme (21, 4), et la fortune ouvre à la libéralité ou à la magnificence un champ que la pauvreté leur refuse (22, 1). Le chapitre 22 donne le critère qui permet de savoir où l’on en est. Si mes richesses s’en vont, répond Sénèque à son contradicteur, elles n’emportent qu’elles-mêmes, alors que toi, privé des tiennes, tu te croiras abandonné de toi-même, car « mes richesses sont à moi, toi tu es à tes richesses » (22, 5).
L’école n’a jamais été unanime sur ce point. Posidonius, rapporte Diogène Laërce au même endroit, rangeait la santé et la richesse parmi les biens, tandis que Chrysippe énumérait les trois manières de gagner de l’argent qui conviennent au sage, la royauté, les amis et l’enseignement de la philosophie. Le détail vient de Plutarque, qui écrit vers 80 selon son éditeur Daniel Babut et le cite pour en rire dans son traité Sur les contradictions stoïciennes (chap. 20, 1043e) ; il y rapporte aussi le mot de quelques anciens, pour qui les « préférables » de Zénon ressemblaient à un vin tourné qu’on ne peut vendre ni comme vin ni comme vinaigre (chap. 30). Chez les modernes, Katja Vogt, dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, conteste la lecture qui prête à Sénèque un mépris des indifférents et soutient qu’ils gardent pour lui une valeur réelle, celle de matière de la délibération.
« Quod quisque agnoverit tollat »
Sénèque ne s’arrête pas à la doctrine. Au chapitre 23, il fixe les conditions d’une fortune de philosophe, qui peut être ample pourvu qu’elle ne soit « prise à personne ni tachée du sang d’autrui, gagnée sans tort fait à quiconque et sans trafic sordide » (23, 1). Puis il imagine une épreuve. Le riche ouvre sa maison, laisse entrer la cité tout entière et prononce la formule quod quisque agnoverit tollat, « que chacun emporte ce qu’il reconnaît pour sien ». S’il possède encore autant après le passage des visiteurs, il pourra être riche à découvert, sans rougir et sans se vanter (23, 2).
L’expérience déplace la question. Posséder n’est plus en cause, la doctrine l’autorise ; seule compte la manière dont l’argent est entré. Appliquée aux griefs de 58, l’épreuve trie. Un intérêt perçu sur un prêt conforme au droit, aucun visiteur ne viendrait le réclamer comme sien, alors qu’un héritage capté ou une créance imposée à des débiteurs qui n’en voulaient pas laisserait des réclamants dans l’atrium. L’épreuve frappe donc à l’endroit exact où les témoins sont les plus fragiles, un accusé qui attaque pour se défendre et un historien connu par abrégé, dont le grief le plus lourd dépend d’une leçon contestée.
Ni Tacite ni Dion ne donnent l’inventaire de ses biens, ni la plainte d’un seul débiteur nommé. Ce qu’aurait laissé la visite dans la maison de Sénèque, personne ne peut le dire.
Que les actes répondent aux paroles
L’objection la plus dure vient de Sénèque lui-même. Dans la vingtième lettre à Lucilius, il écrit que la philosophie enseigne à faire et tient pour le plus grand office du sage, et pour son signe, l’accord des actes et des paroles, ut verbis opera concordent (Lettres à Lucilius, 20, 2). La phrase suivante désigne les écarts à guetter, dîner frugalement et bâtir avec luxe, se montrer large envers soi et chiche envers les siens (20, 3). Mesuré à cette règle, l’auteur tombe sous le coup de son propre critère.
Le De vita beata répond par trois mots, non sum sapiens, « je ne suis pas un sage » (17, 3). Il promet seulement d’être meilleur que les méchants et de retrancher chaque jour quelque chose à ses vices. Platon, Épicure et Zénon ont essuyé le même reproche, ajoute-t-il, et tous disaient comment il fallait vivre, sans prétendre vivre ainsi eux-mêmes ; de virtute, non de me loquor, son sujet est la vertu, sa personne n’est pas en jeu (18, 1). Au chapitre 24, la distinction qui porte l’argument devient explicite, entre celui qui étudie la sagesse et celui qui l’a atteinte, le premier pouvant dire qu’il parle très bien et qu’il se roule encore dans le mal (24, 4). Vogt rattache cette figure du proficiens, celui qui progresse sans être arrivé, à une philosophie conçue comme pratique, et cite Paul Veyne, pour qui Sénèque n’a jamais professé une philosophie vulgarisée à l’usage d’un supposé esprit pratique des Romains.
Dion n’est pas désarmé par cette réponse, lui pour qui la conduite de Sénèque contredisait en tout point sa philosophie (LXI, 10, 2). Montaigne, si. Au chapitre 32 du livre II des Essais, il récuse Dion, historien inconstant qui loue Sénèque puis le traite d’usurier, préfère les historiens romains aux grecs, et juge les écrits du philosophe assez clairs sur ses richesses pour ne croire aucun témoin contraire ; Tacite, assure-t-il, parle très honorablement de sa vie et de sa mort. Or c’est Tacite qui transmet le chiffre de Suillius et qui place dans la bouche de Sénèque l’aveu de ses intérêts.
Le traité ne porte aucune date. Parmi les essais moraux de Sénèque, seul le De clementia se laisse dater avec quelque assurance, rappelle Vogt, et le texte du De vita beata s’interrompt au milieu d’un mot, à la fin du chapitre 28. On pense spontanément à une réponse écrite l’année du procès. Le nom de Suillius n’y figure pourtant pas, aucun fait de 58 n’y est mentionné, et tant que la date reste inconnue le rapprochement demeure une conjecture de lecteur.
Néron refuse
Quatre ans après le procès, Burrus meurt, et les adversaires de Sénèque reprennent auprès de Néron les griefs de Suillius, une fortune hors de mesure, des jardins et des villas qui rivalisent avec ceux du prince (Annales, XIV, 52). Dans le discours que lui prête Tacite, il prie l’empereur de faire administrer ses biens par ses procurateurs et de les reprendre dans sa propre fortune (XIV, 54). Néron refuse pour une raison politique. Si son maître rendait l’argent, dit-il, toutes les bouches parleraient de l’avidité de l’empereur et de la crainte qu’inspire sa cruauté (XIV, 56). Sénèque remercie, puis renonce aux foules du salut matinal et à l’escorte, et se montre rarement en ville.
Dion raconte autre chose. D’après lui, Sénèque avait cédé à Néron la totalité de ses biens, officiellement pour aider aux constructions de l’empereur (LXII, 25, 3), alors que le récit de Tacite, du refus de 62 jusqu’à la mort, ne mentionne aucun transfert. En 64, après l’incendie de Rome, Tacite rapporte encore, sur la foi d’un « on disait », que Sénèque demanda à se retirer à la campagne, se le vit refuser et feignit un mal de nerfs pour ne plus quitter sa chambre (XV, 45).
Les Lettres à Lucilius datent de ces dernières années, entre 62 et 65 selon Vogt. La dix-huitième s’ouvre sur décembre, quand la ville transpire dans les Saturnales et change de vêtement pour la fête, comme on ne le faisait autrefois qu’aux jours de deuil public (18, 1-2). Elle recommande ensuite de consacrer quelques jours à une nourriture minime et grossière, à un vêtement rude, pour se dire que c’était donc cela qu’on redoutait, hoc est quod timebatur (18, 5). Plus loin, Sénèque précise qu’il n’interdit pas à Lucilius de posséder, qu’il veut lui apprendre à posséder sans crainte, et que l’on ne possède ainsi qu’en se persuadant qu’on vivrait heureux sans ses biens (18, 13).
Les modernes restent partagés. James Romm, dans Dying Every Day (2014), refuse de choisir entre le saint et l’hypocrite, et Shadi Bartsch, qui a recensé le livre, résume son portrait en celui d’un homme pris au piège de son espoir d’amender Néron, une figure tragique.
Cerné par les soldats dans sa propriété du quatrième mille, Sénèque réclame les tablettes de son testament, et le centurion les lui refuse (XV, 62). Faute de pouvoir récompenser ses amis, il leur lègue la seule chose qui lui reste, et la plus belle, l’image de sa vie, imaginem vitae suae. Ses codicilles, rédigés au temps où il était encore très riche et très puissant, prescrivaient une crémation sans aucune cérémonie, et c’est ainsi qu’il fut brûlé (XV, 64). Sur le testament, Tacite n’en dit pas davantage, et le sort de la fortune se joue entre une phrase de Dion, qui la dit déjà livrée à Néron, et un récit des Annales resté muet sur ce point.
Pour aller plus loin
Ce débat rejoint la frontière stoïcienne entre ce qui dépend de nous et le reste, telle qu’Épictète la trace. Il croise aussi Épicure, que Sénèque défend dans le même traité contre la réputation de débauche faite à son école, et le cynisme de Démétrius, que le De vita beata cite comme l’homme que certains trouvaient encore trop riche alors qu’il s’interdisait même de demander.
Sénèque prêchait le mépris de l’argent et vivait au milieu des richesses. L’idée circule depuis l’Antiquité, et elle s’appuie sur des faits. Ce penseur romain du Iᵉʳ siècle a été le précepteur de l’empereur Néron, puis son conseiller. Il a écrit des livres sur le bonheur et sur la vertu. Ses ennemis lui ont reproché de démentir ses livres par sa vie.
Une question lancée en plein procès
L’attaque la plus célèbre éclate pendant un procès à Rome. Un homme puissant et corrompu, Suillius, vient d’être condamné. Avant de partir en exil, il se tourne contre Sénèque. Il lui demande quelle philosophie lui a permis d’amasser trois cents millions de sesterces en peu d’années. L’historien Tacite raconte la scène, tout en décrivant cet accusateur comme un homme qui vendait ses services.
Un autre historien, Dion Cassius, en rajoute. Il parle de cinq cents tables précieuses, toutes pareilles, aux pieds d’ivoire. Il affirme aussi que Sénèque avait prêté une grosse somme aux habitants de l’île de Bretagne, avant d’exiger d’un coup d’être remboursé. Cette dureté aurait aidé à déclencher une révolte.
Ces récits ont leurs faiblesses. L’œuvre de Dion n’a survécu, pour cette époque, que dans un résumé recopié bien plus tard. Et l’idée que les gens de l’île n’avaient pas voulu ce prêt repose sur un seul mot grec, dont le sens est discuté.
La valeur sans le bien
Pour juger Sénèque, il faut savoir ce que son école enseignait. Les stoïciens disent qu’une seule chose rend une vie bonne, et c’est la vertu. La santé, la beauté ou l’argent ne rendent personne meilleur. La preuve, disent-ils, c’est qu’on trouve des gens riches parmi les pires.
Ces choses ne font donc pas le bonheur et ne le détruisent pas non plus. Les stoïciens les appellent des indifférents. Certaines ont pourtant plus de valeur que d’autres, et l’on a le droit de les choisir. Ces choses qu’on peut garder sans faute portent le nom d’indifférents préférables, et l’argent en fait partie.
Sénèque l’illustre par une image. Qu’on l’installe dans la maison la plus riche ou qu’on le jette parmi les mendiants sur un pont de Rome, il ne s’estimera pas autrement. Il préfère quand même la maison. L’essentiel est de pouvoir perdre sa fortune sans se perdre soi-même.
L’épreuve de la porte ouverte
Sénèque propose même un test. Le riche ouvre sa porte à toute la ville. Chaque visiteur reprend ce qui lui appartient. Si la maison reste aussi pleine après leur départ, la fortune est honnête.
Ce test change la question. On ne demande plus si un philosophe a le droit d’être riche. On demande comment l’argent est arrivé chez lui. Or c’est sur ce point que les témoignages contre Sénèque sont les plus faibles, et personne ne sait ce que la visite aurait laissé dans sa maison.
À ceux qui l’accusent de vivre autrement qu’il ne parle, Sénèque répond qu’il n’est pas un sage. Il décrit la vertu comme un but, sans prétendre l’avoir atteint. Montaigne, au XVIᵉ siècle, a pris sa défense et refusé de croire Dion. Mais le chiffre du procès vient de Tacite, l’historien que Montaigne jugeait digne de foi.
Le cadeau refusé
En l’an 62, Sénèque tente de rendre ses biens. Il demande à Néron de reprendre ses jardins et ses villas. L’empereur refuse, car on parlerait alors de sa propre avidité. Sénèque réduit pourtant son train de vie et sort moins.
Dion raconte une autre version, où Sénèque aurait tout donné à l’empereur. Les deux historiens ne disent pas la même chose, et rien ne permet de trancher. Dans ses dernières lettres, Sénèque conseille de vivre quelques jours comme un pauvre. Le but est de constater que la pauvreté fait moins peur qu’on ne croit.
Les spécialistes restent divisés. Certains voient en lui un hypocrite. D’autres, comme James Romm, décrivent un homme piégé à la cour, qui espérait rendre Néron meilleur.
En l’an 65, Néron lui ordonne de mourir. Il demande à écrire ses dernières volontés, et l’officier envoyé par l’empereur lui refuse les tablettes.
La version complète donne les passages exacts de Tacite et de Dion, la querelle autour du mot grec qui ferait du prêt aux Bretons un prêt forcé, et la défense de Sénèque écrite par Montaigne dans les Essais.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Sénèque, *De vita beata* (*La Vie heureuse*), dédié à son frère Gallion, 13, 1 (défense d’Épicure) ; 17, 1-3 (griefs et réponse *non sum sapiens*) ; 18, 1 et 3 (Platon, Épicure, Zénon ; Démétrius le Cynique) ; 21, 4 ; 22, 1, 4 et 5 ; 23, 1-2 (l’épreuve de la maison ouverte) ; 24, 4-5 ; 25, 1 (le pont Sublicius) ; 28 (texte interrompu au milieu d’un mot) texte latin consulté sur The Latin Library ; traductions de la rédaction
- Sénèque, *Lettres à Lucilius*, 18, 1-2, 5 et 13 ; 20, 2-3 texte latin consulté sur The Latin Library ; traductions de la rédaction
- Tacite, *Annales*, XIII, 42-43 (procès de Suillius, *ter milies sestertium*) ; XIV, 52-56 (discours de 62, *tam lato faenore*, refus de Néron) ; XV, 45 (demande de retraite en 64) ; XV, 60-64 (mort de Sénèque, *imaginem vitae suae*, codicilles) texte latin consulté sur The Latin Library
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Sources primaires (suite)
- Dion Cassius, *Histoire romaine*, LXI, 10, 2-3 ; LXII, 2, 1 (prêt aux Bretons, leçon *akousin*) ; LXII, 25, 3 livres conservés sous forme d’abrégé ; trad. anglaise d’Earnest Cary, Loeb Classical Library, vol. VIII, 1925
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, VII, 102-106 (le bien, les indifférents, les *proêgmena* ; avis de Posidonius) trad. anglaise de R. D. Hicks, Loeb Classical Library, 1925
- Plutarque, *Sur les contradictions stoïciennes* (*De Stoicorum repugnantiis*), chap. 20, 1043e (les trois manières de gagner selon Chrysippe) et chap. 30 (les « préférables » de Zénon comparés à un vin tourné) trad. anglaise de William W. Goodwin, 1874 ; trad. française de Daniel Babut, voir bibliographie
- Michel de Montaigne, *Essais*, II, 32, « Défense de Sénèque et de Plutarque » texte de l’édition de 1595
Bibliographie
- Katja Vogt, « Seneca », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication 2007, révision substantielle 2024, sections 1 (chronologie des œuvres), 2,1 (le *proficiens*, citation de Paul Veyne) et 4,1 (valeur des indifférents préférables) Stanford University
- Paul Veyne, *Sénèque. Une introduction*, préface de Lucien Jerphagnon, Paris, 2007, 295 p., « Texto » – Tallandier ; trad. anglaise de David Sullivan, *Seneca : The Life of a Stoic*, New York, 2003 Routledge
- James Romm, *Dying Every Day : Seneca at the Court of Nero*, New York, 2014 Alfred A. Knopf
- Plutarque, *Œuvres morales*, t. XV, 1re partie, Traité 70, *Sur les contradictions stoïciennes*, texte établi par Michel Casevitz, traduit et commenté par Daniel Babut, Paris, 2004, 383 p., Collection des universités de France Les Belles Lettres
Sources en ligne
- « Seneca » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/seneca/
- « Seneca : On the Good Life » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/sen/sen.vita.shtml
- « Seneca : Epistulae Morales, Liber II » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/sen/seneca.ep2.shtml
- « Tacitus : Annales XIII » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/tacitus/tac.ann13.shtml
- « Tacitus : Annales XIV » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/tacitus/tac.ann14.shtml
- « Tacitus : Annales XV » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/tacitus/tac.ann15.shtml
- « Cassius Dio – Epitome of Book 61 » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Cassius_Dio/61*.html
- « Cassius Dio – Epitome of Book 62 » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Cassius_Dio/62*.html
- « Vitae philosophorum », Diogène Laërce, VII, 101-120, trad. R. D. Hicks Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/7.1.101-7.1.120
- « De Stoicorum repugnantiis », chap. 20 Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0007/tlg136/perseus-eng2/20
- « De Stoicorum repugnantiis », chap. 30 Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0007/tlg136/perseus-eng2/30
- « Defense de Senecque et de Plutarque » HyperEssays, édition en ligne des Essaishttps://www.hyperessays.net/pdf/gournay/montaigne-essays-book-II-chapter-32-US.pdf
- « Shadi Bartsch reviews James Romm’s Dying Every Day : Seneca at the Court of Nero » Critical Inquiry, University of Chicagohttps://criticalinquiry.uchicago.edu/shadi_bartsch_reviews_jamie_romm
- « Plutarque, Oeuvres morales » (BMCR 2005,02,34, sur la date de composition du traité) Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/?p=51979



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