Un qâdî du Caire ayyoubide, poète à ses heures, a rangé Maïmonide médecin au-dessus de Galien. Ibn Sanâʾ al-Mulk, mort en 1211, lui consacre quelques vers que le biographe damascène Ibn Abî Usaybiʿa recopie dans ses ʿUyûn al-anbâʾ fî tabaqât al-atibbâʾ, au paragraphe 14,39,3 de l’édition de 2020 : la médecine de Galien, dit-il en substance, ne vaut que pour le corps, celle d’Abû ʿImrân vaut pour le corps et pour l’esprit. L’éloge vient d’un magistrat musulman de l’entourage de Saladin. Il vise un juif chassé de Cordoue, formé on ne sait trop où, installé à Fustât sans fortune après la noyade de son frère dans l’océan Indien.
Cordoue, Fès, Acre, Fustât
On ne connaît même pas son année de naissance avec certitude. Deux dates circulent, 1135 et 1138, et elles se partagent jusqu’aux publications savantes récentes, l’université de Cambridge retenant la première et l’édition critique des œuvres médicales dirigée par Gerrit Bos la seconde. Nous suivons ici 1138, parce que c’est la date de l’édition sur laquelle repose aujourd’hui toute lecture sérieuse des traités médicaux eux-mêmes. En 1148, quand les Almohades prennent Cordoue et somment juifs et chrétiens de se convertir ou de partir, l’enfant a une dizaine d’années. La famille de Maïmon, juge rabbinique, erre ensuite pendant une dizaine d’années dans al-Andalus, passe le détroit et s’installe à Fès vers 1160, en plein territoire almohade. Là, le fils aîné écrit en arabe une Épître sur la conversion forcée, qui ne survit que dans deux traductions hébraïques ; il y prend la défense de ceux qui ont récité la profession de foi musulmane pour sauver leur vie, contre un rabbin resté anonyme qui exigeait d’eux le martyre. En 1165, la famille embarque pour Acre, traverse brièvement la Terre sainte, gagne l’Égypte encore fatimide et se fixe à Fustât, la vieille ville bâtie au sud du Caire, où Maïmonide vivra jusqu’à sa mort en 1204.
Le séjour à Fès porte la question la plus disputée de sa biographie. Ibn al-Qiftî, historien des savants mort en 1248, rapporte dans son Taʾrîkh al-hukamâʾ que Mûsâ ibn Maymûn a professé l’islam en apparence au Maghreb, qu’un homme venu d’al-Andalus l’a dénoncé en Égypte comme apostat, et que le premier administrateur de Saladin, al-Qâdî al-Fâdil, l’a tiré d’affaire en jugeant nulle une conversion obtenue sous la contrainte. Le récit est écrit plusieurs décennies après les faits, par un auteur qui n’était pas né au moment du séjour à Fès. Joel Kraemer, dans sa biographie de 2008, le tient pour fondé et conclut que Maïmonide a pratiqué l’islam sous menace de mort. Herbert Davidson, trois ans plus tôt, jugeait cette conversion au mieux non démontrée et relevait qu’aucun indice ne montre la famille touchée par la persécution. L’épître de Fès peut se lire comme un plaidoyer pour soi ou comme une consultation pour d’autres, et le texte seul ne permet probablement pas de choisir.
Un carnet de mots romans
Aucune source ne parle d’une école de médecine. Dans les Aphorismes médicaux, Maïmonide évoque seulement les anciens auprès desquels il a lu, et il rapporte ce qu’il a entendu du fils d’Ibn Zuhr sur l’enseignement de ce grand praticien andalou qu’il admire. Une formation de lecteur et d’auditeur, donc, sur des traductions arabes d’Hippocrate et de Galien.
Un feuillet de la Genizah du Caire garde la trace de ces origines andalouses. La Genizah est le dépôt de la synagogue Ben Ezra de Fustât, où la communauté remisait tout écrit portant le nom de Dieu, et la bibliothèque universitaire de Cambridge en conserve plus de deux cent mille fragments. En 2023, José Martínez Delgado, de l’université de Grenade, y reconnaît la main de Maïmonide sur deux pages de carnet. Des mots judéo-arabes, c’est-à-dire de l’arabe noté en lettres hébraïques, y sont rangés par familles, couleurs, saveurs et odeurs, gestes et aliments, du pain et de l’eau jusqu’au lait et au miel, et certains portent en dessous leur équivalent roman. Les pluriels, curieusement, ont l’allure de pluriels italiens. Écrite en Égypte, entre l’arrivée et la mort de son auteur, la page ne dit pas à quoi elle servait, aide-mémoire de médecin ou exercice de vocabulaire.
La médecine devient un gagne-pain par accident. David, le frère, fait le commerce des pierres précieuses et fait vivre la maisonnée ; son navire sombre dans l’océan Indien, à une date que les biographes placent à la fin des années 1170, et la fortune familiale coule avec lui. Maïmonide, qui achève à la même époque le Mishneh Torah, son grand code de la loi juive, doit désormais vivre de son savoir, et il en vit en soignant.
Deux limites de sabbat entre Fustât et Le Caire
En 1199, Samuel ibn Tibbon, qui traduit en Provence le Guide des égarés de l’arabe en hébreu, demande à venir le voir. La réponse, conservée en hébreu et éditée par Isaac Shailat, est le seul emploi du temps que Maïmonide ait laissé de lui-même. Il habite Fustât, le sultan réside au Caire, à deux limites de sabbat, soit deux fois la distance qu’un juif peut parcourir hors de la ville le jour du repos, et il doit s’y rendre chaque matin. Qu’un enfant du sultan ou une femme du harem tombe malade, il ne quitte pas le palais de la journée, et un officier souffrant suffit à le retenir. L’après-midi, il rentre affamé et trouve ses antichambres pleines, juifs et non-juifs, notables et gens du commun, et jusqu’aux juges et aux huissiers. Le temps de descendre de sa monture et de se laver les mains, il avale le seul repas de ses vingt-quatre heures, puis il examine et prescrit jusqu’à la nuit, à la lumière des lampes, avant de s’effondrer. Seul le sabbat lui laisse du temps pour la communauté, et la lettre dissuade le traducteur d’espérer une seule heure d’étude en tête-à-tête.
Ce métier de cour a des patrons nommés. Le premier est al-Qâdî al-Fâdil, dont Maïmonide devient le médecin. Le fils aîné de Saladin, al-Malik al-Afdal, lui commande ensuite un Régime de santé, le Fî tadbîr al-sihha, parce qu’il souffre de constipation, de digestions difficiles et d’humeur sombre ; l’édition de Gerrit Bos, parue chez Brill en 2019, tient la date de composition pour inconnue. Traduit trois fois en hébreu, la première par Moïse ibn Tibbon en 1244, puis en latin, le traité a circulé bien au-delà de Fustât. Au siècle suivant, Ibn Abî Usaybiʿa, mort en 1270, consacre à Maïmonide la notice 14,39 de son histoire des médecins, qui en compte plus de quatre cent trente.
Maïmonide contredit Galien
Son grand livre de médecine est une anthologie. Les Aphorismes médicaux, Kitâb al-fusûl fî al-tibb, rassemblent quelque 1 500 maximes tirées d’environ quatre-vingt-dix textes de Galien, avec des emprunts à des Arabes plus récents comme Ibn Zuhr et Ibn Wâfid, le tout classé en vingt-cinq traités par matière, gynécologie, hygiène, régime alimentaire ou fièvres. Plusieurs des traités de Galien qu’il découpe ne nous sont pas parvenus, et ses extraits en sont parfois le seul témoin.
Le vingt-cinquième traité change de ton. Maïmonide y discute Galien, et parfois le contredit.
Sur la date, deux spécialistes divergent. Gerrit Bos place les vingt-quatre premiers traités dans une première période d’activité, jusqu’à 1185, alors que Herbert Davidson, qui dit l’auteur au travail sur l’ouvrage en 1188, suppose une rédaction plus tardive ; le traité critique, lui, paraît appartenir aux dernières années. À côté de cette somme, Maïmonide a dressé une Explication des noms de drogues, le Sharh asmâʾ al-ʿuqqâr, que Max Meyerhof signale dès 1934 et publie au Caire en 1940, texte arabe et traduction française, d’après un manuscrit unique.
La pratique, elle, se lit dans la Genizah, où une soixantaine de fragments de sa main ont été identifiés. En octobre 2007, Esther-Miriam Wagner et Ben Outhwaite y reconnaissent, sous la cote T-S AS 152,86, un morceau de lettre autographe où Maïmonide donne une recette à un proche. Prendre une marmite de terre neuve, y verser dix ratl d’eau (le ratl est une livre de poids), deux dirhams de lentisque, un dirham de nard entier et non pilé, ajouter du fer, puis boire cette eau à chaque repas. Au verso, il est question de bois arrivé par voie d’eau sur cent navires et dix-huit grands navires. L’identification repose sur la main, sur un aleph tracé presque comme une hamza arabe et sur un shin à l’angle aigu. C’est encore la main qui fonde l’attribution du traité Sur les rapports sexuels, T-S Ar.44,79, où l’eau ferrée revient pour fortifier les organes, l’un des trois autographes médicaux présumés que recensait en 1994 le catalogue des manuscrits médicaux de la Genizah dressé par Haskell Isaacs.
Tägliches Gebet eines Arztes
Beaucoup de médecins connaissent de lui une prière qu’il n’a pas écrite. En 1783, la revue allemande Deutsches Museum publie, sans nom d’auteur, une « Prière quotidienne d’un médecin avant qu’il visite ses malades », donnée pour tirée du manuscrit hébreu d’un célèbre médecin juif d’Égypte au XIIᵉ siècle. Aucun manuscrit hébreu de ce texte n’a jamais été retrouvé. Une version hébraïque paraît en 1790, une anglaise en 1841, et la prière finit par être lue dans des cérémonies de remise de diplôme de facultés de médecine, parfois à la place du serment d’Hippocrate. Le médecin Fred Rosner a repris l’affaire en 1967 dans le Bulletin of the History of Medicine, et ne trouve aucune trace du texte avant 1783 ; la date de 1793, qu’on lit encore dans certaines notices, ne tient pas face à son enquête.
L’attribution la plus répandue désigne Marcus Herz, médecin juif de Berlin, élève de Kant et médecin de Moses Mendelssohn, sans que sa paternité ait jamais été démontrée. Le texte lui-même porte sa date. Il demande à Dieu d’éloigner du praticien la soif du gain et l’amour de la renommée, de ne lui laisser voir dans le souffrant que l’être humain, de lui donner le temps d’étendre chaque jour un savoir sans limite, et ce vocabulaire de la philanthropie et du progrès appartient aux Lumières.
Le faux n’est pourtant pas sorti de rien. Dans les Huit Chapitres, préface éthique à son commentaire du traité Avot de la Mishna, Maïmonide pose dès le premier chapitre que celui qui corrige les caractères soigne l’âme comme le médecin soigne le corps, et qu’il doit connaître l’âme en entier comme l’autre connaît le corps. Pauline Koetschet a montré en 2008 que le Régime de santé tient ensemble, de la même façon, philosophie et médecine. L’auteur de 1783 a donc habillé à la mode de son siècle une conviction réellement maïmonidienne, puis l’a signée d’un nom qui n’était pas le sien. Pour lire le médecin de sa propre main, il faut aller à la bibliothèque universitaire de Cambridge, devant le fragment T-S AS 152,86, où il demande qu’on jette le nard entier dans la marmite neuve, sans l’avoir pilé.
Pour aller plus loin
Ce parcours croise la Cordoue almohade d’Averroès, dont la carrière se joue sous le même pouvoir que l’exil de la famille de Maïmon. Il rejoint aussi l’histoire de la Genizah du Caire, dont les fragments font connaître la vie quotidienne des juifs de Fustât, et celle des hôpitaux de l’Égypte et de la Syrie ayyoubides.
Une prière du médecin circule sous le nom de Maïmonide. Ce savant juif est né à Cordoue, en Espagne. Il a fini sa vie en Égypte, où il soignait la cour, et il y est mort en 1204. Certaines facultés de médecine font lire cette prière à leurs nouveaux diplômés. Le texte est beau, mais personne n’en a jamais trouvé l’original.
Une prière sortie d’une revue allemande
La prière paraît pour la première fois en 1783, dans une revue imprimée en Allemagne. Elle n’est pas signée. Un sous-titre affirme qu’elle vient d’un manuscrit écrit en Égypte par un célèbre médecin juif. Ce manuscrit n’a jamais été retrouvé.
Beaucoup pensent qu’un médecin juif de Berlin l’a écrite lui-même. Personne n’a pu le prouver. Le style, lui, date le texte. La prière parle du progrès du savoir et de l’amour des hommes, avec les mots du siècle des Lumières.
L’idée de départ, en revanche, vient bien de Maïmonide. Dans un court traité de morale, il compare deux soignants. Le médecin guérit le corps, le moraliste guérit l’âme, et chacun doit connaître son malade en entier. L’auteur anonyme a repris cette pensée et l’a habillée à la mode de son époque.
La fuite vers l’Égypte
Même l’année de naissance de Maïmonide se discute. On sait en revanche qu’en 1148 une dynastie berbère prend Cordoue. Ces nouveaux maîtres ordonnent aux juifs de se convertir à l’islam ou de partir. La famille de Maïmonide choisit la route et finit par s’installer à Fès, au Maroc, sous le même pouvoir.
Ce séjour au Maroc reste une énigme. Un historien arabe du XIIIᵉ siècle raconte que Maïmonide y aurait fait semblant d’être musulman pour survivre. Joel Kraemer, l’un de ses biographes, croit à ce récit. Herbert Davidson, un autre biographe, le juge sans preuve. Le débat n’est pas tranché.
Aucune école ne l’a formé, à notre connaissance. Il a appris en lisant les médecins grecs traduits en arabe, surtout Galien. Il a aussi écouté le fils d’un grand médecin andalou qu’il admirait.
La famille gagne ensuite l’Égypte. Elle s’installe à Fustât, une vieille ville au sud du Caire. David, le frère de Maïmonide, vend des pierres précieuses et fait vivre toute la maison. Son navire coule dans l’océan Indien, et la fortune disparaît avec lui. Maïmonide doit alors vivre de la médecine.
Une journée entre Fustât et le palais
En 1199, un traducteur venu de Provence veut lui rendre visite. Maïmonide lui répond par une longue lettre. Il y décrit sa journée, et la visite devient soudain difficile à envisager.
Chaque matin, il part pour le palais du Caire, où vit le sultan. Si quelqu’un tombe malade dans la famille du prince, il y passe la journée. Il rentre à Fustât l’après-midi, le ventre vide.
Chez lui, la foule attend déjà. Il y a des juifs et des non-juifs, des notables et des gens simples. Maïmonide avale son unique repas de la journée. Il reçoit ensuite ses malades jusqu’à la nuit, à la lueur des lampes. Seul le sabbat lui laisse un peu de temps libre.
Une ordonnance de sa main
Ses livres de médecine sont surtout des recueils. Le plus gros rassemble environ 1 500 conseils tirés de Galien, le grand médecin grec. Vers la fin, Maïmonide ose pourtant discuter Galien, et parfois le contredire.
Sa pratique se voit mieux sur de petits bouts de papier. La synagogue de Fustât gardait dans un dépôt tous les vieux écrits portant le nom de Dieu. Ce dépôt s’appelle la Genizah. Des fragments écrits de la main de Maïmonide y ont été reconnus, et certains sont aujourd’hui à Cambridge, en Angleterre.
L’un d’eux donne une recette à un proche. Il faut prendre une marmite de terre toute neuve. On y verse de l’eau, un peu de fer et des plantes, le lentisque et le nard. Le malade boit cette eau à chaque repas. Les spécialistes la lui attribuent d’après son écriture, et d’après elle seule.
Au dos de la même feuille, Maïmonide parle d’un chargement de bois venu par bateau, sur cent navires. Il en signale encore dix-huit, plus grands que les autres.
La version complète donne la lettre de 1199 dans le détail et le carnet où Maïmonide notait des mots romans sous leur équivalent arabe. Elle expose aussi la querelle sur la date de ses aphorismes de médecine.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Moïse Maïmonide, lettre à Samuel ibn Tibbon, 1199, passage sur la journée entre Fustât et Le Caire, texte hébreu dans Isaac Shailat (éd.), *Iggerot ha-Rambam*, Jérusalem, 1988, p. 530-554 édition de référence
- Fragment de lettre autographe de Maïmonide avec recette médicale (lentisque, nard, eau ferrée), Genizah du Caire, identifié en 2007 Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Collection, T-S AS 152,86
- Traité « Sur les rapports sexuels », autographe présumé de Maïmonide, Genizah du Caire Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Collection, T-S Ar.44,79
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Sources primaires (suite)
- Carnet autographe de Maïmonide, glossaire judéo-arabe avec gloses romanes (couleurs, saveurs et odeurs, gestes, aliments), deux pages, Genizah du Caire, identifié en 2023 Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Collection, T-S NS 163,57 [À VÉRIFIER]
- Maïmonide, *Kitâb al-fusûl fî al-tibb* (Aphorismes médicaux), traités 1 à 25, édition arabe et traduction anglaise par Gerrit Bos, Provo, 2004-2017, introduction du volume des traités 1-5 pour la datation Brigham Young University Press
- Maïmonide, *Fî tadbîr al-sihha* (Régime de santé), composé pour al-Malik al-Afdal, éd. et trad. Gerrit Bos, traductions latines éditées par Michael R. McVaugh, Leyde, 2019, The Medical Works of Moses Maimonides 12 Brill
- Maïmonide, *Sharh asmâʾ al-ʿuqqâr* (L’explication des noms de drogues), texte arabe publié pour la première fois d’après le manuscrit unique et traduit par Max Meyerhof, Le Caire, 1940, Mémoires présentés à l’Institut d’Égypte Institut français d’archéologie orientale
- Maïmonide, Huit Chapitres, introduction au traité Avot du Commentaire de la Mishna, chap. 1 analogie entre médecine de l’âme et médecine du corps
- Maïmonide, Épître sur la conversion forcée (*Iggeret ha-shemad*), original arabe perdu, deux traductions hébraïques médiévales
- Ibn Abî Usaybiʿa, *ʿUyûn al-anbâʾ fî tabaqât al-atibbâʾ*, notice 14,39 (Mûsâ ibn Maymûn), poème d’Ibn Sanâʾ al-Mulk en 14,39,3, éd. et trad. Emilie Savage-Smith, Simon Swain et Geert Jan van Gelder, Leyde, 2020, 5 vol., Handbook of Oriental Studies Brill
- Ibn al-Qiftî (1172-1248), *Taʾrîkh al-hukamâʾ*, notice Mûsâ ibn Maymûn récit de la conversion de façade et de l’intervention d’al-Qâdî al-Fâdil
- « Tägliches Gebet eines Arztes bevor er seine Kranken besucht. Aus der hebräischen Handschrift eines berühmten jüdischen Arztes in Egypten aus dem zwölften Jahrhundert », *Deutsches Museum*, 1783 première impression, anonyme, de la prière dite de Maïmonide
Bibliographie
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- Max Meyerhof, « Sur un glossaire de matière médicale arabe composé par Maïmonide », *Bulletin de l’Institut d’Égypte* 17 (2), 1934, p. 223-235 Institut d’Égypte, via Persée
- Joel L. Kraemer, *Maimonides. The Life and World of One of Civilization’s Greatest Minds*, New York, 2008 Doubleday
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- Gerrit Bos, *The Medical Works of Moses Maimonides. New English Translations based on the Critical Editions of the Arabic Manuscripts*, Leyde, 2022, DOI 10,1163/9789004498884 Brillhttps://doi.org/10.1163/9789004498884
- Mauro Zonta, compte rendu de Gerrit Bos (éd.), *Maimonides, Medical Aphorisms. Treatises 1-5*, *Aestimatio*, 2005 Institute for Research in Classical Philosophy and Science
- Fred Rosner, « The Physician’s Prayer Attributed to Moses Maimonides », *Bulletin of the History of Medicine* 41 (5), 1967, p. 440-454 Johns Hopkins University Press
- Fred Rosner, « Moses Maimonides : Biographic Outlines », *Rambam Maimonides Medical Journal*, 2010, DOI 10,5041/RMMJ.10002 Rambam Health Care Campushttps://doi.org/10.5041/RMMJ.10002
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Sources en ligne
- « Fragment of the Month : October 2007 », notice d’Esther-Miriam Wagner sur T-S AS 152,86, DOI 10,17863/CAM.40720 Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Research Unithttps://www.lib.cam.ac.uk/collections/departments/taylor-schechter-genizah-research-unit/fragment-month/fragment-month-11-7
- « New, handwritten Maimonides texts discovered at Cambridge University Library » University of Cambridgehttps://www.cam.ac.uk/stories/maimonides-fragments-discovered
- « The Literary History of Medicine | Scholarly Editions » Brillhttps://scholarlyeditions.brill.com/lhom/
- « Ibn Sanāʾ al-Mulk – ابن سناء الملك », Communities of Knowledge : Interreligious Networks of Scholars in Ibn Abi Usaybiʿa’s History of the Physicians Ludwig-Maximilians-Universität Münchenhttps://usaybia.net/person/1113
- « The Epistle on Forced Conversion » The Posen Library of Jewish Culture and Civilizationhttps://www.posenlibrary.com/entry/epistle-forced-conversion
- « The Moses of Cairo », compte rendu des biographies de Joel Kraemer et Herbert Davidson Hoover Institutionhttps://www.hoover.org/research/moses-cairo
- « Maimonides’ Attitude towards Islam », Daniel Boušek Slovenská akadémia vied, Asian and African Studieshttps://www.sav.sk/journals/uploads/091911113_Bou%C5%A1ek.pdf




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