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L’islamisation de l’Afrique de l’Ouest, une affaire de rois ?

Afriques médiévalesÉglise, islam & judaïsme14 octobre 2026◈ 33 sources vérifiées
attributed to Abraham Cresques / Wikimedia Commons
10 min de lecture33 sources vérifiées
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Douze mosquées dans la ville des marchands, une seule dans la ville du roi, et six milles de piste entre les deux. C’est ainsi que le géographe andalou al-Bakrî décrit la capitale de Ghâna dans son Livre des routes et des royaumes, achevé vers 1068 (460 de l’hégire). Il n’a jamais traversé le Sahara. Les historiens qui retracent l’islamisation de l’Afrique de l’Ouest disposent pourtant de très peu de textes plus anciens, et presque tous ont été écrits, comme celui-là, de l’autre côté du désert, par des lettrés qui regardaient vers le sud.

Six milles entre la mosquée et le bois sacré

Le mot « médiéval » n’est ici qu’une commodité, car l’histoire du Sahel se découpe en séquences d’États, Ghâna, le Mali puis l’empire songhay, que les bornes de l’Occident latin ne recoupent pas. La page d’al-Bakrî, traduite en 1981 par Nehemia Levtzion et John Hopkins dans leur Corpus of Early Arabic Sources for West African History, est d’une précision rare. La ville musulmane compte douze mosquées, dont une pour la prière du vendredi. La ville royale s’appelle al-Ghâba, « le bois ». Près du tribunal du roi se dresse une mosquée pour les musulmans de passage, et alentour s’étendent des cases à coupole, des bosquets et des fourrés où vivent les prêtres du culte royal, avec les prisons du souverain. Le roi de l’année 460, Tankamanin, ne pratique pas l’islam, mais ses interprètes, son trésorier et la plupart de ses ministres sont musulmans. Les fidèles de sa religion s’agenouillent devant lui et se couvrent la tête de poussière, tandis que les musulmans le saluent en battant des mains. À Kawkaw, l’actuelle Gao, la situation s’inverse, le roi y étant musulman et la majorité de ses sujets ne l’étant pas. Dans le petit royaume de Malal, qui deviendra le Mali, al-Bakrî place le plus célèbre récit de conversion de la région. Pendant une sécheresse, un hôte musulman obtient du roi qu’il prie toute une nuit à ses côtés ; la pluie tombe à l’aube, le souverain se convertit, et seuls sa famille et son entourage le suivent.

Tout cela est de seconde main. Al-Bakrî compile des auteurs plus anciens et interroge des voyageurs rencontrés en al-Andalus, et la ville du roi n’a jamais été retrouvée. Aucun site fouillé n’a encore été rattaché avec certitude à la capitale qu’il décrit, au point que François-Xavier Fauvelle en a fait, dans Le Rhinocéros d’or, l’exemple même de la ville introuvable du Moyen Âge africain.

Gao fait exception, parce qu’on y a gravé la pierre. Paulo Fernando de Moraes Farias a publié en 2003 quelque 250 inscriptions arabes médiévales relevées dans l’actuel Mali, dont les plus anciennes datent de 1013-1014. Dans la nécropole de Saney, près de Gao, une stèle de marbre du XIIᵉ siècle, haute de 87 centimètres, porte une profession de foi versifiée inspirée d’un verset coranique. Elle compte parmi les cinq monuments taillés à Almería, en al-Andalus, puis transportés à travers le Sahara pour une clientèle de Gao, et le Musée national du Mali la conserve à Bamako sous le numéro R88-19-279.

La conquête de 1076 n’a pas eu lieu

Pendant des décennies, les manuels ont daté de 1076 la prise de Ghâna par les Almoravides, mouvement de réforme religieuse et militaire né chez les Berbères Sanhaja du Sahara occidental, et lui ont attribué l’islamisation forcée du pays. J. Spencer Trimingham la présentait encore ainsi en 1962 dans A History of Islam in West Africa. En 1982 puis en 1983, David Conrad et Humphrey Fisher reprennent toutes les pièces, les sources arabes d’abord, les traditions orales ensuite, dans deux articles de History in Africa au titre sans détour, « The Conquest That Never Was ». Aucun texte arabe ne décrit sans ambiguïté la prise de la ville, et personne n’a jamais démontré que le Wagadu des griots soit le Ghâna des géographes.

En 1996, Pekka Masonen et Humphrey Fisher reconstituent la fabrication du récit. Tout part d’une phrase du géographe al-Zuhrî, qui écrit vers 1137 que les gens de Ghâna se sont faits musulmans en 1076-1077 (469 de l’hégire). Il y est question de conversion, pas de prise de ville. Un géographe londonien transforme l’une en l’autre en 1841 ; l’administrateur colonial et linguiste Maurice Delafosse consacre la conquête en 1912 dans les trois volumes de Haut-Sénégal-Niger, devenus la référence en France comme dans le monde anglophone, et les synthèses suivantes se recopient l’une l’autre.

La conversion, elle, résiste à l’examen, et Masonen et Fisher l’admettent sans détour. Entre le roi décrit par al-Bakrî, resté fidèle aux cultes anciens, et le Ghâna d’al-Zuhrî puis d’al-Idrîsî, qui écrit en 1154, le pays apparaît désormais comme musulman, et ce basculement se produit bien à l’époque almoravide. Le camp de la conquête avait donc raison sur le moment et sur le résultat.

Il se trompait sur le moyen.

Musse Melly, seigneur de Guinée

Mansa Musa, souverain du Mali, passe par Le Caire en 1324 sur la route de La Mecque. Le lettré al-Umarî, installé en Égypte quelques années plus tard, recueille auprès des notables qui l’ont reçu les anecdotes qu’il verse dans ses Masâlik al-absâr. Le mansa refuse longtemps de monter à la Citadelle saluer le sultan al-Nâsir Muhammad en invoquant son pèlerinage, pour ne pas avoir, comprend son interlocuteur, à baiser le sol devant lui. Il couvre d’or les émirs de la cour, au point, affirme al-Umarî, que le métal vaut encore moins cher au Caire douze ans plus tard. Ce chiffre ne repose que sur son témoignage, et rien ne permet de le contrôler.

Le plus instructif se trouve ailleurs. Les souverains du Mali n’encourageaient pas les producteurs d’or à se convertir, car la prospection et l’extraction reposaient sur des croyances et des pratiques rituelles étrangères à l’islam, comme le rappelle la notice du Metropolitan Museum sur le commerce transsaharien de l’or. Le roi pèlerin tirait donc sa fortune de sujets qu’il avait tout intérêt à laisser hors de la religion qu’il professait.

Un demi-siècle après le séjour cairote, un atelier de Majorque peint Musa sur l’Atlas catalan, daté de 1375 et attribué à Abraham Cresques, six doubles feuillets de parchemin collés sur des planches de bois, hauts de 64,5 centimètres (BnF, département des Manuscrits, Espagnol 30). Couronné, assis sur un trône, le roi tend un disque d’or. La légende catalane le nomme Musse Melly, seigneur de la Guinée, et justifie sa place sur la carte par la quantité d’or qu’on trouve sur ses terres.

Un juriste malékite chez Mansa Sulaymân

Ibn Battûta quitte Sijilmâsa en 1352 avec une caravane et atteint Walata, première ville du pays des Noirs, au bout de deux mois de désert. Plus loin, il croit longer le Nil. C’est le Niger. Dans la capitale du Mali, il rencontre le cadi ʿAbd al-Rahmân, un Noir qui a fait le pèlerinage, puis l’interprète Dugha, et il assiste à la cérémonie où l’on lit le Coran entier à la mémoire du sultan mérinide Abû l-Hasan avant d’aller saluer Mansa Sulaymân. Rentré à Fès, il dicte ses souvenirs à Ibn Juzayy, qui y glisse ses propres vers, et le récit est achevé en 1356 (757 de l’hégire), trois ans après le retour.

Le juriste malékite de Tanger admire l’assiduité des gens du Mali à la prière du vendredi et le soin qu’ils mettent à faire apprendre le Coran. Tout le reste le scandalise. Les servantes et les filles du sultan paraissent nues en public, on se jette sur la tête la poussière et la cendre en signe de respect, geste qu’al-Bakrî notait déjà à Ghâna trois siècles plus tôt, les poètes de cour se livrent à des cérémonies qu’il juge grotesques, et à Walata les femmes ne se voilent pas et ont des amis hors de leur famille. Jamais il n’en conclut que ces gens sont des infidèles. Il les juge mauvais musulmans au nom d’une norme, la norme malékite du Maghreb, et c’est cette norme qui trace dans la Rihla la frontière entre l’islam et la coutume.

Jihad contre un roi musulman

À Gao, un siècle et demi plus tard, la question change d’échelle. Sonni Ali, qui règne de 1464 à 1492, a laissé dans les chroniques de Tombouctou le souvenir d’un persécuteur de lettrés. En 1493, l’un de ses chefs militaires, Muhammad, s’empare du pouvoir et fonde la dynastie des askia. Revenu de La Mecque en juillet ou août 1498, selon la date retenue par John Hunwick, l’askia adresse une série de questions au juriste de Tlemcen Muhammad al-Maghîlî. Les questions décrivent les pratiques de Sonni Ali et de son entourage, les réponses fondent la légitimité de la guerre menée contre eux. Le passage décisif place le jihad contre ceux qui mêlent le vrai et le faux, au point de rendre infidèles sans qu’ils le sachent des musulmans ignorants, au-dessus du jihad contre des infidèles qu’aucun musulman ne songerait à imiter. Trois siècles plus tard, les chefs des jihads peuls citeront encore ces réponses.

Cette chronologie tient à peu de chose. Hunwick note qu’aucun indice interne ne permet de dire quand ni où les réponses ont été rédigées, et l’image de Sonni Ali vient de deux chroniques de Tombouctou dont aucune n’est contemporaine du règne. Le Tarîkh al-Sûdân d’al-Saʿdî date du XVIIᵉ siècle. Le Tarîkh al-fattâsh, qui rapporte que le roi fit évacuer Tombouctou en 1488, mêle selon Mauro Nobili et Mohamed Shahid Mathee une chronique du XVIIᵉ siècle et une réécriture du XIXᵉ. Même al-Saʿdî, pourtant hostile, désigne les troubles du règne par le mot fitna, qu’on emploie d’ordinaire pour les discordes entre musulmans, et Charlotte Blum et Humphrey Fisher y lisent une réticence à traiter Sonni Ali de franc infidèle.

Les deux mêmes auteurs ont proposé en 1993 de lire le règne de l’askia comme une suite de choix. Il gouverne d’abord avec les clercs de la cour de Gao, habitués à mêler pratiques islamiques et rites traditionnels, se tourne après son pèlerinage vers le rigorisme d’al-Maghîlî, puis revient à l’islam lettré et tolérant de Tombouctou. La rupture tranchée que les chroniques placent entre le dernier sonni et le premier askia se défait ainsi en trois tâtonnements successifs.

Une invention coloniale ?

Le mot « animiste », dans son sens moderne, date de 1871. L’anthropologue britannique Edward Burnett Tylor lui donne alors sa fortune dans Primitive Culture, où la croyance aux esprits forme le premier degré d’une évolution religieuse qui mène au monothéisme. Quarante ans plus tard, l’administration de l’Afrique occidentale française en tire une catégorie de gouvernement. Jean-Louis Triaud a retracé cette « saison orientaliste », des années 1890 aux années 1920, et la carrière de l’« islam noir », un islam réputé dégradé, mêlé de pratiques animistes, que l’administration voulait séparer d’un islam arabe jugé subversif. L’opposition entre rois musulmans et peuples animistes doit beaucoup à cet outillage.

Elle ne lui doit pas tout. Triaud rappelle lui-même que les auteurs arabes se méfiaient déjà des convertis subsahariens, et les textes médiévaux montrent bel et bien des rois musulmans à la tête de majorités qui ne l’étaient pas, à Kawkaw en 1068, à Malal, dans les terres aurifères du Mali. La dualité est attestée. L’époque coloniale l’a figée en essences, alors que les sources la montrent en mouvement.

En 1973, Humphrey Fisher a proposé de lire ce mouvement en trois temps : la quarantaine d’une communauté musulmane qui vit à part, comme la ville aux douze mosquées, puis le mélange, où l’islam cohabite avec les cultes anciens à la cour de Mansa Sulaymân ou chez les clercs de Gao, enfin la réforme, que représentent al-Maghîlî et, bien plus tard, les jihads du XIXᵉ siècle. Fisher répondait à Robin Horton, qui avait soutenu en 1971 que les religions africaines connaissaient déjà un dieu suprême lointain, que l’élargissement des horizons sociaux par le commerce suffisait à rapprocher, l’islam ne jouant que le rôle de catalyseur. Horton lui a répliqué en 1975 dans la même revue, et la question de savoir si la conversion vient du dehors ou mûrit du dedans n’a pas été tranchée. Le terme anglais de Fisher, mixing, se rend mieux par « mélange » que par « syncrétisme », mot chargé d’un jugement théologique que les sources sahéliennes ne portent pas toujours.

À Dakar, l’Institut fondamental d’Afrique noire conserve sous le numéro SO-50-45 une stèle de schiste datée de 1119, haute de 92 centimètres, trouvée à Gao ou à Saney. Son inscription en kufique ornemental commémore une malika, une reine, titulaire d’un office propre à Gao qui s’exerçait en parallèle de celui du roi et que la dynastie musulmane de la ville avait conservé.

Pour aller plus loin

Le pèlerinage de Mansa Musa et ses effets supposés sur le marché de l’or cairote appellent un article à part, tout comme l’histoire des Almoravides, de leurs origines sahariennes à la conquête d’al-Andalus. Les manuscrits de Tombouctou, et la querelle sur les chroniques qu’ils ont livrées, prolongent la question des sources songhay.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. al-Bakrî, *Kitâb al-masâlik wa-l-mamâlik* (Livre des routes et des royaumes), achevé vers 1068 (460 de l’hégire), notices sur Ghâna, Kawkaw et Malal trad. anglaise dans N. Levtzion et J. F. P. Hopkins (éd.), *Corpus of Early Arabic Sources for West African History*, 1981, p. 79-80 pour la cour de Ghâna
  2. al-Zuhrî, *Kitâb al-Jughrâfiyâ*, vers 1137, notice sur Ghâna, conversion datée de 469 de l’hégire (1076-1077) Levtzion et Hopkins, *Corpus*, p. 98
  3. al-Idrîsî, *Nuzhat al-mushtâq*, 1154, notice sur Ghâna Levtzion et Hopkins, *Corpus*, p. 109
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Sources primaires (suite)

  1. al-Umarî, *Masâlik al-absâr fî mamâlik al-amsâr*, chapitre sur le Mali, passage de Mansa Musa au Caire en 1324 Levtzion et Hopkins, *Corpus*
  2. Ibn Battûta, *Tuhfat al-nuzzâr*, dite *Rihla*, dictée à Ibn Juzayy et achevée en 1356 (757 de l’hégire), voyage au Mali de 1352-1353 éd. et trad. C. Defrémery et B. R. Sanguinetti, *Voyages d’Ibn Batoutah*, t. IV, Paris, Imprimerie impériale, 1858
  3. Atlas nautique dit Atlas catalan, Majorque, 1375, attribué à Abraham Cresques, six doubles feuillets de parchemin collés sur planches de bois, 64,5 × 24,9 cm, figure et légende de « Musse Melly » Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Espagnol 30
  4. Muhammad al-Maghîlî, *Ajwiba ʿan asʾilat al-amîr Askiyâ al-hâjj Muhammad*, réponses aux questions de l’askia Muhammad, vers 1498 ou peu après, passage sur le jihad contre ceux qui mêlent le vrai et le faux texte arabe et trad. dans J. O. Hunwick, *Sharīʿa in Songhay*, 1985, p. 78
  5. ʿAbd al-Rahmân al-Saʿdî, *Tarîkh al-Sûdân*, XVIIᵉ siècle trad. Octave Houdas, *Tarikh es-Soudan*, Paris, 1898-1900, rééd. 1964
  6. *Tarîkh al-fattâsh*, récit de l’évacuation de Tombouctou en 1488 éd. et trad. Octave Houdas et Maurice Delafosse, *Tarikh el-fettach*, Paris, 1913, 2 vol., Ernest Leroux
  7. Stèle funéraire de marbre taillée à Almería, nécropole de Saney (Gao), XIIᵉ siècle, 87 × 45 cm, profession de foi en vers inspirée d’un verset coranique Musée national du Mali, Bamako, R88-19-279
  8. Stèle commémorative de la reine M.s.r (ou M.s.n), schiste, 1119, inscription en kufique ornemental, 92,1 × 43,2 cm, Gao ou Saney Institut fondamental d’Afrique noire Cheikh Anta Diop, Dakar, SO-50-45

Bibliographie

  1. François-Xavier Fauvelle-Aymar, *Le Rhinocéros d’or. Histoires du Moyen Âge africain*, Paris, 2013, 317 p. Alma éditeur
  2. Jean-Louis Triaud, « L’islam au sud du Sahara : une saison orientaliste en Afrique occidentale. Constitution d’un champ scientifique, héritages et transmissions », *Cahiers d’études africaines* 50, n° 198, 2010, p. 907-950, DOI 10,4000/etudesafricaines.16422 Cahiers d’études africaineshttps://doi.org/10.4000/etudesafricaines.16422
  3. Maurice Delafosse, *Haut-Sénégal-Niger (Soudan français)*, Paris, 1912, 3 vol. Émile Larose
  4. Nehemia Levtzion et J. F. P. Hopkins (éd.), *Corpus of Early Arabic Sources for West African History*, Cambridge, 1981, rééd. 2000 Cambridge University Press
  5. J. Spencer Trimingham, *A History of Islam in West Africa*, Londres, 1962 Oxford University Press
  6. David C. Conrad et Humphrey J. Fisher, « The Conquest That Never Was : Ghana and the Almoravids, 1076. I. The External Arabic Sources », *History in Africa* 9, 1982, p. 21-59 History in Africa
  7. David C. Conrad et Humphrey J. Fisher, « The Conquest That Never Was : Ghana and the Almoravids, 1076. II. The Local Oral Sources », *History in Africa* 10, 1983 History in Africa
  8. Pekka Masonen et Humphrey J. Fisher, « Not Quite Venus from the Waves : The Almoravid Conquest of Ghana in the Modern Historiography of Western Africa », *History in Africa* 23, 1996, p. 197-232, DOI 10,2307/3171941 History in Africahttps://doi.org/10.2307/3171941
  9. P. F. de Moraes Farias, *Arabic Medieval Inscriptions from the Republic of Mali : Epigraphy, Chronicles and Songhay-Tuāreg History*, Fontes historiae Africanae, New Series 4, Oxford, 2003, ccxlvi + 280 p. Oxford University Press pour la British Academy
  10. John O. Hunwick, *Sharīʿa in Songhay : The Replies of al-Maghīlī to the Questions of Askia al-Ḥājj Muḥammad*, Fontes historiae Africanae, Series Arabica 5, Oxford, 1985, xv + 165 + 48 p. Oxford University Press pour la British Academy
  11. Charlotte Blum et Humphrey Fisher, « Love for Three Oranges, or, The Askiya’s Dilemma : The Askiya, al-Maghīlī and Timbuktu, c. 1500 A.D. », *Journal of African History* 34, 1993, DOI 10,1017/S0021853700033004 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853700033004
  12. Mauro Nobili et Mohamed Shahid Mathee, « Towards a New Study of the So-Called Tārīkh al-fattāsh », *History in Africa* 42, 2015, p. 37-73 Cambridge University Press
  13. Edward Burnett Tylor, *Primitive Culture*, Londres, 1871, 2 vol. John Murray
  14. Jean-Louis Triaud, « Giving a Name to Islam South of the Sahara : An Adventure in Taxonomy », *Journal of African History* 55 (1), 2014, p. 3-15, DOI 10,1017/S0021853713000820 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853713000820
  15. Robin Horton, « African Conversion », *Africa* 41 (2), 1971, p. 85-108 Africa
  16. Humphrey J. Fisher, « Conversion Reconsidered : Some Historical Aspects of Religious Conversion in Black Africa », *Africa* 43 (1), 1973, p. 27-40 Africa
  17. Robin Horton, « On the Rationality of Conversion », *Africa* 45 (3), 1975, p. 219-235, et 45 (4), 1975, p. 373-399 Africa

Sources en ligne

  1. « [Atlas nautique, dit Atlas Catalan] », notice ESPAGNOL-30 Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40670221g
  2. « Stone monument », Sane necropolis, Gao, Mali, Musée national du Mali R88-19-279 Caravans of Gold, Fragments in Time, Block Museum of Art, Northwestern Universityhttps://caravans.library.northwestern.edu/works/19/
  3. « Commemorative Stela for Queen M.s.r (or M.s.n) Inscribed in Ornamental Kufic » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/752683
  4. « The Trans-Saharan Gold Trade (7th–14th Century) » The Metropolitan Museum of Art, Heilbrunn Timeline of Art Historyhttps://www.metmuseum.org/toah/hd/gold/hd_gold.htm
  5. « Animism » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/topic/animism
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