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Harem impérial ottoman : le pouvoir des femmes derrière les grilles

L'Empire ottoman19 octobre 2026◈ 43 sources vérifiées
Julian Lupyan / Wikimedia Commons
12 min de lecture43 sources vérifiées
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Dans la salle où se réunit le conseil impérial, au palais de Topkapı, le grand vizir siège sous une petite fenêtre percée haut dans le mur. Ottaviano Bon, baile de Venise à Istanbul de 1604 à 1609, en explique l’usage au deuxième chapitre de sa description du palais, traduite en anglais par John Greaves et imprimée à Londres en 1653. Les prédécesseurs du souverain avaient coutume de venir en personne au Divan. Celui que Bon désigne seulement comme « this man » vient parfois en secret, par un chemin d’en haut, jusqu’à cette ouverture, et s’y tient « with a Lattise before him, that he may not be seen », derrière un treillis qui le dérobe aux regards. Le grand vizir, ajoute le Vénitien, en devient plus circonspect, lui qui par ailleurs se laisse volontiers acheter.

Eski Saray

Pendant un siècle après la conquête, les femmes du sultan ne vivent pas au Nouveau Palais. Leur résidence est le Vieux Palais, l’Eski Saray, au centre d’Istanbul, et les mères des princes suivent leurs fils lorsque ceux-ci partent gouverner une province, comme le rappellent Nicolas Vatin et Gilles Veinstein dans Le Sérail ébranlé, paru chez Fayard en 2003. Dans l’Empire ottoman de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, la dynastie se reproduit par des concubines, esclaves achetées ou capturées, et l’usage veut qu’une concubine ne donne au souverain qu’un seul fils. Le découpage européen des périodes dit peu de chose de ce monde, dont les sources datent selon l’hégire ; les conversions données ici sont celles des notices de référence.

Hürrem bouscule l’usage et le lieu. Née dans la région de Rohatyn, alors sous souveraineté polonaise, fille d’un prêtre selon la notice que lui consacre l’encyclopédie de la Diyanet, elle est enlevée lors d’un raid tatar et entre au harem de Soliman le Magnifique. Elle reçoit le titre de haseki, favorite, après la naissance d’un premier fils, Mehmed, en 1521, puis donne au sultan une fille, Mihrimah, et quatre autres garçons, Abdullah, Selim, Bayezid et Cihangir. Après la mort de la mère du sultan, Hafsa, en 1534, Soliman l’épouse. La date exacte du mariage flotte, et Leslie Peirce le place en 1536 dans la biographie qu’elle lui a consacrée en 2017.

La nuit du 25 janvier 1541, un incendie ravage le Vieux Palais. C’est à cette occasion, d’après la même notice turque, que Hürrem fait passer le harem au Nouveau Palais, à côté des appartements du souverain. Ses lettres à Soliman parti en campagne, publiées à Istanbul en 1950 par Çağatay Uluçay, disent surtout le manque et l’attente, et Peirce en cite une où la haseki écrit brûler jour et nuit dans le feu de la séparation.

« For the most part by relation »

Bon n’a jamais franchi la porte du harem. Au premier chapitre de sa description, il nomme l’entrée la porte de la Reine, gardée par une compagnie d’eunuques noirs, et prévient que ce qu’on rapporte de l’intérieur « is for the most part by relation », vient pour l’essentiel de récits qu’on lui a faits. Il chiffre pourtant, au quatrième chapitre, les femmes du troisième enclos, jeunes et vieilles confondues, concubines et servantes, à onze ou douze cents. Son manuscrit italien, le Serraglio del gran’ Turco aujourd’hui à Philadelphie, est daté de 1608 par le catalogue de l’université de Pennsylvanie, alors que la notice de Semavi Eyice dans l’encyclopédie de la Diyanet situe la rédaction en 1609, après le retour à Venise ; le texte italien n’est imprimé qu’en 1865, par G. Berchet. Trente-cinq ans plus tôt, en 1573, le Vénitien Costantino Garzoni comptait 150 femmes au Nouveau Palais et 1 500 au Vieux. Les registres de solde du palais, les mevâcib defterleri, donnent d’autres ordres de grandeur. Leslie Peirce y a relevé 49 femmes à la mort de Selim II en 1574, 104 sous Murad III, 275 sous Mehmed III, 295 en 1622, 433 en 1633 et 436 en 1652, série que reprend Betül İpşirli Argıt dans un livre paru à Cambridge en 2020, en notant que les estimations européennes variaient et forçaient parfois le trait. Bon, au passage, raconte avoir fait le tour d’un bassin du palais dans une petite barque, ce qui ne dit rien des femmes et beaucoup de ce qu’un baile pouvait obtenir comme visite.

Les deux séries ne mesurent sans doute pas la même population. Un registre de solde compte probablement les femmes payées sur le budget du Nouveau Palais, et il laisse de côté les pensionnaires du Vieux Palais, où l’on renvoie à chaque changement de règne le harem du sultan défunt. Argıt range les mevâcib parmi les rares registres qui permettent de compter la population du harem à un moment donné, ce qui veut dire qu’on ne la connaît qu’à quelques dates. On ignore donc quel périmètre Bon avait en tête quand il avançait ses douze cents femmes, et si Garzoni entendait par Nouveau Palais la même enceinte que les comptables du sultan. Dans les registres, en revanche, la courbe monte nettement de 1574 à 1633, au moment où la dynastie s’installe pour de bon au Nouveau Palais et où le harem devient une institution hiérarchisée, avec ses maîtresses de service, ses apprenties et ses servantes, ces registres que les voyageurs ne lisaient pas.

Habeşî Mehmed Ağa

Aux portes du harem veillent des eunuques noirs, des esclaves castrés venus pour la plupart d’Afrique orientale, et leur chef devient à la fin du XVIᵉ siècle l’un des hommes les plus puissants du palais. Jane Hathaway, qui a consacré à cette charge un livre publié par Cambridge University Press en 2018, date sa création de 1588, sous Murad III, et précise que le sultan lui confie la même année la surveillance des fondations pieuses de La Mecque et de Médine. Ces fondations possèdent des terres et des revenus dans tout l’empire. Un eunuque du harem administre ainsi l’une des plus grosses masses de biens de l’État, et la plupart de ses successeurs, à partir du début du XVIIᵉ siècle, finissent exilés au Caire après leur sortie de charge.

La notice d’Ülkü Altındağ dans l’encyclopédie de la Diyanet, parue en 1994, découpe autrement. En 982 de l’hégire, soit 1574, un eunuque nommé Habeşî Mehmed Ağa, « l’Abyssin », use de son crédit pour séparer sa fonction de celle du chef des eunuques blancs, qui gardait la porte de la Félicité, et prend le titre d’ağa de la Maison de la félicité, darüssaade ağası. En 995 seulement, soit 1586-1587, il obtient l’administration des fondations des villes saintes. Les deux récits s’accordent sur l’homme et sur le règne, puisque Murad III gouverne de 1574 à 1595. Ils divergent sur ce qu’on appelle une création. La séquence en deux temps de la notice turque paraît préférable, parce qu’elle distingue le titre et l’argent, que la date unique de 1588 confond.

Le logement du chef, à l’entrée du harem, compte deux étages et son propre hammam.

Trois mille aspres par jour

Le titre de valide sultan, mère du sultan régnant, apparaît avec Nurbanu, mère de Murad III. Safiye, mère de Mehmed III, est la première à résider à demeure au Nouveau Palais, selon la notice qu’Ali Akyıldız a donnée à l’encyclopédie de la Diyanet en 2012, et une procession conduit désormais la nouvelle valide du Vieux Palais à Topkapı après l’avènement de son fils. La solde suit le rang. Nurbanu touche 2 000 aspres, les akçe d’argent, par jour ; Mehmed III porte celle de Safiye de 2 000 à 3 000 ; Handan, mère d’Ahmed Iᵉʳ, n’en reçoit que 1 000 ; Kösem en touche 3 000 et tire de ses domaines, le paşmaklık ou « argent des babouches », plus de 20 millions d’aspres par an.

Cet argent paie des mosquées, et il paie aussi une diplomatie. Entre 1593 et 1599, Safiye entretient une correspondance avec Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre, dont seules subsistent les lettres de la sultane et les mentions des cadeaux échangés, fards anglais contre robes et bijoux ottomans, comme l’a montré Mathilde Alazraki dans la Revue française de civilisation britannique en 2024. Les lettres passent par une kira, intermédiaire juive admise au harem, Esperanza Malchi. Leslie Peirce ouvre son chapitre sur la diplomatie par le portrait serti de pierreries qu’Élisabeth envoie en 1593, et la notice en ligne du chapitre appelle déjà Safiye valide sultan, alors que son fils ne monte sur le trône qu’en 1595.

Le poids des mères tient à un changement des règles de succession. Le 27 janvier 1595, Mehmed III arrive à Istanbul pour succéder à son père, et la nuit même dix-neuf princes, ses frères, sont étranglés au palais, selon la notice de Feridun Emecen, qui précise que Safiye tenait déjà son fils de près quand il gouvernait la province de Manisa. Dans la seconde moitié du XVIᵉ siècle, les mères cessent d’accompagner les princes en province et attendent au Vieux Palais l’avènement de leur fils. Sous Ahmed Iᵉʳ, les princes sont gardés dans une partie du harem que l’historiographie appelle le kafes, la cage, ou le treillis. En 1617, à la mort d’Ahmed, son frère Mustafa, tiré de cette réclusion, monte sur le trône à la place d’un fils du défunt, et Vatin et Veinstein y voient la première succession à l’aîné de la famille dans l’histoire de la dynastie.

Une mère qui a vécu près d’un fils reclus, puis l’a vu sortir pour régner, garde sur lui une autorité que personne d’autre au palais ne possède. C’est la thèse de Leslie Peirce dans The Imperial Harem, publié à New York par Oxford University Press en 1993. Le pouvoir des femmes royales y apparaît inscrit dans les structures politiques de la dynastie, qui fait des mères les gardiennes de la souveraineté, chargées de former les princes et parfois de régner pour eux. Le « this man » de Bon reste ambigu, sultan régnant ou aga des janissaires dont le texte vient de parler, et la traduction anglaise ne permet pas de trancher. Une tradition du palais, rapportée par Niki Gamm dans le Hürriyet Daily News en 2013, veut que le sultan, mais aussi la valide, aient suivi les débats du Divan depuis cette fenêtre grillagée, derrière un rideau.

Kadınlar saltanatı

L’expression vient d’un historien. Ahmet Refik, mort en 1937, publie sous le titre Kadınlar saltanatı une histoire en plusieurs volumes, que le Center for Research Libraries de Chicago conserve dans une deuxième édition datée de 1332, quatre volumes en un couvrant les années 1299 à 1682. Le catalogue convertit l’année selon l’hégire, soit 1913 ou 1914. Lue dans le calendrier financier ottoman, le rumi, souvent employé sur les imprimés de l’époque, la même année 1332 tombe en 1916-1917, date qu’on donne volontiers pour l’ouvrage. Sans la première édition, que nous n’avons pas vue, on ne sait pas trancher.

On ne le trouve pas chez Koçi Bey. Vers 1631, dans le mémoire qu’il remet au jeune Murad IV, l’auteur énumère les causes du désordre, la ruine des timar, ces dotations en revenus fonciers qui entretenaient la cavalerie, les entorses au devchirmé, le prélèvement d’enfants chrétiens pour le service du sultan, les nominations irrégulières chez les oulémas, la vénalité, le luxe. Il s’en prend aux gens du palais qui se mêlent de nommer les grands vizirs sans faire des femmes la cause du mal, selon l’analyse d’Ömer Faruk Akün. Son second mémoire, rédigé en 1640 pour Ibrahim, aurait été demandé, d’après la même notice, sur le conseil de Kösem elle-même.

L’image du sérail comme lieu de complots féminins doit beaucoup à l’Europe. En mai 1721, les Lettres persanes, imprimées à Amsterdam chez la veuve de Jacques Desbordes sous la fausse adresse de Cologne et de Pierre Marteau, font d’un sérail persan gardé par des eunuques noirs le décor d’une révolte qui finit par le suicide de Roxane, dont la dernière lettre est datée du 8 mai 1720. Alain Grosrichard a décrit en 1979, dans Structure du sérail, la fiction du despotisme asiatique que l’Occident classique a construite sur ces lieux fermés qu’il ne voyait pas.

Les tenants du déclin ne vivent pourtant pas de préjugés seulement, et leur meilleur argument tient aux successions. Mustafa Iᵉʳ est déposé au bout de trois mois, Osman II est tué par les janissaires en 1622, Ibrahim est renversé en 1648 au profit d’un enfant de six ans, et Vatin et Veinstein notent que la déposition devient alors un mode ordinaire de changement de règne. Des sultans élevés dans la réclusion arrivent au pouvoir sans expérience, et l’influence des mères grandit dans ce vide.

Le livre de Peirce oppose à cette lecture une chronologie. Il fait commencer le pouvoir institutionnel des femmes royales au XVIᵉ siècle, au temps de Hürrem et d’un Soliman au sommet de sa puissance, ce qui interdit d’en faire la cause d’un affaiblissement venu plus tard, même si les régences du XVIIᵉ siècle lui ont donné une ampleur que le règne de Soliman n’avait pas connue.

La nuit du 2 au 3 septembre 1651

Kösem s’appelait Mahpeyker. Fille, dit-on, d’un prêtre orthodoxe et probablement amenée de Bosnie, elle devient la favorite d’Ahmed Iᵉʳ et, le 10 septembre 1623, quitte le Vieux Palais pour Topkapı lorsque son fils Murad IV monte sur le trône, selon la notice de Mücteba İlgürel. Elle gouverne pour lui pendant les cinq premières années du règne, puis de nouveau après l’avènement de son petit-fils Mehmed IV en 1648, et les textes l’appellent la grande valide. Sa mosquée d’Üsküdar, dite Çinili, est achevée en 1640. Turhan, née vers 1627, enlevée à douze ans par les Tatars de Crimée et offerte à Kösem, est la mère du jeune sultan, et la cour la surnomme la petite valide. Avertie d’un complot par une servante, Meleki Kalfa, elle obtient l’accord de quatorze agas du palais. Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1651, Kösem est étranglée dans une chambre du harem par Uzun Süleyman Ağa et ses hommes. Son corps est porté au Vieux Palais, puis enterré auprès d’Ahmed Iᵉʳ, près de la mosquée Sultan Ahmed.

Turhan garde le titre trente-cinq ans. En 1656, elle approuve la nomination comme grand vizir de Köprülü Mehmed Paşa, accepte les quatre conditions qu’il pose et se retire des affaires ; la notice d’Akyıldız fait de cette année la fin des mères régentes. Elle achève la mosquée que Safiye avait commencée en 1598 sur le port d’Eminönü et laissée en chantier après 1605. La Yeni Cami est terminée en 1074 de l’hégire, soit 1663-1664, et ouvre le vendredi 30 octobre 1665. Turhan meurt à Edirne le 5 juillet 1683 et repose dans un mausolée accolé à la mosquée.

La procession qui menait une valide du Vieux Palais à Topkapı a survécu longtemps à ces femmes. La dernière a lieu, selon la même notice, le 8 août 1808, bien après les bornes de cette encyclopédie, pour Nakşidil, mère de Mahmud II, qui refait à travers la ville le trajet que Kösem avait accompli en 1623, de la résidence des femmes en attente jusqu’au palais où régnait son fils.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise l’histoire du devchirmé et des janissaires, dont les révoltes font et défont les sultans entre 1622 et 1648. Il rejoint celle des grands vizirs Köprülü, qui gouvernent l’empire pendant la seconde moitié du XVIIᵉ siècle, et celle des capitulations accordées aux marchands anglais, où la correspondance de Safiye et d’Élisabeth tient une place discrète.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Ottaviano Bon, Serraglio del gran’ Turco, e relationi più secrete del Divano, e della Porta, manuscrit italien daté de 1608, papier, 138 feuillets numérotés, 267 × 178 mm University of Pennsylvania, Rare Book & Manuscript Library, Ms. Codex 450
  2. Ottaviano Bon, A Description of the Grand Signour’s Seraglio, or Turkish Emperours Court, éd. et trad. John Greaves, Londres, Jo. Ridley, 1653, chap. I (porte de la Reine, information « by relation »), chap. II (fenêtre à treillis sur le Divan), chap. IV (« eleven or twelve hundred » femmes) exemplaire numérisé Early English Books Online, A66798
  3. Costantino Garzoni, relation vénitienne de 1573, 150 femmes au Nouveau Palais et 1 500 au Vieux Palais édition non consultée , chiffres cités d’après B. İpşirli Argıt (2020)
Voir les 40 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Registres de solde du harem impérial (mevâcib defterleri), 1574-1652 cotes non relevées , chiffres cités d’après L. Peirce (1993) et B. İpşirli Argıt (2020)
  2. Lettres de Hürrem à Soliman le Magnifique Topkapı Sarayı Müzesi Arşivi, cotes non vérifiées pièce par pièce  ; éd. Çağatay Uluçay, Osmanlı Sultanlarına Aşk Mektupları, Istanbul, Şaka Matbaası, 1950
  3. Lettres de Safiye à Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre, 1593-1599, transmises par la kira Esperanza Malchi cotes non relevées , citées d’après M. Alazraki (2024)
  4. Koçi Bey, Risâle, mémoire présenté à Murad IV vers 1631, copie datée de 1041 (1631) dans l’ancienne collection Ahmed Vefik Paşa, et second mémoire pour Ibrahim, 1640 éd. Ali Kemali Aksüt, Koçi Bey Risalesi, Istanbul, 1939
  5. [Montesquieu], Lettres persanes, « Cologne, Pierre Marteau » [Amsterdam, veuve de Jacques Desbordes, Susanne de Caux], mai 1721, édition A
  6. Fenêtre grillagée de la salle du conseil impérial (Kubbealtı), deuxième cour du palais de Topkapı Topkapı Sarayı Müzesi, Istanbul
  7. Yeni Cami (mosquée de la valide), Eminönü, commencée en 1598, ouverte le 30 octobre 1665, et mausolée de Turhan Istanbul

Bibliographie

  1. Leslie P. Peirce, The Imperial Harem : Women and Sovereignty in the Ottoman Empire, New York, 1993, coll. « Studies in Middle Eastern History », chap. 9 « The Politics of Diplomacy », DOI 10,1093/oso/9780195076738 003,0009 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/oso/9780195076738
  2. Leslie P. Peirce, Empress of the East : How a European Slave Girl Became Queen of the Ottoman Empire, New York, 2017, 368 p., ISBN 978-0-465-03251-8 Basic Books
  3. Betül İpşirli Argıt, Life after the Harem : Female Palace Slaves, Patronage and the Imperial Ottoman Court, Cambridge, 2020, chap. 1 « The Imperial Harem and Its Residents », p. 38-77, DOI 10,1017/9781108770316 002 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/9781108770316
  4. Jane Hathaway, The Chief Eunuch of the Ottoman Harem : From African Slave to Power-Broker, Cambridge, 2018, DOI 10,1017/9781316257876 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/9781316257876
  5. Nicolas Vatin et Gilles Veinstein, Le Sérail ébranlé. Essai sur les morts, dépositions et avènements des sultans ottomans, XIVᵉ-XIXᵉ siècle, Paris, 2003, 523 p., ISBN 2-213-60963-2 Fayard
  6. Ayşe Kayapınar, compte rendu de N. Vatin et G. Veinstein, Le Sérail ébranlé, Belleten 68 (253), décembre 2004, p. 741-746 Türk Tarih Kurumu
  7. Alain Grosrichard, Structure du sérail. La fiction du despotisme asiatique dans l’Occident classique, Paris, 1979, 234 p., coll. « Connexions du champ freudien » Éditions du Seuil
  8. Mathilde Alazraki, « The Queen and the Sultana : Early Modern Female Circuits of Diplomacy and the Consumption of Gendered Luxury Items Between East and West », Revue française de civilisation britannique 29 (3), juin 2024 Revue française de civilisation britannique
  9. Ahmet Refik, Kadınlar saltanatı, 2ᵉ éd., Istanbul, Kütüphane-i Askerî / İbrahim Halim, 1332 [1913-1914 selon le catalogue], 4 vol. en 1 Center for Research Libraries, OCLC 951476663

Sources en ligne

  1. « The Imperial Harem : Women and Sovereignty in the Ottoman Empire » Princeton University, Department of Near Eastern Studieshttps://nes.princeton.edu/publications/imperial-harem-women-and-sovereignty-ottoman-empire
  2. « The Politics of Diplomacy », chapitre 9 de L. Peirce, The Imperial Harem Oxford Academichttps://academic.oup.com/book/47982/chapter/420462428
  3. « The Imperial Harem and Its Residents », B. İpşirli Argıt, Life after the Harem Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/life-after-the-harem/imperial-harem-and-its-residents/F85B95107BFACD75138E49098B5AD84F
  4. « The Chief Eunuch of the Ottoman Harem » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/the-chief-eunuch-of-the-ottoman-harem/1F6F1AFADEA4F827FE4ADA5D6D3B44B4
  5. « The Chief Eunuch of the Ottoman Imperial Harem », Jane Hathaway, The Institute Letter, printemps 2017 Institute for Advanced Study, Princetonhttps://www.ias.edu/node/201341
  6. « Ms. Codex 450 Serraglio del gran’ Turco, e relationi più secrete del Divano, e della Porta » OPenn, University of Pennsylvania Librarieshttps://openn.library.upenn.edu/Data/0002/html/mscodex450.html
  7. « A description of the grand signour’s seraglio or Turkish emperours court », éd. John Greaves Early English Books Online, University of Michigan Libraryhttps://quod.lib.umich.edu/e/eebo/A66798.0001.001/61:4
  8. « BON, Ottaviano », Semavi Eyice, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 6, 1992, p. 281 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/bon-ottaviano
  9. « HÜRREM SULTAN », Cahit Baltacı, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 18, 1998, p. 498-500 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/hurrem-sultan
  10. « DÂRÜSSAÂDE », Ülkü Altındağ, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 9, 1994, p. 1-3 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/darussaade
  11. « VÂLİDE SULTAN », Ali Akyıldız, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 42, 2012, p. 494-499 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/valide-sultan
  12. « MEHMED III », Feridun Emecen, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 28, 2003, p. 407-413 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/mehmed-iii
  13. « KOÇİ BEY », Ömer Faruk Akün, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 26, 2002, p. 143-148 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/koci-bey
  14. « KÖSEM SULTAN », Mücteba İlgürel, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 26, 2002, p. 273-275 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/kosem-sultan
  15. « TURHAN SULTAN », Filiz Karaca, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 41, 2012, p. 423-425 Türkiye Diyanet Vakfıhttps://islamansiklopedisi.org.tr/turhan-sultan
  16. « Kadinlar sultanatı », notice de l’édition numérisée d’Ahmet Refik Center for Research Libraries, Digital Delivery Systemhttps://digitalcollections.crl.edu/record/237124
  17. « Nicolas Vatin-Gilles Veinstein, Le Sérail ébranlé », compte rendu d’Ayşe Kayapınar Belleten, Türk Tarih Kurumuhttps://belleten.gov.tr/eng/abstarct/3517/tur
  18. « Structure du sérail », notice bibliographique Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34612790c
  19. « The Queen and the Sultana », Mathilde Alazraki DOAJhttps://doaj.org/article/b5baa15098054b7e84afefd6ccfd57b3
  20. « Persian Letters », Philip Stewart Dictionnaire Montesquieu, ENS de Lyonhttps://dictionnaire-montesquieu.ens-lyon.fr/fr/article/1377778509/en/
  21. « Kösem Sultan », Adam Zeidan Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/322666
  22. « Gaining the ear of the sultan at Divan-ı Hümayun », Niki Gamm, 28 septembre 2013 Hürriyet Daily Newshttps://hurriyetdailynews.com/gaining-the-ear-of-the-sultan-at-divan-i-humayun-55279
  23. « Osmanlı Sultanlarına Aşk Mektupları - Love Letters to the Ottoman Sultans », notice SALT Research, Ottoman Bank Archives and Research Centrehttps://archives.saltresearch.org/handle/123456789/99416
  24. « Leslie Peirce, Empress of the East », compte rendu de Mary Ann Fay, 2019 Review of Middle East Studies, Cambridge Corehttps://core-cms.cambridgecore.org/core/product/37C60C81733211EB7293C5A3AD7BD68A/core-reader
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