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Petchenègues et Coumans : les nomades oubliés de l’Europe médiévale

Ethan Doyle White / Wikimedia Commons
9 min de lecture27 sources vérifiées
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Au sud de Budapest, entre le Danube et la Tisza, le deuxième parc national créé en Hongrie porte depuis 1975 le nom de Kiskunság, la Petite Coumanie. Au-delà de la Tisza s’étend une Nagykunság, la Grande Coumanie, et les panneaux de la région annoncent Kiskunhalas ou Kiskunfélegyháza, kun étant le nom hongrois des Coumans. Ce peuple de cavaliers turcophones, qu’on range volontiers avec les Petchenègues parmi les nomades oubliés de l’Europe, a laissé des noms qui se lisent encore depuis une voiture. Jusqu’à une réorganisation administrative de 1876, la Petite Coumanie a même conservé une large autonomie locale.

La Patzinakie vue de Constantinople

Vers 950, l’empereur Constantin VII rédige pour son fils Romain un manuel de gouvernement que la tradition appelle De administrando imperio. Les Petchenègues y ouvrent le texte. Dès les premiers chapitres, l’empereur explique qu’une paix entretenue avec eux protège Byzance, parce qu’ils peuvent tomber sur les Rus’, les Hongrois ou les Bulgares, et que les Rus’ eux-mêmes tiennent à rester en bons termes avec eux. Le chapitre 37 retrace l’histoire du peuple. Les Petchenègues vivaient d’abord sur l’Atil, la Volga, et sur le Geich. Cinquante ans avant la rédaction, Ouzes et Khazars les ont chassés, et ils ont pris aux « Turcs », nom que le traité donne aux Hongrois, le pays qu’ils tiennent depuis cinquante-cinq ans. La Patzinakie compte huit provinces sous autant de grands princes, et quarante districts confiés à des princes de moindre rang.

Les voisins paient cette position au prix fort. En 972, le prince de Kiev Sviatoslav, qui rentre de ses campagnes en Bulgarie, est surpris sur le Dniepr par le prince petchenègue Kouria, et le Récit des temps passés note à l’année 6480 que les vainqueurs firent de son crâne une coupe. La scène est célèbre, mais son plus ancien témoin manuscrit daté, le codex Laurentien de la Bibliothèque nationale de Russie, coté F.п.IV.2, n’a été copié qu’en 1377, quatre siècles après les faits. Le moine Laurent y travaillait à Nijni Novgorod pour le prince Dmitri Konstantinovitch, qui venait ce printemps-là de s’emparer de Bolgar, sur la Volga, ville vassale de Mamaï.

Ce tableau de frontière en feu, Petre Diaconu l’a nuancé en 1970 dans Les Petchénègues au Bas-Danube. En croisant textes, fouilles et monnaies, il a suivi leur avancée par infiltrations d’est en ouest, vers le Prut dans le premier tiers du Xᵉ siècle puis en Moldavie, et montré qu’au milieu du XIᵉ siècle Byzance entretenait avec eux des relations de bon voisinage sans cesser d’administrer la Dobroudja. Il avait écarté la toponymie, prudence que Marcel Émerit saluait dans les Annales en 1972. Le choix se défend encore, car un nom de lieu dit qu’un groupe est passé et presque jamais à quelle date.

« Telle est la nation scythe »

Dans l’Alexiade, Anne Comnène, fille de l’empereur Alexis Iᵉʳ, désigne les Petchenègues du nom de Scythes, emprunté à la géographie antique, et le mot fond des peuples successifs dans un seul type ancien. Au chapitre 5 du livre I, racontant la bataille de 1078 entre son père et le rebelle Nicéphore Bryenne, elle montre des auxiliaires scythes qui abandonnent la poursuite pour piller avant d’avoir achevé la déroute adverse, « car telle est la nation scythe ». La remarque vise une troupe et une journée, et la postérité en a tiré une nature. Le 29 avril 1091, à Lebounion, en Thrace, Alexis Iᵉʳ fond sur le camp petchenègue avec le renfort de cavaliers coumans. Au livre VIII, sa fille décrit un massacre si complet qu’un mot aurait couru ensuite, selon lequel les Scythes n’avaient pas vu le mois de mai à cause d’un seul jour. À la lire, un peuple entier disparaît en une journée.

Une trentaine d’années plus tard, ce peuple disparu repasse le Danube. Nicétas Choniatès place au printemps de la cinquième année du règne de Jean II une invasion petchenègue en Thrace, arrêtée près de Béroé, l’actuelle Stara Zagora, où les nomades se retranchent derrière un cercle de chariots. L’empereur le force, puis institue une action de grâces que Choniatès, qui écrit autour de 1200, appelle encore la fête des Petchenègues. Après ce choc, les sources byzantines cessent de les nommer comme un peuple en armes, et le sort de la plupart des survivants échappe aux textes.

Une statue tournée vers l’orient

Vers 1055, le Récit des temps passés montre les Polovtsy traitant avec le prince Vsevolod de Pereïaslavl. À l’année 6569, soit 1061, la chronique note que Vsevolod est battu par eux le 2 février, « premier mal venu des païens sans Dieu », et que leur prince s’appelait Iskal. Les Rus’ les nomment Polovtsy, les Hongrois Kun, les Latins Comani. Ceux qui restèrent dans la steppe après l’arrivée des Mongols furent absorbés, rappelle l’Encyclopaedia Iranica, dans les tribus tatares de l’État kiptchak du XIVᵉ siècle.

Cette étiquette religieuse a longtemps tenu lieu de portrait. En 2015, Elena Konyavskaya a relu les chroniques Laurentienne et Hypatienne pour la période antérieure aux Mongols. Elle y voit l’image évoluer d’une masse anonyme vers des individus et des groupes aux mobiles compréhensibles, parmi lesquels des alliés des princes et des parents par alliance. Les jugements restent négatifs ou neutres, et insistent d’abord sur la religion.

En 1253, Guillaume de Rubrouck, frère franciscain envoyé vers les Mongols avec une lettre de Louis IX, traverse les steppes au nord de la Crimée. De Soldaïa jusqu’au camp de Sartaq, il ne dort deux mois durant ni sous un toit ni sous une tente, et ne voit aucune ville, seulement des tombes coumanes en très grand nombre. Dans le chapitre qu’il consacre à la mort et à la sépulture, il décrit la coutume coumane d’élever un tumulus sur le défunt et d’y dresser sa statue, face à l’orient, une coupe à la main à hauteur du nombril. Beaucoup de ces figures de pierre ont survécu, et Aneta Gołębiowska-Tobiasz a publié en 2013 l’étude de celles que conserve le musée forestier de Veliko-Anadol, en Ukraine. Le même frère rapporte qu’à l’arrivée des Tatars, des Coumans réfugiés au bord de la mer en seraient venus à se dévorer entre eux.

Rubrouck n’a rien vu de cette scène. Il la tient d’un marchand.

Quarante mille, sans compter les maisonnées

Maître Roger, clerc italien établi en Hongrie, rédige après l’invasion mongole de 1241 son Carmen miserabile, la plainte sur la destruction du royaume. Au chapitre 2, Kouthen, roi des Coumans, fait savoir au roi Béla IV qu’il a battu deux fois les Tatars et qu’à la troisième, pris au dépourvu, il a dû tourner le dos ; si le roi veut l’accueillir et le garder libre, il entrera en Hongrie avec ses parents, ses amis et tous ses biens, et suivra la foi catholique. Béla, que la perspective de gagner tant d’âmes remplit de joie, envoie des frères prêcheurs, va l’attendre à la frontière avec une pompe dont personne ne gardait le souvenir, puis le fait conduire vers le milieu du royaume, parce que ces gens, écrit Roger, étaient durs et âpres et ne savaient pas se soumettre. Le chiffre qui a fait fortune arrive à la dernière ligne du chapitre, où l’on apprend que les nouveaux venus, sans compter leurs maisonnées, circa quadraginta milia dicebantur, étaient environ quarante mille, disait-on. La phrase laisse donc les familles hors du compte, et elle passe par un on-dit. Plusieurs récits modernes parlent pourtant de quarante mille familles, ce qui retourne la formule latine et gonfle l’effectif de toute la taille d’un foyer, sans que personne, à l’époque, ait jamais compté ni les hommes ni les tentes.

Au chapitre 24, Roger raconte la fin. La rumeur accuse Kouthen d’avoir attiré les Mongols, et la foule crie qu’il meure. Hongrois et Allemands en armes envahissent le palais où il est gardé près du roi ; ses hommes se défendent à l’arc, puis tous sont décapités et leurs têtes jetées par les fenêtres. Les uns accusent le duc d’Autriche, les autres le roi, qui avait été son parrain de baptême. Roger refuse de trancher et s’en remet au jugement de Dieu.

Les Coumans quittent alors le royaume vers la Bulgarie en ravageant le Srem, au sud. En 2016, Đura Hardi a réexaminé l’ampleur de ces destructions en notant que Roger, qui en fut frappé, n’avait séjourné dans la région ni avant ni après l’invasion. Une fois les Mongols repartis, Béla IV rappelle les Coumans. En 1279, sous le jeune Ladislas IV, fils d’une princesse coumane, le légat pontifical Philippe de Fermo fait adopter des lois qui leur ordonnent de quitter leurs tentes pour des maisons fixées au sol. Nora Berend, qui a étudié leur statut dans la Hongrie des Árpád, décrit une gamme de situations entre exclusion et intégration, que le baptême ne suffisait pas à fixer.

Tatar til

Le principal témoin écrit de la langue coumane dort à Venise, à la Biblioteca Nazionale Marciana, sous la cote Lat. Z. 549 (=1597). C’est un cahier de quatre-vingt-deux feuillets de papier, d’environ vingt centimètres sur quatorze, dont la première ligne porte la date de 1303. Il aligne des glossaires latins, persans et coumans, suivis de textes religieux. Selon la synthèse d’EHNE (histoire numérique de l’Europe), il a vraisemblablement été composé à Caffa, en Crimée, et sa première partie servait à des marchands génois, la seconde à des missionnaires actifs dans la Horde d’Or, alors en voie d’islamisation. Là où le texte latin parle de comanicum, le texte turc dit tatar til, la langue tatare.

Quand Sévérien Salaville le présente en 1911 dans les Échos d’Orient, c’est comme un manuscrit chrétien en dialecte turc, et la définition dit toute la difficulté, puisque la langue d’un peuple qui n’a pas laissé de chronique nous arrive ici par des étrangers, par les besoins d’étrangers qui voulaient commercer avec lui ou lui prêcher l’Évangile, de sorte que les mots conservés sont d’abord ceux du marché et de l’autel, et que ceux du troupeau, de la route saisonnière ou de la veillée funèbre au pied d’un tumulus n’y entrent que s’ils servaient à l’un ou à l’autre. István Vásáry ouvre son livre de 2005 sur ce constat, l’absence presque totale de sources indigènes.

Asen, Terter, Basarab

Vásáry défend dans ce même livre une thèse forte. Entre 1185 et 1365, la force militaire des Coumans puis des Tatars aurait été l’instrument de leur réussite politique dans les Balkans. Des Coumans auraient fondé trois dynasties bulgares successives, les Asénides, les Tertérides et les Chichmanides, ainsi que la dynastie valaque des Basarab.

L’origine coumane des Basarab reste discutée parmi les historiens, et l’argument le plus visible est un nom, que les auteurs d’une étude parue en 2012 dans PLOS ONE traduisent probablement par « père qui règne ». Cette équipe a tenté l’épreuve génétique sur le chromosome Y de vingt-neuf Roumains portant le nom de Basarab, comparés à quatre populations roumaines. Tous les haplogroupes relevés, c’est-à-dire les grandes lignées paternelles, sont courants en Roumanie et en Europe centrale et orientale, et aucune lignée d’Asie orientale n’apparaît. Porter un nom de famille ne prouve pas une descendance, ce que les auteurs admettent en notant que tous les porteurs du nom ne peuvent pas descendre de la dynastie.

L’absence de lignée asiatique ne permet donc pas, écrivent-ils, d’exclure une origine coumane. Vásáry lit dans ces dynasties la trace d’une aristocratie venue de la steppe ; l’équipe de Begoña Martínez-Cruz conclut de son côté que la dynastie valaque a mieux transmis son nom que ses gènes.

Pour aller plus loin

Sur les voisins sédentaires de la steppe, la Rus’ de Kiev et le premier empire bulgare. Byzance au centre du dossier : le Digeste de Justinien et, plus tard, Mehmed II et Constantinople. Pour la poussée mongole qui chasse les Coumans vers la Hongrie, la tombe de Gengis Khan.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Constantin VII Porphyrogénète, *De administrando imperio*, premiers chapitres (paix avec les Petchenègues) et chapitre 37 (origine et organisation de la Patzinakie), rédigé vers 950 éd. Gyula Moravcsik, trad. R. J. H. Jenkins, Washington, 1967, xii + 341 p., Dumbarton Oaks
  2. *Récit des temps passés* (*Povest’ vremennykh let*), années 6480 (972), vers 1055 et 6569 (1061), dans le codex Laurentien copié en 1377 à Nijni Novgorod par le moine Laurent, parchemin, 173 feuillets, 25 × 21 cm Bibliothèque nationale de Russie, Saint-Pétersbourg, F.п.IV.2
  3. Anne Comnène, *Alexiade*, livre I, chapitre 5 (les auxiliaires « scythes » de Nicéphore Bryenne) et livre VIII (bataille de Lebounion, 29 avril 1091) trad. anglaise d’Elizabeth A. S. Dawes, 1928
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Sources primaires (suite)

  1. Nicétas Choniatès, *Histoire*, règne de Jean II Comnène, invasion petchenègue de la cinquième année du règne et institution de la fête des Petchenègues trad. anglaise de Harry J. Magoulias, *O City of Byzantium : Annals of Niketas Choniates*, Detroit, 1984, Wayne State University Press
  2. Maître Roger (Rogerius de Apulia), *Carmen miserabile super destructione regni Hungariae per Tartaros*, chapitres 2 et 24 éd. L. Juhász, dans *Scriptores rerum Hungaricarum* II, Budapest, 1938, p. 543-588
  3. Guillaume de Rubrouck, *Itinerarium* (1253-1255), passage sur la traversée de Soldaïa au camp de Sartaq et chapitre sur la mort et la sépulture trad. anglaise de William W. Rockhill, Londres, 1900, Hakluyt Society
  4. *Codex Cumanicus*, 82 feuillets de papier, env. 20 × 14 cm, première ligne datée de 1303, glossaires latin, persan et couman, textes religieux Biblioteca Nazionale Marciana, Venise, Lat. Z. 549 (=1597)

Bibliographie

  1. Petre Diaconu, *Les Petchénègues au Bas-Danube*, Bucarest, 1970, 158 p., Bibliotheca Historica Romaniae 27 Éditions de l’Académie de la République socialiste de Roumanie
  2. Sévérien Salaville, « Un manuscrit chrétien en dialecte turc : le « Codex cumanicus » », *Échos d’Orient* 14 (90), 1911, p. 278-286, DOI 10,3406/rebyz.1911,3932 Échos d’Orienthttps://doi.org/10.3406/rebyz.1911.3932
  3. Nora Berend, *At the Gate of Christendom : Jews, Muslims and « Pagans » in Medieval Hungary, c. 1000-c. 1300*, Cambridge Studies in Medieval Life and Thought 50, Cambridge, 2001, xvii + 340 p. Cambridge University Press
  4. István Vásáry, *Cumans and Tatars : Oriental Military in the Pre-Ottoman Balkans, 1185-1365*, Cambridge, 2005, 246 p. Cambridge University Press
  5. Begoña Martínez-Cruz et alii, « Y-Chromosome Analysis in Individuals Bearing the Basarab Name of the First Dynasty of Wallachian Kings », *PLOS ONE* 7 (7), 2012, e41803, DOI 10,1371/journal.pone.0041803 PLOS ONEhttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0041803
  6. Aneta Gołębiowska-Tobiasz, *Monumental Polovtsian Statues in Eastern Europe. The Archaeology, Conservation and Protection*, 2013, 196 p., DOI 10,2478/9788376560298 De Gruyterhttps://doi.org/10.2478/9788376560298
  7. Elena L. Konyavskaya, « Polovtsians in the Early Chronicles : Assessments and Interpretations by the Chroniclers », *Slověne* 4 (1), 2015, p. 180-190 Slověne
  8. Đura Hardi, « Cumans and Mongols in the Region of Srem in 1241-1242 : A Discussion on the Extent of Devastation », *Istraživanja* 27, 2016, p. 84-105, DOI 10,19090/i.2016,27,84-105 Istraživanjahttps://doi.org/10.19090/i.2016.27.84-105

Sources en ligne

  1. « Kiskunság National Park » Kiskunsági Nemzeti Parkhttps://www.knp.hu/en/kiskunsag-national-park
  2. « Kiskun Emlékhely – Helyi értékek » Kiskun Emlékhely, Szankhttps://kiskunemlekhely.hu/en/
  3. « Kiskunság | region, Hungary » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/place/Kiskunsag
  4. « Constantine Porphyrogenitus, De Administrando Imperio », extraits de la traduction Moravcsik-Jenkins University of Washingtonhttps://faculty.washington.edu/dwaugh/rus/texts/constp.html
  5. « Laurentian Codex. 1377. About the Manuscript » Bibliothèque nationale de Russiehttps://expositions.nlr.ru/LaurentianCodex/eng/manuscript1.html
  6. « The Laurentian Chronicle 1377 », dossier d’inscription au registre Mémoire du monde UNESCOhttps://media.unesco.org/sites/default/files/webform/mow001/russian_federation_laurentian_chronicle_1377.pdf
  7. « Anna Comnena, The Alexiad, translated by Elizabeth A. S. Dawes » In parentheses Publications, York Universityhttps://www.yorku.ca/inpar/alexiad_dawes.pdf
  8. « Rogerius de Apulia, Carmen miserabile super destructione regni Hungariae per Tartaros », table des chapitres et texte latin Bibliotheca Augustanahttps://www.tha.de/~harsch/Chronologia/Lspost13/RogeriusApulus/rog_caco.html
  9. « William of Rubruck’s Account of the Mongols » University of Washington, Silk Road Seattlehttps://depts.washington.edu/silkroad/texts/rubruck.html
  10. « CODEX CUMANICUS » Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/codex-cumanicus/
  11. « Langues d’Islam à la Renaissance » Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europehttps://ehne.fr/fr/node/12374/printable/print
  12. « Petre Diaconu, Les Petchénègues au Bas-Danube », compte rendu de Marcel Émerit, *Annales. Économies, Sociétés, Civilisations* 27 (3), 1972, p. 789 Perséehttps://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1972_num_27_3_422536_t1_0789_0000_3
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