Au printemps 1544, dans la rade de Toulon, des combattants ottomans font savoir à leur chef ce qu’ils pensent de la campagne. Ils ont servi un prince chrétien six mois durant, disent-ils, et n’en ont retiré que du vieux biscuit moisi. La plainte est consignée au folio 38 recto d’une chronique turque conservée en un seul exemplaire à la Bibliothèque nationale de France, sous la cote Supplément turc 1186. L’homme auquel elle s’adresse commande la flotte impériale de Soliman, gouverne en son nom une province maritime créée pour lui, et possède sa propre escadre de course. Trois choses à la fois, et la difficulté est là.
Un nom donné, une date de naissance approximative
Il s’appelle Hızır. Son père, Yakub, était un sipahi, cavalier tenant d’un revenu foncier militaire, venu de Vardar Yenice s’installer à Lesbos après la conquête ottomane de l’île, où il devint potier. Şerafettin Turan situe la naissance du fils autour de 1478 ; d’autres ouvrages écrivent 1466, 1474 ou 1476. Aucun registre ne tranche.
Les deux noms sous lesquels on le connaît lui ont été donnés par d’autres. « Hayr ed-Dîn », en arabe « bien de la religion », est un titre honorifique que la tradition ottomane attribue à Selim Iᵉʳ. Quant à « Barberousse », les Européens l’avaient d’abord appliqué à son frère aîné Oruç, dont la barbe tirait sur le roux, avant de le reporter sur le cadet ; le récit des Ġazavât place ce transfert aux combats de 1519. Une autre explication circule aujourd’hui partout, qui fait dériver le surnom de « Baba Aroudj », nom d’usage de l’aîné déformé par des oreilles européennes. Elle repose sur une ressemblance de sons et appartient à l’érudition postérieure ; les récits du XVIᵉ siècle, eux, parlent de la barbe.
Ce qu’Alger demande à Selim en octobre 1519
Oruç a été tué en 1518, dans les combats autour de Tlemcen, contre les Espagnols et leurs alliés locaux. Hızır reste seul à Alger, dans une ville hostile aux Espagnols mais peu disposée à obéir à des Levantins. Il fait alors remonter la demande plus haut que lui.
La requête d’octobre 1519 émane de la population algéroise et non du capitaine. Elle part avec un émissaire et quarante captifs ; sa traduction turque figure aux archives du palais de Topkapı, où Abdeljelil Temimi l’a éditée en 1976 dans la Revue d’histoire maghrébine. La réponse arrive sous forme de hatt-ı şerif : Alger entre dans l’obédience du sultan, la prière du vendredi y sera dite à son nom, Hızır est reconnu comme gouverneur, il reçoit deux mille janissaires et artilleurs et le droit de lever des volontaires en Anatolie. Un contrat, avec ses deux faces.
Le protégé ne se comporte pourtant pas en fonctionnaire. En avril 1520, l’inscription de fondation de la mosquée qu’il fait bâtir à Alger lui donne le titre de sultan combattant de la foi. Quatre ans plus tard il doit abandonner la ville devant une coalition de Tunis et d’émirs locaux, et il met trois ans à y revenir. En 1529 selon Nicolas Vatin, en 1530 selon Turan, il enlève enfin le Peñón, l’îlot fortifié tenu par une garnison espagnole devant le port ; ses pierres servent à construire la jetée qui ferme la rade. La date de cette prise n’est pas fixée par les spécialistes eux-mêmes.
Un chiffre de ces années mérite qu’on s’y arrête. Les Ġazavât affirment que sept allers et retours de ses navires ont transporté 70 000 musulmans d’Espagne vers l’Afrique du Nord. Le nombre est rond, considérable, et Vatin observe qu’aucune autre documentation ne le confirme ; il est repris sans discontinuer depuis. Que des Morisques aient été embarqués vers le Maghreb par des navires d’Alger ne fait aucun doute. Le total, lui, vient d’un texte de propagande et doit être donné comme tel.
La charge d’amiral monte d’un cran
À l’automne 1532, Andrea Doria, amiral génois au service de Charles Quint, vient d’enlever Coron et Patras, en Grèce ottomane. Soliman rappelle son gouverneur d’Alger. Le firman le trouve dans une position déjà singulière : deux ans plus tôt, le sultan lui avait fait demander des renseignements sur la France, ce qui suppose un correspondant plutôt qu’un vassal.
Hızır quitte Alger avec une vingtaine de bâtiments et laisse la ville à Ḥasan. Soliman le reçoit le lendemain de son arrivée, le 28 décembre 1533. On l’envoie ensuite à Alep, auprès du grand vizir İbrahim Pacha, et c’est là que se règle l’affaire : le 6 avril 1534, il est nommé kapudan pacha à la place de Kemankeş Ahmed Pacha, avec le rang de beylerbey de Cezâyir-i Bahr-i Sefîd, la province des îles de la Méditerranée. Jusqu’alors la charge se tenait avec le rang de bey du sandjak de Gallipoli. La marine ottomane vient de monter d’un cran dans la hiérarchie de l’État, et l’accueil fait au personnage à Istanbul a demandé assez d’inventions protocolaires pour que Vatin lui consacre une étude entière.
En août 1534, il sort d’Istanbul avec quatre-vingts navires, frappe Reggio, Sperlonga et Fondi, puis entre le 22 septembre dans Tunis, que le sultan hafside Mawlay Hasan a évacuée. La possession dure dix mois : Charles Quint reprend la ville le 21 juillet 1535, rétablit Mawlay Hasan et installe une garnison espagnole à La Goulette. C’est cette année-là qu’Agostino Veneziano grave son portrait en buste, sous une légende latine qui l’appelle roi de Constantine et de Tunis, et préfet de la flotte ottomane. L’épreuve est au British Museum sous le numéro H,7,3. Les deux qualités tiennent sur la même ligne.
Le corsaire, pendant ce temps, n’a pas disparu sous l’amiral. Gilles Veinstein a établi que Hayr ed-Dîn resta propriétaire d’une flotte de course jusqu’à la fin, et Vatin note que les bâtiments envoyés piller les côtes d’Espagne pendant l’hiver 1543-1544 relevaient de cette escadre personnelle, non de celle du sultan. Nicolas Vatin et Gilles Veinstein ont d’ailleurs posé la question en trois mots : roi, pirate ou esclave. La chronique elle-même hésite, et l’on y voit le gouverneur d’Alger répondre à Charles Quint qu’il n’est que l’humble esclave d’un humble esclave de Soliman.
Compter les navires perdus à Préveza
Le 28 septembre 1538, devant Préveza, la flotte de la Sainte Ligue réunie par Paul III et commandée par Doria fait face à la flotte ottomane. Les effectifs eux-mêmes ne sont pas établis : Turan donne 208 ou 246 navires du côté allié et 122 du côté ottoman, et d’autres comptages circulent, qui montent bien plus haut. On n’a donc pas de dénominateur sûr.
Les bilans divergent davantage. La tradition ottomane, reprise par Turan, avance trente-six bâtiments pris et 2 175 prisonniers, pour des pertes ottomanes faibles. La vulgarisation francophone donne couramment quarante-neuf navires perdus. Les récits venus du camp espagnol et italien sont bien plus modestes. Un fait n’est pas contesté : Doria a mis le cap au large plutôt que d’engager le gros de ses forces, et sa flotte est rentrée.
On aurait tort d’en conclure que la victoire est une construction rétrospective, car l’autre lecture dispose d’arguments lourds. Venise a traité avec les Ottomans en 1540 et quitté l’alliance. L’expédition que Charles Quint conduit lui-même contre Alger en 1541, dont Daniel Nordman a rassemblé le dossier, tourne au désastre, emportée par une tempête. Aucune coalition chrétienne comparable ne se reforme avant 1571. Que la journée du 28 septembre ait été pauvre en abordages ne change rien à ce résultat : la Ligue s’est défaite, la mer est restée ouverte.
Reste une ombre, venue du même dossier. Vatin rappelle qu’au lendemain de Préveza une tempête que le commandant aurait dû prévoir lui coûta des navires de la flotte impériale, comme lui en avait coûté l’affaire de Tunis en 1535. Cinq ans plus tard, écrivant en Provence à son amiral, Soliman glisse cette recommandation : « prends bien garde que ma flotte auguste ne subisse ni dommage ni dégât ». Le sultan n’avait rien oublié.
Un hiver dans une ville qu’on a vidée
Barberousse quitte Istanbul le 28 mai 1543 avec cent dix navires et l’ambassadeur de France, Antoine Escalin des Aimars, dit Polin. Marseille le 20 juillet. Nice, au duc de Savoie, tombe le 20 août pour la ville basse ; le château tient. La flotte hiverne à Toulon. Des lettres patentes du roi datées du 8 septembre 1543 ordonnent aux habitants d’évacuer la ville « pour loger l’armée du sieur Barberousse » ; le conseil général négocie pied à pied les récoltes, le départ des familles et les compensations fiscales. Délibérations et pièces royales ont été publiées en 1847 par Champollion-Figeac.
Les documents recopiés dans la chronique de Seyyid Murâd corrigent ici un récit répandu. Vatin établit que la décision d’hiverner en France était prise avant même l’expédition contre Nice, et qu’il était entendu dès le départ que la flotte rentrerait en 1544. Rien d’improvisé, donc, après un siège raté. La correspondance montre aussi un sultan qui répète sa confiance en son spécialiste de la mer et des Francs, se plaint de n’être pas assez informé, et tranche lui-même quand il le peut, depuis un front hongrois qu’il juge plus important.
Le jugement de Hayr ed-Dîn sur ses alliés est sans indulgence : le roi de France n’a pas de constance dans ses plans, ses effectifs terrestres ne suivent pas, et des hommes font la navette entre sa cour et celle d’Espagne. Il ruse de son côté, retardant tout engagement tant que les vivres promis ne sont pas livrés. Christine Isom-Verhaaren, qui a confronté les sources des deux camps, conclut que des Français mal organisés firent à peu près ce qu’ils purent. Au bilan, la flotte impériale est rentrée intacte, des coups ont été portés aux positions de Charles Quint, et des captifs musulmans ont été libérés, y compris des rameurs des chiourmes françaises.
La flotte repart de Marseille le 23 mai 1544, ravage Lipari en chemin sous les yeux de Jérôme Maurand, aumônier des galères françaises, et mouille devant Constantinople le 10 août.
Ce que le biographe officiel ne raconte pas
Le manuscrit Supplément turc 1186, identifié par Aldo Gallotta, est la source ottomane la plus détaillée sur cette campagne. La partie turque du dossier compte aussi les pages illustrées de Naṣûḥ Maṭraḳçı, transcrites et traduites en partie par Jean Deny et Jane Laroche. Or le manuscrit de Paris ne dit rien de l’hivernage. Pas un détail sur Toulon, alors que plusieurs pages vont à une expédition espagnole contre Mostaganem et aux réactions du gouverneur d’Alger : le sujet n’intéressait apparemment pas son public. L’épisode le plus célèbre en France de toute cette vie est documenté par les archives provençales et passé sous silence par le biographe attitré du personnage. Quant aux formules qui circulent aujourd’hui, l’ordre royal de loger « trente mille combattants » ou la cathédrale transformée en mosquée, elles viennent d’ouvrages de grande diffusion du XXᵉ siècle et ne s’appuient sur aucune référence contemporaine explicite.
Un malentendu se dissipe au passage. Le vainqueur de Charles Quint devant Alger, en 1541, s’appelle Ḥasan : esclave du pacha, d’origine vraisemblablement sarde, formé dans sa maison et laissé sur place en 1533, il gouverna la ville dix ans. Vatin fixe sa mort au 2 décembre 1544 à partir d’un ordre de Soliman enregistré le 26 mars 1545. La tradition turque, qui en fait un fils adoptif de Barberousse, ne s’accorde pas avec ce dossier.
Nice fut sa dernière grande campagne ; il s’occupa ensuite de l’arsenal. Son tombeau, à Beşiktaş, était prêt depuis longtemps : plan octogonal, pierre de taille, œuvre de Sinan, inscription de porte datée de 948 de l’hégire, soit 1541-1542. Elle l’appelle conquérant d’Alger et de Tunis. Il avait tenu Tunis dix mois.
Sur le jour de sa mort, en revanche, le dossier n’est pas clos. Les ouvrages de référence impriment le 4 juillet 1546. Turan retient le 6 djumada I 953, qu’il convertit en 5 juillet. Et le chronogramme composé pour l’occasion, « mâta ra’îs al-bahr », le chef de la mer est mort, ne livre qu’un nombre : 953.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’alliance franco-ottomane et les capitulations accordées par Soliman, qui font de la présence turque en Provence un épisode diplomatique et non une anomalie. Il rejoint la course barbaresque et la question des renégats, ces chrétiens passés à l’islam dont les régences maghrébines tirèrent une part de leurs cadres maritimes, ainsi que l’expédition de Charles Quint contre Alger en 1541 et la bataille de Lépante de 1571, où se rejoue trente ans plus tard le rapport de forces figé à Préveza.
Un pirate devenu amiral. La formule est commode et elle recouvre quelque chose de plus intéressant : la manière dont un empire absorbe un chef de guerre maritime sans lui faire tout à fait quitter son ancien métier. L’homme s’appelait Hızır, il est né à Lesbos vers 1478, et l’Europe l’a connu sous le nom de Barberousse.
Deux noms qui viennent des autres
Aucun des deux noms sous lesquels on le connaît n’est le sien.
« Barberousse » avait d’abord été donné par les Européens à son frère aîné, dont la barbe tirait sur le roux. À la mort de celui-ci, le surnom est passé au cadet.
« Hayr ed-Dîn », en arabe « bien de la religion », est un titre honorifique que le sultan de Constantinople lui accorde vers 1519, en récompense de ses succès.
Même sa date de naissance reste approximative. Selon les ouvrages, on lit 1466, 1474, 1476 ou 1478. Aucun registre ne permet de choisir : il est né dans une famille de potiers d’une île de la mer Égée, un milieu qui ne laisse pas d’archives.
Une ville qui demande à être protégée
Les deux frères s’installent d’abord sur la côte d’Afrique du Nord, où ils vivent de la course, cette guerre maritime autorisée par un souverain qui consiste à prendre des navires et à capturer des hommes.
En 1516, ils entrent à Alger, alors menacée par les Espagnols installés sur un îlot devant le port. L’aîné est tué deux ans plus tard.
Le cadet reste seul, avec une ville qui n’aime pas beaucoup ses protecteurs étrangers. En octobre 1519, il fait porter à Constantinople une requête émanant des habitants eux-mêmes : ils demandent à passer sous l’autorité du sultan. La demande est acceptée. Alger devient une terre du sultan, la prière du vendredi y est dite en son nom, et deux mille soldats professionnels arrivent en renfort.
En échange, le chef de course devient gouverneur.
Sauf qu’il ne se comporte pas comme tel. L’année suivante, l’inscription de la mosquée qu’il fait construire dans la ville lui donne le titre de sultan.
Le jour où il change de monde
En 1533, le maître de Constantinople le fait venir. Il quitte Alger avec une vingtaine de navires et laisse la ville à un homme de sa maison.
Au printemps 1534, il reçoit le commandement de toute la flotte de l’Empire. La décision a des conséquences qui dépassent sa personne : jusque-là, ce commandement était confié à un officier de rang moyen. Il devient d’un coup l’une des grandes charges de l’État. La marine monte d’un cran dans la hiérarchie.
L’année suivante, une gravure imprimée à Rome le représente en buste. La légende latine l’appelle roi de Constantine et de Tunis, et chef de la flotte ottomane. Les deux titres figurent sur la même ligne, et cela résume assez bien sa situation.
Un hiver en Provence
En 1543, le roi de France, ennemi de l’empereur Charles Quint, obtient l’aide de la flotte du sultan. Les deux forces attaquent ensemble Nice, qui appartient alors au duc de Savoie. La ville basse est prise, le château résiste.
La flotte passe ensuite l’hiver à Toulon. Des lettres du roi ordonnent aux habitants d’évacuer la ville pour loger les équipages ; le conseil de la ville négocie pour sauver les récoltes et obtenir des compensations fiscales.
Longtemps on a cru que cet hivernage avait été improvisé après un siège raté. L’étude des lettres officielles recopiées dans une chronique turque montre l’inverse : la décision était prise avant l’attaque de Nice.
Un détail mérite d’être signalé. La chronique en question est la source ottomane la plus détaillée sur cette campagne, et elle ne raconte rien du séjour à Toulon. Le sujet n’intéressait pas son public. L’épisode le plus célèbre en France de toute cette vie n’est donc connu que par les archives provençales.
Ce qui reste incertain
Il meurt à Constantinople en 1546. Son tombeau, construit cinq ans plus tôt, l’appelle conquérant d’Alger et de Tunis. Il n’avait tenu Tunis que dix mois.
Sur le jour exact de sa mort, les ouvrages ne s’accordent pas : les uns écrivent le 4 juillet, les autres le 5.
Le détail des chiffres discutés de la bataille de Préveza, la question de l’escadre privée que l’amiral conserva jusqu’à sa mort et l’état des sources ottomanes occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Seyyid Murâd, Ġazavât-ı Hayr ed-Dîn Paşa, geste des frères Barberousse rédigée entre l’été 1540 et le début de 1542, fac-similé du manuscrit n° 1663 de l’Escurial avec apparat critique par Aldo Gallotta, Studi Magrebini XIII, Naples, 1981
- Seyyid Murâd, récit de la campagne de Provence et des dernières années de Hayr ed-Dîn (1543-1546), manuscrit unicum, folios cités 21r, 24v, 38r et 39v Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Supplément turc 1186
- Arîza de la population d’Alger au sultan Selim Iᵉʳ, octobre 1519, traduction turque conservée aux archives du palais de Topkapı, éditée par Abdeljelil Temimi, « Lettre de la population algéroise au Sultan Sélim Ier en 1519 », Revue d’histoire maghrébine V, 1976, p. 95-101
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Sources primaires (suite)
- Inscription de fondation de la mosquée élevée par Hayreddin à Alger, avril 1520, titulature « es-sultân el-mücâhid mevlânâ Hayreddin ibn el-emîr eş-şehîr el-mücâhid Ebî Yûsuf Ya’kūb et-Türkî »
- Agostino Veneziano (Agostino dei Musi), portrait gravé de Barberousse en buste, 1535, burin sur papier, 430 × 297 mm, signé « AV 1535 », légende « Ariadenus Barbarussa Cirthae Tunetiq. Rex ac Otomanicae Classis Praef. », legs Cracherode 1799 British Museum, département des Estampes et Dessins, H,7,3
- Türbe de Barbaros Hayreddin Paşa, Beşiktaş, Istanbul, plan octogonal en pierre de taille, œuvre de Sinan, inscription de porte datée de 948 de l’hégire (1541-1542) qualifiant le défunt de conquérant d’Alger et de Tunis
- Ordre du sultan Soliman enregistré le 26 mars 1545, mentionnant la mort de Ḥasan Aġa Topkapı Sarayı Arşivi, TKSE 12321 n° 423, f. 172v-173r, édité par Halil Sahillioğlu, Topkapı Sarayı Arşivi H. 951-952 Tarihli ve E-12321 Numaralı Mühimme Defteri, Istanbul, Ircica, 2002, p. 307
- Documents relatifs à l’évacuation de la ville de Toulon par ses habitants et à son occupation par l’armée turque de Barberousse, dans Documents historiques inédits tirés des collections manuscrites de la Bibliothèque royale et des archives ou des bibliothèques des départements, éd. J.-J. Champollion-Figeac, t. III, Paris, Firmin Didot, 1847, p. 518-566
- Jérôme Maurand, Itinéraire d’Antibes à Constantinople (1544), journal de l’aumônier des galères françaises, texte italien édité et traduit par Léon Dorez, Paris, Ernest Leroux, 1901
Bibliographie
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- Nicolas Vatin, « Études ottomanes », Annuaire de l’École pratique des hautes études, Section des sciences historiques et philologiques, 148, 2017, p. 44-50 EPHE
- Nicolas Vatin, « Comment Hayr ed-dîn Barberousse fut reçu à Istanbul en 1533 », Turcica 49, 2018, p. 119-151 Turcica
- Nicolas Vatin et Gilles Veinstein, « Roi, pirate ou esclave ? L’image de Hayrü-d-dîn Barberousse dans le manuscrit Supplément 1186 de la Bibliothèque nationale de France », dans Nathalie Clayer et Erdal Kaynar (dir.), Penser, agir et vivre dans l’Empire ottoman et en Turquie. Études réunies pour François Georgeon, Paris-Louvain, 2012, p. 233-259 Peeters
- Nicolas Vatin, « Notes sur Ḥasan Aġa, gouverneur d’Alger (1533-1544) », Turkish Historical Review 12, 2021, p. 169-187 Brill
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- Jean Deny et Jane Laroche, « L’expédition en Provence de l’armée de mer du sultan Süleyman sous le commandement de l’amiral Hayreddin Pacha, dit Barberousse (1543-1544) », Turcica 1, 1969, p. 161-211 Turcica
Sources en ligne
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- « Études ottomanes », compte rendu du séminaire 2015-2016 sur les années 1530-1532 Annuaire de l’EPHE, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/ashp/1928
- « BARBAROS HAYREDDİN PAŞA » TDV İslâm Ansiklopedisihttps://islamansiklopedisi.org.tr/barbaros-hayreddin-pasa
- « BARBAROS HAYREDDİN PAŞA TÜRBESİ » TDV İslâm Ansiklopedisihttps://islamansiklopedisi.org.tr/barbaros-hayreddin-pasa-turbesi
- « GAZAVÂT-ı HAYREDDİN PAŞA » TDV İslâm Ansiklopedisihttps://islamansiklopedisi.org.tr/gazavat-i-hayreddin-pasa
- « print », notice de l’estampe H,7,3, portrait gravé de Barberousse par Agostino Veneziano The British Museum, Collection onlinehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/P_H-7-3
- « Itinéraire de Jérome Maurand d’Antibes à Constantinople, 1544 », édition Léon Dorez numérisée Internet Archivehttps://archive.org/details/itinrairedej00morauoft
- « Nicolas Vatin », page de chercheur et bibliographie CETOBaC, EHESShttps://cetobac.ehess.fr/membres/nicolas-vatin-0



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