Partibus occiduis fulsit clarum decus orbis. « Dans les parties occidentales brillait un clair ornement du monde. » Le vers ouvre la Passion de saint Pélage, que Hrotsvit, chanoinesse de l’abbaye saxonne de Gandersheim, compose au milieu du Xᵉ siècle, et la ville qu’il célèbre est Cordoue. Hrotsvit ne l’a jamais vue. Elle tient son récit, écrit-elle dans une préface, d’un natif de la ville qui affirmait avoir vu le jeune martyr et connaître l’issue de l’affaire. Quelques dizaines de vers plus loin, le même poème prête aux maîtres de Cordoue des dieux d’or qu’il serait mortel d’insulter. C’est pourtant l’éloge de cette étrangère hostile que l’on cite encore pour faire de Cordoue au Xᵉ siècle la capitale de l’Occident.
« Partibus occiduis »
Le poème raconte le sort de Pélage, otage galicien remis à l’émir Abd al-Rahmân III, qui ne prendra le titre de calife qu’en 929, et exécuté, selon la date qu’on retient d’ordinaire, en 925. Dès les vers 7 à 27, l’éloge se retourne. Cordoue y est « auguste », opulente, gorgée des « sept fleuves de la sagesse », c’est-à-dire des arts libéraux, mais ce lustre est celui de la ville chrétienne d’avant 711 ; la conquête, poursuit Hrotsvit, l’a souillée d’un « rite barbare », et le souverain, souillé à son tour par la débauche, finit par faire lancer l’adolescent par-dessus les murs avec une machine de jet. Alicia Münch, qui a publié et commenté ces vers en 2021, rappelle qu’un prêtre cordouan nommé Raguel racontait la même mort autrement, avec un souverain qui offre d’abord à l’otage une charge à la cour en échange de sa conversion. Hrotsvit a coulé une affaire de cour dans le moule des passions romaines, où un tyran païen s’acharne sur un martyr resté vierge.
Le témoin cordouan est plausible. Dans les années 950, Otton Iᵉʳ et Abd al-Rahmân III échangent des ambassades, et des hommes venus d’al-Andalus atteignent au moins quatre fois la cour ottonienne, que Gandersheim, fondée par les ancêtres du roi, fréquente de près. Münch penche pour un membre de l’escorte du premier envoyé du calife, un évêque chrétien mort pendant la mission, sans pouvoir le prouver faute du moindre nom dans la préface.
La formule a connu une seconde carrière au XXᵉ siècle. Dès 1944, l’arabiste Évariste Lévi-Provençal écrivait que l’histoire de l’Espagne musulmane, sur bien des points, était celle de sa capitale. En 1948, le philologue Américo Castro, exilé aux États-Unis après la guerre civile, lançait dans España en su historia l’idée d’une convivencia des chrétiens, des juifs et des musulmans, qu’il situait surtout dans la Cordoue du Xᵉ siècle et dans les royaumes chrétiens du XIIIᵉ. En 2002, María Rosa Menocal, professeure à Yale, emprunte à Hrotsvit le titre de The Ornament of the World et sous-titre son livre sur une « culture de la tolérance » ; le texte était achevé au moment des attentats du 11 septembre 2001, et elle choisit de ne pas le retoucher. On gardera ici « ornement », plus proche du latin decus que le « joyau » de la traduction espagnole, qui ajoute au vers une pierre précieuse qu’il ne contient pas. Eduardo Manzano Moreno, qui retrace cette généalogie en 2013, range la convivencia parmi les concepts politiques, commodes pour parler du présent et fragiles dès qu’on les confronte aux sources du Xᵉ siècle.
Le mythe a même son accident de transcription. Dans le discours prononcé par Barack Obama à l’université du Caire en juin 2009, toutes les versions consultées par Manzano, y compris celle de la Maison-Blanche, situent la tradition de tolérance de l’islam en Andalousie et à Cordoue « pendant l’Inquisition », sans doute parce qu’une ligne s’est perdue en route.
Cinq mille hectares le long du Guadalquivir
Sur un point, l’archéologie a donné raison à l’éloge. Entre 2002 et 2011, une convention entre l’urbanisme municipal de Cordoue et l’université a encadré les fouilles préventives des nouveaux quartiers, et le sol a rendu des faubourgs entiers, les arrabales, avec leurs rues hiérarchisées, leurs égouts, leurs mosquées de quartier, leurs cimetières et leurs maisons à patio central, ainsi que de grands espaces dallés que l’on interprète, probablement à raison, comme des marchés. Juan F. Murillo Redondo, alors chef de l’office d’archéologie de l’urbanisme municipal, en a publié la synthèse en 2013. La médina héritée de Rome garde la grande mosquée et l’alcazar, mais elle devient une partie parmi d’autres d’une agglomération qui pousse le long des routes menant à Madînat al-Zahrâ, la ville palatine fondée en 936 à l’ouest de la capitale. Une part de cette croissance vient des conversions, car les chrétiens des grands domaines, devenus musulmans et salariés, réclament des mosquées, des bains et des cimetières à leur porte. À la mort d’al-Mansûr, l’Almanzor des chroniques chrétiennes, en 1002, l’agglomération s’étire sur dix kilomètres le long de la rive droite du Guadalquivir et couvre plus de 5 000 hectares. Parmi les métropoles de son temps, Murillo ne lui trouve qu’un équivalent, la Bagdad des Abbassides, et laisse loin derrière elle Le Caire fatimide. Manzano, que l’on ne peut soupçonner d’enthousiasme, ajoute l’argument de l’impôt, en rappelant que les sommes « astronomiques » levées par le fisc omeyyade font du califat la formation politique la plus puissante qu’ait connue la péninsule, et même l’Europe occidentale, depuis la fin de l’Empire romain.
Le nombre des habitants, lui, n’a laissé aucune trace comptable. Faute de recensement, chaque estimation multiplie une surface par une densité supposée. La presse cordouane a résumé l’état des calculs : appliquée aux quelque 800 hectares que beaucoup d’historiens attribuent à la ville proprement dite, hors Madînat al-Zahrâ, la densité de 348 habitants à l’hectare retenue pour les villes andalouses donne au moins 200 000 personnes, et d’autres historiens montent à un demi-million. L’écart entre ces 800 hectares et les 5 000 de Murillo tient sans doute à ce que l’on compte, jardins et domaines suburbains compris ou non. Le million d’habitants que répètent les guides ne s’appuie sur aucune mesure publiée.
L’arithmétique du bibliothécaire
Pour la bibliothèque d’al-Hakam II, calife de 961 à 976, le chiffre canonique est de 400 000 volumes. Il remonte à un témoignage que l’on rattache à Ibn Hazm, au XIᵉ siècle, et il s’accompagne d’un détail qui devait le rendre vérifiable, un catalogue de quarante-quatre registres de vingt pages ne donnant que des titres. David Wasserstein a fait la division au début des années 1990. Elle donne 227 titres sur chaque face de chaque page, sans que les lecteurs de la notice, pendant neuf siècles, s’en soient inquiétés. Le mot arabe que l’on traduit par volume, mujallad, reste d’ailleurs aussi vague que notre « livre ».
Un épisode mieux daté montre les limites de cette abondance. Le médecin cordouan Ibn Juljul, mort vers 994, raconte qu’en 948-949 (337 de l’hégire), « je crois », précise-t-il, l’empereur de Constantinople envoya au calife Abd al-Rahmân III un Dioscoride grec orné de peintures de plantes, avec l’histoire universelle d’Orose en latin. L’empereur prévenait que le traité ne servirait à rien sans un homme qui connût le grec et les drogues. Aucun chrétien de Cordoue ne lisait alors le grec ancien. Le calife demanda un maître capable de l’enseigner à quelques esclaves qu’on formerait comme traducteurs, et le moine Nicolas arriva en 951-952 (340 de l’hégire). Ce récit n’est connu qu’à travers le dictionnaire biographique des médecins d’Ibn Abî Usaybiʿa, et le nom qu’il donne à l’empereur, Romanos, désigne sans doute le fils que Constantin VII avait associé au trône.
Le Dioscoride grec du calife a donc attendu son lecteur plusieurs années, dans une ville réputée savante.
Orose eut une autre fortune. D’après Ibn Khaldûn, mort en 1406, le texte latin fut mis en arabe pour al-Hakam par le juge des chrétiens de Cordoue et par le savant musulman Qâsim ibn Asbagh ; comme ce dernier mourut en 951, dix ans avant l’avènement d’al-Hakam, il faut placer le travail au temps où celui-ci n’était qu’héritier, ou douter de la notice. La collection elle-même ne survécut pas intacte à son fondateur. Al-Mansûr, maître effectif du califat à partir de 978, fit brûler les ouvrages de philosophie, d’astrologie et de controverse doctrinale qu’elle contenait.
Hasday ibn Shaprût tient la plume
En 953, Otton Iᵉʳ envoie à Cordoue un moine lorrain, Jean de Gorze, porteur d’une réponse à une lettre du calife que la cour saxonne avait jugée blasphématoire. La Vie de Jean, écrite par Jean de Saint-Arnoul, le montre attendant son audience pendant près de trois ans et fait défiler les intermédiaires du palais. Hasday ibn Shaprût, médecin juif originaire de Jaén, sert Abd al-Rahmân III comme secrétaire, et non comme vizir, titre qu’on lui prête souvent à tort. Recemund, chrétien chargé des requêtes à la cour, reçoit l’évêché d’Elvira pour prix de son ambassade auprès d’Otton. Chapitre après chapitre, le calife passe du souverain sacrilège des premières pages à un prince réfléchi et respectueux, voire amical. Puis le texte s’arrête net, au moment où Jean se présente enfin devant le calife, et l’on ignore ce que se dirent le moine et le calife comme la manière dont Jean rentra en Lorraine.
Ceux qui défendent l’image d’une Cordoue tolérante ont des faits à produire. Un juif et un chrétien servent le calife sans renoncer à leur foi, un juge des chrétiens travaille à la traduction d’Orose aux côtés d’un savant musulman, et Hasday s’intéresse de près à celle du Dioscoride. Les élites juives et chrétiennes de la ville vivent en arabe, tout en gardant l’hébreu ou le latin, et cette arabisation profonde est un fait solide.
Manzano leur oppose le reste des sources. Les califes se posent en gardiens de l’orthodoxie, poursuivent les disciples du philosophe Ibn Masarra et ferment la porte à toute propagande chiite. Al-Hakam II menace de châtiments sévères le juge des chrétiens, Asbagh ibn Abd Allâh, pour avoir mal rendu les termes d’une ambassade chrétienne, épisode que conservent les annales palatines transmises par Ibn Hayyân. Employer des juifs et des chrétiens comme interprètes était courant, les punir quand ils échouaient l’était aussi, et pour Manzano l’éclat de la cour s’explique d’abord par l’argent que l’impôt y concentrait. Sur les communautés elles-mêmes, les sources se taisent presque entièrement ; on connaît Hasday et les poètes qu’il protège, mais on ignore la taille des communautés juives de l’époque califale, leur organisation, leur rôle et les dynamiques sociales qui les traversaient. Toute conclusion sur la société entière repose ainsi sur deux carrières de cour, celles d’un médecin juif et d’un évêque ambassadeur.
Madînat al-Zahrâ
Le titre de capitale tient donc par l’échelle et par l’argent, et les ambassadeurs de Constantinople comme ceux de Saxe font le voyage jusqu’au calife. Il vacille dès qu’on lui demande un Occident. Celui de Hrotsvit désigne une direction sur la carte, et la dynastie de Cordoue, restaurée en 756 à l’extrémité occidentale du monde islamique, mesurait d’abord son rang, selon toute apparence, à Bagdad et aux Fatimides d’Afrique du Nord. La construction ne dura guère. En 1009, les Cordouans se soulèvent contre les héritiers d’al-Mansûr, et Madînat al-Zahrâ, que l’UNESCO a inscrite en 2018 sur 111 hectares, est ravagée en 1009-1010 pendant la guerre civile qui emporte le califat, aboli en 1031. La ville palatine qu’al-Mansûr s’était fait bâtir à l’est, al-Zâhira, a été détruite si complètement que les archéologues n’en ont toujours pas retrouvé l’emplacement, qu’une étude de géomorphologie place probablement dans le méandre de l’Arenal.
Une boîte d’ivoire sortie des ateliers de Madînat al-Zahrâ tient toute cette histoire. Taillée dans une défense d’éléphant, haute de 18 centimètres, la pyxide porte en écriture coufique une bénédiction pour « al-Mughîra, fils de l’émir des croyants », avec l’année 357 de l’hégire, soit 967-968. Abd al-Rahmân III avait souhaité voir ce fils régner après al-Hakam II. En 976, à la mort de ce dernier, al-Mughîra est assassiné par Ibn Abî Âmir, le futur al-Mansûr, pour laisser le trône à un enfant de onze ans, Hishâm II, et Sophie Makariou a consacré en 2011 une étude à la mémoire refoulée de ce meurtre. Achetée par le Louvre en 1898 et inventoriée OA 4068, la pyxide est prêtée jusqu’au 31 juillet 2027 au Louvre Abu Dhabi, où on la voit dans la salle d’exposition permanente.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’histoire de la grande mosquée de Cordoue, agrandie par al-Hakam II puis par al-Mansûr, et celle des martyrs volontaires de Cordoue au IXᵉ siècle, auxquels Hrotsvit fait allusion. Il rejoint aussi les royaumes de taifas nés de l’effondrement du califat après 1031.
On lit souvent que Cordoue fut la première ville d’Europe. Elle se trouve au sud de l’Espagne, au bord du Guadalquivir. Au Xᵉ siècle, une dynastie musulmane y gouverne, face à de petits royaumes chrétiens installés au nord. Son souverain se proclame chef de la communauté des croyants, et ce titre se dit calife. Les éloges faits à sa capitale résistent-ils aux preuves ?
Un compliment venu de Saxe
On appelle souvent Cordoue l’ornement du monde. Une religieuse allemande a écrit ces mots à la même époque, dans un poème latin. Elle vivait dans une abbaye de Saxe et n’avait jamais vu Cordoue. Elle disait tenir son histoire d’un homme né là-bas.
Ce poème raconte la mort d’un jeune otage chrétien, tué sur l’ordre du souverain de Cordoue. L’éloge y vise surtout la ville chrétienne d’avant la conquête musulmane. Le poème prête aux nouveaux maîtres des dieux en or qu’on ne pouvait insulter sans risquer la mort. Le souverain y tient le rôle du tyran.
Bien plus tard, la formule a pris un autre sens. Une universitaire américaine en a fait le titre d’un livre. Cet ouvrage voit dans Cordoue une ville où musulmans, juifs et chrétiens vivaient dans la tolérance.
La ville sous les chantiers
Avant de bâtir de nouveaux quartiers, Cordoue a fait fouiller le terrain par des archéologues. Ils ont retrouvé des faubourgs entiers, avec leurs rues, leurs égouts, leurs mosquées et leurs maisons bâties autour d’une cour.
Au temps de sa plus grande extension, Cordoue s’étirait sur dix kilomètres le long du fleuve. Les archéologues ne lui trouvent alors qu’une rivale de même taille. C’était Bagdad, la ville des califes d’Orient.
Combien de gens vivaient là ? Personne ne les a jamais comptés. Les historiens partent de la surface bâtie et supposent un nombre d’habitants par hectare. Les calculs les plus bas donnent au moins deux cent mille personnes. D’autres montent jusqu’à un demi-million.
Le million d’habitants que citent les guides ne repose sur aucune mesure. La richesse de l’État, elle, ne fait guère de doute. Un historien espagnol rappelle que l’impôt rapportait au calife des sommes énormes. Selon lui, aucun pouvoir d’Europe de l’Ouest n’avait été aussi fort depuis la fin de l’Empire romain.
Des livres que personne ne pouvait lire
Le fils du premier calife possédait une grande bibliothèque. On lui prête quatre cent mille volumes. Son catalogue, dit-on, remplissait plusieurs dizaines de registres qui ne donnaient que des titres.
Un historien moderne a refait le calcul. Chaque face de chaque page aurait dû porter plus de deux cents titres. Pendant des siècles, aucun lecteur ne s’en était inquiété.
Une autre histoire montre les limites de cette bibliothèque. L’empereur de Constantinople offre un jour au premier calife un traité grec sur les plantes qui soignent, orné de peintures. Il prévient que le livre ne servira à rien sans un lecteur du grec. Or personne à Cordoue ne sait alors le lire. Le traité attend des années, jusqu’à l’arrivée d’un moine envoyé par l’empereur.
Plus tard, le nouveau maître de Cordoue fit brûler les livres de philosophie et d’astrologie de cette bibliothèque.
À la cour du calife
Le roi Otton envoie un jour un moine en ambassade à Cordoue. Le moine attend longtemps avant d’être reçu. Au palais, deux hommes l’aident. L’un est un médecin juif, secrétaire du calife. L’autre est un chrétien, fait évêque pour avoir porté un message au roi Otton.
Ceux qui parlent de tolérance s’appuient sur ces deux carrières. Ils ajoutent qu’un juge chrétien et un savant musulman ont traduit ensemble un livre latin d’histoire. Les élites juives et chrétiennes de la ville vivaient en arabe, et ce point ne fait pas débat.
L’historien espagnol Eduardo Manzano Moreno répond par d’autres faits. Les mêmes califes pourchassaient les disciples d’un philosophe jugé peu orthodoxe. Le fils du premier calife menaça même de punir le juge des chrétiens pour une traduction mal faite. Pour Manzano, l’éclat de la cour vient d’abord de l’argent de l’impôt. Sur les juifs et les chrétiens ordinaires, on ne sait presque rien.
Une petite boîte d’ivoire, sculptée dans les ateliers du palais, porte des vœux de bonheur pour un prince. Ce prince était un autre fils du premier calife, et son père voulait le voir régner. À la mort de son frère, un homme de cour, futur maître du pays, le fit assassiner pour mettre un enfant sur le trône. Au début du siècle suivant, une guerre civile ravagea le palais et emporta le califat.
La boîte appartient au Louvre, qui l’a prêtée au Louvre Abu Dhabi. On peut l’y voir jusqu’à l’été 2027, dans la salle des collections permanentes.
La version complète cite le vers latin de la religieuse saxonne et suit l’ambassadeur d’Otton jusqu’à la page où son récit s’arrête net.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Hrotsvit de Gandersheim, *Passio sancti Pelagii*, v. 7-27 (éloge de Cordoue) et v. 268-278 (mort de Pélage), dans *Hrotsvithae Opera*, éd. Paul von Winterfeld, MGH SS rer. Germ. 34, Berlin, 1965, p. 52-59 – Monumenta Germaniae Historica, Weidmann
- Hrotsvit de Gandersheim, préface du livre II (informateur natif de Cordoue), dans *Hrotsvithae Opera*, éd. Paul von Winterfeld, MGH SS rer. Germ. 34, Berlin, 1965, p. 105 – Monumenta Germaniae Historica, Weidmann
- Raguel, *Passio sancti Pelagii*, rédigée à Cordoue avant 967, dans *El Pasionario Hispánico*, éd. et trad. Pilar Riesco Chueca, Séville, 1995, p. 308-321 – Universidad de Sevilla
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Sources primaires (suite)
- Jean de Saint-Arnoul, *Hystoria de vita domni Iohannis, Gorzie coenobii abbatis* (Vie de Jean de Gorze), chap. 115-134, éd. et trad. Peter Christian Jacobsen, MGH SS rer. Germ. 81, Wiesbaden, 2016 – Monumenta Germaniae Historica, Harrassowitz
- Ibn Juljul, récit de l’ambassade byzantine de 337 de l’hégire (948-949) et de l’arrivée du moine Nicolas en 340 (951-952), transmis par Ibn Abî Usaybiʿa, *ʿUyûn al-anbâʾ fî tabaqât al-atibbâʾ*, trad. I. Sánchez et G. J. van Gelder, dans *The Literary History of Medicine*, vol. 3-2, Leyde et Boston, 2020, p. 1037-1038 – Brill
- Ibn Khaldûn, *Kitâb al-ʿibar*, éd. I. Chabbouh et I. ʿAbbâs, Tunis, 2006-2014, t. III, p. 209 (traducteurs d’Orose) – Dâr al-Qayrawân
- Ibn Hayyân, *al-Muqtabis*, annales palatines d’al-Hakam II, trad. esp. *El Califato de Córdoba en el « Muqtabis » de Ibn Hayyan. Anales palatinos del califa de Córdoba al-Hakam II*, Madrid, 1967, p. 185 (menaces contre le juge des chrétiens Asbagh ibn Abd Allâh) – Sociedad de Estudios y Publicaciones
- Pyxide au nom d’al-Mughîra, ivoire d’éléphant sculpté et gravé, h. 18 cm, diam. 11,8 cm, inscription coufique datée de 357 de l’hégire (967-968), provenance Madînat al-Zahrâ, achat de 1898 – Musée du Louvre, département des Arts de l’Islam, OA 4068 (prêt au Louvre Abu Dhabi jusqu’au 31 juillet 2027)
Bibliographie
- Évariste Lévi-Provençal, *Histoire de l’Espagne musulmane*, t. I, *De la conquête à la chute du califat de Cordoue (710-1031)*, Le Caire, 1944 – Institut français d’archéologie orientale
- Sophie Makariou, « Aux origines de la fitna, l’affaire al-Mughira : la mémoire refoulée d’un assassinat à la cour de Cordoue au Xe siècle », *Médiévales* 60, 2011, p. 29-44 – Presses universitaires de Vincennes
- Américo Castro, *España en su historia. Cristianos, moros y judíos*, 1re éd. 1948, rééd. Barcelone, 1984 – Crítica
- María Rosa Menocal, *The Ornament of the World : How Muslims, Jews, and Christians Created a Culture of Tolerance in Medieval Spain*, Boston et Londres, 2002 ; trad. esp. *La joya del mundo*, Barcelone, 2003 – Little, Brown ; Plaza & Janés
- David J. Wasserstein, « The Library of al-Ḥakam II al-Mustanṣir and the Culture of Islamic Spain », *Manuscripts of the Middle East* 5, 1990-1991, p. 99-105, repris dans Claude Gilliot (dir.), *Education and Learning in the Early Islamic World*, Londres, 2017, p. 375-382, DOI 10,4324/9781315256955-19 – Routledge https://doi.org/10.4324/9781315256955-19
- Juan F. Murillo Redondo, « Qurtuba califal. Origen y desarrollo de la capital omeya de al-Andalus », *Awraq* 7, 2013, p. 81-104 – Casa Árabe
- Eduardo Manzano Moreno, « Qurtuba : algunas reflexiones críticas sobre el Califato de Córdoba y el mito de la convivencia », *Awraq* 7, 2013, p. 225-246 – Casa Árabe
- Alicia Münch, « 955 : Hrotsvit von Gandersheim über die galicische Geisel Pelagius am Hofe ʿAbd al-Raḥmāns III. », *Transmediterranean History* 3 (1), 2021, DOI 10,18148/tmh/2021,3.1,62 – Transmediterranean History, université de Constance https://doi.org/10.18148/tmh/2021.3.1.62
- Marco Di Branco, « Orosius in al-Andalus », *Bulletin of the Institute of Classical Studies* 68 (1), 2025, p. 56-62, DOI 10,1093/bics/qbaf011 – Oxford University Press https://doi.org/10.1093/bics/qbaf011
Sources en ligne
- « Caliphate City of Medina Azahara » – UNESCO, Centre du patrimoine mondial https://whc.unesco.org/en/list/1560
- « Pyxide au nom d’al-Mughira » – Musée du Louvre, site des collections https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010329109
- « ¿Tuvo Córdoba un millón de habitantes ? » – Cordópolis, édition cordouane d’elDiario.es https://cordopolis.eldiario.es/cordoba-hoy/tuvo-cordoba-millon-habitantes_1_6992006.html
- « La dynastie des Amirides et les derniers feux du califat de Cordoue (976-1009) », par Delphine Froment, 23 novembre 2016 – Les clés du Moyen-Orient https://www.lesclesdumoyenorient.com/La-dynastie-des-Amirides-et-les-derniers-feux-du-califat-de-Cordoue-976-1009.html








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