Quarante-cinq à cinquante shillings par mois en 1708, la moitié en 1713. Ce sont les gages d’un matelot de la marine marchande anglaise avant et après la paix d’Utrecht, tels que Marcus Rediker les a relevés en 1981 dans la William and Mary Quarterly. Entre les deux chiffres, la Royal Navy a renvoyé à terre des dizaines de milliers d’hommes et les lettres de marque des corsaires ont cessé de courir. Quelques années plus tard, les gouverneurs des colonies anglaises d’Amérique écrivent à Londres au sujet des forbans installés aux Bahamas, sur les côtes des Carolines et à l’embouchure de la Sierra Leone.
Une paix qui licencie les matelots
La guerre de Succession d’Espagne s’achève en 1713. D’après les séries réunies par Rediker, la Royal Navy tombe de 49 860 hommes à la fin du conflit à 13 475 deux ans plus tard, et ne retrouve le niveau de 30 000 qu’en 1740. Les marins anglo-américains avaient travaillé pour la guerre vingt des vingt-cinq années précédentes. Un bref regain commercial absorbe une partie des démobilisés, puis le trafic s’essouffle à la fin de 1715.
Le 31 juillet 1715, peu après avoir quitté La Havane, la flotte d’argent espagnole est prise dans un ouragan au débouché du canal des Bahamas, et onze navires se perdent sur la côte de Floride. La nouvelle atteint la Jamaïque en novembre. Deux sloops, l’Eagle de John Wills et le Bersheba de Henry Jennings, appareillent aussitôt et pillent l’entrepôt où les Espagnols gardaient ce que leurs plongeurs avaient déjà remonté. Les sommes emportées varient beaucoup d’un récit à l’autre, et aucune ne repose sur un inventaire publié.
Aux Bahamas, que la Couronne ne gouverne plus, les pirates arrivent par centaines à partir de 1716. En 1718, George Iᵉʳ charge Woodes Rogers de reprendre les îles, et les équipages se dispersent vers les Carolines et l’Afrique.
Les pirates avaient leur propre explication. Le 1ᵉʳ avril 1719, à l’embouchure de la Sierra Leone, le capitaine négrier William Snelgrave est pris par l’équipage de Thomas Cocklyn, que rejoint celui de Howell Davis. Dans le récit qu’il publie à Londres en 1734, il prête à Davis un rappel adressé à ses hommes, qui avaient pris la mer pour se venger des armateurs sans scrupules et des capitaines cruels. Le témoin écrit quinze ans après, pour des négociants. Les fiches de Rediker donnent un fait plus sec, puisque sur 157 pirates dont le métier antérieur est connu, 144 venaient de la marine marchande, et la plupart avaient rejoint les forbans en volontaires au moment où leur propre navire était pris.
Cinq mille hommes à compter large
Le chiffre le plus cité de l’histoire de la piraterie anglo-américaine sort d’une multiplication. Rediker disposait en 1981 d’estimations d’effectif pour 37 navires pirates, dont la moyenne donne 79,5 hommes, et de mentions de 79 équipages distincts. En rangeant ces équipages par périodes d’activité, il obtient de 1 800 à 2 400 pirates actifs entre 1716 et 1718, de 1 500 à 2 000 entre 1719 et 1722, puis un effectif qui fond jusqu’à moins de 200 en 1726. Les contemporains parlaient d’un à deux mille hommes en mer à un moment donné, et une bande de 1716 se vantait de former « trente compagnies ». Si la moyenne valait pour tous, le total atteindrait 6 281. Rediker écarte ce résultat, parce que les mêmes hommes passent d’un équipage à l’autre et se trouvent comptés deux fois, notamment ceux qui ont servi sous Howell Davis puis sous Bartholomew Roberts. Il retient une fourchette de 4 500 à 5 500 hommes pour la décennie. Le calcul est honnête et fragile, puisqu’il étend à 79 équipages une moyenne tirée de 37 navires, et qu’il ne compte que les hommes passés par les archives impériales britanniques ou par la presse coloniale.
La question du titre trouve là sa réponse. L’« âge d’or de la piraterie » est un découpage d’historiens, et sa version étroite, 1716-1726, est un comptage. Rediker l’a élargi en 2004, dans Villains of All Nations, à trois générations successives, les boucaniers de 1650-1680, les pirates de l’océan Indien dans les années 1690, puis ceux de 1716-1726. La fourchette 1700-1730, très répandue dans la vulgarisation, commence l’année d’une loi anglaise et s’arrête sur une date ronde.
Nous préférons la fourchette étroite, pour une raison pratique, qui est qu’elle se laisse recompter. Elle reste une chronologie anglaise, découpée à l’intérieur de l’époque moderne (entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution), qui ne vaut ni pour les corsaires barbaresques ni pour la flibuste française. La synthèse dirigée en 2016 par Gilbert Buti et Philippe Hrodej embrasse aussi la mer de Chine et l’océan Indien, où le calendrier des pics de piraterie est tout autre.
Hostis humani generis
Avant 1700, un pirate pris aux Antilles devait en principe être jugé en Angleterre. La loi de 1700, An Act for the more effectual Suppression of Piracy (11 & 12 Will. III, c. 7), autorise des commissions sous le grand sceau à réunir une cour d’amirauté « à bord ou à terre » dans les colonies. Sa section 4 exige au moins sept membres, et la cour juge selon le droit civil et les usages de l’amirauté, sans jury. Une loi de 1717 (4 Geo. I, c. 11) permet aussi la vieille procédure d’Henri VIII, avec jurés. En 1718, à Charleston, Stede Bonnet et trente-trois de ses hommes passent ainsi devant un grand jury puis un jury de jugement, présidés par le juge Nicholas Trott.
Dans son adresse aux jurés, imprimée à Londres en 1719 dans The Tryals of Major Stede Bonnet and Other Pirates, Trott pose que la mer est soumise à la propriété comme la terre et appelle les accusés hostis humani generis, ennemis du genre humain. Ce qui change en 1718, c’est qu’on peut l’appliquer sur place, et vite.
La corde a fait le reste.
Les pardons royaux de 1717 et 1718, limités à certaines dates et à certaines mers, ont été souvent refusés ou acceptés sans suite. Rediker compte au moins 400 pirates anglo-américains exécutés entre 1716 et 1726, probablement 500 à 600, soit environ un sur treize si sa fourchette de population tient. Une nouvelle loi, An Act for the more effectual suppressing of Piracy (8 Geo. I, c. 24), renforce l’arsenal en 1721. Le 16 juin 1724, Alexander Spotswood, gouverneur de Virginie, écrit au Board of Trade qu’il ne rentrera en Angleterre que sur un vaisseau de guerre bien armé, parce qu’il a fait tuer « Thatch », c’est-à-dire Teach, dit Barbe-Noire, et pendre assez de ses pareils pour se savoir visé. Rediker suit deux lignées d’équipages, environ 3 600 hommes à elles deux. L’une part de Benjamin Hornigold et s’éteint avec la pendaison des hommes de John Phillips en juin 1724, l’autre naît en 1722 de la rencontre de George Lowther et d’Edward Low et finit avec l’exécution de William Fly en juillet 1726. Rediker note que la taille de la Navy n’explique pas tout, car elle comptait déjà quelque 20 000 hommes en 1719 et 1720, quand les pirates abondaient. Les dates anglaises suivent ici le calendrier julien alors en usage outre-Manche (a. s.), les dates françaises le grégorien (n. s.).
Ouidah, puis Beaufort Inlet
La Concorde appartient à René Montaudoin, armateur nantais dont la maison domine alors la traite française, et les archives connaissent trois de ses voyages de traite, en 1713, 1715 et 1717. Le 24 mars 1717 (n. s.), le navire quitte Nantes avec 200 tonneaux, seize canons et soixante-quinze hommes. Dès le 8 juillet, il est à Juda, le port que les Anglais appellent Whydah, aujourd’hui Ouidah au Bénin, où l’on embarque 516 captifs africains ; les officiers y achètent pour leur compte une vingtaine de livres de poudre d’or. Pendant les quelque huit semaines de traversée meurent soixante et un captifs et seize marins. À une centaine de milles de la Martinique, deux sloops pirates, portant 120 et 30 hommes, l’interceptent. Après deux salves, le capitaine Pierre Dosset se rend.
On connaît ce voyage par les dépositions de Dosset et de son lieutenant François Ernaut, faites à leur retour et retrouvées aux Archives départementales de Loire-Atlantique. Le navire devient le Queen Anne’s Revenge de Barbe-Noire et se perd en 1718 près de Beaufort Inlet, en Caroline du Nord. Le résumé publié par le projet archéologique ne dit rien du sort des 455 captifs qui avaient survécu à la traversée, et c’est dans les dépositions elles-mêmes qu’il faudrait le chercher.
Le 21 novembre 1996, une équipe de la société Intersal, sous permis de l’État, repère un amas de canons et d’ancres, enregistré comme site 31CR314. Parmi les premiers objets remontés figure une cloche de bronze datée de 1705, antérieure à toute mention connue de La Concorde. Plus de 400 000 objets ont été extraits depuis. Le Whydah, navire de Samuel Bellamy qui porte le nom anglais du même port, s’est brisé en avril 1717 (a. s.) au large de Cap Cod ; sa cloche gravée « THE WHYDAH GALLY 1716 » est remontée à l’automne 1985, et l’État du Massachusetts en a disputé la propriété au découvreur jusqu’en 1988.
Personne n’a jamais rencontré le capitaine Johnson
Presque tout ce que l’on raconte sur ces hommes passe par un livre. A General History of the Robberies and Murders of the most notorious Pyrates paraît à Londres en 1724 chez Charles Rivington, sous le nom d’un « capitaine Charles Johnson » dont l’identité n’a jamais été établie. Une deuxième édition augmentée sort la même année chez T. Warner, et son titre promet l’histoire des pirates depuis leur installation dans l’île de Providence. Le livre fait donc commencer son récit à Nassau, là où l’on fait commencer la décennie.
Qui l’a écrit ? En 1939, John Robert Moore l’attribue à Daniel Defoe en rapprochant le texte d’œuvres sûres de l’écrivain, et les catalogues suivent. En 1988, P. N. Furbank et W. R. Owens contestent la méthode et rejettent l’attribution, et en 2004 Arne Bialuschewski avance le nom du journaliste et éditeur Nathaniel Mist. La question est probablement insoluble en l’état. En 1981, Rediker tenait encore Defoe pour « le premier historien » de ces pirates et jugeait le livre exact pour l’essentiel, si bien qu’une part de la matière de la décennie vient d’un auteur qu’on ne sait pas nommer.
Nids de pirates
En 2015, Mark G. Hanna a opposé à la lecture sociale de Rediker une objection sérieuse. Dans Pirate Nests and the Rise of the British Empire, 1570-1740, il déplace le regard vers la terre, vers les nids, ces ports coloniaux où marchands et gouverneurs accueillaient les pirates et écoulaient leur butin, et il montre que ces nids se ferment entre 1695 et 1713, à mesure que la Couronne étend son administration, que les monopoles commerciaux reculent et que la presse et les chaires se retournent contre les forbans, si bien qu’à suivre son raisonnement la décennie 1716-1726 ressemble moins à une révolte qu’à une queue de comète, celle d’hommes qui avaient perdu leurs nids.
L’objection explique la brièveté de la flambée, ce que le seul chômage des marins n’explique pas. Elle laisse intacts les usages que Rediker a relevés : élection des capitaines, une part et demie à deux parts pour le capitaine et le quartier-maître contre une pour les autres, caisse commune pour les blessés, huit noms de navires sur quarante-quatre tournés vers la vengeance. Ces usages sont connus par les procès et par le livre de Johnson, donc par l’accusation et par la librairie.
Faute de rôles d’équipage, le chiffre central reste celui de 1981, une moyenne de 79,5 hommes calculée sur 37 navires et appliquée à 79 équipages qui se recoupent en partie, et l’on ne voit pas quelle série d’archives permettrait de dire combien d’hommes sont réellement passés sous le pavillon noir entre 1716 et 1726.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise la flibuste de la Tortue et de Saint-Domingue, dont la chronologie française suit un autre découpage. Il rejoint aussi la traite nantaise du XVIIIᵉ siècle, où la maison Montaudoin tenait le premier rang, et le tour du monde de Woodes Rogers entre 1708 et 1711, avant que le même homme ne soit envoyé gouverner les Bahamas.
On parle souvent d’un « âge d’or de la piraterie ». L’expression évoque les Caraïbes, Barbe-Noire et le pavillon noir. Elle désigne surtout quelques années du début du XVIIIᵉ siècle, et ses dates ont été fixées par des historiens, à partir de calculs et de documents qu’il faut regarder de près.
Des marins sans travail
En 1713, une longue guerre entre l’Angleterre, la France et l’Espagne se termine. La marine de guerre britannique renvoie alors à terre des dizaines de milliers de marins. En deux ans, elle passe d’environ cinquante mille hommes à un peu plus de treize mille. Les salaires des matelots du commerce baissent de moitié.
En 1715, une flotte espagnole chargée d’argent coule dans un ouragan au large de la Floride. Des marins venus de la Jamaïque pillent le camp où les Espagnols gardaient ce qu’ils avaient déjà repêché. Aux Bahamas, que plus personne ne gouverne, les pirates s’installent par centaines à partir de 1716.
Les pirates eux-mêmes disaient vouloir se venger des armateurs et des capitaines trop durs. La plupart étaient d’anciens matelots du commerce, qui avaient rejoint les pirates quand leur propre navire avait été pris.
Un chiffre obtenu par calcul
Combien étaient-ils ? En 1981, l’historien Marcus Rediker a répondu par un calcul. Il connaissait la taille de l’équipage de 37 navires pirates, soit en moyenne un peu moins de quatre-vingts hommes, et il a appliqué cette moyenne aux autres équipages connus. Il arrive à environ cinq mille pirates entre 1716 et 1726.
Il sait que ce chiffre est fragile, car les mêmes hommes passaient d’un navire à l’autre et risquent d’être comptés deux fois. C’est pourtant de ce travail que vient la date la plus précise de l’« âge d’or » : 1716-1726. D’autres auteurs parlent de 1700-1730, des dates plus rondes qui ne sortent d’aucun comptage.
Des juges sur place et un livre sans auteur
Une loi anglaise de 1700 permet de juger les pirates directement dans les colonies, sans les renvoyer en Angleterre. En 1718, à Charleston, le pirate Stede Bonnet et plus de trente de ses hommes passent en jugement, et le juge les qualifie d’« ennemis du genre humain ». Au moins quatre cents pirates sont pendus en dix ans. Le gouverneur de Virginie, qui avait fait tuer Barbe-Noire, écrit en 1724 qu’il craint la vengeance de ses compagnons.
Presque tout ce que l’on raconte sur ces pirates vient d’un livre publié à Londres en 1724 sous le nom d’un « capitaine Charles Johnson ». Personne ne sait qui l’a vraiment écrit. On l’a longtemps attribué à l’écrivain Daniel Defoe, avant que des spécialistes ne rejettent cette idée.
Un navire négrier devenu navire pirate
Le navire le plus célèbre de Barbe-Noire était d’abord un navire de traite français, La Concorde, parti de Nantes en 1717. Il a embarqué plus de cinq cents Africains réduits en esclavage sur la côte de l’actuel Bénin. Soixante et un sont morts pendant la traversée. Près de la Martinique, des pirates s’en sont emparés et l’ont rebaptisé Queen Anne’s Revenge.
Le navire s’est perdu en 1718 en Caroline du Nord. Son épave a été retrouvée en 1996 et des centaines de milliers d’objets en ont été remontés, dont une cloche de bronze datée de 1705. On ne sait pas, d’après les documents publiés, ce que sont devenus les captifs qui étaient à bord.
Un autre historien, Mark Hanna, explique la fin rapide de cette piraterie autrement. Selon lui, les pirates avaient longtemps été protégés par des ports des colonies, où l’on achetait leur butin. Quand ces ports ont cessé de les accueillir, les pirates se sont retrouvés sans appui.
Le détail du calcul des effectifs, des lois contre la piraterie et du débat sur l’auteur du livre de 1724 occupe l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- « Captain Charles Johnson », A General History of the Robberies and Murders of the most notorious Pyrates, Londres, Charles Rivington, 1724 ; notice consultée : deuxième édition augmentée, A General History of the Pyrates, from their first rise and settlement in the Island of Providence, to the present time, Londres, T. Warner, 1724, exemplaire des Smithsonian Libraries Biodiversity Heritage Library
- The Tryals of Major Stede Bonnet and Other Pirates, Londres, 1719, adresse du juge Nicholas Trott aux jurés, cour de vice-amirauté de Charleston, 1718 cité d’après Rediker 1981, n. 58 ; procès reproduit dans les State Trials, vol. 6, p. 156
- William Snelgrave, A New Account of Some Parts of Guinea and the Slave-Trade, Londres, 1734, récit de sa capture du 1ᵉʳ avril 1719 à l’embouchure de la Sierra Leone cité d’après Rediker 1981, n. 50-52
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Sources primaires (suite)
- Lettre d’Alexander Spotswood, gouverneur de Virginie, au Board of Trade, 16 juin 1724 (a. s.) The National Archives, Kew, CO 5/1319 (cote rapportée par Rediker 1981, n. 1 ; notice de la pièce non consultée)
- An Act for the more effectual Suppression of Piracy, 11 & 12 Will. III, c. 7 (1700), sections 1 et 4 texte reproduit dans les Legal Papers of John Adams, vol. 2
- An Act for the further preventing Robbery, Burglary, and other Felonies [...] and for declaring the Law upon some Points relating to Pirates, 4 Geo. I, c. 11 (1717), section 7 texte reproduit dans les Legal Papers of John Adams, vol. 2
- An Act for the more effectual suppressing of Piracy, 8 Geo. I, c. 24 (1721) intitulé repris dans le Piracy Act de 1837, legislation.gov.uk
- Dépositions de François Ernaud, lieutenant (27 avril 1718, f. 56 v° et suiv.), et de Pierre Dosset, capitaine (f. 90 v° et suiv.), sur la prise de La Concorde de Nantes Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes, Amirauté, B 4578
- Épave du Queen Anne’s Revenge, ex-La Concorde, site 31CR314, Beaufort Inlet (Caroline du Nord), repérée le 21 novembre 1996, cloche de bronze datée de 1705, plus de 400 000 objets remontés North Carolina Department of Natural and Cultural Resources, Office of State Archaeology Conservation Lab, Greenville
- Épave du Whydah, navire de Samuel Bellamy, Wellfleet (Cap Cod), cloche inscrite « THE WHYDAH GALLY 1716 » remontée à l’automne 1985 collection privée de l’équipe de Barry Clifford, propriété reconnue en 1988
Bibliographie
- Marcus Rediker, « « Under the Banner of King Death » : The Social World of Anglo-American Pirates, 1716 to 1726 », The William and Mary Quarterly, 3ᵉ série, 38 (2), avril 1981, p. 203-227, JSTOR 1918775 Omohundro Institute of Early American History and Culture
- Marcus Rediker, Villains of All Nations. Atlantic Pirates in the Golden Age, Boston, 2004 Beacon Press
- Mark G. Hanna, Pirate Nests and the Rise of the British Empire, 1570-1740, Chapel Hill, 2015, xvi + 448 p. University of North Carolina Press, pour l’Omohundro Institute
- Gilbert Buti et Philippe Hrodej (dir.), Histoire des pirates et des corsaires. De l’Antiquité à nos jours, Paris, 2016, coll. « CNRS Histoire », ISBN 978-2-271-08999-1 CNRS Éditions
- John Robert Moore, Defoe in the Pillory, Bloomington, 1939, p. 126-188 Indiana University
- P. N. Furbank et W. R. Owens, The Canonisation of Daniel Defoe, New Haven, 1988 Yale University Press
- Arne Bialuschewski, « Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the « General History of the Pyrates » », The Papers of the Bibliographical Society of America 98, mars 2004, p. 21-38 Bibliographical Society of America
- Richard Lusardi et Mark Wilde-Ramsing, « In Search of Blackbeard : Historical and Archaeological Research at Shipwreck Site 003BUI », Southeastern Geology 40 (1), 2001, p. 1-9 Southeastern Geology
Sources en ligne
- « Blackbeard’s Shipwreck Discovered » Queen Anne’s Revenge Project, North Carolina Department of Natural and Cultural Resourceshttps://www.qaronline.org/history/discovery-shipwreck
- « The Pirate Ship’s Journey » Queen Anne’s Revenge Project, North Carolina Department of Natural and Cultural Resourceshttps://www.qaronline.org/history/ships-journey
- « 300th Anniversary of Spanish Silver Fleet’s fatal encounter with a hurricane » NOAA, Atlantic Oceanographic and Meteorological Laboratoryhttps://www.aoml.noaa.gov/hurricane_blog/300th-anniversary-of-spanish-silver-fleets-fatal-encounter-with-a-hurricane/
- « The 1715 Plate Fleet and the Rise of the Pirates », par David Wilson History Todayhttps://www.historytoday.com/1715-plate-fleet-and-rise-pirates
- « An Act to amend certain Acts relating to the Crime of Piracy » (1837), texte d’origine citant 11 & 12 W. 3 c. 7, 4 G. 1 c. 11 et 8 G. 1 c. 24 legislation.gov.uk, The National Archiveshttps://www.legislation.gov.uk/ukpga/Will4and1Vict/7/88/enacted?view=plain
- « Legal Papers of John Adams, volume 2 », Rex v. Corbet, 1769, note éditoriale et notes d’Adams sur les lois de 1700 et 1717 et le procès Bonnet Massachusetts Historical Society, Adams Papers Digital Editionhttps://www.masshist.org/publications/adams-papers/index.php/view/LJA02dg25
- « Underwater Explorer Proves Wreck is Whydah » Mass Moments, Mass Humanitieshttps://www.massmoments.org/moment-details/underwater-explorer-proves-wreck-is-whydah.html
- « The Whydah Gally | Brief History of a Cape Cod Pirate Ship » New England Today, Yankee Magazinehttps://newengland.com/yankee/history/whydah-gally-history-cape-cod-pirate-ship/
- « A general history of the pyrates, from their first rise and settlement in the Island of Providence, to the present time », notice bibliographique Biodiversity Heritage Libraryhttps://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/85333
- « Histoire des pirates et des corsaires - De l’Antiquité à nos jours » CNRS Éditionshttps://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/histoire-des-pirates-et-des-corsaires/
- « Pirate Nests and the Rise of the British Empire, 1570-1740 » Omohundro Institute of Early American History and Culturehttps://oieahc.wm.edu/publications/books/available-titles/pirate-nests-and-the-rise-of-the-british-empire-1570-1740-2/
- « Pirate Nests and the Rise of the British Empire, 1570–1740, written by Mark G. Hanna », compte rendu ScienceDirecthttps://www.sciencedirect.com/org/science/article/pii/S1382237317000320
- « Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the « General History » », résumé de l’article d’Arne Bialuschewski ProQuesthttps://www.proquest.com/scholarly-journals/daniel-defoe-nathaniel-mist-general-history/docview/213621918/se-2

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