Le voyageur persan Nâsir-i Khusraw, arrivé au Caire en août 1047, estime à vingt mille au moins les boutiques de la ville neuve, toutes propriété de celui qu’il appelle le sultan, c’est-à-dire le calife fatimide al-Mustansir. On lui assure aussi que huit mille immeubles du souverain se louent au mois entre Le Caire et Misr, la vieille ville du bord du Nil. Vu du dehors, le palais lui fait l’effet d’une montagne. Près de quatre siècles plus tard, al-Maqrîzî décrira pourtant al-Qâhira comme une enceinte où ne logeaient que le calife, ses armées et ceux qu’il admettait auprès de lui, une ville bâtie peu à peu autour du palais que le général Jawhar avait tracé en 969.
La nuit où l’on creusa le palais
Le récit de la fondation que reprennent les historiens est celui des Khitat d’al-Maqrîzî. Selon lui, Jawhar, affranchi et secrétaire du calife al-Muʿizz li-Dîn Allâh, atteint Giza avec l’armée venue d’Ifriqiya le mercredi 5 juillet 969 (17 shaʿbân 358), passe le fleuve et campe à l’emplacement que son maître lui a désigné, au nord de Misr. Pendant la nuit, ses hommes creusent les fondations du palais. Le tracé se révèle sinueux, et Jawhar, quand il s’en aperçoit, en conçoit du déplaisir. Au nord, un fossé doit arrêter les Qarmates, ismaéliens dissidents qui contestaient la légitimité des Fatimides et qui attaquent de fait en 971 puis en 974. Au même endroit du texte, une autre tradition place le tracé de la ville au samedi 24 mai 968 (six jours avant la fin de jumâdâ II 357), plus d’un an avant l’arrivée des troupes, et al-Maqrîzî la rapporte sans chercher à l’accorder avec la première. De ces pages, Ayman Fuʾâd Sayyid a tiré en 1998, dans sa thèse d’État, une reconstitution que reprend Stéphane Pradines, celle d’une enceinte presque carrée de 1 080 mètres du nord au sud et de 1 100 d’est en ouest, longeant le canal qui l’isolait des terres inondables et percée de huit portes.
Al-Maqrîzî, mort en 1442, écrit sous les sultans mamelouks. D’après Jean-Charles Ducène, son brouillon des Khitat est rédigé entre 1415 et 1424, et la version définitive est retouchée jusqu’en 1439, près de quatre cent cinquante ans après la nuit qu’il raconte. Les éditeurs de la traduction française parue aux Éditions de la Sorbonne parlent d’une œuvre de mémoire, qui reconstruit une Égypte islamique idéale dont al-Qâhira aurait été le centre dès sa naissance. Ses propres manuscrits ont eu plus de chance que ses sources, puisque vingt-trois autographes de ses ouvrages subsistent, et parmi eux sept volumes de brouillon et deux carnets de notes des Khitat.
Al-Mansûriyya avant al-Qâhira
Avant d’être la Victorieuse, la ville a porté le nom d’une autre. Sabra al-Mansûriyya est la capitale que le calife al-Mansûr, père d’al-Muʿizz, avait fait bâtir en 946-947 au sud-ouest de Kairouan, au lendemain de sa victoire sur la révolte berbère d’Abû Yazîd. Stéphane Pradines la décrit comme une enceinte circulaire de brique de 750 mètres de diamètre, cinq portes, le palais au centre, à la manière de la Bagdad ronde des Abbassides, et réservée à la famille régnante, aux grands et aux corps d’élite.
Deux de ses portes s’appelaient Bâb Zuwayla, du nom d’une tribu berbère alliée, et Bâb al-Futûh, la porte des Conquêtes. Au Caire, d’après la notice de l’Ashmolean Museum d’Oxford, les deux noms se retrouvent dans la même disposition qu’à Sabra. En 969, la ville égyptienne recopie sa devancière jusque dans le nom de ses portes.
Le changement de nom suit l’arrivée du souverain. Al-Muʿizz entre dans la ville le mardi 11 juin 973 (7 ramadân 362), accompagné des cercueils de ses trois prédécesseurs et, toujours selon l’Ashmolean, de cent chameaux chargés d’or ; elle devient al-Qâhira al-Muʿizziyya, la Victorieuse d’al-Muʿizz, bientôt al-Qâhira tout court. Les deux noms disent la victoire, et le second la rattache au calife vivant. Les portes du Caire nommées Nasr et Futûh reprennent une formule que la dynastie affectionnait, nasr min Allâh wa fath qarîb, « secours de Dieu et victoire prochaine ».
Un corbeau sur la corde
L’explication que reprennent les guides est astrologique. Des astrologues auraient tendu autour du chantier des cordes garnies de clochettes, afin de signaler aux terrassiers l’instant favorable ; un corbeau se pose sur une corde, les clochettes tintent trop tôt, et la première pierre est posée sous l’ascendant de Mars, que les astrologues arabes nomment al-Qâhir, le dompteur. La ville en aurait reçu son nom. On cite d’ordinaire cette version d’après Ibn Iyâs, chroniqueur cairote dont la chronique s’arrête en 1522, plus de cinq siècles et demi après les faits. On ignore qui l’a mise par écrit le premier, et rien ne permet de la rattacher à un témoin de 969.
Le motif n’avait rien de neuf.
En 1953, l’essayiste égyptien ʿAbbâs Mahmûd al-ʿAqqâd lui oppose deux objections dans Fâtima al-Zahrâʾ wa-l-Fâtimiyyûn. La même histoire, écrit-il, se racontait déjà de la fondation d’Alexandrie ; et les astres qu’on guette se lèvent la nuit, à l’heure où les corbeaux ne volent pas. Plutarque, au chapitre 26 de la Vie d’Alexandre, montrait déjà des nuées d’oiseaux dévorant la farine d’orge qui marquait au sol l’enceinte d’Alexandrie.
Écarter la légende d’un revers de main serait pourtant trop simple. Al-ʿAqqâd lui-même tient pour méritée la réputation d’observateurs du ciel faite aux Fatimides, et al-Maqrîzî a conservé l’histoire du premier observatoire du Caire, entrepris sous le vizir fatimide al-Afdal, mort en 1121. Consulter les astres pour choisir l’heure d’une fondation n’aurait rien d’étrange dans cette cour, mais on ne connaît pas de témoignage du temps de Jawhar qui le rapporte. Le corbeau et les clochettes sont probablement tardifs. Le nom, lui, s’explique sans la planète, par la filiation d’al-Mansûriyya.
« Où ne logeaient que le calife »
La phrase d’al-Maqrîzî a fixé l’image d’une ville fermée. Selon la notice de l’Ashmolean, al-Qâhira s’organise autour de deux palais, l’oriental et l’occidental, séparés par une esplanade cérémonielle, Bayn al-Qasrayn, « entre les deux palais », et aucun des deux n’a survécu. Au sud-est, la mosquée al-Azhar est fondée en 970 et reçoit son premier sermon du vendredi en 972. Fustât demeure le centre du commerce, de l’administration et de la vie religieuse de la Basse-Égypte. Le modèle d’Ifriqiya rend la clôture crédible pour les premières décennies, puisque Sabra était elle aussi réservée à la cour.
Soixante-dix-huit ans après la fondation, Nâsir-i Khusraw décrit une autre ville. Le palais est cerné d’un espace vide, aucun bâtiment ne s’y adosse ; on lui affirme qu’il abrite trente mille personnes réparties en douze bâtiments, chiffre qu’il donne pour un ouï-dire. Les vingt mille boutiques, il les a estimées lui-même, et de ses deux grands chiffres c’est celui qui mérite le plus de crédit, parce qu’il repose sur ce qu’il a vu. D’après la lecture qu’en fait Stéphane Pradines, le voyageur ne signale plus aucune trace du premier rempart, et la ville lui paraît ouverte. Les deux images ne s’excluent pas forcément, la première pouvant valoir pour les débuts et la seconde pour une ville qui a changé. Paula Sanders a déplacé la question en 1994, dans Ritual, Politics, and the City in Fatimid Cairo. Elle reconstitue la culture politique de la dynastie à partir des cérémonies de cour, le Nouvel An et les fêtes du Nil, et suit l’intégration progressive de Fustât dans le parcours rituel du calife, si bien que la frontière entre les deux villes se lit aussi dans le trajet des cortèges. Nâsir s’attarde aussi, hors de tout débat, sur les vingt et un bateaux du sultan amarrés dans un bassin près du palais, longs chacun de cinquante yards dans la traduction anglaise de Wheeler Thackston, et si chargés d’or et de brocart qu’il faudrait, dit-il, des pages pour les décrire.
Trente mètres de terre damée
Les premières reconstitutions du rempart, à la fin du XIXᵉ siècle puis au milieu du XXᵉ, reposaient sur les textes, sur al-Maqrîzî surtout. En 2000, l’Institut français d’archéologie orientale et l’Aga Khan Trust for Culture engagent avec le Conseil suprême des antiquités égyptiennes un programme de fouille des murailles médiévales sur cinq sites, dont Bâb al-Tawfîq, en 2004 et 2005.
En 2011, l’équipe de Stéphane Pradines dégage à Burg al-Zafar un mur parallèle à l’enceinte de Badr al-Jamâlî, élevée de 1087 à 1092, et à celle de Saladin, bâtie de 1169 à 1178. Il court sur une trentaine de mètres, large de 1,80 mètre en moyenne, conservé sur 1,20 mètre de haut, et il est bâti en terre damée, la tâbiya des maçons du Maghreb et d’al-Andalus, technique presque inconnue en Égypte à cette époque. En 2016, à al-Mashtal, entre Bâb al-Nasr et Burg al-Zafar, la fouille retrouve le même mur, pris entre les deux enceintes plus récentes. La stratigraphie des deux sites permet de l’identifier comme le premier rempart, celui de Jawhar, et de le dater de 969-971.
Qui l’a élevé ? Pradines est tenté d’y voir la main du contingent berbère de l’armée fatimide, peut-être la tribu des Barqiyya, et reconnaît qu’aucun texte ne permet de le démontrer. L’origine maghrébine de la technique est probable, celle des ouvriers n’est pas connue.
Un détail de construction flotte encore dans les publications. Le même article parle d’un mur de terre damée, puis, dans sa synthèse, d’un mur de brique crue sur fondation de terre damée, et les deux descriptions se concilient si le mètre vingt conservé appartient tout entier à la fondation, hypothèse que le texte n’énonce pas et que seule la publication complète des coupes permettrait de vérifier.
La découverte déplace aussi un monument. La mosquée d’al-Hâkim, que les chroniqueurs plaçaient hors les murs et les historiens modernes après eux, chevauche en fait le tracé du rempart de Jawhar ; quatre cinquièmes de l’édifice restent à l’extérieur, ce qui suffit à expliquer la formule des chroniqueurs. La notice de l’Ashmolean la range encore parmi les mosquées situées hors de l’enceinte.
Badr al-Jamâlî reconstruit en pierre
Un siècle après Jawhar, l’État fatimide sort d’une crise profonde. Entre 1067 et 1072, la crue du Nil fait défaut, la famine s’installe, l’armée se déchire et le trésor du palais est pillé ; le Livre des cadeaux et des raretés, recueil du XVᵉ siècle tiré d’un manuscrit du XIᵉ, rapporte qu’en 1068 on en sortit trente-six mille pièces de cristal de roche. En 1074, le calife al-Mustansir appelle de Syrie Badr al-Jamâlî, général arménien, qui cumule bientôt le vizirat et le commandement des armées.
Badr fait reconstruire l’enceinte de 1087 à 1092. Les courtines sont de brique crue, comme l’écrivait al-Maqrîzî et comme l’ont confirmé les fouilles de Bâb al-Tawfîq, publiées par Stéphane Pradines avec Osama Talaat en 2007, puis avec Johannes den Heijer en 2008. Les portes, elles, sont de pierre. Bâb al-Nasr, la porte de la Victoire, datée de 1087 (480 de l’hégire), dresse deux tours carrées de plus de vingt mètres ; Bâb al-Futûh, de la même année, s’appuie sur deux tours à front arrondi ; Bâb Zuwayla suit en 1092 (485). Dans l’enceinte, des blocs de granit pharaonique ont été remployés, et l’étude de 2008 en rattache la provenance à Héliopolis.
La tradition attribue ces trois portes à trois frères arméniens venus d’Édesse, et leur style rappelle de fait l’architecture militaire contemporaine de la Syrie du Nord. L’étude de 2008 présente l’origine arménienne des architectes comme une question très débattue ; dans son article de 2020, Pradines la dit au contraire incontestée, tout en rappelant que les fortifications byzantines du VIᵉ siècle, présentes au Maghreb comme en Syrie du Nord, brouillent les filiations.
Les inscriptions coufiques des deux portes du nord leur donnent pourtant d’autres noms. Celle de Bâb al-Nasr l’appelle Bâb al-ʿIzz, la porte de la Puissance, celle de Bâb al-Futûh Bâb al-Iqbâl, la porte de la Prospérité. Les Cairotes ont gardé aux portes neuves les noms des portes de brique qu’elles remplaçaient, et deux de ces noms, Zuwayla et Futûh, avaient déjà servi à Sabra al-Mansûriyya, près de Kairouan, avant de suivre la cour en Égypte.
Pour aller plus loin
La fondation d’al-Qâhira répond à celle de Fustât, ville née de la conquête arabe de l’Égypte en 641, dont les documents de la Geniza éclairent la vie marchande à l’époque fatimide. Le règne d’al-Hâkim bi-Amr Allâh, puis la fin du califat fatimide sous Saladin en 1171, prolongent l’histoire de la même ville.
On raconte que Le Caire doit son nom à un corbeau. La ville naît pourtant d’une conquête bien réelle. Une dynastie venue de l’actuelle Tunisie, les Fatimides, prend l’Égypte en 969. Leur général bâtit aussitôt une ville neuve pour son maître, au nord de la vieille capitale posée au bord du Nil. On sait peu de choses sûres de cette naissance, et le récit le plus détaillé a été écrit très tard.
Des clochettes sur une corde
Voici la légende telle qu’on la raconte aux visiteurs. Des astrologues attendent l’instant le plus favorable pour poser la première pierre. Des clochettes pendent à des cordes tout autour du terrain, pour prévenir les ouvriers au bon moment. Un corbeau se pose sur une corde, et les clochettes sonnent trop tôt. À ce moment, la planète Mars monte dans le ciel, et son nom arabe signifie le dompteur.
La ville aurait donc reçu de la planète son nom de Victorieuse, al-Qâhira. Cette histoire apparaît chez des chroniqueurs qui vivent au Caire des siècles après la fondation. Personne ne sait qui l’a mise par écrit le premier. On ne connaît aucun témoin de l’époque qui la raconte.
Un écrivain égyptien du siècle dernier a contesté ce récit. Il remarque qu’on racontait déjà la même chose de la fondation d’Alexandrie. Il rappelle aussi que les étoiles se guettent de nuit, quand aucun corbeau ne vole. Il admet pourtant que les Fatimides méritaient leur réputation de savants du ciel. Un observatoire a d’ailleurs été construit plus tard au Caire, sous un ministre de la dynastie.
Un nom venu de Tunisie
Le nom de la ville a une explication plus simple. La ville neuve s’appelle d’abord al-Mansûriyya. C’était le nom de la capitale ronde que les Fatimides habitaient près de Kairouan, en Tunisie. Des portes du Caire reprennent même des noms de portes de cette ville. Le calife arrive en Égypte en 973, avec sa cour et les cercueils de ses prédécesseurs, et la ville devient alors al-Qâhira en son honneur.
Presque tout le récit de la fondation vient d’un historien du Caire, al-Maqrîzî. Il l’écrit près de quatre cent cinquante ans après les faits. Selon lui, les soldats creusent les fondations du palais en une seule nuit. La ville est faite pour le calife, ses troupes et ses proches, et personne d’autre n’y loge. Le commerce et la vie ordinaire restent dans la vieille ville voisine.
Un voyageur persan arrive dans cette ville en 1047. Il y estime à vingt mille au moins le nombre des boutiques, toutes au calife. On lui dit que le palais abrite une foule immense, mais il ne l’a pas vu de ses yeux. Lui découvre surtout une ville de marchands. Les deux images ne s’excluent pas forcément, car la ville a pu changer entre-temps.
Un mur de terre sous la ville
Pendant longtemps, on n’a connu le premier rempart que par les livres. En 2011, des archéologues dégagent enfin un long mur enfoui, près des anciennes portes du nord. Il est fait de terre tassée couche après couche, comme le faisaient les maçons d’Afrique du Nord et de l’Espagne musulmane. Ce procédé est presque inconnu en Égypte à cette époque. Un second chantier retrouve le même mur quelques années plus tard.
Les fouilleurs y reconnaissent le rempart d’origine, bâti juste après la fondation. Le responsable des fouilles aimerait l’attribuer aux soldats berbères de l’armée fatimide. Il reconnaît qu’aucun texte ne permet de le prouver. On ignore donc toujours qui a bâti ce mur.
Des portes de pierre, un siècle plus tard
Les portes que l’on visite aujourd’hui datent d’une autre époque. Après une longue crise, un général arménien prend en main le gouvernement et l’armée du calife. Ce général, Badr al-Jamâlî, fait refaire les murailles à partir de 1087. Les murs restent en brique, mais les portes sont en pierre de taille. On raconte que des frères arméniens sont venus de loin pour les construire, et les spécialistes en discutent encore.
Les portes du nord se dressent toujours au Caire. Sur l’une d’elles, Bâb al-Nasr, l’inscription gravée donne un nom nouveau, mais les habitants ont gardé l’ancien, la porte de la Victoire.
La version complète suit le premier rempart jusque sous la mosquée d’al-Hâkim, bâtie à cheval sur lui, et rouvre le trésor pillé du palais, avec ses trente-six mille pièces de cristal de roche.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Al-Maqrîzî, *Kitâb al-mawâʿiz wa-l-iʿtibâr bi-dhikr al-khitat wa-l-âthâr* (*Khitat*), chapitres sur ce qui se trouvait à l’emplacement d’al-Qâhira avant sa fondation et sur la construction d’al-Qâhira et sa situation sous la dynastie fatimide, brouillon de 1415-1424, version retouchée jusqu’en 1439 éd. Ayman Fuʾâd Sayyid, Londres, al-Furqân Islamic Heritage Foundation, 2002-2004
- Nâsir-i Khusraw, *Safarnâma*, chapitre « Description de la ville du Caire », séjour commencé en août 1047 trad. Wheeler M. Thackston, *Nâser-e Khosraw’s Book of Travels*, New York, Bibliotheca Persica, 1986 ; trad. française Charles Schefer, *Sefer Nameh*, Paris, Ernest Leroux, 1881
- Ibn Iyâs, *Badâʾiʿ al-zuhûr fî waqâʾiʿ al-duhûr*, t. I, 1ʳᵉ partie, des origines à 764 de l’hégire, récit de la fondation d’al-Qâhira [À VÉRIFIER : page du passage] éd. Muhammad Mustafâ, Bibliotheca Islamica 5a, Stuttgart et Wiesbaden, Franz Steiner, 1975
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Sources primaires (suite)
- *Kitâb al-hadâyâ wa-l-tuhaf*, recueil du XVᵉ siècle tiré d’un manuscrit du XIᵉ siècle, passage sur l’ouverture du trésor fatimide en 1068 trad. Ghada al-Hijjawi al-Qaddumi, *Book of Gifts and Rarities*, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1996
- Plutarque, *Vie d’Alexandre*, 26, 3-10 récit de la fondation d’Alexandrie et du présage des oiseaux
- Rempart de terre damée de Jawhar, 969-971, une trentaine de mètres dégagés, l. moyenne 1,80 m, h. conservée 1,20 m Le Caire, sites de Burg al-Zafar (2011) et d’al-Mashtal (2016), fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale et de l’Aga Khan Trust for Culture
- Bâb al-Tawfîq, porte de l’enceinte de Badr al-Jamâlî, inscription de fondation et courtine de brique crue, site fouillé en 2004-2005 Le Caire
- Bâb al-Nasr, nommée Bâb al-ʿIzz par son inscription coufique de fondation, 1087 (480 de l’hégire), deux tours carrées de plus de 20 m Le Caire, enceinte nord de Badr al-Jamâlî
- Bâb al-Futûh, nommée Bâb al-Iqbâl par son inscription de fondation, 1087 (480 de l’hégire), deux tours à front arrondi Le Caire, enceinte nord de Badr al-Jamâlî
- Bâb Zuwayla, 1092 (485 de l’hégire) Le Caire, enceinte sud de Badr al-Jamâlî
- Mosquée al-Azhar, fondée en 970, premier sermon du vendredi en 972 Le Caire
- Mosquée d’al-Hâkim, bâtie à cheval sur le rempart de Jawhar Le Caire
Bibliographie
- Ayman Fuʾâd Sayyid, *La capitale de l’Égypte jusqu’à l’époque fatimide. Al-Qâhira et al-Fustât, essai de reconstitution topographique*, Beiruter Texte und Studien 48, Beyrouth et Stuttgart, 1998, xl-754-26 p., DOI 10,25673/112378 Orient-Institut der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft et Franz Steiner Verlaghttps://doi.org/10.25673/112378
- Stéphane Pradines et Osama Talaat, « Les fortifications fatimides du Caire : Bâb al-Tawfîq et l’enceinte en briques crues de Badr al-Gamâlî », *Annales islamologiques* 41, 2007, p. 229-275 Institut français d’archéologie orientale
- Stéphane Pradines et Johannes den Heijer, « Bâb al-Tawfîq : une porte du Caire fatimide oubliée par l’histoire », *Le Muséon* 121, 2008, p. 143-170 Peeters
- Stéphane Pradines, « From the Ribats to the Fortresses, the Fāṭimid Period of Transition in Muslim Military Architecture », *Journal of Islamic Research* 31 (3), 2020, p. 493-514 İslâmî Araştırmalar
- Paula Sanders, *Ritual, Politics, and the City in Fatimid Cairo*, SUNY Series in Medieval Middle East History, Albany, 1994, xii-231 p. State University of New York Press
- ʿAbbâs Mahmûd al-ʿAqqâd, *Fâtima al-Zahrâʾ wa-l-Fâtimiyyûn*, Le Caire, 1953 ; rééd. 2014 Fondation Hindawi
Sources en ligne
- « Villes et fondations princières », traduction annotée d’extraits des *Khitat* d’al-Maqrîzî Éditions de la Sorbonne, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/psorbonne/36370
- « Entretien avec Jean-Charles Ducène - Les voyageurs arabes médiévaux : chroniques et récits. Al-Maqrīzī (1364-1442) : la mémoire topographique du Caire (2/2) », par Florence Somer, 7 janvier 2022 Les clés du Moyen-Orienthttps://www.lesclesdumoyenorient.com/Entretien-avec-Jean-Charles-Ducene-Les-voyageurs-arabes-medievaux-chroniques-et-3477.html
- « Fatimid Lustre : Historical Introduction » Ashmolean Museum, université d’Oxford, site Islamic Ceramicshttps://islamicceramics.ashmolean.org/Fatimids/history.htm
- « The Founder of Cairo : The Fatimid Imam-Caliph al-Mu‘izz and his Era » The Institute of Ismaili Studieshttps://iis.ac.uk/wp-content/uploads/2024/12/the_founder_of_cairo.pdf
- « Between worlds », par Mona Anis, 28 mai 2011 Ahram Onlinehttps://english.ahram.org.eg/News/13124.aspx
- « Jami’ al-Azhar » Archnethttps://archnet.org/sites/2311
- « 6 - Late Fatimid Period (1074-1171) », cours 4 615 The Architecture of Cairo MIT OpenCourseWarehttps://ocw.mit.edu/courses/4-615-the-architecture-of-cairo-spring-2002/pages/lecture-notes/lec6
- « Bab al‑Futuh » Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquitéshttps://egymonuments.gov.eg/en/monuments/bab-al-futuh
- « Bab Al-Nasr » Gouvernorat du Cairehttps://cairo.gov.eg/en/culture/cairo-history/cairo-origins/nasr-gate/




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