Deux évaluations du même règne circulent côte à côte sans se ressembler. La première chiffre la croissance des territoires ottomans entre 1512 et 1520 à 70 %, d’environ 883 000 à 1 494 000 kilomètres carrés. La seconde annonce un triplement et porte l’ensemble à quatre millions de kilomètres carrés à la mort de Selim Ier. Un facteur supérieur à deux sépare les deux comptes. Huit années, deux batailles rangées, un chroniqueur cairote qui écrit presque au jour le jour, des lettres de gouverneur éditées ; la matière abonde, et c’est l’unité de mesure qui résiste.
« Notre padichah est vieux et malade »
Le 24 avril 1512, Selim monte sur le trône à Constantinople. Il a quarante et un ans, il a administré pendant plus de vingt ans le sandjak de Trébizonde, circonscription provinciale confiée aux princes, et il arrive là contre la volonté de son père. Les chroniques ottomanes anonymes gardent le cri des janissaires, dans l’édition qu’en a donnée Friedrich Giese entre 1922 et 1925 : « Notre padichah est vieux et malade, nous voulons Selim à sa place. » Onze mots qui contiennent tout le droit ottoman de la succession. Tout descendant mâle par les hommes peut prétendre au trône, et c’est le fait de s’asseoir dessus, le djulus, qui fabrique le souverain. On ne dépose pas un sultan, on en intronise un autre.
La suite est moins racontée que la réputation de férocité. Bayézid II obtint de son fils la promesse de ne pas supprimer ses frères et ses neveux. Selim tenta de la tenir, puis les élimina tous, y compris ceux qui avaient donné des gages de fidélité. Nicolas Vatin et Gilles Veinstein, qui ont consacré un livre aux morts et aux avènements des sultans, situent là un basculement. Le fratricide n’était pas encore automatique en 1512, il le devint après lui, et le texte à allure de fatwa qui le fonde dans le code de Mehmed II a toutes les apparences d’une interpolation postérieure. Une promesse arrachée, tenue quelques mois, abandonnée sous la contrainte. La séquence apprend davantage que l’épithète. H. Erdem Çıpa a montré par ailleurs que cet avènement doit beaucoup aux soutiens militaires venus des Balkans, et que la légitimité du nouveau sultan fut contestée de son vivant.
Bayézid voulait reposer auprès d’Abû Ayyûb, hors les murs. Son fils l’enterra derrière sa mosquée.
Tchaldiran, 23 août 1514
L’affrontement avec Ismaïl Ier a lieu dans une plaine à l’est du lac de Van. Je garde la graphie Tchaldiran plutôt que Çaldıran, parce que l’article tient une transcription unique du début à la fin et que celle-ci se lit sans clé. L’armée ottomane aligne son artillerie de campagne et ses arquebusiers derrière un front de chariots enchaînés ; la cavalerie safavide charge. Ismaïl est blessé, ses épouses sont capturées, et il ne commandera plus jamais en personne. Tabriz est occupée quelques jours en septembre, puis évacuée faute de pouvoir tenir une capitale à cette distance de Constantinople.
Avant la bataille, les deux souverains ont échangé des lettres d’une violence considérable, dont on cite volontiers des passages. Il faut dire par où elles nous parviennent. Elles figurent dans le recueil de chancellerie compilé vers 1574 par Feridun Ahmed Bey, soixante ans après les faits, et l’authenticité de plusieurs textes de ce recueil est discutée. Trois lettres de Selim, une seule réponse d’Ismaïl. Les citer comme on citerait un original expédié n’est pas tenable. Jean-Louis Bacqué-Grammont a réuni et traduit en 1987 les documents des relations ottomano-safavides de 1514 à 1524, et c’est par ce volume qu’il faut passer.
Même prudence pour les kizilbach d’Anatolie. La campagne a été précédée d’un recensement et d’exécutions massives, cela n’est pas en cause. Le chiffre qui revient partout, quarante mille, se lit ailleurs à cinquante mille, ailleurs encore à deux cent mille. Un écart de un à cinq sur la même opération signale qu’on ne compte pas, on recopie. On peut dire qu’une politique de police confessionnelle a été conduite et qu’elle a laissé des traces dans l’administration provinciale. Son bilan chiffré, personne ne sait le trancher.
Ibn Iyâs regarde entrer les Ottomans au Caire
Le 24 août 1516, à Marj Dabiq, au nord d’Alep, l’armée mamelouke est défaite et le sultan Qânsûh al-Ghûrî meurt sur le terrain ou juste après ; le gouverneur mamelouk d’Alep, Hâ’ir Beg, passe à l’ennemi pendant l’engagement. Cinq mois plus tard, le 22 janvier 1517, la seconde bataille se livre à al-Raydâniyya, aux portes du Caire, et le grand vizir Hadım Sinan Pacha y est tué, ce qui date l’affaire sans ambiguïté alors que plusieurs récits français donnent encore le 24 janvier. Tûmân Bay, dernier sultan mamelouk, est capturé le 26 mars et pendu à Bâb Zuwayla le 13 avril. Nous connaissons ces semaines par un témoin, Ibn Iyâs, Cairote né en 1448, qui tient sa chronique, les Badâ’i' al-zuhûr, presque au jour le jour, et dont Gaston Wiet a publié la traduction française sous le titre Journal d’un bourgeois du Caire, en 1955 puis en 1960. Benjamin Lellouch a consacré une étude aux on-dits et aux rumeurs que ce texte enregistre au lendemain de la conquête, et bâti son livre de 2006 sur une chronique en turc des années 1540, celle d’Abdüssamed Diyârbekrî, longtemps négligée. Ibn Iyâs, lui, date par l’hégire, et l’année 923 couvre l’essentiel de la conquête. Le découpage qui appelle ces décennies « époque moderne », entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, est un cadre européen importé, commode pour situer et inopérant pour expliquer.
L’explication courante tient en une phrase, les Mamelouks méprisaient l’artillerie. Elle vient de David Ayalon, dont le livre de 1956 a fixé la thèse d’une hostilité sociale et psychologique des cavaliers mamelouks aux armes à feu. Le camp adverse a de quoi répondre, et son objection n’est pas de sentiment. Ayalon lui-même documente la fonte de canons sous al-Ghûrî et la création d’une unité d’arquebusiers recrutée parmi les esclaves noirs, la cinquième tabaqa. Robert Irwin a repris la question en 2004 et réfuté en partie l’antagonisme de principe. Reste debout la supériorité ottomane dans l’emploi tactique de l’arme, qui suffit largement à expliquer deux défaites en cinq mois.
La transmission du califat n’a pas eu lieu
Al-Mutawakkil III, dernier calife abbasside du Caire, est capturé à Marj Dabiq et emmené à Constantinople. Le récit d’une cession solennelle, où il remettrait à Selim le titre califal avec le manteau et l’épée du Prophète, n’apparaît dans la littérature qu’au cours des années 1780. Gilles Veinstein lui a consacré un chapitre entier et l’a démontée. Elle a été forgée pour étayer une revendication précise, celle d’une juridiction du sultan sur les musulmans vivant hors de l’Empire, inscrite en 1774 dans le traité de Küçük Kaynarca après la perte de la Crimée. Aucun historien ottoman ou égyptien du XVIᵉ siècle ne mentionne la scène, ce qui serait difficile à concevoir pour un événement de cette portée. Les sultans employaient d’ailleurs des titres califaux avant Selim, comme d’autres souverains musulmans secondaires.
Son gain réel se décrit mieux. Le chérif de La Mecque, Barakat, envoya son fils Abû Numayy au Caire avec les clés des villes saintes et des présents, et Selim confirma le père et le fils dans leurs fonctions. La Mecque n’a pas été prise, et Selim n’y est jamais allé. Il accepta le titre de Hâdimü’l-Haremeyn, serviteur des deux sanctuaires, en écartant Hâkimü’l-Haremeyn, qui aurait dit maître. Les reliques partirent pour le palais, où la chambre des Reliques sacrées les conserve toujours, clés et serrures de la Kaaba comprises.
Une province dont le gouverneur est un vaincu
Selim resta neuf mois au Caire et repartit en septembre 1517. Il laissa le pays à Hâ’ir Beg, l’homme qui avait changé de camp à Marj Dabiq, nommé beylerbey, gouverneur général, et maître sans partage jusqu’à sa mort en 1522. Jean-Louis Bacqué-Grammont a édité ses lettres à la Porte en 1994, dans la revue Anatolia moderna. Une amnistie est proclamée dès mai 1517, les beys mamelouks restent en place avec leurs usages et leurs distributions de vêtements d’honneur, et l’aristocratie vaincue continue d’administrer au nom du vainqueur.
Voilà qui règle le sort des kilomètres carrés. Une surface suppose une frontière linéaire et une administration homogène, et l’Empire de 1520 n’a ni l’une ni l’autre. Le Hedjaz relève d’une soumission négociée dont le chérif sort confirmé dans sa charge. Les confins orientaux gagnés en 1514-1516 ne se fixeront qu’au traité de Zuhab, en 1639. Juliette Dumas rappelait, en rendant compte du volume dirigé par Benjamin Lellouch et Nicolas Michel, que Selim n’avait selon toute vraisemblance pas prémédité la conquête de l’Égypte et qu’une succession d’événements en décida. Le changement de ces huit années porte donc sur la nature de l’ensemble plutôt que sur une superficie. Un État balkanique et anatolien devient un État qui tient Le Caire, Damas, Jérusalem, la route du pèlerinage et l’accès à la mer Rouge, et qui doit se justifier devant le vieux centre arabo-islamique réduit au rang de province. Les historiens ottomans du siècle suivant ont dépensé beaucoup d’énergie à cette justification.
Le lit de mort peint soixante ans plus tard
Selim meurt le 22 septembre 1520 à Çorlu, en Thrace, sur la route d’une campagne. Sa maladie fut dissimulée comme il se devait, et il voyageait au fond de sa voiture, exactement comme Mehmed II en 1481. Son corps subit une inhumation provisoire avant d’être transféré, pratique que l’école hanéfite, dont les Ottomans se réclamaient, n’admet pas. Le long récit de cette mort, chez les chroniqueurs, est un morceau d’édification conforme en tout point aux manuels de la bonne mort musulmane, pour un souverain qui sentait le soufre. La miniature qui le montre agonisant appartient à un Selîm-nâme, chronique de règne composée par Şükrî de Bitlis et conservée à la bibliothèque du palais de Topkapı. Elle a été peinte des décennies après la scène qu’elle représente.
C’est le point de Çıpa. Les selimname des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles ont fabriqué un personnage, et le conquérant de huit ans que nous croyons connaître est en partie une construction posthume. La chose n’a rien d’éteint. En mai 2013, l’annonce que le troisième pont sur le Bosphore porterait son nom a suscité des protestations dans la communauté alévie.
En 1514, avant de partir pour Tchaldiran, Selim était allé prier sur la tombe d’Abû Ayyûb, compagnon du Prophète tombé sous les murs de la ville byzantine, au fond de la Corne d’Or, puis il était rentré au palais par voie de terre en s’arrêtant aux mausolées de son père et de son grand-père. Nicolas Vatin a daté de ce jour-là l’origine du pèlerinage impérial d’Eyüp. Le détour est devenu une étape du protocole d’investiture des sultans, encore accomplie au début du XXᵉ siècle. De tout ce que Selim a pris en huit ans, c’est ce trajet d’une journée qui aura duré le plus longtemps.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’installation ottomane en Méditerranée occidentale, où les frères Barberousse placent Alger sous la protection de la Porte à la fin du règne, et la guerre des épices en mer Rouge, engagée contre les Portugais avec les moyens navals hérités des Mamelouks. Il rejoint aussi le règne de Soliman, Belgrade en 1521 et Rhodes en 1522, qui ouvre le face-à-face avec Charles Quint.
Selim Ier a régné huit ans, de 1512 à 1520, et on lit partout qu’il a triplé la taille de l’Empire ottoman. Le chiffre change pourtant selon les ouvrages. Certains parlent d’une croissance de 70 %, d’autres d’un triplement, et les surfaces avancées vont du simple au double. Il vaut la peine de regarder ce que les documents de l’époque permettent réellement de dire.
Un sultan qui arrive avant son tour
En avril 1512, Selim monte sur le trône à Constantinople alors que son père Bayézid II est encore vivant. Ce sont les soldats d’élite du sultan, les janissaires, qui l’ont réclamé. Une vieille chronique ottomane a gardé leur cri : ils voulaient un souverain valide.
Chez les Ottomans, tous les descendants mâles peuvent prétendre au trône et aucune règle ne désigne l’aîné. Celui qui s’assied sur le siège devient le souverain, et les autres deviennent des rivaux à écarter. Selim avait promis à son père d’épargner ses frères et ses neveux. Il a tenu quelques mois, puis il les a tous fait tuer.
Une bataille en 1514, et des chiffres invérifiables
En août 1514, dans une plaine à l’est du lac de Van, l’armée ottomane écrase celle du souverain d’Iran, Ismaïl. Les Ottomans alignent des canons et des fusiliers derrière une ligne de chariots attachés les uns aux autres. La cavalerie adverse charge et ne passe pas.
Avant la bataille, les deux hommes se sont écrit des lettres très violentes, qu’on cite souvent. Elles ne nous sont parvenues que par un recueil de documents officiels réuni soixante ans plus tard, et tout ce que contient ce recueil n’est pas authentique.
Même difficulté pour les exécutions qui ont précédé la campagne. On lit quarante mille morts, ailleurs cinquante mille, ailleurs encore deux cent mille. Un écart pareil montre que personne ne compte vraiment.
Le Caire tombe en 1517
Deux ans plus tard, Selim se retourne contre l’Égypte. Le pays est dirigé depuis Le Caire par les Mamelouks, une aristocratie militaire formée d’anciens esclaves achetés jeunes puis affranchis.
Une première bataille a lieu près d’Alep en août 1516. Le sultan égyptien y meurt, et l’un de ses gouverneurs change de camp pendant le combat. Une seconde bataille se livre en janvier 1517 aux portes du Caire. Le dernier sultan mamelouk est capturé en mars et pendu en avril à une porte de la ville.
Un habitant du Caire a tout noté presque jour après jour. Sa chronique existe en français depuis les années 1950 et reste le meilleur témoignage sur ces semaines.
Le califat n’a pas changé de mains
On raconte souvent qu’à ce moment le dernier calife, chef religieux installé au Caire, aurait solennellement remis son titre à Selim. Cette scène n’apparaît dans aucun texte avant les années 1780. Elle a été fabriquée plus de deux siècles après les faits, pour appuyer une revendication du sultan sur les musulmans vivant hors de son empire.
Son gain réel est plus modeste et mieux documenté. Le gardien de La Mecque lui a envoyé son fils avec les clés des villes saintes, et Selim l’a confirmé dans sa charge. Il a choisi le titre de serviteur des deux sanctuaires, en écartant celui de maître. Il n’est jamais allé à La Mecque. Les reliques venues du Caire sont toujours conservées dans son palais d’Istanbul.
Un empire de nature différente
Compter en kilomètres carrés ne veut pas dire grand-chose ici. Un empire de cette époque n’a ni frontière tracée au cordeau ni administration uniforme. L’Arabie s’est ralliée par accord. Les limites vers l’Iran ne se fixeront que cent vingt ans plus tard.
En Égypte, Selim est reparti au bout de neuf mois et a laissé le pouvoir à un Mamelouk, celui-là même qui avait changé de camp pendant la bataille. Les anciens maîtres du pays ont continué à l’administrer, cette fois au nom d’Istanbul.
Ce qui s’est déplacé en huit ans tient à la nature de l’ensemble. Un État européen et anatolien s’est mis à tenir Le Caire, Damas, Jérusalem et la route du pèlerinage vers les villes saintes.
Le détail des dates, le problème des lettres transmises tardivement et le débat sur l’artillerie des Mamelouks occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ibn Iyâs (1448-vers 1524), Badâ’i' al-zuhûr fî waqâ’i' al-duhûr, chronique du Caire contemporaine de la conquête traduction française de Gaston Wiet, Journal d’un bourgeois du Caire, Paris, t. I 1955, t. II 1960, Bibliothèque générale de l’École pratique des hautes études, VIᵉ section
- Chroniques ottomanes anonymes, édition Friedrich Giese, Die altosmanischen anonymen Chroniken, Breslau-Leipzig, Brockhaus, 1922-1925, p. 132 passage rapportant la réclamation des janissaires en 1512
- Feridun Ahmed Bey, Mecmûa-i münşeâtü’s-selâtîn, recueil de chancellerie compilé dans les années 1570, contenant les lettres attribuées à Selim Ier et à Ismaïl Ier exemplaire numérisé de la Widener Library, cote OL 34211,68,5, Islamic Heritage Project, Harvard University
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Sources primaires (suite)
- Şükrî de Bitlis, Selîm-nâme, chronique du règne, miniature du sultan sur son lit de mort au folio 267a Bibliothèque du musée du palais de Topkapı, Istanbul, H. 1597-1598
- Lettres de Hâ’ir Beg, premier beylerbey de l’Égypte ottomane, adressées à la Porte entre 1517 et 1522 éditées et traduites par Jean-Louis Bacqué-Grammont, Anatolia moderna – Yeni Anadolu, t. 5, 1994
- Chambre des Reliques sacrées (Mukaddes Emanetler Dairesi), troisième cour, pièces entrées à partir de 1517, dont les clés et les serrures de la Kaaba Musée du palais de Topkapı, Istanbul
Bibliographie
- Benjamin Lellouch, Les Ottomans en Égypte. Historiens et conquérants au XVIᵉ siècle, Paris-Louvain-Dudley, 2006, XXX + 423 p., coll. « Turcica » XI Peeters
- Benjamin Lellouch et Nicolas Michel (dir.), Conquête ottomane de l’Égypte (1517). Arrière-plan, impact, échos, Leyde-Boston, 2013, XXV + 434 p. Brill
- Benjamin Lellouch, « Le téléphone arabe au Caire au lendemain de la conquête ottomane : on-dits et rumeurs dans Ibn Iyâs », Revue du monde musulman et de la Méditerranée 75-76, 1995, p. 117-130 Revue du monde musulman et de la Méditerranée
- Gilles Veinstein, « La question du califat ottoman », dans Pierre-Jean Luizard (dir.), Le choc colonial et l’islam. Les politiques religieuses des puissances coloniales en terres d’islam, Paris, 2006, p. 451-468, DOI 10,3917/dec.luiza.2006,01,0451 La Découvertehttps://doi.org/10.3917/dec.luiza.2006.01.0451
- Nicolas Vatin et Gilles Veinstein, Le Sérail ébranlé. Essai sur les morts, dépositions et avènements des sultans ottomans, XIVᵉ-XIXᵉ siècle, Paris, 2003, 523 p. Fayard
- Nicolas Vatin, « Aux origines du pèlerinage à Eyüp des sultans ottomans », Turcica 27, 1995, p. 91-99 Turcica
- Jean-Louis Bacqué-Grammont, « Lettres de Ḫâ’ir Beg, premier beylerbey de l’Égypte ottomane », Anatolia moderna – Yeni Anadolu 5, 1994, p. 23-77 Institut français d’études anatoliennes
- Jean-Louis Bacqué-Grammont, Les Ottomans, les Safavides et leurs voisins. Contribution à l’histoire des relations internationales dans l’Orient islamique de 1514 à 1524, 1987, 428 p. Nederlands Historisch-Archaeologisch Instituut te Istanbul
- H. Erdem Çıpa, The Making of Selim. Succession, Legitimacy, and Memory in the Early Modern Ottoman World, Bloomington, 2017 Indiana University Press
- David Ayalon, Gunpowder and Firearms in the Mamluk Kingdom. A Challenge to a Mediaeval Society, Londres, 1956, XVII + 154 p. Valentine Mitchell
- Robert Irwin, « Gunpowder and Firearms in the Mamluk Sultanate Reconsidered », dans Michael Winter et Amalia Levanoni (dir.), The Mamluks in Egyptian and Syrian Politics and Society, Leyde, 2004, p. 117-139 Brill
Sources en ligne
- « 24 : La question du califat ottoman » Cairn.info, éditions La Découvertehttps://shs.cairn.info/le-choc-colonial-et-l-islam--9782707146960-page-451?lang=fr
- « La mort des sultans ottomans », notice de Nicolas Vatin Politika, LabEx Tepsishttps://www.politika.io/fr/notice/mort-sultans-ottomans
- « Lettres de Ḫâ’ir Beg, premier beylerbey de l’Égypte ottomane » Persée, Anatolia moderna – Yeni Anadoluhttps://www.persee.fr/doc/anatm_1297-8094_1994_num_5_1_917
- « Le téléphone arabe au Caire au lendemain de la conquête ottomane : on-dits et rumeurs dans Ibn Iyâs » Persée, Revue du monde musulman et de la Méditerranéehttps://www.persee.fr/doc/remmm_0997-1327_1995_num_75_1_2615
- « Lellouch Benjamin et Michel Nicolas (dir.), La conquête ottomane de l’Égypte (1517). Arrière-plan, impact, échos », compte rendu de Juliette Dumas Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/remmm/8813
- « Lellouch Benjamin, Les Ottomans en Égypte. Historiens et conquérants au XVIe siècle », compte rendu de Michel Tuchscherer Persée, Bulletin critique des Annales islamologiqueshttps://www.persee.fr/doc/bcai_0259-7373_2007_num_23_1_1029_t3_0086_0000_1
- « Bacqué-Grammont, Jean-Louis », relevé des publications de l’auteur Perséehttps://www.persee.fr/authority/294412
- « David Ayalon, Gunpowder and Firearms in the Mamluk Kingdom », compte rendu de Gaston Wiet Persée, Syria 34, 1957, p. 378-380https://www.persee.fr/doc/syria_0039-7946_1957_num_34_3_5244_t1_0378_0000_4
- « Gunpowder and Firearms in the Mamluk Kingdom : A Challenge to Medieval Society (1956) », sommaire détaillé de l’ouvrage Routledgehttps://www.routledge.com/Gunpowder-and-Firearms-in-the-Mamluk-Kingdom-A-Challenge-to-Medieval-Society/Ayalon/p/book/9781138975606
- « Making of Selim : Succession, Legitimacy, and Memory in the Early Modern Ottoman World, by H. Erdem Çıpa », compte rendu The English Historical Review, Oxford Academichttps://academic.oup.com/ehr/article-abstract/134/566/201/5230003
- « Mecmua-yı münşeat üs-Selâtîn, Feridun Bey, volume 1 », exemplaire numérisé HathiTrust Digital Libraryhttps://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uc1.c070909290
- « Mecmua-yı münşeat-i Feridun Bey », notice de l’exemplaire Widener OL 34211,68,5 Islamic Heritage Project, Harvard Libraryhttps://curiosity.lib.harvard.edu/islamic-heritage-project/catalog/40-990078556280203941
- « Selim I » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Selim-I

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