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La carte de Piri Reis : une « vue satellite » qui n’en est pas une

Debunk1 octobre 2026◈ 25 sources vérifiées
Yair Haklai / Wikimedia Commons
10 min de lecture25 sources vérifiées
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Sur le fragment conservé à Istanbul, une longue notice en turc ottoman, calligraphiée en travers de l’Amérique du Sud, explique comment la carte a été faite. L’auteur y déclare une vingtaine de modèles, parmi lesquels huit cartes qu’il croit dater d’Alexandre le Grand, une carte arabe de l’Inde, quatre cartes portugaises récentes et une carte des « parties occidentales » tracée par Colomb, le tout ramené à une seule échelle. Peu de cartes du XVIᵉ siècle livrent aussi franchement leur propre bibliographie.

Depuis 1956, c’est pour une autre raison que le parchemin circule dans les livres.

Gelibolu, au mois de Muharrem 919

La signature est en arabe, d’une autre main que le reste. Elle nomme « le pauvre Piri, fils de Hacı Mehmed », neveu du corsaire Kemal Reis, et date l’ouvrage du mois de Muharrem 919 à Gelibolu, notre Gallipoli, soit entre le 9 mars et le 7 avril 1513 selon la conversion de Gregory McIntosh. Après quatorze ans passés sur les navires de son oncle, Piri Reis y prépare à la fois cette carte et les notes du Kitab-ı Bahriye, son livre des choses de la mer, achevé en 1521 et remanié en 1526.

Ce qui subsiste est le tiers occidental d’un planisphère plus vaste, peint sur une peau de gazelle. Les dimensions publiées varient, 90 sur 65 centimètres chez McIntosh, 87 sur 63 dans l’article du Hürriyet Daily News qui relaie en 2021 un communiqué de la Direction des palais nationaux. On retiendra 90 sur 63, la mesure que Svat Soucek donne en regard de la cote de la bibliothèque de Topkapı, R. 1633 mük, parce qu’elle accompagne l’objet inventorié. À droite du parchemin viennent la Bretagne, la péninsule Ibérique, l’Afrique de l’Ouest et les archipels de l’Atlantique. À gauche, la côte du Brésil, les Petites Antilles, Porto Rico et, dans l’angle nord-ouest, un ensemble confus où l’on reconnaît Hispaniola et Cuba. En bas, une vaste terre rattachée à l’Amérique du Sud court vers l’est jusqu’à la déchirure. McIntosh y compte 117 toponymes et dix navires. Dans l’Atlantique nord, deux personnages assis sur une baleine rappellent la légende de saint Brendan, dont les moines allumèrent un feu sur le dos d’un poisson qu’ils avaient pris pour une île, épisode que Piri Reis dit tiré des anciennes mappemondes et que les Portugais, précise-t-il, ne rapportent pas. L’ensemble est un portulan, carte marine bâtie sur un réseau de roses des vents et de lignes de cap, sans latitudes ni longitudes, où seuls l’équateur et les tropiques sont indiqués.

En 1517, Piri Reis remet la carte au sultan Selim Iᵉʳ, au Caire, comme il le raconte dans le Kitab-ı Bahriye, puis le parchemin disparaît des sources. Les historiens de la cartographie datent sa redécouverte de 1929, quand le directeur des musées, Halil Edhem, remet un lot de documents de Topkapı au théologien Gustav Adolf Deissmann, qui les montre à l’orientaliste Paul Kahle. Pour la Direction des palais nationaux, la découverte remonte à 1924, et l’enregistrement à sept ans plus tard. Le parchemin lui-même n’est pas en cause, et aucun des auteurs discutés ici ne l’a tenu pour un faux. L’erreur porte sur une lecture, et elle relève du vrai déformé, un document authentique dont une partie, détachée de ses inscriptions et des cartes voisines, est devenue méconnaissable.

Un orientaliste de Bonn cherche Colomb

Paul Kahle, qui avait publié en 1926-1927 une édition partielle du Kitab-ı Bahriye, connaît déjà son auteur. Le 9 septembre 1931, au congrès des orientalistes de Leyde, il présente la carte comme la copie d’une carte perdue de Colomb, celle du troisième voyage, envoyée en Espagne en 1498 ; un livre et un article de la Geographical Review suivent en 1933. L’inscription de Piri Reis dit en effet que les côtes et les îles de l’Ouest viennent de la carte de « Qulunbu », et la carte que Colomb avait tracée de ses découvertes caribéennes est perdue.

Pour identifier les fleuves d’Amérique du Sud, Kahle compare le parchemin à une carte moderne et reconnaît l’Orénoque, l’Amazone ou le río de la Plata, ce dernier dessiné avec trois embouchures. McIntosh jugera la plupart de ces identifications douteuses, l’une des trois bouches du prétendu Plata se trouvant au nord du cap Frio, et rapprochera ce réflexe de l’évhémérisme, qui croit retrouver sous chaque mythe un événement réel, alors que les cartographes de la Renaissance dessinaient souvent la côte qu’ils supposaient. Dès 1934, Roberto Almagià avait jugé qu’au vu des toponymes, Kahle aurait dû parler de l’empreinte de Colomb sur la carte turque.

À la demande d’Atatürk, la Société turque d’histoire publie en 1935 un fac-similé commenté par Yusuf Akçura en cinq langues, et Soucek note que la carte a servi la politique du régime, entre patriotisme et place revendiquée dans l’Occident.

L’erreur de départ, celle qui lit baie contre baie, est une erreur savante.

Une échelle de cinquante milles sur la Terre de la Reine-Maud

Le 26 août 1956, le Forum of the Air de l’université de Georgetown, à Washington, consacre une émission de radio aux découvertes en Antarctique. Arlington H. Mallery y défend une lecture fausse, promise à une longue carrière imprimée, selon laquelle le bas de la carte reproduirait les baies et les îles de la Terre de la Reine-Maud telles qu’elles étaient avant la calotte glaciaire. Le jésuite Daniel Linehan, directeur de l’observatoire de Weston au Boston College, l’accompagne au micro et lui accorde sa confiance.

Mallery en conclut que le modèle de Piri Reis a au moins six mille ans. Pour l’illustrer, il superpose le tracé de 1513 à la carte dite de Swithinbank, publiée en 1954. McIntosh a repris l’illustration et constate que la superposition déforme le littoral de Piri Reis sans que la légende le signale. Il relève surtout l’échelle de cinquante milles ajoutée par Mallery. Reportée ailleurs sur le parchemin, cette échelle ramènerait la distance du cap Finisterre au cap Saint-Vincent à cinquante milles, pour quatre cents en réalité.

En 1960, Louis Pauwels et Jacques Bergier reprennent Mallery dans Le Matin des magiciens en y ajoutant des êtres venus d’autres mondes. Le 6 juillet de la même année, le lieutenant-colonel Harold Z. Ohlmeyer, de l’US Air Force, juge l’identification raisonnable dans une lettre à Charles Hapgood, qui la publie en 1966 dans Maps of the Ancient Sea Kings, attribue le modèle à une civilisation de l’âge glaciaire et prête à la carte une projection centrée sur Le Caire. En 1968, Erich von Däniken place au-dessus du Caire un avion volant très haut ou un vaisseau spatial dont l’objectif, braqué vers le sol, expliquerait l’étirement de l’Amérique du Sud. Le centre de projection de Hapgood est vraisemblablement devenu la position de l’appareil, glissement curieux, puisqu’une projection est un calcul posé sur une sphère et qu’un appareil photographique occupe un point de l’espace, de sorte que l’une ne se change pas en l’autre sans changer de nature. L’expression « vue satellite » condense probablement cette page. Cette lecture avait des appuis. Elle prolongeait la lecture baie contre baie des années 1930, s’abritait derrière un observatoire jésuite et un officier de l’armée de l’air, et la côte du Brésil est bel et bien juste jusque vers le 25ᵉ degré de latitude sud. La mention d’Alexandre a fait le reste. Piri Reis, montre McIntosh, confond le géographe Claude Ptolémée avec Ptolémée Iᵉʳ, général d’Alexandre, et des lecteurs modernes en ont tiré pour ses modèles une ancienneté que rien ne justifie.

« Les infidèles portugais l’ont écrit sur leurs cartes »

En France, Jean-Pierre Adam évoque brièvement la carte dès 1988 dans Le Passé recomposé. La réponse détaillée vient des historiens de la cartographie. En 1992, dans The History of Cartography, Svat Soucek juge qu’une critique des arguments de Hapgood se fait attendre et en donne deux éléments. Le bord sud-ouest du parchemin suit l’épaule de la peau de gazelle, et les cartographes tordaient couramment un littoral pour le faire tenir sur leur support, comme sur la carte de Hajj Abu al-Hasan, à Topkapı elle aussi, où le sud de l’Afrique est comprimé dans le vélin.

Huit ans plus tard, Gregory McIntosh publie aux presses de l’université de Géorgie une étude qui rassemble pour la première fois la traduction de toutes les inscriptions. Sa méthode consiste à confronter chaque tracé aux cartes manuscrites des mêmes années plutôt qu’à une carte actuelle, en lisant les toponymes.

Pour le Brésil, le résultat est net. Entre 7 et 25 degrés de latitude sud, la côte de Piri Reis est presque identique à celle de la carte portugaise de Francisco Rodrigues, dressée vers 1511-1513, ce qui suppose un modèle commun. Elle s’arrête vers Cananéia, point le plus méridional atteint par Amerigo Vespucci pour le Portugal en 1501-1502. Au-delà, aucun voyage connu n’avait relevé la côte, et le trait s’incurve vers l’est pour rejoindre la terre australe, grande terre que la géographie héritée des Grecs et de Ptolémée supposait au sud du monde habité ; le Portugais Lopo Homem dessine le même raccord vers 1519-1521. L’UNESCO, qui a inscrit la carte au registre Mémoire du monde, la compte d’ailleurs parmi les premières figurations de la Terra Australis.

Les inscriptions posées sur cette terre suffisent presque à la situer. Une première décrit un pays stérile, désolé et en ruines, infesté de grands serpents, aux rivages très chauds. Une autre mentionne des bœufs à six cornes et ajoute que « les infidèles portugais l’ont écrit sur leurs cartes ». Sur la côte incurvée, une longue notice raconte la découverte d’une terre par un navire portugais en route vers l’Inde, soit l’expédition de Pedro Álvares Cabral au Brésil en 1500 ; Oronce Fine, en 1531, reportera lui aussi sur la terre australe des informations sur le Brésil.

Une inscription résiste pourtant. Près de la jonction entre l’Amérique du Sud et cette terre, un texte attribué aux Portugais affirme que le jour y dure deux heures au plus court et vingt-deux au plus long, ce qui correspond selon McIntosh, dans la convention de Ptolémée, à une latitude comprise entre 60 et 67 degrés sud, plus au sud qu’aucun navigateur connu avant le siècle suivant. D’où vient ce chiffre, la notice ne le dit pas, et elle ne trace aucun rivage. Quant à la calotte de l’Antarctique, Robert DeConto et David Pollard rappellent dans Nature en 2003 qu’elle s’installe vers 34 millions d’années, et quelles qu’aient été ses fluctuations ensuite, l’écart avec toute cartographie humaine se compte en millions d’années.

Hispaniola couchée sur le flanc

Des lectures publiées entre 1956 et 1968, une observation tient, celle d’une côte brésilienne juste pour sa date, ni plus ni moins que sur les autres manuscrits portugais du temps, selon McIntosh. Pour le reste, la carte redevient ce que McIntosh et son préfacier Norman Thrower y voient, peut-être le document le plus proche de la carte caribéenne perdue de Colomb. Dans l’angle nord-ouest, Hispaniola apparaît tournée d’environ quatre-vingt-dix degrés, et McIntosh la compare aux figurations de Cipango, le Japon de Marco Polo ; Cuba forme un coin de terre rattaché au continent, conformément à la conviction de Colomb qu’il longeait l’Asie. En 2016, dans Anthropozoologica, revue du Muséum national d’Histoire naturelle, Marco Masseti et Cecilia Veracini estiment que les perroquets des Caraïbes, sans modèle antérieur connu, pourraient venir de cette carte perdue.

Comment ce modèle est-il arrivé à Gallipoli ? D’après l’inscription du Brésil, Kemal Reis détenait un captif espagnol qui disait avoir accompagné Colomb lors de trois voyages ; Soucek le rattache, avec prudence, aux navires pris par le corsaire au large de Valence en 1501. Sur la date du modèle, Kahle et McIntosh divergent. McIntosh y voit le deuxième voyage, celui de 1493-1496, et une carte antérieure de deux ou trois ans à celle de 1498, tout en prévenant que ces rapprochements imposent des « probablement ».

Plusieurs points restent obscurs, pour des raisons précises. Les deux tiers orientaux du planisphère, où figuraient l’Inde et la Chine, sont perdus. On ne connaît aucun des exemplaires que Piri Reis a eus sous les yeux, et Soucek suppose que sa disgrâce a dispersé ses papiers, l’amiral ayant été exécuté au Caire en 1554. Même la conférence de Leyde est datée tantôt de 1930, tantôt de 1931 dans les archives de Kahle à l’université de Turin.

Le fragment craint la lumière comme l’humidité, et le Conseil scientifique des palais nationaux limite la durée de ses expositions. En novembre 2021, il était présenté dans la bibliothèque d’Ahmed III, dans la troisième cour du palais de Topkapı ; entre deux présentations, il demeure dans les collections de la bibliothèque du palais, sous la cote R. 1633 mük.

Pour aller plus loin

La carte d’Oronce Fine de 1531, que Hapgood a rattachée à la même lecture, appelle un examen du même ordre. La terre australe des cosmographes de la Renaissance mérite son propre article, tout comme la carte dite du Vinland, où c’est l’authenticité même du document qui a été discutée.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Piri Reis, carte du monde signée à Gelibolu en Muharrem 919 (mars-avril 1513), fragment occidental, peau de gazelle, env. 90 × 63 cm, 117 toponymes Topkapı Sarayı Müzesi Kütüphanesi, Istanbul, R. 1633 mük
  2. Piri Reis, *Kitab-ı Bahriye*, version remaniée de 1526, manuscrit Ayasofya 2612, fol. 3a (remise de la carte à Selim Iᵉʳ au Caire en 1517) Bibliothèque Süleymaniye, Istanbul
  3. Carte marine de Hajj Abu al-Hasan, vélin, 74 × 100 cm, sud de l’Afrique comprimé dans le support Topkapı Sarayı Müzesi Kütüphanesi, Istanbul, H. 1822
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Sources primaires (suite)

  1. *Piri Reis Haritası*, fac-similé commenté par Yusuf Akçura en cinq langues, Istanbul, 1935 Türk Tarih Kurumu
  2. Arlington H. Mallery, avec Daniel Linehan, « New and Old Discoveries in Antarctica », émission radiophonique, Georgetown University Forum of the Air, Washington, 26 août 1956 Georgetown University
  3. Louis Pauwels et Jacques Bergier, *Le Matin des magiciens*, Paris, 1960 Gallimard
  4. Charles H. Hapgood, *Maps of the Ancient Sea Kings : Evidence of Advanced Civilization in the Ice Age*, Philadelphie et New York, 1966, avec la lettre du lieutenant-colonel Harold Z. Ohlmeyer du 6 juillet 1960 Chilton Books
  5. Erich von Däniken, *Erinnerungen an die Zukunft. Ungelöste Rätsel der Vergangenheit*, Düsseldorf et Vienne, 1968 Econ-Verlag

Bibliographie

  1. Paul Kahle, *Piri Re’is, Baḥrije. Das türkische Segelhandbuch für das Mittelländische Meer vom Jahre 1521*, 2 vol., Berlin et Leipzig, 1926-1927 Walter de Gruyter
  2. Paul Kahle, *Die verschollene Columbus-Karte von 1498 in einer türkischen Weltkarte von 1513*, Berlin et Leipzig, 1933 Walter de Gruyter
  3. Paul Kahle, « A Lost Map of Columbus », *Geographical Review* 23 (4), 1933, p. 621-638, DOI 10,2307/209247 American Geographical Societyhttps://doi.org/10.2307/209247
  4. Roberto Almagià, « Il mappamondo di Piri Reis e la carta di Colombo del 1498 », *Bollettino della Reale Società Geografica Italiana* 71, 1934, p. 442-449 Società Geografica Italiana
  5. Jean-Pierre Adam, *Le Passé recomposé. Chroniques d’archéologie fantasque*, Paris, 1988, coll. « Science ouverte » Éditions du Seuil
  6. Svat Soucek, « Islamic Charting in the Mediterranean », dans J. B. Harley et David Woodward (dir.), *The History of Cartography*, vol. 2, livre 1, *Cartography in the Traditional Islamic and South Asian Societies*, Chicago, 1992, p. 263-292 University of Chicago Press
  7. Gregory C. McIntosh, *The Piri Reis Map of 1513*, préface de Norman J. W. Thrower, Athens et Londres, 2000 University of Georgia Press
  8. Marco Masseti et Cecilia Veracini, « The zoomorphic representations of the Pîrî Reis map (1513) », *Anthropozoologica* 51 (1), 2016, p. 41-54, DOI 10,5252/az2016n1a3 Muséum national d’Histoire naturellehttps://doi.org/10.5252/az2016n1a3
  9. Robert M. DeConto et David Pollard, « Rapid Cenozoic glaciation of Antarctica induced by declining atmospheric CO2 », *Nature* 421, 2003, p. 245-249, DOI 10,1038/nature01290 Naturehttps://doi.org/10.1038/nature01290

Sources en ligne

  1. « 14 · Islamic Charting in the Mediterranean », chapitre de Svat Soucek au format PDF University of Chicago Presshttps://press.uchicago.edu/books/HOC/HOC_V2_B1/HOC_VOLUME2_Book1_chapter14.pdf
  2. « The Piri Reis Map of 1513 » University of Georgia Presshttps://www.ugapress.org/9780820321578/the-piri-reis-map-of-1513/
  3. « The zoomorphic representations of the Pîrî Reis map (1513) » Muséum national d’Histoire naturelle, Scientific Publicationshttps://sciencepress.mnhn.fr/en/periodiques/anthropozoologica/51/1/les-representations-zoomorphiques-de-la-carte-de-piri-reis-1513
  4. « Rapid Cenozoic glaciation of Antarctica induced by declining atmospheric CO2 » Naturehttps://www.nature.com/articles/nature01290
  5. « The Piri Reis World Map (1513) » UNESCO, Memory of the Worldhttps://www.unesco.org/en/memory-world/piri-reis-world-map-1513
  6. « Piri Reis’ world map on display at Topkapı Palace », 20 novembre 2021 Hürriyet Daily Newshttps://www.hurriyetdailynews.com/piri-reis-world-map-on-display-at-topkapi-palace-169485
  7. « Drafts of Kahle’s lecture “A lost Columbus map of America” », fiche du fonds Paul Kahle Università di Torinohttps://www.paulkahle.unito.it/oggetti/729-drafts-of-kahles-lecture-a-lost-columbus-map-of-america
  8. « Jean-Pierre Adam, Le passé composé : chroniques d’archéologie fantasque, 1988 », compte rendu de Gabriel Gohau, *Raison présente*, 1990 Perséehttps://www.persee.fr/doc/raipr_0033-9075_1990_num_93_1_2847_t1_0177_0000_1
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