Un garçon levé autour de Bursa pendant l’hiver 1603 entre dans les archives ottomanes sous la forme d’un signalement. Couleur de la peau, couleur des yeux, forme des sourcils, emplacement exact de chaque cicatrice, derrière l’oreille droite, au sommet du crâne dans les cheveux, au bout du sourcil gauche. Le scribe ajoute le nom du père, le village, l’âge estimé et le nom musulman que le garçon vient de recevoir. Cette minutie a un usage. On décrit les garçons pour rattraper ceux qui s’enfuient.
Cinq mois à Bursa, d’octobre à février
En octobre 1603, un turnacıbaşı du 73ᵉ régiment de janissaires entre dans Bursa et porte son ordre au cadi pour le faire enregistrer. Le texte réclame tout garçon de quinze à vingt ans des villages, des bourgs, des terres de fondation pieuse et des timars, et promet la mort à qui en cacherait un. La sélection dure ensuite deux à trois mois, et l’opération entière occupe la ville pendant cinq. Ailleurs elle s’étire davantage, quatre mois en Albanie, huit en Roumélie, une année complète en Bosnie.
Ce calendrier ruine l’image du coup de filet. Les recruteurs s’installent, se logent, se nourrissent aux frais de quelqu’un, et cette présence prolongée ouvre un espace de marchandage que les familles et les notables savent utiliser. Gülay Yılmaz, qui a dépouillé le registre de cette levée, y voit une procédure bureaucratique étalée dans le temps plutôt qu’un événement de place publique. Les groupes une fois formés, que les documents appellent sürü, comptent cent à cent cinquante garçons et partent vers Istanbul vêtus de rouge, coiffés d’un bonnet conique de la même couleur, aux frais des familles. Deux registres identiques sont tenus, l’un reste avec l’officier, l’autre suit le convoi. Le règlement promulgué sous Bayezid II ajoute une disposition inattendue, celle de confier l’escorte aux voynuk, ces auxiliaires chrétiens du sultan, bulgares pour l’essentiel.
Des chrétiens gardaient donc les enfants chrétiens sur la route de la capitale.
Une homélie de carême, une lettre franciscaine
Le plus ancien texte daté qui décrive sans ambiguïté une levée d’enfants est une homélie grecque. Isidore Glabas, métropolite de Thessalonique, la prononce le 28 février 1395, premier dimanche du carême, sur l’enlèvement des enfants par ordre de l’émir. Le texte dormait dans un manuscrit parisien, le Grec 1192, signalé au début du XXᵉ siècle et imprimé seulement en 1954 par Basile Laourdas. Auparavant on datait l’institution de 1438, année d’une lettre du franciscain Bartholomaeus de Jano qui présentait la levée comme une nouveauté. Entre les deux dates, le silence est complet, et Gilles Veinstein juge probable une éclipse pendant les troubles qui suivent la défaite d’Ankara en 1402.
Les chroniques ottomanes de la fin du XVᵉ siècle racontent tout autre chose, l’instauration par Murad Iᵉʳ du pendjyek, prélèvement du cinquième des captifs, quand Idris Bitlisi attribue vers 1500 la création des janissaires à Orhan. Palmer y voyait en 1953 un artifice de composition, Basilike Papoulia l’a contesté en 1963, V. L. Ménage a repris l’ensemble en 1966. Or la distinction entre les deux prélèvements est le point décisif, et elle est juridique autant qu’historique. Le pendjyek prend un cinquième des captifs faits sur l’ennemi, ce qui reste dans les règles admises de la guerre. Le devchirmé prend des garçons parmi les propres sujets non musulmans du sultan, protégés en principe par leur statut de dhimmi. Konstantin Mihailović, Serbe capturé à Novo Brdo en 1455 puis devenu janissaire, sépare d’ailleurs les garçons du « pendik » de ceux qu’il appelle « tchilik », d’un mot persan qui veut dire un quarantième. Paul Wittek a tenté de sauver la légalité de l’opération en soutenant que les peuples convertis au christianisme après le Prophète ne pouvaient prétendre au statut de dhimmi ; Veinstein juge la tentative peu convaincante. Des fetvas ont fini par poser que Constantinople ne s’était pas défendue, fiction commode qui donnait à tous les chrétiens et juifs de l’empire les droits attachés à ce statut. Sur le devchirmé, la régularisation est restée lettre morte. La chronologie européenne, du reste, ne découpe rien ici : l’institution naît avant l’époque moderne, cette période que l’on fait courir de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution, et s’éteint bien après.
Les papiers d’exemption et les villages qui résistent
Sur le papier la règle tient en deux lignes, un garçon pour quarante foyers et jamais deux dans la même maison.
Les exemptions existent, elles ont une histoire, elles se plaident. Lorsqu’une ville capitule au lieu de tomber, elle négocie son immunité. Sinan pacha la promet aux habitants de Jannina en 1430, dans les lignes mêmes où il garantit les églises et les cloches. Mehmed II l’accorde aux Génois de Galata le 1ᵉʳ juin 1453, s’engageant à ne jamais emporter leurs enfants ni aucun jeune homme pour le corps des janissaires. Des archontes de Morée obtiennent la même chose en 1456. Les villages de fondation pieuse détiennent, eux, des muafname que leurs administrateurs brandissent devant les officiers, et l’État les écarte quand il a besoin de garçons, à Yenipazar en 1559, autour de Bursa en 1603. Il cède en revanche devant un argument d’intendance, ce qui en dit long sur la hiérarchie de ses priorités : les habitants d’Eğerciler, village chrétien de la région de Bursa, font valoir qu’ils fournissent des moutons à la capitale et que leurs garçons sont nécessaires comme bergers, et un ordre commande la restitution des enfants pris. Voïvodes, cadis et subaşı forment des groupes de pression, au point que les ordres de 1621 et de 1622 mettent les officiers en garde contre eux. Les familles falsifient les registres de baptême, font circoncire leurs fils ou les déclarent mariés. Quand la négociation échoue, on passe à autre chose. Les villageois des environs d’Ilbasan se soulèvent en 1558, et l’ordre qui suit réclame un châtiment exemplaire. En 1564, des villageois de Sis montent jusqu’à Istanbul et reprennent leurs enfants.
L’administration se plaint pourtant de l’inverse, de ces musulmans que les textes appellent saplama et qui se glissent frauduleusement dans les convois. Car trois exclusions encadrent la levée. Les juifs en sont écartés sans que les sources disent jamais pourquoi, et le registre de 1603 signale en marge des garçons soupçonnés de l’être, dont le lot entier partait à l’arsenal. Pour les Arméniens, la documentation reste incertaine, plusieurs voyageurs du XVIᵉ et du XVIIᵉ siècle les donnant pour exemptés alors qu’on connaît des dignitaires arméniens issus du devchirmé. Les musulmans sont exclus par principe, avec une dérogation célèbre en Bosnie, où l’on prend des fils de convertis, circoncis, appelés potur. En 1603, les lots bosniaques comptent 410 musulmans pour 82 chrétiens.
La barbe, la taille et les cicatrices
Les règlements décrivent le garçon recherché avec une précision de maquignon. Le kanunname du pendjyek de 1493 retient les captifs de dix à dix-sept ans, ni infirmes ni malades, dont les signes de puberté ne sont pas marqués et qui ne portent pas encore de barbe. Sous Bayezid II, le règlement du devchirmé déplace la fourchette à quatorze-dix-huit ans. Les Kavanin-i yeniçeriyan écartent les trop grands, jugés niais, les trop petits, jugés brouillons, les orphelins tenus pour âpres et mal élevés, les garçons mariés et ceux qui ont déjà vu Istanbul. La pratique s’écarte de la norme dans un sens qui compte. Dans les registres des années 1490, la moyenne d’âge est de 13,5 ans ; à Bursa en 1603, elle approche seize ans et l’âge le plus fréquent est dix-huit. Veinstein y repère même quelques garçons qui paraissent mariés, une lettre arabe portée au-dessus de leur nom le signalant, et sa conclusion est sèche, il ne s’agit en aucune façon d’enfants. Les deux chercheurs qui ont exploité ce registre ne le citent d’ailleurs pas sous la même cote, Maliyeden Müdevver 7500 chez l’un, 7600 chez l’autre.
Sur 531 garçons de la région de Bursa, 329 portent des cicatrices, soit 62 %, proportion qu’un second échantillon confirme et que l’on a rapportée à une préférence des officiers pour les garçons batailleurs. Six pour cent gardent les marques de la peste bubonique. Le village de Filedar en fournit trente-trois à lui seul, et des explications avancées celle d’une épidémie récente paraît la plus économique, puisqu’elle rend compte à la fois de ces cicatrices et d’un excédent d’orphelins que le règlement interdisait pourtant de lever.
Chez des paysans d’Anatolie, puis à l’arsenal
Le garçon levé ne devient pas soldat. On le place d’abord dans une famille paysanne turque, loin de chez lui, un recruté de Roumélie passant en Anatolie et réciproquement, pour lui ôter l’idée de rentrer. Il y travaille la terre et apprend le turc, sans solde, pendant une durée que les sources donnent différemment, deux flori et quatre à cinq ans chez Koçi Bey, quatre ans autour de Bursa et de Karaman chez Nicolas de Nicolay.
Vient ensuite le corps des acemi oğlan, les garçons novices, et l’institution montre là son autre visage. Ils sont environ trois mille au départ, 5 840 en 1547, 7 745 en 1567 quand les janissaires en comptent 12 798. Ces novices portent le bois d’Iznikmid et la glace de l’Olympe de Bithynie jusqu’au palais, montent sur les chantiers de l’arsenal de Kasımpaşa et cultivent les jardins d’Istanbul et d’Edirne.
Le passage chez les janissaires forme un goulot dont la Porte garde seule la clé. Certains n’y accèdent jamais, et leurs chefs de service écrivent à Istanbul pour signaler des garçons dont les cheveux ont blanchi dans l’attente. Un rapport de 1626 énumère par ailleurs 404 acemi oğlan portés manquants, sans dire ni comment ni pourquoi. En 1567, au port de Dutlimanı près de Bandırma, des garçons s’échappent pendant le repos du convoi et se réfugient dans les îles de Marmara et de Mir Ali, où les habitants les cachent ; les prêtres du village, convoqués pour interrogatoire, ne se présentent pas. Un ordre de 1568 prescrit d’enregistrer puis de tuer ceux qui, leur service accompli, rentrent chez eux et redeviennent chrétiens.
Busbecq trouve le système admirable
Ogier Ghiselin de Busbecq représente Ferdinand Iᵉʳ auprès de la Porte de 1555 à 1562. Reçu à Amasia, il regarde la salle du sultan et note que personne, dans cette assemblée d’officiers et de janissaires, ne doit sa place à autre chose qu’à sa valeur. La naissance n’attache aucune distinction chez les Turcs, écrit-il, et les plus hautes charges reviennent souvent à des fils de bergers qui s’en font gloire. Vient la comparaison, amère pour l’Europe où la naissance ouvre seule les carrières publiques. L’ambassadeur prie son correspondant de garder cela pour lui.
Sokollu Mehmed pacha, levé en Bosnie, grand vizir de trois sultans, obtient le rétablissement du patriarcat serbe de Peć et le confie à un membre de sa famille. Koçi Bey se fait enterrer selon sa volonté à Gümülcine, où il était né. Beaucoup de ces hommes n’avaient pas oublié leur origine, que la nisba accolée à leur nom rappelait, et dotaient leur région natale de fondations pieuses.
Le XVIIᵉ siècle produit un renversement plus troublant. Sous Selim II, les janissaires arrachent le droit de se marier ; après la mort de Sokollu en 1579, leurs fils entrent dans le corps sous le nom de kul oğlu, et le devchirmé se raréfie faute de partisans à l’intérieur du corps. Evgeni Radushev a exhumé des archives de Sofia des suppliques de chrétiens balkaniques demandant au sultan la faveur de se convertir et d’être inscrits chez les janissaires. En 1723, les villages du kaza de Nevrekop en abritent 240, dont 14 convertis de la première génération. Cette inversion ne rétroagit pas sur les deux siècles précédents. Entre 1577 et 1637, les tribunaux d’Inquisition de Sicile et de Venise ont entendu quarante-trois hommes se déclarant anciens devchirmé, dont deux seulement disaient avoir été donnés volontairement par leur famille. Marian Zalee, de Négrepont, se présente au commissaire de Messine à trente-sept ans, après Chypre, La Goulette et la Perse, pour dire qu’il se savait chrétien depuis toujours.
Une page du trentième registre des affaires importantes, datée de 1577, porte le chiffre de 467 garçons et le nom du palais d’Edirne. Veinstein la lit comme un effectif de jardiniers inscrits, auquel le jardinier en chef ajoute une absence de 15 % pour fuite ou décès. Yılmaz lit la même page comme la liste de 467 évadés. La différence pèse, puisqu’elle sépare une administration qui compte ses hommes d’une administration qui les perd, et elle se tranchera sur le document lui-même.
Pour aller plus loin
Ce sujet touche à l’organisation de la Porte sous Soliman le Magnifique, où les mêmes hommes passent du corps des janissaires au grand vizirat. Il croise l’histoire des renégats de la Méditerranée, ces chrétiens passés à l’islam par la course et la captivité. Il rejoint enfin la conversion à l’islam des populations balkaniques, en Bosnie et dans les Rhodopes.
Pendant plusieurs siècles, l’Empire ottoman a prélevé des garçons chrétiens chez ses propres sujets des Balkans et d’Anatolie. Ces garçons étaient convertis à l’islam, éloignés de leur famille et formés pour servir le sultan, comme soldats de l’infanterie d’élite, les janissaires, ou comme administrateurs. Le nom turc de cette pratique signifie le ramassage. Dans les Balkans, on l’a longtemps appelée l’impôt du sang.
Une opération qui dure des mois
L’image habituelle est celle d’une rafle. Les documents en montrent une autre.
À l’automne 1603, un officier arrive dans la ville de Bursa avec un ordre écrit du sultan. Il commence par le faire enregistrer au tribunal local et demande l’aide du juge. L’ordre réclame les garçons de quinze à vingt ans et menace de mort ceux qui en cacheraient. Puis la sélection commence, et elle dure des mois. Dans certaines provinces, l’opération occupe une année entière.
Ce temps long change tout. Les officiers logent sur place, discutent, subissent des pressions. Les notables des villages négocient pour protéger certains enfants. Des villages présentent des papiers qui les dispensent de fournir des garçons. L’État les accepte parfois, les refuse souvent.
Comment on choisissait les garçons
Les règlements décrivent le garçon recherché avec beaucoup de précision. Il ne doit être ni trop grand ni trop petit, ni malade, ni marié, ni orphelin, ni artisan. Il ne doit pas avoir déjà vécu dans la capitale, car on le juge alors trop délié.
Chaque garçon retenu est décrit par écrit. On note la couleur de sa peau et de ses yeux, la forme de ses sourcils, l’endroit exact de chacune de ses cicatrices. Ce signalement sert à le reconnaître s’il s’échappe.
Les registres réservent une surprise. On imagine des enfants ; les listes montrent surtout des adolescents et des jeunes hommes. Dans la région de Bursa, en 1603, la moyenne d’âge approche seize ans, et un garçon sur cinq en a dix-huit. Un siècle plus tôt, la moyenne était de treize ans et demi. Quelques-uns semblent même déjà mariés, ce que le règlement interdisait.
Des années de travail avant de devenir soldat
Un garçon levé ne recevait pas tout de suite une arme. On le plaçait d’abord dans une famille paysanne, très loin de son village, pour l’empêcher de rentrer. Il y travaillait la terre plusieurs années, sans salaire, et y apprenait la langue et la religion.
Ensuite venait un long service comme novice. Ces jeunes gens transportaient du bois et de la glace jusqu’au palais, travaillaient aux cuisines, sur les chantiers, dans les jardins impériaux et à l’arsenal. Beaucoup ne devinrent jamais janissaires. Certains ont vieilli dans cette attente, et leurs chefs écrivaient à la capitale pour signaler leur cas.
Beaucoup s’enfuyaient. Un rapport de 1626 énumère plus de quatre cents garçons disparus. Des habitants d’îles ont caché des fuyards, et les prêtres convoqués pour s’expliquer ne sont pas venus.
Le débat des historiens
Certains contemporains ont admiré ce système. Un ambassadeur autrichien reçu par le sultan au milieu du XVIᵉ siècle remarque que personne, dans l’entourage du souverain, ne doit sa place à sa naissance, et que les plus hautes charges vont souvent à des fils de bergers. Il ajoute que l’Europe ferait bien d’y réfléchir, puis demande qu’on garde sa remarque secrète.
Des garçons levés ont effectivement fait de très grandes carrières et n’ont pas oublié leur pays. L’un d’eux, devenu chef du gouvernement, a obtenu le rétablissement d’un patriarcat chrétien dans sa région d’origine.
Ce constat ne supprime pas la contrainte. Des hommes qui avaient réussi à s’enfuir sont allés déclarer devant des tribunaux religieux d’Italie qu’ils étaient chrétiens de naissance. Un ordre du sultan prévoyait la mort pour ceux qui rentraient au village et redevenaient chrétiens.
Au XVIIᵉ siècle, la situation se retourne. Les soldats obtiennent que leurs propres fils entrent dans le corps, et les levées d’enfants deviennent rares. À la même époque, des chrétiens des Balkans écrivent au sultan pour demander à changer de religion afin d’être admis chez les janissaires.
Le détail des règlements, la discussion sur la date d’apparition du système et l’état actuel des archives ottomanes occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Registre de signalement de la levée de 1603-1604 (eşkal defteri), 2 604 garçons répartis en vingt groupes, quatre équipes d’officiers Başbakanlık Osmanlı Arşivi, Istanbul, série Maliyeden Müdevver ; cité MM 7500 par Gilles Veinstein, MAD 7600 par Gülay Yılmaz
- Ordre de levée remis au turnacıbaşı envoyé à Bursa, enregistré au tribunal en octobre 1603, âges retenus et peine encourue par ceux qui cachent un garçon registres du cadi de Bursa, A 155, n° 1128 (1012 h.)
- Requête des villageois d’Eğerciler, éleveurs de moutons pour la capitale, et ordre de restitution des garçons pris registres du cadi de Bursa, A 155, n° 1131 (1012 h.)
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Sources primaires (suite)
- Isidore Glabas, homélie sur l’enlèvement des enfants par ordre de l’émir, prononcée à Thessalonique le 28 février 1395 Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Grec 1192, f. 320v ; première édition par Basile Laourdas, Thessalonique, 1954
- Kanunname du pendjyek, 1493, sort réservé aux garçons chrétiens pris dans les incursions de frontière, critères d’âge et rachat à trois cents aspres Paris, Bibliothèque nationale de France, Fonds turc ancien, n° 81 ; édition et traduction française par Irène Beldiceanu-Steinherr, Revue des études islamiques, 1969
- Kanunname du devchirmé promulgué sous Bayezid II, formation des convois de cent à cent cinquante garçons et escorte confiée aux voynuk édition Ahmet Akgündüz, Osmanlı Kanunnameleri ve Hukuki Tahlilleri, t. II, Istanbul, 1990, p. 124 et 126
- Kavanin-i yeniçeriyan, traité anonyme sur le corps des janissaires, critères physiques et moraux de sélection édition Ahmet Akgündüz, Osmanlı Kanunnameleri ve Hukuki Tahlilleri, t. IX, Istanbul, 1990
- Ordres conservés dans les Mühimme defterleri : refus d’exemption opposé à Yenipazar (Mühimme 3, n° 369, 1559), soulèvement d’Ilbasan (MD 5, n° 959, 1558), enfants repris par leurs parents à Sis (MD 6, n° 551, 1564), fuite au port de Dutlimanı (MD 7, n° 45, 1567), exécution des revenus au christianisme (MD 7, n° 2632, 1568), garçons jardiniers d’Edirne (MD 30, p. 108, n° 263, 1577) Başbakanlık Osmanlı Arşivi, Istanbul
- Rapport énumérant 404 acemi oğlan portés manquants, 1626 Başbakanlık Osmanlı Arşivi, İbnülemin Askeriye, n° 242 (1036 h.)
- Ogier Ghiselin de Busbecq, Legationis Turcicae epistolae quatuor, Paris, Aegidius Beys, 1589, première lettre, audience et assemblée d’Amasia
- Nicolas de Nicolay, Les quatre premiers livres des navigations et pérégrinations orientales, Lyon, Guillaume Rouillé, 1568, soixante planches gravées d’après les dessins de l’auteur, séjour à Constantinople en 1551
- Koçi Bey, Risale, mémoire adressé au sultan vers 1630, placement des garçons chez les paysans d’Anatolie édition Koçi Bey Risaleleri, éd. Seda Çakmakçıoğlu, Istanbul, 2007
- Konstantin Mihailović, mémoires dictées entre 1497 et 1500, distinction entre garçons du pendjyek et garçons du devchirmé, conservées en versions tchèque et polonaise sous le titre Pamiętniki janczara
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « Isidore Glabas and the Turkish Devshirme » Speculum, University of Chicago Presshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/10.2307/2853347
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