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L’hiver cannibale de Jamestown (1609-1610) : ce que les os ont révélé

Ken Lund from Reno, Nevada, USA / Wikimedia Commons
11 min de lecture33 sources vérifiées
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Pendant dix-huit ans de fouilles sur l’île de Jamestown, William Kelso n’a pas cru les colons. Les récits de famine qui parlaient de cadavres déterrés et d’une femme salée par son mari lui semblaient écrits pour apitoyer la Compagnie de Virginie, la société par actions qui finançait la colonie, et lui arracher des vivres. Il l’a reconnu en 2013 devant un journaliste du magazine Archaeology, en une phrase sans détour, qu’on peut rendre par « je n’ai jamais cru ces récits ». Sa méfiance avait des appuis, car aucun des auteurs de ces textes n’écrivait sans intérêt, ni contre la Compagnie, ni contre John Smith, ni contre ses propres souvenirs de président d’une colonie qui mourait. Le 1er mai 2013, à Washington, Kelso présente pourtant à la presse, avec l’anthropologue Douglas Owsley, du National Museum of Natural History de la Smithsonian Institution, et l’historien James Horn, de la Colonial Williamsburg Foundation, les fragments d’un crâne de jeune fille sortis d’une cave remblayée avec les déchets de cuisine d’un hiver de famine.

Une cuisine enterrée au milieu du fort

La pièce est en L, creusée sous terre au centre de James Fort, à une quarantaine de pieds à l’ouest de la tour de brique de l’église du XVIIᵉ siècle. Les fouilleurs de Jamestown Rediscovery, le programme lancé par Kelso en 1994 pour Preservation Virginia, y reconnaissent une cuisine, probablement aménagée dès 1608. Le 27 juillet 2012, à environ deux pieds et demi sous le sol actuel, quelque 80 centimètres, apparaissent des dents humaines, puis la moitié d’un crâne qui semble avoir été coupé en deux, d’autres fragments crâniens, enfin un tibia droit. L’ensemble représente moins de 10 % d’un squelette. Michael Lavin, conservateur du programme, nettoie les fragments au laboratoire. Autour, le remblai mêle équipement militaire, poteries amérindiennes entières, céramiques de métallurgie, perles de verre de traite et une couche d’os d’animaux découpés, parmi lesquels du cheval, des chiens, des rats et des souris. Ce mobilier ressemble à celui des autres fosses comblées lors du grand nettoyage ordonné en juin 1610 par Thomas West, baron De La Warr, nouveau gouverneur, quand on a vidé dans les caves et les trous du fort les ordures de l’hiver. Les dates anglaises de cet article sont celles du calendrier juli​en, que l’Angleterre et ses colonies conservent jusqu’en 1752.

L’équipe a baptisé la fille Jane. Ses troisièmes molaires n’avaient pas encore percé et leurs racines étaient en formation, le cartilage de croissance du tibia commençait à se souder au genou, ce qui donne environ quatorze ans. Le front vertical, la petite apophyse mastoïde et les bosses pariétales marquées désignent une fille. Les isotopes de l’oxygène fixés dans l’émail dentaire renvoient aux eaux souterraines des plaines côtières du sud de l’Angleterre. Ceux du carbone et de l’azote décrivent une alimentation à base de blé, européenne, sans la signature du maïs américain, ce qui fait d’elle une arrivante récente ; un taux d’azote élevé signale une nourriture riche en protéines. Kari Bruwelheide, de l’équipe d’Owsley, hésite entre une famille aisée et une servante nourrie à la table de ses maîtres. James Horn la fait arriver en août 1609 avec les navires du ravitaillement qui avaient traversé un ouragan. La cause de la mort reste inconnue.

Quatre coups sur le front

La lecture d’Owsley suit les traces une à une. Au milieu du front, quatre coups rapprochés et peu profonds, donnés avec une lame à trancher, n’ont pas réussi à ouvrir la boîte crânienne ; leur groupement serré suggère, selon lui, un corps déjà inerte. À l’arrière de la tête, une série de coups profonds a fendu le crâne le long de sa ligne médiane, avec une hachette légère ou un couperet, et Owsley penche pour le couperet après comparaison avec les lames et les couteaux sortis des fouilles du fort. Sur l’os temporal gauche, une perforation laissée par un outil étroit, à pointe rectangulaire, a enfoncé l’os par compression, comme si l’on avait fait levier pour atteindre le cerveau. Sous l’orbite droite, de fines entailles de couteau correspondent au prélèvement des muscles de la joue. La mâchoire inférieure porte de nombreuses entailles et piqûres, dedans et dehors, et des coups de pointe sous le menton, là où l’on détache la langue et les tissus de la gorge. Les cheveux, eux, n’ont pas été retirés. Le tibia droit a reçu un seul coup, porté par-derrière sous le genou, qui a tranché la moitié de la diaphyse et mis la moelle à nu, puis des incisions fines ont achevé de détacher la jambe. Au moins trois outils de métal sont passés sur ces os. Owsley, qui a étudié des victimes de cannibalisme préhistorique aux traces comparables, a relevé dans ces marques une hésitation, des essais, des reprises qu’il ne trouve pas dans la boucherie animale, et il en tire une conclusion sur l’intention, celle de prélever la chair du visage et le cerveau pour les consommer. Seul le coup du tibia pourrait venir d’une main habituée à découper, le reste trahit quelqu’un qui ne savait pas.

Un couperet est un outil de cuisine. Celui-ci a servi dans une cuisine, au milieu des os d’un cheval.

Wahunsenacawh ferme la forêt

Le découpage qui fait de ces années le cœur de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, ne dit rien de la chronologie de Tsenacommacah, le pays que domine Wahunsenacawh, et il faut regarder l’hiver depuis ses villages autant que depuis le fort. En 1998, dans la revue Science, David Stahle, Dennis Blanton et leurs collègues ont tiré des cernes de cyprès chauves des marais des rivières Blackwater et Nottoway, sur la frontière entre la Virginie et la Caroline du Nord, une reconstitution des pluies depuis la fin du XIIᵉ siècle. Les années 1606 à 1612 y forment l’épisode de sept ans le plus sec depuis 770 ans. Le maïs manque dans les champs algonquiens comme dans les réserves anglaises, et les demandes de vivres des colons tombent sur des villages qui n’en ont plus à donner.

À l’été 1609, le ravitaillement porte la colonie à près de 400 personnes, mais le Sea Venture, qui emmenait le gouverneur Thomas Gates, l’amiral George Somers et le capitaine Christopher Newport avec une grande part des provisions, s’est échoué aux Bermudes dans l’ouragan de juillet. George Percy est élu président du conseil le 10 septembre ; John Smith, blessé par une explosion, repart pour l’Angleterre en octobre. En novembre, les guerriers de Wahunsenacawh tuent le capitaine John Ratcliffe dans une embuscade et bloquent le fort, où se replient quelque 240 colons, tandis qu’une trentaine d’hommes tiennent Fort Algernon sous le capitaine James Davis. Le siège interdit la chasse, la pêche et le troc. Il se lève au début de mai 1610, parce que les Powhatans doivent planter, et le calendrier de la guerre suit ainsi celui du maïs. Le 24 mai, les naufragés des Bermudes, qui ont construit sur place de quoi reprendre la mer, entrent à Jamestown et y trouvent soixante survivants. Gates décide d’abandonner la colonie ; le 8 juin, la flottille croise sur la rivière le navire de De La Warr et fait demi-tour.

Combien étaient-ils au début de l’hiver ? Smith écrit en 1624 que de cinq cents il ne restait pas plus de soixante personnes six mois après son départ. Le site de Historic Jamestowne parle d’environ 300 colons dans le fort, la Smithsonian de 80 % de morts. On retiendra ici les 240 du récit de Percy, repris par l’historienne Martha McCartney, parce que leur auteur gouvernait le fort et que Smith, parti en octobre, n’a rien vu. Les causes de cette mortalité ne se réduisent pas à la faim. Karen Ordahl Kupperman a soutenu en 1979 que la malnutrition avait produit scorbut, pellagre et béribéri, et que l’apathie qu’elles entraînent avait été prise par Smith et ses contemporains pour de la paresse.

« Such a dish as powdered wife »

Percy écrit au milieu des années 1620, pour répondre à la Generall Historie de Smith et pour son neveu Algernon Percy, dixième comte de Northumberland. Le manuscrit de sa Trewe Relacyon, dont la Free Library of Philadelphia conserve une copie contemporaine, n’a été imprimé qu’en 1922 par Lyon G. Tyler. Il y décrit la descente par paliers, les chevaux et autres bêtes tant qu’il y en eut, puis la vermine et le cuir, les serpents et les racines cherchés dans les bois au risque d’y être tué, les voleurs des magasins exécutés. Percy en arrive ensuite aux hommes qui vont « déterrer les cadavres des tombes pour les manger », ceux qui lèchent le sang tombé de leurs compagnons affaiblis, et un colon qui tue sa femme enceinte, la découpe et la sale pour s’en nourrir. Percy le fait pendre par les pouces, des poids aux pieds, jusqu’à l’aveu, puis exécuter.

La Compagnie de Virginie avait livré sa version dès 1610, dans A True Declaration of the Estate of the Colonie in Virginia, imprimé à Londres pour William Barret « par avis du conseil de Virginie ». Le récit du meurtre y est attribué à Thomas Gates, homme qui avait passé tout l’hiver aux Bermudes. L’homme haïssait mortellement sa femme et l’a tuée en secret ; une seconde fouille de sa maison a trouvé une bonne quantité de farine, de gruau, de fèves et de pois ; il a avoué le meurtre et a été brûlé. La famine disparaît du crime, et la colonie redevient un placement possible. Smith, en 1624, reprend l’histoire au livre IV de sa Generall Historie pour s’en moquer, en écrivant qu’il ne sait pas si l’épouse « salée » fut meilleure rôtie, bouillie ou grillée, et qu’il n’a jamais entendu parler d’un tel plat. La même année, les anciens planteurs réunis en assemblée générale reprennent le récit de la famine dans leur Brief Declaration, au moment où ils réclament que la Couronne retire la colonie à la Compagnie. Chacun des textes sert une cause, et Kelso n’avait pas tort de les lire comme des plaidoyers.

En 1573, le siège de Sancerre avait laissé un récit semblable, qu’aucun colon de Jamestown ne cite. Jean de Léry, le pasteur qui avait vécu chez les Tupinambas du Brésil, raconte au chapitre X de son Histoire mémorable de la ville de Sancerre, imprimée en 1574, que le couple Potard et une vieille femme nommée Philippe ont avoué avoir mangé leur enfant, en niant l’avoir tué pour cela. Les juges ont refusé de voir dans la faim une explication suffisante ; la vieille, morte en prison, a été exhumée et traînée au lieu du supplice. Léry écrit que le cannibalisme américain ne l’avait jamais terrifié à ce point, comme l’a relevé Vincent Grégoire en 2013. À Sancerre comme à Jamestown, l’autorité qui juge écarte la famine du mobile.

L’objection de Rachel Herrmann

En 2011, deux ans avant l’annonce, Rachel Herrmann a publié dans la William and Mary Quarterly l’analyse la plus serrée du camp sceptique. Les historiens, écrivait-elle, ont accepté les récits de Percy et de Smith alors que d’autres textes contemporains nient le cannibalisme, et les sources ne permettent pas de savoir ce qui a été mangé. La question utile devient alors l’usage des rumeurs. Les récits du Starving Time, dans les années 1610 et 1620, ont justifié de nouvelles règles sur la production et la consommation des vivres, rassuré les actionnaires, redéfini l’abondance en poussant les colons vers le travail des champs plutôt que vers la cueillette. McCartney lui prête aussi un argument qui vise directement la découverte, puisque aucune source primaire ne parle d’une fille dévorée et que les preuves, pour et contre, laissent la question ouverte.

Cette objection garde une force réelle. Un corps prouve un acte, pas une pratique, ni un nombre. Le crâne ne correspond à aucun des épisodes écrits, ni aux cadavres déterrés ni à l’épouse salée, et il ne dit pas qui a mangé, ni combien de fois. Il faut ajouter que l’étude a d’abord circulé par une conférence de presse, puis par une session du congrès de la Society for Historical Archaeology en 2014, où Owsley et Bruwelheide présentaient l’étude des os, et que les recherches menées pour cet article n’ont pas retrouvé de publication dans une revue à comité de lecture.

Le camp de Kelso répond par le contexte. On ne prélève pas la langue, les joues et le cerveau d’une adolescente, au couperet, dans une cuisine où l’on a dépecé des chevaux et des chiens, pour une autre raison que de manger, et les textes qui paraissaient suspects décrivent exactement le moment où l’on mange ces animaux. Dans la même session de 2014, Jamie May et Bruwelheide présentaient d’autres ossements humains isolés, retrouvés hors de toute tombe dans une tranchée de bastion, un puits ancien et une cave du fort, sans que leur étude soit allée jusqu’à une conclusion comparable. Danny Schmidt, lui, posait la question à l’envers, en se demandant pourquoi des colons avaient pu mourir de faim dans un pays qu’ils décrivaient comme une terre d’abondance.

On ignore toujours de quoi Jane est morte. On ignore son nom, qu’aucun document retrouvé ne rattache à ces os, et l’on ignore si elle était la fille d’un gentilhomme ou une domestique. On ignore surtout combien des quelque 180 morts de l’hiver ont subi le même sort, parce que les autres ossements humains isolés du fort n’ont pas reçu la même lecture et que 90 % du squelette de Jane manquent eux-mêmes.

Un visage d’après des portraits

Les fragments du crâne ont été passés au scanner à la Smithsonian et réassemblés numériquement, les parties manquantes reconstituées en miroir à partir du côté conservé, puis une réplique a été imprimée en trois dimensions par la société Medical Modeling. L’atelier StudioEIS, à Brooklyn, en a tiré une reconstruction faciale, exposée à partir du 3 mai 2013 au National Museum of Natural History, dans l’exposition « Written in Bone : Forensic Files of the 17th Century Chesapeake ». Les os sont restés à Jamestown, dans une salle de l’Archaearium Nathalie P. et Alan M. Voorhees, le musée du site, près des restes attribués au capitaine Bartholomew Gosnold, et la photographie y est interdite. Le visage qu’on y montre est plus incertain que les os qu’il recouvre, puisque la coiffure, la couleur des yeux et celle des cheveux ont été choisies d’après des portraits anglais du XVIIᵉ siècle, faute de la moindre trace de pigment sur un crâne dont il manquait déjà la moitié.

Pour aller plus loin

La colonie de Roanoke, abandonnée dans les années 1580, a connu selon les mêmes cernes de cyprès sa propre sécheresse, entre 1587 et 1589. L’histoire de Pocahontas, fille de Wahunsenacawh, prolonge celle des relations entre Tsenacommacah et le fort après la guerre de 1609-1614. Et les analyses isotopiques de l’équipage de la Mary Rose montrent ce que la même chimie dentaire a appris d’autres morts anglais de l’époque.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Restes de « Jane », crâne partiel fendu, fragments crâniens et tibia droit d’une jeune fille d’environ quatorze ans, moins de 10 % du squelette, découverts à partir du 27 juillet 2012 dans le remblai de la cave en L de James Fort, à environ 2,5 pieds sous la surface, avec os de cheval, de chiens, de rats et de souris découpés Historic Jamestowne, Nathalie P. and Alan M. Voorhees Archaearium, Jamestown (Virginie)
  2. Reconstruction faciale de « Jane », réplique imprimée en 3D par Medical Modeling et sculpture de StudioEIS (Brooklyn), présentée à partir du 3 mai 2013 dans l’exposition « Written in Bone : Forensic Files of the 17th Century Chesapeake » Smithsonian Institution, National Museum of Natural History, Washington
  3. George Percy, A Trewe Relacyon of the Procedeinges and Ocurrentes of Momente which have hapned in Virginia, manuscrit rédigé au milieu des années 1620, adressé à Algernon Percy, dixième comte de Northumberland, copie contemporaine unique Free Library of Philadelphia ; première impression par Lyon G. Tyler, 1922
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Sources primaires (suite)

  1. A True Declaration of the Estate of the Colonie in Virginia, With a Confutation of Such Scandalous Reports as Have Tended to the Disgrace of So Worthy an Enterprise, Londres, imprimé pour William Barret, 1610, publié par avis du conseil de Virginie rééd. Peter Force, Tracts and Other Papers, vol. III, texte lu sur Virtual Jamestown
  2. John Smith, The Generall Historie of Virginia, New-England, and the Summer Isles, Londres, 1624, livre IV, passage sur le Starving Time et la « powdered wife » texte lu dans l’édition de Londres, Edward Blackmore, 1632, p. 105-106, transcrite par Encyclopedia Virginia
  3. A Breife Declaration of the Plantation of Virginia duringe the First Twelve Yeares, Assemblée générale de Virginie, 1624, récit de la famine par les anciens planteurs cité d’après M. McCartney, « The Starving Time », Encyclopedia Virginia
  4. Jean de Léry, Histoire memorable de la ville de Sancerre, [Genève], 1574, 253 p., chapitre X, épisode du couple Potard et de la vieille Philippe exemplaire numérisé sur Gallica, signalé par la bibliographie de la Bibliothèque nationale de France ; passage lu d’après V. Grégoire (2013)

Bibliographie

  1. Rachel B. Herrmann, « The « tragicall historie » : Cannibalism and Abundance in Colonial Jamestown », William and Mary Quarterly, 3ᵉ série, 68 (1), 2011, p. 47-74, DOI 10,5309/willmaryquar.68,1.0047 Omohundro Institute of Early American History and Culturehttps://doi.org/10.5309/willmaryquar.68.1.0047
  2. Karen Ordahl Kupperman, « Apathy and Death in Early Jamestown », Journal of American History 66, 1979, p. 24-40 Organization of American Historians
  3. David W. Stahle, Malcolm K. Cleaveland, Dennis B. Blanton, Matthew D. Therrell et David A. Gay, « The Lost Colony and Jamestown Droughts », Science 280 (5363), 24 avril 1998, p. 564-567, DOI 10,1126/science.280,5363 564 American Association for the Advancement of Sciencehttps://doi.org/10.1126/science.280.5363
  4. Douglas Owsley et Karin Bruwelheide, « Cannibalism at James Fort, Jamestown, Virginia : The Bone Evidence », communication au congrès de la Society for Historical Archaeology, 2014, session « Survival Cannibalism at Jamestown, Virginia » Society for Historical Archaeology
  5. Jamie May et Karin Bruwelheide, « Scientific and Historical Analysis of Dis-articulated Human Skeletal Remains from James Fort, 1607 - (1615 ?) », communication au congrès de la Society for Historical Archaeology, 2014 Society for Historical Archaeology
  6. Danny Schmidt, « In a Land of « Abundance », Why did the Jamestown Colonists Starve During the Winter of 1609-1610 ? », communication au congrès de la Society for Historical Archaeology, 2014 Society for Historical Archaeology
  7. Vincent Grégoire, « Jean de Léry. Un monde non cannibale est-il possible ? », Sens-Dessous 12, 2013/2, p. 75-94, DOI 10,3917/sdes.012,0075 Éditions de l’Association Paroleshttps://doi.org/10.3917/sdes.012.0075
  8. Jean de Léry, L’Histoire mémorable du siège et de la famine de Sancerre, éd. Géralde Nakam, Genève et Paris, 2000 Slatkine reprints / Honoré Champion

Sources en ligne

  1. « A « Starving Time » Tragedy » Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/?p=36
  2. « Jane », page « Archaeology », contexte de la cave en L et date du 27 juillet 2012 Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/archaeology/jane/archaeology/
  3. « Forensics and Jane » Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/archaeology/jane/forensics/
  4. « Jane », page « Exhibit », salle de l’Archaearium Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/archaeology/jane/exhibit/
  5. Page du 11 juin 2013 sur la cave-cuisine et son remblai Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/?p=1833
  6. « Survival Cannibalism at Historic Jamestown », récit du 1er mai 2013 Smithsonian Institutionhttps://si.edu/stories/survival-cannibalism-historic-jamestown
  7. « Jamestown Colonists Resorted to Cannibalism » National Geographichttps://www.nationalgeographic.com/science/article/130501-jamestown-cannibalism-archeology-science
  8. « Chilling Discovery at Jamestown », numéro de juillet-août 2013 Archaeology, Archaeological Institute of Americahttps://archaeology.org/issues/july-august-2013/digs-discoveries/jamestown-starving-time-cannibalism/
  9. « Survival Cannibalism at Jamestown, Virginia : A Case Study in Interdisciplinary Historical Archaeology », collection des communications de 2014 tDAR, The Digital Archaeological Recordhttps://core.tdar.org/collection/66610/survival-cannibalism-at-jamestown-virginia-a-case-study-in-interdisciplinary-historical-archaeology
  10. « The Starving Time », Martha McCartney Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/starving-time-the/
  11. « Percy, George (1580-1632 or 1633) », Mark Nicholls Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/percy-george-1580-1632-or-1633/
  12. « « This Starveing Tyme » ; an excerpt from A Trewe Relacyon […] by George Percy » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/primary-documents/this-starveing-tyme-an-excerpt-from-a-trewe-relacyon-of-the-procedeings-and-ocurrentes-of-momente-which-have-hapned-in-virginia-by-george-percy/
  13. « « Of Such a Dish as Powdered Wife » ; an excerpt from The Generall Historie of Virginia […] by John Smith (1624) » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/primary-documents/of-such-a-dish-as-powdered-wife-an-excerpt-from-the-generall-historie-of-virginia-new-england-and-the-summer-isles-by-john-smith-1624/
  14. « First Hand Accounts », texte de A True Declaration of the Estate of the Colonie in Virginia (1610) Virtual Jamestown, Virginia Center for Digital Historyhttps://www.virtualjamestown.org/exist/cocoon/jamestown/fha/J1059
  15. « The 'tragicall historie' : cannibalism and abundance in colonial Jamestown », notice ePrints Soton, University of Southamptonhttps://eprints.soton.ac.uk/358379
  16. Communiqué du 28 avril 1998 sur les sécheresses de Roanoke et de Jamestown, cyprès chauves des rivières Blackwater et Nottoway ScienceDailyhttps://sciencedaily.com/releases/1998/04/980428075409.htm
  17. Bibliographie de l’agrégation 2023 consacrée à Jean de Léry, éditions de l’Histoire memorable de la ville de Sancerre (Genève, 1574 ; éd. G. Nakam, 2000) Bibliothèque nationale de Francehttps://www.bnf.fr/sites/default/files/2022-12/biblio_agreg23_jeandelery.pdf
  18. « Jean de Léry. Un monde non cannibale est-il possible ? », Vincent Grégoire Cairn.infohttps://shs.cairn.info/article/SDES_012_0075/pdf?lang=fr
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