Vers 786, l’auteur géorgien du Martyre d’Abo de Tbilisi présente les Khazars comme des fils de Magog au visage effrayant, sans loi religieuse, qui vénèrent le Créateur. Il signale des chrétiens parmi eux et ne mentionne aucun juif. Quelques décennies plus tard, dans son commentaire latin sur l’Évangile de Matthieu, le moine Christian de Stavelot évoque les « Gazari », peuple hunnique rangé parmi Gog et Magog, chez qui une tribu plus brave que les autres serait déjà circoncise et professerait tous les dogmes du judaïsme.
Deux souverains pour un khaganat
La confédération khazare émerge au milieu du VIIᵉ siècle, sur les débris de la domination des Turcs occidentaux, et tient jusqu’à la fin du Xᵉ les steppes qui vont de la Volga au Caucase et à la Crimée. Une tribu turque la dirige, mais ses sujets parlent aussi des langues finnoises, ougriennes, slaves, iraniennes et caucasiennes. Selon la synthèse publiée en 2013 par J. T. Olsson, les Khazars tirent leur richesse du commerce entre le nord et le sud et du tribut de vingt-cinq peuples soumis, et entretiennent une armée permanente d’au moins 10 000 hommes, chiffre qui reste un ordre de grandeur tiré de sources narratives.
Le pouvoir a deux têtes. Le khagan, souverain sacré, vit de plus en plus retiré, tandis qu’un second personnage, que les textes arabes nomment ishad ou bek et les textes hébreux melekh, « roi », exerce le commandement. Ibn Rusta note vers 903 que le khagan ne détient aucun pouvoir effectif. Les premières capitales, Samandar et Balanjar, se trouvaient près de Derbent. La suivante, Itil, s’étend sur le delta de la Volga à côté de la ville marchande de Khazaran, et abrite au Xᵉ siècle des musulmans, des juifs, des chrétiens et des païens. Son emplacement exact n’est pas fixé, et une identification près du village de Samosdelka, au sud-ouest d’Astrakhan, a seulement été proposée. Sarkel, sur le Don, a une histoire plus nette. D’après le chapitre 42 du De administrando imperio de Constantin VII, des ingénieurs byzantins conduits par Petronas la bâtissent pour les Khazars au milieu du IXᵉ siècle ; des équipes soviétiques la fouillent dans les années 1930 et à la fin des années 1940, avant que les eaux du réservoir de Tsimliansk ne la recouvrent.
Les géographes du califat comptent les convertis
Les témoignages les plus proches des faits sont écrits en arabe, et ils ne disent pas tous la même chose. Ibn Rusta, qui travaille vers 903 à partir d’un ouvrage perdu d’al-Jayhânî, rapporte que le chef suprême, l’ishad et les grands qui partagent ses inclinations professent le judaïsme, et que le reste des Khazars suit une religion semblable à celle des Turcs. Ibn al-Faqîh, à la même époque, écrit sans nuance que tous les Khazars sont juifs, et depuis peu. Vers 932, al-Istakhrî ramène la chose au roi et à sa cour, et précise que, parmi les musulmans, les chrétiens, les juifs et les idolâtres du pays, les juifs sont les moins nombreux. Al-Mas‘ûdî, qui rédige les Prairies d’or entre 943 et 947, désigne le roi, son entourage et les Khazars de sa race, et place la conversion royale sous le califat de Hârûn al-Rashîd, entre 786 et 809. Il ajoute que des juifs chassés de Byzance par Romain Lécapène sont venus se réfugier chez les Khazars. Le Martyre d’Abo, rédigé en 786-787 et muet sur tout judaïsme khazar, s’accorde mal avec la date de Mas‘ûdî, à moins de supposer une conversion survenue juste après sa rédaction, ou restée invisible depuis Tbilisi, ce qui, pour une affaire de cour dans un empire des steppes vu depuis le Caucase, n’aurait rien d’invraisemblable.
Une pièce d’argent déplace la question.
En 2002, on identifie dans un trésor viking de Suède un dirham, la monnaie d’argent du monde islamique, imité en Khazarie en 837-838 (223 de l’hégire). À côté d’une marque de clan turque, il porte une profession de foi modifiée : il n’y a de dieu que Dieu, et Moïse est l’envoyé de Dieu. Roman Kovalev, qui étudie en 2005 cette émission spéciale, y voit une frappe destinée à célébrer l’adoption du judaïsme par la dynastie, lecture que Peter Golden reprend à son compte. Olsson relève qu’en 2004 on connaissait 164 dirhams du type de 837-838, tous exhumés au nord de la Khazarie et aucun sur son territoire.
Qol Mevasser, ou la correspondance imprimée
Le témoignage hébreu le plus célèbre arrive tard. En 1577 ou peu après, à Constantinople, Isaac Akrish imprime dans un opuscule intitulé Qol Mevasser deux lettres du Xᵉ siècle. La première émane de Hasdaï ibn Shaprût, dignitaire juif à la cour de ‘Abd al-Rahmân III, calife de Cordoue, qui interroge le roi des Khazars sur son royaume. La seconde est la réponse du roi Joseph, qui raconte qu’un ancêtre nommé Bulan, averti en songe par un ange, a fait venir un juif, un chrétien et un musulman pour débattre devant lui, puis a choisi la foi d’Israël. Le seul manuscrit complet de cette version courte, une copie du XVIᵉ siècle très proche de l’imprimé, appartient à la bibliothèque de Christ Church, à Oxford. Une version longue de la réponse survit dans une copie du XIIIᵉ siècle passée entre les mains d’Abraham Firkovitch (1787-1874), collectionneur dont plusieurs documents « khazars » de Crimée se sont révélés faux, et ce passage suffit à la rendre suspecte aux yeux de certains chercheurs.
Un second texte vient du Caire. En 1912, Solomon Schechter publie dans la Jewish Quarterly Review un fragment de la geniza, le dépôt où une synagogue du Caire entassait ses écrits hors d’usage, aujourd’hui conservé à Cambridge sous la cote T-S Misc. 35,38. C’est la copie, faite vers le XIIᵉ siècle, d’une lettre écrite au milieu du Xᵉ par un juif khazar, peut-être à l’intention de Hasdaï. Son récit diverge. Des juifs venus d’Arménie se seraient mariés avec les gens du pays en ne gardant que la circoncision ; l’un d’eux, devenu chef de guerre, serait revenu à la foi de ses pères, une dispute religieuse aurait suivi, et les livres qui l’ont tranchée auraient été retrouvés dans une grotte. Le converti prend alors le nom de Sabriel. Vers 1090-1105, à Barcelone, le rabbin Juda ben Barzillaï cite la réponse de Joseph dans son Sefer ha-Ittim, avec une réserve que les modernes ont beaucoup commentée.
« Nous ne savons pas si cette lettre est authentique »
La formule est de Juda ben Barzillaï, qui doute aussi que les Khazars, des Turcs, soient réellement devenus juifs. Ce doute prouve au moins que la correspondance circulait en Espagne vers 1100 et qu’elle n’a pas été fabriquée au XVIᵉ siècle. Pour le reste, la date de la conversion n’a jamais fait l’accord. Juda Halevi, qui compose son Kuzari en Espagne vers 1140, la place quatre cents ans plus tôt, vers 740, mais il se sert de l’épisode comme cadre d’un dialogue destiné à défendre le judaïsme. Kovalev la fixe vers 838 à partir des monnaies. Constantin Zuckerman, dans la Revue des études byzantines en 1995, la relie à l’échec de la mission byzantine menée en 861 par Constantin, le futur Cyrille, et la situe en 861 ou très peu après. Golden, en 2007, penche pour un processus par étapes, commencé au sommet, peut-être dès le milieu du VIIIᵉ siècle, et qui n’aurait d’abord guère dépassé les cercles dirigeants.
En 2013, Shaul Stampfer reprend l’ensemble et conclut que la conversion n’a jamais eu lieu. Certaines sources seraient pseudépigraphes, c’est-à-dire placées sous un nom d’emprunt, les autres d’une fiabilité douteuse ; les textes contemporains les plus sûrs qui parlent des Khazars ne disent rien d’une conversion, et l’archéologie n’en apporte aucune preuve. L’objection vise juste sur un point, la fragilité des deux récits hébreux. On peut lui opposer que le moine de Stavelot, les géographes de langue arabe et l’atelier qui frappe les dirhams de 837-838 ne dépendent en rien de ces lettres, puisqu’ils les précèdent tous. Shapira, dans la notice « Khazars » de l’Encyclopaedia Iranica, juge la démonstration de Stampfer peu convaincante.
L’accord s’arrête là. On ignore jusqu’où la conversion est descendue dans la société, car les auteurs musulmans insistent sur le petit nombre des juifs et aucun texte suivi en langue khazare n’a été identifié. Shapira souligne en outre que le judaïsme khazar, compris à travers des catégories islamiques, ne rompait pas avec les traditions turques, et la réponse de Joseph fait fabriquer pour Bulan des objets du Tabernacle, geste qu’aucun judaïsme rabbinique n’aurait admis. Le judaïsme d’un souverain turc du IXᵉ siècle ne ressemblait donc probablement pas au judaïsme d’un rabbin de Bagdad.
De la conférence de Renan au génome ashkénaze
Le 27 janvier 1883, au Cercle Saint-Simon, Ernest Renan consacre une conférence au judaïsme comme race et comme religion. Il y soutient que la conversion du royaume des Khazars compte beaucoup dans la question de l’origine des juifs des pays danubiens et du sud de la Russie, populations qui n’auraient « probablement rien ou presque rien d’ethnographiquement juif ». L’argument sert à contester l’unité de race du judaïsme contemporain, et la Revue des études juives en rend compte dès 1883. Dans la Hongrie de la fin de l’époque habsbourgeoise, selon Shapira, une partie des juifs magyarisés s’attribue une ascendance khazare qui les rapproche des Hongrois venus des steppes. Arthur Koestler, juif hongrois, hérite de ce climat : The Thirteenth Tribe, paru en 1976, fait des Ashkénazes des descendants des Khazars et touche un vaste public. Le sujet était entré dans l’histoire universitaire dès 1954, avec The History of the Jewish Khazars de Douglas Morton Dunlop. En 2005 encore, le recueil dirigé par Jacques Piatigorsky et Jacques Sapir fait de la perception de la conversion à travers le temps le fil de son enquête, jusqu’à la question disputée de l’origine des Ashkénazes.
La génétique a fini par poser la question directement. En 2013, l’équipe de Doron Behar compare les Ashkénazes à un large échantillon des populations de l’ancien territoire du khaganat, en rappelant que les Khazars n’ont laissé aucun descendant évident qui permettrait un test propre. Elle ne trouve aucune trace d’un apport notable venu du Caucase ou du nord de celui-ci, et retrouve une ascendance surtout proche-orientale et européenne. La conclusion a ses limites. L’échec de la filiation ne dit rien de la conversion elle-même, et l’ADN d’aujourd’hui ne permet pas de nier la présence de juifs dans une Khazarie que Mas‘ûdî décrit justement comme une terre de refuge.
Une ligne de runes au bas d’une lettre de Kiev
La fin de l’empire est mieux attestée que sa conversion, sans être plus facile à dater. Sous l’année 965 (6473 de la création), la Chronique des temps passés place la campagne du prince rus’ Sviatoslav, qui bat les Khazars et prend leur ville ainsi que Bela Vezha, la « forteresse blanche », nom slave de Sarkel. Le géographe Ibn Hawqal, présent dans la région, décrit en 968-969 (358 de l’hégire) l’attaque des Rus’ contre Bolghar, Khazaran, Samandar et Itil, puis le retour des réfugiés sous la protection du Shirvanshah. On suivra plutôt Ibn Hawqal, qui écrit la première version de son texte juste après les faits, alors que la chronologie des premiers règnes dans la chronique kiévienne est criblée d’incohérences.
Pour Shapira, les restes de l’État khazar ne survivent un temps qu’au prix d’une conversion à l’islam en 968-969. Il relève aussi qu’au cours du Xᵉ siècle la classe dirigeante khazare devenait de plus en plus musulmane, et que le judaïsme avait jusque-là tenu l’État à l’écart d’une absorption par le monde islamique.
Une lettre sortie de la même geniza, dite lettre de Kiev et conservée sous la cote T-S 12 122, a longtemps servi de témoin de ce monde disparu. Elle recommande un certain Jacob ben Hanukka, tenu pour responsable des dettes de son frère tué par des brigands, et appelle les communautés à l’aider. Norman Golb et Omeljan Pritsak l’ont publiée en 1982 comme l’œuvre de juifs khazars établis à Kiev au Xᵉ siècle, sur la foi de noms turcs parmi les signataires et d’une annotation en runes turques au bas du texte. En avril 2026, Susana Torres Prieto et Benjamin Outhwaite en donnent une nouvelle édition dans le Journal of Jewish Studies et concluent qu’un lien khazar reste possible, dans un paysage d’abord slave. La notice en ligne de la bibliothèque de Cambridge décrit toujours cette annotation comme écrite en langue khazare, et personne ne peut dire aujourd’hui qui a tracé cette courte ligne de runes au bas de la lettre.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise la formation de la Rus’ de Kiev et la campagne de Sviatoslav, qui font l’objet d’entrées propres de l’encyclopédie. Il rejoint aussi la mission de Constantin-Cyrille et Méthode, passée chez les Khazars avant la Moravie, ainsi que l’histoire de la geniza du Caire, d’où sortent deux des lettres citées ici.
On lit souvent que les Juifs d’Europe de l’Est descendraient d’un peuple de cavaliers converti en bloc. Ce peuple, ce sont les Khazars. Pendant environ trois siècles, ils ont dominé les steppes entre la mer Noire et la Caspienne. Des textes médiévaux disent que leurs chefs ont adopté la religion juive. D’autres textes de la même époque n’en disent pas un mot. Les historiens cherchent donc à savoir ce qui s’est réellement passé.
Un empire tenu par deux hommes
L’empire khazar rassemble des peuples très divers. Une tribu turque le dirige. Sa richesse vient du commerce entre le nord et les pays musulmans du sud, et des tributs versés par les peuples soumis.
Au sommet, deux hommes se partagent le pouvoir. Le premier est un souverain sacré, qui vit à l’écart et ne gouverne pas vraiment. Le second commande vraiment, et les textes hébreux l’appellent « roi ». Leur capitale se trouvait dans le delta de la Volga. On ne sait toujours pas où exactement.
Des témoins venus de loin
Les plus anciens témoins écrivent en arabe. Au tout début du Xᵉ siècle, un géographe affirme que le chef suprême et ses grands sont juifs. Il ajoute que le reste du peuple garde une religion proche de celle des Turcs. Un autre géographe précise que les juifs forment le plus petit groupe religieux du pays.
Un troisième auteur arabe va plus loin. Selon lui, le roi s’est converti sous le calife Hârûn al-Rashîd, qui règne à la fin du VIIIᵉ siècle. Or un texte géorgien écrit à cette époque présente les Khazars comme un peuple sans loi religieuse. Il ne parle d’aucun juif, et les deux récits s’accordent mal.
Un moine de l’abbaye de Stavelot, qui écrit en latin, affirme à son tour que ce peuple lointain pratique la circoncision et suit toute la loi juive.
Un objet apporte un indice plus solide. Des pièces d’argent ont été frappées chez les Khazars vers 838. Leur inscription arabe reprend la formule de foi des musulmans, mais avec le nom de Moïse. On en a retrouvé très loin au nord, jusqu’en Suède. Un spécialiste y voit une monnaie frappée pour fêter la conversion de la dynastie.
Deux lettres en hébreu, et un doute
Deux lettres écrites en hébreu racontent la conversion de l’intérieur. La première serait écrite par Joseph, roi des Khazars. Il y répond à un dignitaire juif de Cordoue. Il raconte qu’un ange est apparu en rêve à l’un de ses ancêtres. Cet ancêtre a ensuite fait débattre devant lui un juif, un chrétien et un musulman. Le juif l’a emporté. Cette lettre n’est connue que par des copies tardives et par un livre imprimé à Constantinople en 1577.
La seconde lettre a été retrouvée au Caire, parmi les vieux papiers d’une synagogue. Elle raconte l’histoire autrement, avec des juifs venus d’Arménie et des livres cachés dans une grotte.
Le soupçon est ancien. Autour de l’an 1100, un rabbin de Barcelone doutait déjà que la lettre du roi soit authentique.
En 2013, l’historien Shaul Stampfer va beaucoup plus loin. Pour lui, la conversion n’a jamais eu lieu. Les lettres seraient suspectes, les textes les plus sûrs se taisent, et les fouilles n’ont rien prouvé. On peut lui répondre que le moine, les géographes et les pièces d’argent sont plus anciens que ces lettres. Un autre spécialiste juge d’ailleurs sa démonstration peu convaincante. Personne ne sait combien de Khazars ont vraiment changé de religion.
Une idée reprise à Paris
Le lien entre Khazars et Juifs d’Europe de l’Est a une histoire moderne. En 1883, à Paris, le savant Ernest Renan le défend dans une conférence. Il cherche à montrer que les Juifs d’aujourd’hui ne forment pas une seule race. Près d’un siècle plus tard, l’écrivain Arthur Koestler en tire un livre à succès.
La génétique a fini par vérifier cette hypothèse. Une vaste étude parue la même année que le travail de Stampfer ne trouve aucune trace d’un héritage venu du Caucase. Les Juifs ashkénazes descendent surtout de populations du Proche-Orient et d’Europe.
Ce résultat ne dit rien de la conversion elle-même. Un auteur arabe du Xᵉ siècle raconte d’ailleurs que des juifs chassés de Byzance s’étaient réfugiés chez les Khazars.
À Cambridge, une lettre rédigée pour un juif de Kiev chargé des dettes de son frère porte une courte ligne de runes turques en bas de page. On l’a longtemps crue khazare, et personne ne sait aujourd’hui qui l’a tracée.
La version complète confronte les quatre géographes de langue arabe, détaille la série de 164 pièces retrouvées au nord de l’empire et cite l’objection du rabbin de Barcelone.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Martyre d’Abo de Tbilisi, texte géorgien rédigé en 786-787, description des Khazars « fils de Magog » éd. I. Abuladze, Monuments de l’ancienne littérature hagiographique géorgienne I, Tbilisi, 1964, p. 46-81
- Christian de Stavelot, Expositio in Matthaeum Evangelistam, passage sur les « Gazari » circoncis Patrologie latine, éd. J.-P. Migne, t. 106, Paris, 1864, col. 1456
- Dirhams d’imitation frappés en Khazarie en 837-838 (223 de l’hégire), légende « lā ilāha illā Allāh wa Mūsā rasūl Allāh » et marque de clan, exemplaire identifié en 2002 dans le trésor de Spillings 2 (Gotland) Gotlands Museum, Visby, numéro d’inventaire non publié de façon sûre
Voir les 38 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Ibn Rusta, Kitāb al-a‘lāq al-nafīsa, passage sur la religion des Khazars et le pouvoir du khagan éd. M. J. de Goeje, Bibliotheca Geographorum Arabicorum VII, Leyde, 1892, p. 139
- Ibn al-Faqîh, Mukhtaṣar kitāb al-buldān, « les Khazars sont tous juifs, et depuis peu » éd. M. J. de Goeje, Leyde, 1885, p. 298
- al-Istakhrî, Kitāb masālik al-mamālik, chapitre sur les Khazars éd. M. J. de Goeje, Leyde, 1870, p. 220-226
- al-Mas‘ûdî, Murūj al-dhahab (Les Prairies d’or), conversion du roi sous Hârûn al-Rashîd et réfugiés juifs de Byzance éd. et trad. C. Barbier de Meynard et A. Pavet de Courteille, t. II, Paris, 1861-1917 pour l’ensemble, p. 8-9
- Constantin VII Porphyrogénète, De administrando imperio, chapitre 42, construction de Sarkel éd. G. Moravcsik, trad. R. J. H. Jenkins, Washington, 1967, p. 183-185
- Lettre anonyme d’un juif khazar dite « lettre de Schechter » ou « document de Cambridge », copie médiévale d’un original du Xᵉ siècle Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Collection, T-S Misc. 35,38
- Réponse du roi Joseph à Hasdaï ibn Shaprût, version courte, imprimée par Isaac Akrish dans Qol Mevasser, Constantinople, vers 1577 ; copie manuscrite du XVIᵉ siècle Christ Church Library, Oxford, MS 193, fol. 12-18
- Juda ben Barzillaï, Sefer ha-Ittim, vers 1090-1105, mention de la réponse du roi Joseph avec réserve sur son authenticité éd. S. Assaf, « R. Yehuda al-Bartseloni al iggeret Yosef melekh ha-Kuzarim », Yeshurun 11, Berlin, 1924, p. 113-117
- Juda Halevi, Kuzari (Kitāb al-ḥujja wa-l-dalīl fī naṣr al-dīn al-dhalīl), vers 1140, introduction du livre I, datation de la conversion quatre cents ans plus tôt
- Lettre de recommandation pour Jacob ben Hanukka, dite « lettre de Kiev », Xᵉ siècle, annotation finale en runes turques Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Collection, T-S 12 122
- Chronique des temps passés, année 6473 (965), campagne de Sviatoslav contre les Khazars et prise de Bela Vezha trad. S. H. Cross et O. P. Sherbowitz-Wetzor, The Russian Primary Chronicle. Laurentian Text, Cambridge (Mass.), 1953, p. 84
- Ibn Hawqal, Kitāb ṣūrat al-arḍ, attaque des Rus’ en 358 de l’hégire (968-969) et retour des réfugiés à Itil éd. J. H. Kramers, Leyde, 1938, p. 15 et 392-398
- Ernest Renan, Le Judaïsme comme race et comme religion, conférence faite au Cercle Saint-Simon le 27 janvier 1883, passage sur la conversion du royaume des Khazars Paris, Calmann Lévy, 1883
Bibliographie
- Jacques Piatigorsky et Jacques Sapir (dir.), L’Empire khazar, VIIᵉ-XIᵉ siècle. L’énigme d’un peuple cavalier, Paris, 2005, 186 p., coll. « Mémoires » 114 Éditions Autrement
- Constantin Zuckerman, « On the Date of the Khazars’ Conversion to Judaism and the Chronology of the Kings of the Rus Oleg and Igor. A Study of the Anonymous Khazar Letter from the Genizah of Cairo », Revue des études byzantines 53, 1995, p. 237-270, DOI 10,3406/rebyz.1995,1906 Institut français d’études byzantineshttps://doi.org/10.3406/rebyz.1995.1906
- Dan D. Y. Shapira, « Khazars », Encyclopaedia Iranica XVI, fasc. 5, p. 511-528, mise en ligne le 14 décembre 2020 Encyclopaedia Iranica Foundation
- Peter B. Golden, « The Conversion of the Khazars to Judaism », dans Peter B. Golden, Haggai Ben-Shammai et András Róna-Tas (dir.), The World of the Khazars : New Perspectives, Handbook of Oriental Studies 8/17, Leyde, 2007, p. 123-162, DOI 10,1163/ej.9789004160422.i-460,22 Brillhttps://doi.org/10.1163/ej.9789004160422.i-460.22
- J. T. Olsson, « Coup d’état, Coronation and Conversion : Some Reflections on the Adoption of Judaism by the Khazar Khaganate », Journal of the Royal Asiatic Society 23 (4), 2013, p. 495-526, DOI 10,1017/S1356186313000266 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S1356186313000266
- Roman K. Kovalev, « Creating Khazar Identity through Coins : The Special Issue Dirhams of 837/8 », dans Florin Curta (dir.), East Central and Eastern Europe in the Early Middle Ages, Ann Arbor, 2005, p. 220-253 University of Michigan Press
- Shaul Stampfer, « Did the Khazars Convert to Judaism ? », Jewish Social Studies 19 (3), 2013, p. 1-72, DOI 10,2979/jewisocistud.19,3.1 Indiana University Presshttps://doi.org/10.2979/jewisocistud.19.3.1
- Norman Golb et Omeljan Pritsak, Khazarian Hebrew Documents of the Tenth Century, Ithaca, 1982 Cornell University Press
- Solomon Schechter, « An Unknown Khazar Document », Jewish Quarterly Review, nouvelle série, 3 (2), 1912, p. 181-219 Jewish Quarterly Review
- Douglas Morton Dunlop, The History of the Jewish Khazars, Princeton, 1954 Princeton University Press
- Arthur Koestler, The Thirteenth Tribe : The Khazar Empire and Its Heritage, New York, 1976 Random House
- Doron M. Behar et alii, « No Evidence from Genome-Wide Data of a Khazar Origin for the Ashkenazi Jews », Human Biology 85 (6), 2013, p. 859-900, DOI 10,3378/027 085,0604 Wayne State University Presshttps://doi.org/10.3378/027
- Susana Torres Prieto et Benjamin Outhwaite, « A Reassessment of the Kyivan Letter from the Cairo Genizah », Journal of Jewish Studies 77 (1), 2026, p. 76 et suiv., DOI 10,3828/jjs.2026,77,1.76 Liverpool University Presshttps://doi.org/10.3828/jjs.2026.77.1.76
Sources en ligne
- « Cairo Genizah : Letter », notice T-S Misc. 35,38 Cambridge Digital Library, Cambridge University Libraryhttps://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-TS-MISC-00035-00038/1
- « Cairo Genizah : Letter », notice T-S 12 122 Cambridge Digital Library, Cambridge University Libraryhttps://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-TS-00012-00122/1
- « A reassessment of the Kyivan letter from the Cairo Genizah » Apollo, dépôt institutionnel de l’université de Cambridgehttps://www.repository.cam.ac.uk/items/d12f39fb-9a27-434b-a8fe-e00f5bb3e2d8
- « KHAZARS », par Dan (D. Y.) Shapira Encyclopaedia Iranica Onlinehttps://www.iranicaonline.org/articles/khazars
- « On the Date of the Khazars’ Conversion to Judaism and the Chronology of the Kings of the Rus Oleg and Igor. A Study of the Anonymous Khazar Letter from the Genizah of Cairo » Perséehttps://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_1995_num_53_1_1906
- « The conversion of the khazars to judaism in : The World of the Khazars » Brillhttps://brill.com/display/book/edcoll/9789047421450/Bej.9789004160422.i-460_010.xml
- « Coup d’état, Coronation and Conversion : Some Reflections on the Adoption of Judaism by the Khazar Khaganate » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-the-royal-asiatic-society/article/abs/coup-detat-coronation-and-conversion-some-reflections-on-the-adoption-of-judaism-by-the-khazar-khaganate1/9EF3930E06B56026BD1B5E04BEC2F396
- « Project MUSE - Did the Khazars Convert to Judaism ? » Johns Hopkins University Press, Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/pub/3/article/547127/pdf
- « Khazars », article de l’Encyclopaedia Judaica (transmission de la correspondance, Qol Mevasser, manuscrit d’Oxford, Sefer ha-Ittim) Jewish Virtual Libraryhttps://jewishvirtuallibrary.org/khazars
- « Ernest Renan : Le Judaïsme comme race et comme religion. Conférence faite à la Société historique (cercle Saint-Simon) le 27 janvier 1883 », compte rendu de la Revue des études juives Perséehttps://www.persee.fr/doc/rjuiv_0484-8616_1883_num_6_11_5888_t1_0141_0000_3
- « Piatigorsky Jacques, Sapir Jacques (dir.), L’Empire khazar, VII-XIe siècle. L’énigme d’un peuple cavalier », compte rendu du Bulletin critique des Annales islamologiques Perséehttps://www.persee.fr/doc/bcai_0259-7373_2008_num_24_1_1041_t3_0107_0000_1
- « No evidence from genome-wide data of a Khazar origin for the Ashkenazi Jews » PubMed, National Library of Medicinehttps://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25079123/




.jpg?width=500)





