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Les enfants accusateurs : de Salem à la Suède et aux bûchers de Mora

Unknown authorUnknown author contemporary artist / Wikimedia Commons
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« J’ai vu quelquefois cette petite comédie, que j’ai trouvée au moins fort bien jouée. » Pendant l’été 1675, le marquis de Feuquières, ambassadeur de Louis XIV à Stockholm, rend compte à son roi d’une distraction alors en vogue dans la capitale suédoise. Des conseillers du royaume l’ont emmené voir les enfants « possédés » que l’on rassemble la nuit dans des maisons de veille, pour les protéger des sorcières qui, dit-on, les emportent au sabbat. L’ambassadeur n’y croit pas, et il le dit en amateur de théâtre. Les juges de Stockholm ont pris ces enfants au sérieux pendant plus d’un an encore, et des femmes en sont mortes, décapitées puis brûlées.

Ces enfants accusateurs appartiennent à l’une des dernières grandes vagues de procès en sorcellerie de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution. Elle part en 1667 d’un pâturage de Dalécarlie et s’éteint à Stockholm à l’automne 1676. Seize ans plus tard, un pasteur de Boston en imprime le récit pour expliquer ce qui arrive à Salem. Les dates suédoises et anglaises suivent ici l’ancien style (a. s.) des sources.

Gertrud Svensdotter marche sur l’eau

En octobre 1667, à Älvdalen, dans le haut de la Dalécarlie, une gardienne de troupeau de onze ans, Gertrud Svensdotter, entre dans une rivière pour ramener des chèvres réfugiées sur un îlot. Un petit berger de huit ou neuf ans, qu’elle avait battu, raconte chez lui qu’elle a passé l’eau à pied sec. Nous retenons l’âge de onze ans que donne Marko Lamberg, parce que son livre de 2021 repart des protocoles, alors que les récits courants hésitent entre onze et douze. À la Pentecôte 1668, le pasteur interroge Gertrud, qui finit par avouer. Le Diable lui a donné un onguent dont elle a frotté ses pieds et ceux des chèvres, et c’est une servante du voisinage, Märet Jonsdotter, originaire du Härjedalen, qui l’a menée à lui quand elle avait huit ans. Lamberg relève un détail qui n’a l’air de rien, et qui pèse : Märet avait autrefois éconduit le père de Gertrud.

Le procès s’ouvre à l’été 1668 devant le tribunal local, assisté du pasteur et du bailli. Bengt Ankarloo, dont la thèse de 1971 reste l’étude de référence sur ces procès, y compte dix-huit condamnations à mort, dont quatre visaient des mineurs. La cour d’appel de Stockholm, la Svea hovrätt, n’en confirme que sept, toutes concernant des adultes qui avaient avoué, certains sous la torture, et dont la culpabilité reposait surtout sur la parole d’enfants et de complices. Le comte Per Brahe, grand sénéchal du royaume, demande un supplément d’enquête. On passe outre, et les sept sont exécutés à la fin de mai 1669, décapités puis brûlés, selon la forme ordinaire du supplice des sorcières en Suède.

Le mal, entre-temps, a gagné la paroisse voisine de Mora, sur le lac Siljan. Les habitants envoient un représentant à Stockholm réclamer des mesures pour leurs enfants, et le gouvernement nomme une commission royale autorisée à exécuter ses propres sentences. En quinze jours d’août 1669, elle interroge soixante suspects, entend des centaines d’enfants qui décrivent leurs voyages à Blåkulla, la « colline bleue » du sabbat, et prononce vingt-trois condamnations à mort. Le 24 août, jour de la Saint-Barthélemy, quinze condamnés qui avaient avoué sont exécutés, sept sur le premier bûcher, cinq sur le deuxième, trois sur le troisième ; une relation du temps parle d’un spectacle effroyable. La même commission fait exécuter six personnes d’Älvdalen. Les enfants, eux, décrivent un monde à l’envers plus qu’un enfer, une salle claire et décorée, un festin de noces avec du lait, de la bouillie et du pain sucré, où l’on mange avec la nuque et tient les choses de la main gauche.

Une seconde commission siège au Nouvel An 1671 et n’envoie à la mort que ceux qui ont avoué d’eux-mêmes, une quinzaine. Les autres, chargés par des complices et des enfants, sont conduits jusqu’au lieu d’exécution pour qu’ils y confessent leur crime, et tous en reviennent sans avoir parlé. La méthode traduit un scrupule religieux, car exécuter un impénitent, c’est l’envoyer à la damnation. Elle a aussi un défaut que les juges n’avaient pas prévu. Le secret s’en répand vite, et chacun comprend que seul l’aveu tue.

Visgossar

Ankarloo consacre une partie de sa thèse aux « garçons avisés », les visgossar, ces enfants qui prétendaient « voir » qui voyageait la nuit vers Blåkulla. À partir de 1672, la vague passe de Dalécarlie en Hälsingland puis remonte la côte du Norrland, et ces enfants devins y deviennent une profession. Certains se font payer sur les fonds de la paroisse, et des orphelins pauvres réclament à manger aux maisons en échange de leur silence, mélange de mendicité et de chantage que les autorités ont tenté d’interdire et que les pasteurs comme la population ont entretenu. En Ångermanland, de septembre à Noël 1674, les pasteurs fournissent à la commission de longues listes de femmes accusées et d’enfants possédés ; au moins quatre cents sorcières présumées et des milliers d’enfants sont entendus, et quarante-huit suspects, dont beaucoup niaient, sont exécutés. Au Nouvel An 1675, le gouvernement autorise officiellement la torture contre les suspects obstinés. Le gouverneur Carl Sparre, qui préside la commission, redoutait un nombre intolérable d’exécutions, et la réponse qu’il reçoit veut qu’on ne relâche pas une règle devant la seule quantité. L’année 1675 marque le sommet de la vague, mais le nombre exact des morts n’est pas connu, et Ankarloo dit pourquoi : la série criminelle de la Svea hovrätt pour le XVIIᵉ siècle a presque entièrement disparu, et les protocoles des commissions ne sont conservés qu’en partie. Tout indique au moins cent victimes pour cette seule année. Lamberg estime à près de trois cents les morts de l’ensemble de la vague, de 1668 à 1676.

Ankarloo estime que plusieurs milliers d’enfants ont comparu au total. Au début, chacun accusait une seule sorcière ; plus tard, surtout en Norrland, chacun se disait emporté tour à tour par deux ou trois, et reconnaissait d’autres convives au festin. En Norrland, un cinquième des enfants fournit plus de la moitié des témoignages, et ces témoins zélés accusent volontiers les mêmes familles, auxquelles ils appartiennent souvent. Les garçons sont un peu plus nombreux, un peu plus âgés et plus actifs que les filles. En droit, enfants et complices étaient des témoins irrecevables. Les juges contournaient la règle en traitant la sorcellerie comme un crime d’exception, secret et abominable, où les preuves ordinaires ne s’appliquaient pas.

Ankarloo a aussi démonté l’image de l’épidémie, qui revient dans les explications du début du XXᵉ siècle. La vague a duré huit ans et s’est propagée lentement, de village en village et presque de ferme en ferme. Elle a épargné le district minier de Dalécarlie, à quelques milles des paroisses du Siljan, comme tout le sud du royaume, et elle suit les relations de voisinage. Pour lui, la parole des enfants et des complices était nécessaire aux procès, et elle ne suffit pas à les expliquer.

Södermalm, été 1676

À Stockholm, l’affaire commence avec un garçon venu de Gävle, Johan Johansson Griis, encore mineur, hébergé par un parent, petit marchand de l’île de Södermalm. Les enfants du quartier l’imitent. On ouvre pour eux des maisons de veille, où des adultes chantent des psaumes toute la nuit pendant que les enfants désignent celles qui viennent les chercher. Une jeune fille, Lisbet Carlsdotter, y gagne de l’argent, de la nourriture, des vêtements, des souliers, et jusqu’à quelques sous donnés par un juge de basse instance, selon une voisine entendue par la commission. Blåkulla, à Stockholm, se trouve tantôt en haut d’un clocher, tantôt au château royal, sous le gibet, sur une porte de la ville, et même dans la cabine du Stora Kronan, le grand vaisseau de guerre qui venait de sombrer au large d’Öland cet été-là.

Malin Matsdotter est née en Ostrobotnie, dans l’actuelle Finlande, entre 1610 et 1616, et venue à Stockholm à vingt et un ans. Elle tient une étuve et sert de sage-femme, surtout aux Finlandais de la ville. Son premier mari a été décapité en 1668 pour bestialité, après qu’il eut avoué et que leurs deux filles eurent témoigné contre lui. En 1676, ce sont ces mêmes filles, Annika et Maria, qui l’accusent d’avoir emmené des enfants à Blåkulla. Malin nie jusqu’au bout. Le 5 août 1676, elle est brûlée vive, seule de toute la vague à subir ce supplice selon Ankarloo, tandis qu’Anna Simonsdotter Hack, exécutée le même jour, est décapitée avant le bûcher. D’après Lamberg, on lui pend au cou un sac de poudre pour abréger l’agonie. Le médecin Urban Hiärne, membre de la commission, avait voté sa culpabilité sans réserve, et proposé qu’on la pince au fer rouge pour qu’elle perde connaissance avant le feu.

Le 11 septembre, au cours des audiences consacrées à Margareta Staffansdotter, épouse du capitaine de la ville, une jeune servante, Annika Thomasdotter, craque et déclare que les histoires de Blåkulla sont des mensonges appris auprès d’autres enfants. En quelques jours, les rétractations se suivent, et le garçon de Gävle reconnaît avoir tout inventé. Le 3 octobre, Hiärne présente à ses collègues un mémoire autographe de onze pages, son « Avis sans préjudice sur la récente confession des enfants tourmentés ». Il y note que les enfants ne savaient pas répéter deux fois la même histoire, qu’il les avait vus sortir de leurs transes avec quelques gouttes d’ammoniaque, et il attribue la contagion aux défauts qu’il prête aux femmes, querelleuses, envieuses, bavardes, entêtées. La tradition a fait de lui l’homme qui a mis fin aux procès. Sten Lindroth jugeait déjà son rôle peut-être surestimé dans le Dictionnaire biographique suédois, et Ankarloo a montré que de jeunes pasteurs de la commission avaient conduit les interrogatoires décisifs pendant les trois semaines où Hiärne était absent ; Lamberg nomme Eric Noraeus, Ivar Leufstadius et Oluf Sparrman.

La justice se retourne alors contre les témoins, selon la loi du talion. Quatre sont condamnés à mort pour faux témoignage. Le garçon de Gävle est exécuté, probablement en novembre, et probablement au gibet de Södermalm, alors qu’on le fait d’ordinaire mourir sur la place du Marché au foin. Le 20 décembre, Lisbet Carlsdotter, Agnis Eskilsdotter et Maria Nilsdotter sont décapitées. Annika et Maria Eriksdotter, les filles de Malin, reçoivent seize coups de verges sur chacune de cinq places de la ville, une pénitence publique, trois ans de maison de correction et le bannissement. Annika Persdotter, quinze ans, dont la mère avait été exécutée au printemps, meurt dans cette maison de correction pendant l’hiver. Une prière d’action de grâces est imprimée et lue dans tout le royaume.

« Aucun peuple dans des circonstances plus semblables aux nôtres »

Le pasteur de Mora, Elof Skragge, avait consigné dans le livre de sa paroisse un récit de témoin oculaire. L’Europe l’a lu traduit avant que la Suède ne le lise dans sa langue. Une version néerlandaise paraît dès 1670, puis une version allemande dans le Diarium Europaeum, le grand recueil imprimé pour la foire de Francfort. Anthony Horneck, prédicateur à la chapelle de la Savoie, à Londres, la met en anglais, et son texte est relié à la suite du Saducismus triumphatus de Joseph Glanvill, imprimé à Londres pour J. Collins et S. Lownds en 1681, aux pages [311] à 338 de l’exemplaire de la Wellcome Collection. Ankarloo date cette traduction de 1682. Elle passe ensuite à Édimbourg en 1685, puis dans Le Monde enchanté du pasteur hollandais Balthasar Bekker, publié en français à Amster​dam chez Pierre Rotterdam en 1694. Le récit de Skragge n’a été imprimé en suédois que dans les années 1820.

Les chiffres ont grossi en route. Horneck écrit qu’on a découvert soixante-dix sorcières dans un seul village, que quinze enfants ont été exécutés avec les adultes, que trente-six autres, âgés de neuf à seize ans, ont dû passer par les verges puis recevoir des coups sur les mains chaque semaine pendant un an, et que trois cents enfants avaient été séduits. Ankarloo compte vingt et un décapités, dont quinze de Mora, tous adultes. L’erreur figure déjà dans la première version néerlandaise ; un historien allemand du XIXᵉ siècle porte ensuite le bilan à quatre-vingt-quatre adultes et quinze enfants brûlés, et la formule passe dans une encyclop​édie américaine de la sorcellerie en 1960.

Quinze enfants exécutés à Mora : le chiffre vient d’une traduction.

À Boston, Cotton Mather connaît le livre de Glanvill, qu’il nomme dès 1689 dans l’introduction de ses Memorable Providences, le récit des crises des enfants du maçon John Goodwin, l’aînée âgée d’environ treize ans, qui avaient fait pendre à l’automne 1688 une vieille Irlandaise, mère de leur blanchisseuse. Ses Wonders of the Invisible World, datés de 1693 sur la page de titre et accompagnés d’une attestation de William Stoughton et Samuel Sewall datée du 11 octobre 1692, défendent la cour de Salem. Après le récit de cinq procès, Mather se demande si la Nouvelle-Angleterre est le seul pays chrétien ainsi tourmenté, et répond qu’aucun peuple n’a connu de circonstances plus semblables que celui de « Sweedland ». Il recopie Horneck en imprimant en gothique chaque trait commun au Massachusetts. Le onzième et dernier extrait est une mise en garde de Horneck. Une jeune femme de Stockholm aurait accusé sa mère en 1676, la mère aurait été brûlée, puis la fille serait venue avouer sa calomnie aux juges, qui l’auraient fait exécuter à son tour. Tout porte à y reconnaître Malin Matsdotter, la seule brûlée vive de la vague, accusée par ses filles cet été-là, et les archives de la commission disent que ses filles ont été fouettées et enfermées, sans qu’aucune soit exécutée. Mather a donc imprimé, au milieu d’un livre qui justifiait les pendaisons de Salem, une version déformée du procès qui avait mis fin aux procès suédois, et il l’a donnée pour une sage précaution.

Son père, Increase Mather, cite à deux reprises la Suède dans ses Cases of Conscience, parus la même année, pour des personnes emportées dans les airs « il y a environ vingt ans » et pour le couteau de bois qu’une sorcière disait tenir du Diable.

L’âge des témoins

À Salem, les enfants n’étaient pas la majorité des accusateurs. Le pasteur Deodat Lawson compte en mars 1692 dix « affligés », quatre femmes mariées, trois servantes et trois fillettes de neuf à douze ans, Elizabeth Parris, Abigail Williams et Ann Putnam. Il voit aussi, chez le lieutenant Ingersoll, une enfant de quatre ou cinq ans, fille de Sarah Good, que les magistrats viennent d’interroger et d’envoyer en prison parce que son regard ferait souffrir les affligés. L’enfant, en Nouvelle-Angleterre, pouvait être l’accusée. En Suède, elle était le témoin par excellence, et, d’après Ankarloo, un peu plus souvent un garçon.

Les deux sociétés sont sorties de la crise par deux portes différentes. À Boston, Increase Mather soutient que le Diable peut prendre l’apparence d’un innocent, et que la chute d’un affligé au regard d’un suspect, puis son réveil à son contact, fondent un soupçon, qui ne suffit pas pour condamner. Le témoin reste sincère ; il a été trompé. À Stockholm, Hiärne et la commission concluent que les enfants ont menti par malice, par bavardage, sous la pression des autres, et quatre témoins montent à l’échafaud.

Pourquoi Malin Matsdotter a-t-elle subi la mort la plus cruelle ? Lamberg y voit le poids des préjugés contre les Finnois, réputés de longue date experts en sorcellerie, et la mauvaise réputation qu’avait laissée la mort de son mari. Un compte rendu de son livre, dans la revue Respons, lui oppose la logique théologique du temps, où l’aveu, le repentir et la pénitence par le châtiment avaient un sens profond, alors que Malin a toujours refusé d’avouer. Les deux lectures peuvent se cumuler, et les protocoles ne permettent probablement pas de trancher, car les greffiers résumaient les débats et mettaient parfois à la troisième personne ce qui avait été dit à la première, comme Ankarloo et Lamberg l’ont relevé.

La maison de correction de Stockholm a gardé Annika Eriksdotter trois ans. Dans les pièces comptables de la ville pour 1679, un feuillet note qu’elle a été malade sept jours au mois de septembre, et c’est la dernière fois qu’un document de Stockholm écrit son nom, parce que les sources de ces années sont fragmentaires et que ce nom était courant dans la ville.

Pour aller plus loin

Les procès de Salem de 1692 forment l’autre versant de cette histoire, avec leur preuve spectrale et la longue réhabilitation de leurs victimes. Le Stora Kronan, coulé au large d’Öland à l’été 1676, appartient aux grandes épaves de la marine suédoise, aux côtés du Vasa. Le Monde enchanté de Balthasar Bekker ouvre enfin le chapitre des critiques savantes de la croyance aux démons, que prolonge le siècle des Lumières.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Marquis de Feuquières, ambassadeur de France à Stockholm, lettre à Louis XIV, été 1675 (« J’ai vu quelquefois cette petite comédie, que j’ai trouvée au moins fort bien jouée ») citée par Bengt Ankarloo, Trolldomsprocesserna i Sverige, résumé anglais, p. 333 ; date exacte, fonds et édition de la lettre
  2. Elof Skragge, pasteur de Mora, relation du procès de Mora (1669) consignée dans le livre de paroisse imprimée dans C. G. Kröningssvärd, Blåkulle-Färderna eller Handlingar om Trolldoms-Väsendet i Dalarne åren 1668-73, vol. III, p. 47 et suiv., 2ᵉ éd., 1845-1849 (d’après Ankarloo) ; traduction néerlandaise, Translaet uyt het sweets…, 1670
  3. Protocoles et jugements de la commission royale de Stockholm sur la sorcellerie, 1676-1677 (procès de Malin Matsdotter, vol. 4 et 6 ; Johan Johansson Griis, vol. 1, p. 274-276, et vol. 2, p. 591-622 ; jugements des faux témoins, vol. 6, 24 octobre et 13 décembre 1676) Riksarkivet, Stockholm, Kommissorialrätt i Stockholm ang trolldomsväsendet, vol. 1-6 ; cotes d’après Lamberg 2021 ; extraits imprimés dans C. Adlersparre (éd.), Historiska samlingar, vol. 4-5, Stockholm, 1812-1822
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Urban Hiärne, « Oförgripligt Betenckiande om de anfächtade Barnens nyliga bekennelse, och något korteligen om deres blåkulla färd », 3 octobre 1676, onze pages autographes Riksarkivet, Stockholm, Kommissorialrätt i Stockholm ang trolldomsväsendet, vol. 3 (cote d’après Lamberg 2021) ; impr. C. Adlersparre (éd.), Historiska samlingar, vol. 5, Stockholm, 1822, p. 409-432
  2. Pièces comptables du chambrier de la ville, 1679 (maladie d’Annika Eriksdotter, septembre 1679 ; décès à la maison de correction, 1676-1678) Stadsarkivet, Stockholm, Stockholms stads centrala drätselarkiv 1636-1920, Stadskamreraren, G1B:54, Verifikationer 1679, fol. 4208 et 4210 (cote d’après Lamberg 2021)
  3. Joseph Glanvill, Saducismus triumphatus, Londres, J. Collins et S. Lownds, 1681, avec « An account of what happened in the Kingdom of Sweden… » traduit par Anthony Horneck, p. [311]-338 ; Wing G822 Wellcome Collection, Londres, EPB/B/24714
  4. Balthasar Bekker, Le Monde enchanté, ou Examen des communs sentimens touchant les esprits…, traduit du hollandais, Amsterdam, Pierre Rotterdam, 1694, 4 vol. in-12 (reprise du récit suédois au livre IV, chap. 29, d’après Ankarloo) Eton College Library, Ca.7,04
  5. Cotton Mather, Memorable Providences, Relating to Witchcrafts and Possessions, Boston, R. P., vendu par Joseph Brunning, 1689 (introduction nommant Glanvill ; sections I-XI sur les enfants Goodwin et Glover) texte transcrit par Famous Trials, University of Missouri-Kansas City
  6. Cotton Mather, The Wonders of the Invisible World, Boston, Benjamin Harris, 1693 ; Londres, John Dunton, 1693 (attestation de William Stoughton et Samuel Sewall, Boston, 11 octobre 1692 ; « Extracts from Dr. Horneck », § I-XI) éd. Londres, John Russell Smith, 1862, p. 167-172
  7. Increase Mather, Cases of Conscience concerning Evil Spirits Personating Men, Boston, 1693 ; Londres, J. Dunton, 1693 (la Suède « about twenty Years ago » ; le couteau de bois ; le regard et le toucher comme simple présomption) éd. Londres, John Russell Smith, 1862, p. 225-285
  8. Deodat Lawson, A True Narrative of some Remarkable Passages relating to sundry Persons afflicted by Witchcraft at Salem Village, 19 mars-5 avril 1692 (dix affligés ; l’enfant de Sarah Good) éd. Londres, John Russell Smith, 1862, p. 201-214

Bibliographie

  1. Bengt Ankarloo, Trolldomsprocesserna i Sverige, 2ᵉ éd. avec postface, Stockholm, 1984, 2ᵉ tirage Lund, 1996, Rättshistoriskt bibliotek 36, ISBN 91-85190-25-X (1ʳᵉ éd. 1971) Nerenius & Santérus / Institutet för rättshistorisk forskning
  2. Marko Lamberg, Häxmodern. Berättelsen om Malin Matsdotter, trad. Ann-Christine Relander, Helsingfors et Stockholm, 2021, 351 p., SLS Varia 6, ISBN 978-951-583-523-9 (original finnois : Noitaäiti. Malin Matsintyttären tarina, SKS, 2019) Svenska litteratursällskapet i Finland / Natur & Kultur
  3. Sten Lindroth, « Urban Hiärne », Svenskt biografiskt lexikon, vol. 19, 1971-1973, p. 141 et suiv. Riksarkivet

Sources en ligne

  1. « RB 36 », Bengt Ankarloo, Trolldomsprocesserna i Sverige, page de titre et introduction numérisées Institutet för rättshistorisk forskning, fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/
  2. « RB 36 – Page 335 » (résumé anglais, Älvdalen 1668-1669) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/335/
  3. « RB 36 – Page 336 » (résumé anglais, Mora 1669 et commission de 1671) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/336/
  4. « RB 36 – Page 338 » (résumé anglais, Ångermanland 1674-1675) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/338/
  5. « RB 36 – Page 339 » (résumé anglais, Stockholm 1675, lettre de Feuquières) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/339/
  6. « RB 36 – Page 340 » (résumé anglais, fin des procès, rôle de Hiärne, Blåkulla) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/340/
  7. « RB 36 – Page 343 » (résumé anglais, les enfants témoins) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/343/
  8. « RB 36 – Page 344 » (résumé anglais, visgossar et propagation) fondation Olinhttps://olinfoundation.com/publikationer/rb36/344/
  9. « Urban Hiärne - Svenskt Biografiskt Lexikon » Riksarkivethttps://sok.riksarkivet.se/sbl/Presentation.aspx?id=13625
  10. Marko Lamberg, Häxmodern. Berättelsen om Malin Matsdotter, édition numérique en accès libre (CC BY-NC-ND 4,0) Svenska litteratursällskapet i Finlandhttps://www.sls.fi/wp-content/uploads/mfiles/2646/2646.pdf
  11. « Detaljerat om häxjakter », compte rendu du livre de Marko Lamberg Signumhttps://signum.se/artikelarkiv/detaljerat-om-haxjakter/
  12. « Fortfarande oklart varför Malin Matsdotter dömdes hårdast », compte rendu du livre de Marko Lamberg Responshttps://tidskriftenrespons.se/artikel/fortfarande-oklart-varfor-malin-matsdotter-domdes-hardast/
  13. « Trolldomsprosessene i Sverige » Store norske leksikonhttps://snl.no/Trolldomsprosessene_i_Sverige
  14. « Saducismus triumphatus : or, full and plain evidence concerning witches and apparitions » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/dxbmycs4
  15. « Le monde enchanté ou examen des communs sentimens touchant les esprits », notice B13421 Eton College Collectionshttps://catalogue.etoncollege.com/B13421
  16. « The Wonders of the Invisible World », éd. 1862 avec Increase Mather et Deodat Lawson Project Gutenberghttps://gutenberg.org/files/28513/28513-h/28513-h.htm
  17. « Cotton Mather, Memorable Providences, Relating to Witchcrafts and Possessions (1689) » Famous Trials, University of Missouri-Kansas Cityhttps://law2.umkc.edu/faculty/projects/ftrials/salem/ASA_MATH.HTM
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