Mille soldats de garnison, d’après Polybe. Dix mille, d’après Appien. Les récits de la prise de Carthagène par Scipion, en 209 avant notre ère, se recopient sur la plupart des épisodes et divergent sur presque tous les chiffres. Tite-Live, au livre XXVI de son Histoire romaine, compte une soixantaine de grands scorpions, ces catapultes à traits, s’il suit l’historien grec Silénos, et dix-neuf mille s’il suit l’annaliste Valerius Antias, six mille grands et treize mille petits. Il recommande de s’en tenir aux chiffres moyens, non sans une phrase d’humeur restée célèbre (XXVI, 49, 3), adeo nullus mentiendi modus est, tant le mensonge ignore toute mesure.
Qart Hadasht
Comme Carthage avant Hannibal, le nom punique signifie « ville nouvelle », comme celui de Carthage elle-même. À la fin des années 220, Hasdrubal, gendre d’Hamilcar Barca, a fondé la ville sur une presqu’île de la côte de Murcie, entre une rade abritée par une île et, au nord, une lagune reliée à la mer par un canal artificiel. L’isthme qui rattache la presqu’île au continent ne dépasse pas deux stades, un peu moins de quatre cents mètres (X, 10). Polybe tient à faire savoir qu’il a vu les lieux, dont il décrit les cinq collines une à une. Le circuit du rempart, écrit-il, mesurait vingt stades, de l’ordre de quatre kilomètres, et ceux qui en annoncent quarante se trompent, ce qu’il affirme tenir de sa propre inspection (X, 11). Le témoin oculaire a pourtant brouillé les points cardinaux. Sa description fait pivoter le site d’un quart de tour, décalage que relève le commentaire de Frank Walbank et que Tite-Live reproduit à sa suite (XXVI, 42, 8).
En décembre 1987, le chantier d’un parking, dans la cour de l’ancien foyer-école de La Milagrosa, met au jour un tronçon de ce rempart à l’entrée de l’isthme, entre les collines de San José et de Despeñaperros. Carmen Marín Baño et Miguel Martín Camino en dirigent la fouille. Le mur suit le modèle hellénistique à casemates, deux parements de grès et de briques crues encadrant des chambres pour la troupe et les armes. Trente mètres en sont conservés, sur trois mètres de haut au mieux ; le centre d’interprétation lui restitue une dizaine de mètres d’élévation, et la stratigraphie publiée par Marín Baño date sa construction de la seconde moitié du IIIᵉ siècle.
Le même chantier a livré, à quelques mètres, la crypte de l’ancien ermitage de San José, avec cent dix niches funéraires et des danses macabres peintes au début du XIXᵉ siècle.
Le premier sur le mur aura une couronne d’or
Pendant l’hiver qui précède, Publius Cornelius Scipion, dans sa vingt-septième année selon Polybe (X, 6), s’est renseigné. Les trois armées carthaginoises de la péninsule campent à dix jours de marche au moins de Qart Hadasht, qui abrite l’argent, le matériel et les otages des Carthaginois sous la garde de mille soldats, au milieu d’une population d’artisans et de pêcheurs. Des pêcheurs, précisément, lui ont appris que la lagune est guéable presque partout et que ses eaux baissent chaque jour vers le soir (X, 8). Seul Caius Laelius, qui commande la flotte, est dans la confidence.
Vingt-cinq mille fantassins et deux mille cinq cents cavaliers arrivent devant la ville le septième jour de marche et campent face à l’isthme (X, 9). Avant l’assaut, Scipion promet des couronnes d’or aux premiers qui monteront sur le rempart. Il ajoute que Poséidon lui est apparu en songe, lui a inspiré son plan et lui a promis, à l’heure du combat, une aide visible de tous (X, 11).
L’attaque commence vers la troisième heure du jour. Magon, qui commande la place, lance par la porte de l’isthme deux mille civils armés à la hâte, qui refluent en désordre et s’écrasent dans le passage. Polybe impute l’échec de l’escalade qui suit à la hauteur du mur, sous laquelle des échelles cèdent et des hommes sont pris de vertige (X, 13). Sur l’effectif de la garnison, nous suivons Polybe, parce que ces deux mille civils improvisés soldats ne se comprennent guère dans une place qui aurait aligné dix mille professionnels.
Scipion fait sonner la retraite et relance l’assaut en fin d’après-midi, avec davantage d’échelles. Cinq cents hommes attendent au bord de la lagune. Quand l’eau se retire, dans un courant si violent que le spectacle paraît incroyable à qui n’est pas prévenu, ils traversent derrière des guides et escaladent sans coup férir un mur dont les défenseurs ont été appelés vers la porte (X, 14). Depuis la rive, les soldats voient cette course dans l’eau et pensent à Poséidon. Les murs pris, Scipion lâche ses hommes avec ordre de tuer tout ce qu’ils rencontrent jusqu’au signal du pillage, et Polybe note qu’on voit dans les villes prises par les Romains des chiens coupés en deux (X, 15). Magon se rend dans la citadelle contre la vie sauve.
La promesse des couronnes a laissé une trace. Tite-Live raconte que deux hommes se disputent la couronne murale, le centurion Quintus Trebellius et un soldat de marine, Sextus Digitius, au point que Scipion finit par la décerner aux deux (XXVI, 48). Un marin parmi les premiers sur le rempart, donc. J. H. Richardson, qui a repris tout le récit en 2018, en conclut que l’attaque menée depuis la flotte de Laelius a compté davantage que ne le laissent voir des récits tout occupés de la lagune.
Ampôtis
Pour dire le reflux, Polybe emploie ampôtis, le mot grec de la marée descendante (X, 14). Or le port de Carthagène ne connaît pratiquement pas de marée, constat des instructions nautiques britanniques que Walbank, Howard Scullard et John Lazenby ont citées tour à tour.
Les autres récits ne s’accordent pas davantage avec Polybe. Tite-Live place le reflux vers midi et l’attribue à la marée, aidée d’un vent du nord violent qui chasse l’eau de la lagune vers la mer (XXVI, 45, 8). Appien décrit un phénomène quotidien, l’eau montant à la poitrine à certaines heures et restant sous le genou à d’autres (Ibérique, 21).
Depuis un siècle, les explications se succèdent sans s’éliminer. Le vent a eu la faveur des historiens militaires. Walbank penchait en 1967 pour un effet du vent, malgré le mot employé par Polybe ; Lazenby rappelait en 1978 qu’un vent de nord ou de nord-est peut abaisser d’un mètre et demi le niveau de la mer près de Carthagène ; Dexter Hoyos voyait encore en 2015 dans un fort vent du nord levé vers le soir la cause la plus probable. D’autres ont cherché une main humaine. A. et M. Lillo ont supposé en 1988 que le canal décrit par Polybe était fermé par des vannes, que Scipion aurait fait ouvrir pour vider la lagune, et B. J. Lowe a voulu y reconnaître en 2000 l’équipement de salines. Hoyos a contesté ces vannes dès 1992, et Richardson a objecté à Lowe qu’un bassin de salines se remplit par ses vannes, si bien qu’il ne servirait à rien pour assécher un gué. La marée garde enfin ses défenseurs. Éric Foulon, éditeur du livre X dans la Collection des Universités de France, a soutenu en 1998 qu’elle fait varier la hauteur d’eau jusqu’à un demi-mètre dans la région, et David Fernández Rodríguez, qui retient en 2005 une estimation plus basse, admet qu’un reflux même faible pouvait dégager un étroit couloir au pied du mur.
Richardson a repris l’ensemble dans The Classical Quarterly, sous un titre qui annonce son verdict, « la marée, le vent et autres fantaisies ». Son objection la plus concrète est un calcul. Sur la carte de Walbank, la lagune couvre environ 1,4 km² ; une baisse de cinquante centimètres suppose donc d’évacuer quelque 720 000 mètres cubes d’eau, ordre de grandeur qu’il donne lui-même pour grossier. Richardson relève aussi que Laelius, la source supposée de Polybe, se trouvait ce jour-là sur ses navires, de l’autre côté de la ville. Il prend enfin au mot une phrase de Polybe lui-même, selon laquelle les murs de la lagune étaient vides parce qu’on avait appelé leurs gardes vers la porte. Scipion guettait peut-être ce mouvement des défenseurs.
Le camp adverse ne manque pas d’arguments. Walbank tenait l’invention pure pour exclue par la nature des sources de Polybe, un ami intime de Scipion et une lettre de Scipion lui-même. Le renseignement des pêcheurs a la précision d’une enquête de terrain. Et Appien rapporte qu’après la prise Scipion fit rehausser le mur baigné par la lagune (Ibérique, 24), précaution qui suppose qu’on pouvait l’atteindre à pied.
Personne ne mesurera l’eau de cet après-midi-là. La lagune, l’Almarjal des plans modernes, a été asséchée par le détournement des ramblas, ces lits de torrents qui l’alimentaient. Une équipe de l’université polytechnique de Carthagène en a reconstitué en 2016 la paléotopographie à partir de 377 sondages géotechniques et de vingt carottages, mais aucun modèle de ce genre ne restitue une hauteur d’eau à une heure donnée de l’année 209.
« Iuvenis iuvenem appello »
Dès le lendemain, Scipion fait trier les prisonniers, un peu moins de dix mille selon Polybe (X, 17). Il renvoie les citoyens chez eux. Quelque deux mille artisans deviennent esclaves publics du peuple romain, avec la promesse d’être affranchis à la fin de la guerre, et les plus robustes des autres captifs vont ramer sur les dix-huit navires pris dans le port. Plus de six cents talents d’argent public passent aux questeurs (X, 19), et la ville devient pour quelque temps ce que Polybe, empruntant le mot à Xénophon, appelle un « atelier de la guerre » (X, 20).
Les otages pesaient plus lourd que le trésor. Plus de trois cents étaient gardés dans la ville, pris par Carthage aux peuples d’Ibérie (X, 18), et Scipion les rend à leurs familles contre l’alliance de leurs cités. Édécon, prince des Édétans, vient ainsi récupérer sa femme et ses enfants et repart allié de Rome (X, 34-35).
Parmi les captives, de jeunes soldats amènent à Scipion une jeune fille d’une beauté remarquable. Chez Polybe (X, 19), il répond qu’en simple particulier il n’aurait pu recevoir présent plus agréable, et qu’en général il ne peut l’accepter, puis la rend à son père pour qu’il la marie à qui il voudra. Tite-Live, deux siècles plus tard, donne à la captive un fiancé, un jeune chef celtibère nommé Allucius, que Scipion fait venir et à qui il parle d’égal à égal, « jeune homme à jeune homme », iuvenis iuvenem appello (XXVI, 50). Aulu-Gelle, au IIᵉ siècle de notre ère, connaît une troisième version (Nuits attiques, VII, 8). Valerius Antias écrivait, contre tous les autres auteurs, que Scipion avait gardé la jeune fille pour son plaisir, et Aulu-Gelle le soupçonne de s’être inspiré de vers du poète Naevius qu’on croyait dirigés contre la jeunesse peu exemplaire de Scipion. Le même chapitre place l’épisode en regard d’Alexandre, qui refusa de voir la femme de Darius tombée entre ses mains.
Le récit de Polybe, le plus ancien des trois, laisse la jeune fille et son père sans nom.
Trop d’amis de Scipion parmi les témoins
Plus d’un demi-siècle après les faits, Polybe annonce sa thèse avant de raconter. Son portrait de Scipion (X, 2-5) reproche aux autres historiens d’en faire un favori de la Fortune et le compare à Lycurgue, qui couvrait ses lois d’oracles de la Pythie. Derrière ce récit, Walbank compte, outre la visite des lieux, trois ou quatre sources, Silénos, Laelius, une lettre de Scipion à Philippe V de Macédoine, peut-être Fabius. Laelius était l’ami de Scipion depuis l’enfance (X, 3), et Polybe vivait dans l’intimité de Scipion Émilien, petit-fils adoptif du vainqueur. Au livre suivant de Tite-Live, la chronologie vacille à son tour. L’historien range la prise sous l’année 210, puis s’avise que certains auteurs la placent en 209 ; il maintient sa date, jugeant peu vraisemblable que Scipion ait passé une année entière en Espagne sans rien entreprendre (XXVII, 7, 5-6). Dans l’introduction de la nouvelle édition Loeb parue en 2019, Dexter Hoyos montre que le propre récit de Tite-Live suppose la défaite des deux Scipions en 211, l’arrivée du fils en 210 et la chute de la ville en 209.
Selon Polybe, Scipion exposait lui-même ses calculs dans une lettre adressée à Philippe V (X, 9). Walbank pensait que l’historien en avait lu une copie conservée dans la famille, et Scullard que le roi avait réclamé un récit exact parce que des récits populaires circulaient déjà. Emilio Gabba a proposé une autre route, celle de la bibliothèque du roi Persée rapportée à Rome par Paul Émile après Pydna, en 168. La lettre est perdue, et avec elle la seule relation de la prise de Carthagène que l’on sache écrite par Scipion, pour un souverain macédonien qui l’avait peut-être sollicitée afin d’y voir clair parmi les versions qui couraient déjà.
Pour aller plus loin
Le siège croise Carthage avant Hannibal et la Carthagène des Barcides, capitale d’une Ibérie punique dont les mines d’argent finançaient la guerre. Hannibal et le franchissement des Alpes, le lac Trasimène et la Trébie encadrent le même conflit ; le Métaure, contre Hasdrubal Barca, en marque la suite. Les ports puniques de Carthage montrent l’autre face de cette thalassocratie.
On raconte souvent qu’une ville d’Espagne a été prise grâce à la marée. L’affaire se passe en 209 avant notre ère, sur la côte sud-est du pays. Rome et Carthage sont alors en guerre. La ville, aujourd’hui appelée Carthagène, sert de grande base aux Carthaginois. Un jeune général romain, Scipion, veut la leur enlever, et le récit de son attaque fait encore discuter les historiens.
Une presqu’île gardée par l’eau
La ville occupe une petite avancée de terre dans la mer. D’un côté s’ouvre un port bien abrité. De l’autre s’étend une grande étendue d’eau salée et peu profonde, presque fermée, que l’on appelle une lagune. Le seul passage à pied est une bande de terre étroite, barrée par un haut rempart.
Scipion prépare son coup pendant l’hiver. Il sait que les armées ennemies campent loin de là. Il sait aussi que la ville garde l’argent et les otages des Carthaginois, avec peu de soldats pour les protéger. Des pêcheurs lui confient enfin un détail précieux. Chaque soir, disent-ils, l’eau de la lagune baisse assez pour qu’on la traverse à pied.
Le soir où l’eau a baissé
Le jour de l’attaque, les soldats romains dressent des échelles contre le rempart. Le mur se révèle trop haut. Des échelles se cassent sous le poids et des hommes ont le vertige. Scipion fait arrêter l’assaut.
En fin d’après-midi, il relance l’attaque au même endroit. Pendant ce temps, une troupe de cinq cents hommes se tient prête près de l’eau. Dès que la lagune se vide, ils la traversent derrière des guides. Ils trouvent un mur sans gardes, car les défenseurs sont partis repousser l’autre attaque. La ville tombe dans la journée.
Avant le combat, Scipion avait raconté un rêve à ses soldats. Le dieu de la mer lui serait apparu pour lui promettre son aide. En voyant leurs camarades courir dans l’eau, les soldats pensent à ce dieu.
Un port presque sans marée
Le récit le plus ancien vient d’un historien grec, Polybe, qui a visité la ville. Il parle d’une eau qui baisse chaque soir, comme une marée. Or, dans ce port, la mer ne monte et ne descend presque pas. Les guides de navigation l’écrivent noir sur blanc.
Les auteurs anciens ne s’accordent même pas sur l’heure. Polybe parle du soir. Un historien romain, Tite-Live, parle de midi. Il ajoute un fort vent du nord, qui aurait chassé l’eau vers la mer.
Les spécialistes cherchent donc une autre cause. Beaucoup croient au vent, comme l’historien Dexter Hoyos. D’autres ont imaginé des portes capables de retenir l’eau ou de la laisser filer, appelées vannes, que Scipion aurait ouvertes. D’autres historiens ont rejeté cette idée.
L’historien Richardson a fait un calcul. La lagune aurait dû baisser d’un demi-mètre environ. Il aurait fallu pour cela vider des centaines de milliers de mètres cubes d’eau. Il range donc le vent et la marée parmi les fantaisies, et pense que Scipion attendait peut-être autre chose, le départ des gardes de ce mur.
Ses adversaires gardent un argument solide. Après sa victoire, Scipion fit rehausser le mur du côté de la lagune. On pouvait donc bien l’atteindre à pied.
Personne ne mesurera jamais l’eau de ce jour-là. Les torrents qui remplissaient la lagune ont été détournés. Elle s’est asséchée, et ses contours ne se lisent plus que dans le sous-sol.
Une captive, trois récits
Après la victoire, de jeunes soldats offrent à Scipion une prisonnière d’une grande beauté. Dans le récit de Polybe, il refuse ce cadeau et la rend à son père. Deux siècles plus tard, Tite-Live lui donne un fiancé, un jeune chef du pays. Un troisième auteur affirme au contraire que Scipion l’a gardée pour lui. Personne ne peut dire quelle version est la bonne.
Un morceau du rempart de l’isthme a été retrouvé en 1987, sous un chantier de parking. Il se visite aujourd’hui à Carthagène, dans un centre bâti au-dessus des pierres.
La version complète raconte la querelle de deux soldats pour la même couronne d’or, et suit la piste d’une lettre perdue que Scipion avait écrite à un roi de Macédoine.
Sources de cet article
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Sources primaires
- Polybe, *Histoires*, X, 2-20 (portrait de Scipion, prise de la ville, sort des captifs) et X, 34-35 (restitution des otages, ralliement d’Édécon)
- Tite-Live, *Histoire romaine*, XXVI, 41-51 (prise de la ville ; reflux de midi en 45 ; couronne murale en 48 ; divergences de Silénos et de Valerius Antias en 49 ; Allucius en 50)
- Tite-Live, *Histoire romaine*, XXVII, 7, 5-6 (hésitation sur l’année de la prise)
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Sources primaires (suite)
- Appien, *Ibérique*, 19-24 (garnison de dix mille hommes, reflux de midi, rehaussement du mur de la lagune)
- Aulu-Gelle, *Nuits attiques*, VII, 8 (version de Valerius Antias, vers attribués à Naevius, parallèle avec Alexandre)
- Rempart punique de Qart Hadasht, tronçon à casemates long de 30 m entre les collines de San José et de Despeñaperros, découvert en décembre 1987 Centro de Interpretación de la Muralla Púnica, Cartagena
Bibliographie
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- Dexter Hoyos, *Mastering the West. Rome and Carthage at War*, Oxford, 2015, p. 175 Oxford University Press
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Sources en ligne
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- [« University of South Carolina Leaf 39 »]( Tite-Live, XXVI, 49-50, texte latin et traduction de Cyrus Edmonds Denison University, Ege Collectionhttps://ege.denison.edu/usc_leaf_39.php
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- [« Noctes Atticae »]( Aulu-Gelle, VII, 8, traduction de John C. Rolfe Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/latinLit/phi1254/phi001/perseus-eng1/7.8
- [« Punic Wall »]( fiche du centre d’interprétation Cartagena Puerto de Culturashttps://puertodeculturas.cartagena.es/ficha_muralla_punica.asp?idioma=2









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