Deux hommes qui avaient vécu de la traite publient leurs souvenirs d’Afrique en 1789. Robert Norris, négociant de Liverpool, écrit que les capitaines mouillés devant Ouidah, que les Anglais appellent Whydah et les Français Juda, y achètent chaque année entre cinq et six mille captifs. Antoine Edme Pruneau de Pommegorge, ancien conseiller au Conseil souverain du Sénégal, dit de Gorée que « le commerce de cette île est peu considérable » et qu’« à peine en tire-t-on deux ou trois cens noirs par an ». Leurs intérêts divergent. Norris vient de témoigner en faveur de la traite devant les enquêtes ouvertes à Londres ; Pruneau, qui l’a pratiquée, signe un plaidoyer pour l’abolition de l’esclavage. Il avait aussi commandé, à Ouidah même, le fort Saint-Louis de Grégoy, que les Français tenaient au royaume de Juda.
Griwhee, à trois milles de la mer
Sur cette côte, le découpage européen de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, ne tranche rien. La chronologie utile est celle des royaumes. Jusqu’en 1727, Ouidah dépend du royaume hueda, dont la capitale est Savi ; cette année-là, le roi du Dahomey Agaja s’en empare, et la ville devient le débouché maritime d’un État dont la capitale, Abomey, se trouve à une centaine de kilomètres dans l’intérieur. Quand Norris traverse Savi le 1ᵉʳ février 1772, en route vers Abomey, il ne trouve plus des anciennes factoreries européennes que les fossés qui les entouraient.
Les pages que Norris consacre à la ville, sous le titre « Whydah in the Year 1772 », sont brèves et précises. La ville, qu’il appelle Griwhee, occupe une plaine de sable à environ trois milles de la mer et compte à peu près huit mille habitants ; les Anglais, les Français et les Portugais y ont chacun un fort. Devant la plage, les navires ne peuvent pas approcher. Ils restent au mouillage, par 6° 27′ de latitude nord, et le débarquement, écrit-il, est toujours difficile et dangereux, souvent impraticable pendant des semaines à cause des brisants. Il ne se fait qu’en pirogue, et ces pirogues viennent d’ailleurs, puisque chaque navire embarque les siennes sur la Côte de l’Or avec quinze ou dix-sept rameurs fantis loués à Cape Coast ou à Elmina. Les captifs vendus en ville faisaient donc à pied les trois milles jusqu’à la plage, puis franchissaient la barre dans une embarcation menée par des hommes venus d’une autre côte. Robin Law a mis des guillemets au mot port dans le titre de sa monographie de 2004, Ouidah : The Social History of a West African Slaving « Port », et ces guillemets disent toute la géographie de l’affaire.
Dans ces pages, Norris ne nomme aucun des hommes et des femmes achetés sous ses yeux.
Son chiffre vaut pour une époque et vient d’un homme qui défendait ce commerce. Robin Law, pour qui Ouidah fut un grand port négrier des années 1670 aux années 1860, estime que le golfe du Bénin a fourni environ 22 % des captifs exportés vers les Amériques, et Ouidah à peu près 51 % de ce contingent régional, soit plus d’un million de personnes ; seule Luanda, en Angola, en a embarqué davantage. Multipliés l’un par l’autre, les deux pourcentages donnent un peu plus d’un captif sur dix de toute la traite transatlantique ; le calcul est le nôtre, et il hérite des marges d’erreur des deux estimations.
Les forts ne gouvernent pas la ville. Le roi y entretient un gouverneur chargé des Européens, que Norris appelle Eubigah et traduit par « capitaine des hommes blancs » ; on retiendra ici la forme fon yovogan, « chef des Blancs », parce que la graphie de Norris transcrit un titre à l’oreille et risque de passer pour un nom propre. Norris rapporte aussi une histoire qu’il tient des vieux du pays. En 1722, le dernier roi hueda aurait promis cinquante-six livres de poudre d’or au capitaine Chaloner Ogle s’il le débarrassait du pirate Roberts ; Roberts fut tué au cap Lopez dans le combat contre le vaisseau d’Ogle, six pirates furent pendus à Ouidah, et le roi tint parole.
La Porte du Non-Retour a été inaugurée en 1995
Le paysage mémoriel de Ouidah date des années 1990. En février 1993, le festival Ouidah 92, consacré aux arts et à la culture vodun, dresse des sculptures le long de la piste qui mène de la ville à la plage ; l’année suivante, l’Unesco y lance son programme international de la Route de l’esclave ; le 30 novembre 1995, le président béninois Nicéphore Soglo, le secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali et le directeur général de l’Unesco Federico Mayor inaugurent face à la mer la Porte du Non-Retour, œuvre de Fortuné Bandeira. Long d’un peu plus de trois kilomètres et jalonné de vingt-deux sculptures, le parcours aligne six stations, place aux Enchères, arbre de l’Oubli, case Zomaï, mémorial de Zoungbodji, arbre du Retour, Porte du Non-Retour.
Robin Law a confronté ces stations aux archives. Il conclut qu’il n’y a jamais eu de place aux Enchères, les captifs se vendant à l’entrée des maisons des différents négociants ; la place qui porte ce nom est celle où se trouvait la maison de Francisco Félix de Souza, négrier de la ville au XIXᵉ siècle, et ses descendants l’appellent place Chacha, du surnom qu’il portait. Aucune source écrite de l’époque de la traite n’atteste non plus l’arbre de l’Oubli, autour duquel les hommes auraient tourné neuf fois et les femmes sept pour perdre la mémoire de leur origine, ni l’arbre du Retour, ni la fosse commune. Pour l’arbre de l’Oubli, l’anthropologue Gaetano Ciarcia propose une filiation. Des documents du comptoir français décrivent un « arbre du capitaine » sous lequel le yovogan recevait chaque nouveau directeur du fort, son cortège faisant trois fois le tour du tronc. Le texte des plaques a un auteur connu. Nouréini Tidjani-Serpos, concepteur du festival, l’a revendiqué devant Ciarcia d’un « C’est ma prose ! » sans ambiguïté.
Après un premier refus du Centre du patrimoine mondial en 2001, le comité béninois chargé d’un nouveau dossier d’inscription range pourtant la place aux Enchères, l’arbre de l’Oubli et la fosse de Zoungbodji parmi les sites dont la réalité historique serait « sûrement ou relativement prouvée ». La sociologue Rachida de Souza, membre de ce comité, a répondu à Ciarcia que « la notion d’authenticité est une notion terrible », et les récits qu’il a recueillis ne se réduisent pas à la vulgate des plaques. Martin Kakanacou, descendant du lignage qui marquait les captifs à Zoungbodji et les menait à la plage, tient l’arbre actuel pour le remplaçant d’un arbre réel, autour duquel on faisait tourner les captifs pour les empêcher de « poser des problèmes ». Pour Ciarcia, le parcours traduit des souvenirs de ce genre dans une langue destinée aux visiteurs venus de la diaspora afro-américaine.
Une captiverie dans la cour du fort
Gorée est un rocher de vingt-huit hectares, à trois kilomètres et demi de Dakar, abrité par la presqu’île du Cap-Vert. Son nom néerlandais désignait une bonne rade, et la fiche de l’Unesco insiste encore sur la sûreté de ce mouillage. Prise par les Français en 1677, l’île sert d’escale et d’entrepôt aux compagnies à privilège du Sénégal. Les effectifs de captifs qui y transitent sont modestes, et les comptages se recoupent. Dans les années 1720, les correspondances de la Compagnie du Sénégal conservées aux Archives nationales d’outre-mer, dans la sous-série C6, évaluent le commerce de l’île à trois à cinq cents captifs par an, d’après les cartons que cite Cheikh Sene ; Pruneau en compte deux ou trois cents au milieu du siècle. En 1995, Philip Curtin fixait l’activité de l’île, entre 1670 et 1810 environ, à deux ou trois cents départs les bonnes années et aucun les autres, et tenait trente mille départs au total pour une estimation haute. La traite sénégambienne passait surtout par Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve Sénégal, et par la Gambie, deux voies d’eau vers l’intérieur qui manquent à Gorée.
Pruneau de Pommegorge décrit des captifs que l’on enferme le soir, « revenus du travail, après leur repas », dans une captiverie « située dans la cour du fort ». Publié à Londres en 1759, le plan de Gorée de John Lindsay place une autre captiverie au pied de la hauteur que l’on nomme le Castel, et Sene relève qu’aucun plan, avant ou après 1783, n’en signale dans les maisons privées. L’administration française a démoli les principaux forts de l’île à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. Pruneau raconte enfin deux révoltes avortées de captifs enfermés sur l’île, qui en réunissaient plusieurs centaines à la fois, un effectif sans rapport apparent avec le chiffre annuel qu’il donne ailleurs.
Anna Colas Pépin
La maison de la rue Saint-Germain que l’on visite sous le nom de Maison des esclaves a été bâtie par Nicolas Pépin, fils d’une signare, c’est-à-dire d’une de ces riches marchandes métisses de Saint-Louis et de Gorée, et elle est passée à sa fille Anna Colas Pépin. Sa date flotte. Curtin donnait 1775-1778, Abdoulaye Camara et Joseph Roger de Benoist proposent en 2003, dans leur Histoire de Gorée, une fourchette de 1776 à 1784, Jean-Luc Angrand retient 1779-1783 ; Sene, qui récapitule ces datations, s’en tient à une construction entre 1776 et 1786. Au rez-de-chaussée, des magasins ; à l’étage, le logement de la famille.
Aucun document d’archives connu ne fait de cette maison une captiverie de traite, constate Cheikh Sene dans la synthèse qu’il a publiée en 2022. La fonction apparaît en 1928, dans la légende d’une photographie de L’Illustration, qui annonce pour l’une des maisons à cour de l’île « au rez-de-chaussée logement des esclaves ; au premier étage, salle à manger du traitant ». Robert Gaffiot en dessine la cour en 1933 dans Gorée, capitale déchue. Pierre-André Cariou, médecin de la Marine en poste sur l’île dans les années 1940, la décrit comme une maison négrière dans un manuscrit dactylographié de 1951-1952 resté inédit, Promenade à Gorée, et Angrand lui attribue l’invention du récit.
La ville de Dakar achète la maison en 1958.
En 1962, Léopold Sédar Senghor en nomme conservateur Boubacar Joseph Ndiaye, ancien tirailleur sénégalais né à Rufisque en 1922, qui la garde jusqu’en 2009. Son discours de visite a fait la réputation du lieu, avec ses cellules de 2,60 mètres de côté où l’on aurait assis quinze hommes enchaînés, sa porte « du voyage sans retour » ouverte sur l’océan et ses quinze à vingt millions de captifs partis de Gorée. L’île entre au patrimoine mondial en 1978, Jean-Paul II visite la maison en 1992, et la fiche de l’Unesco présente toujours Gorée comme le plus grand centre de commerce d’esclaves de la côte africaine du XVᵉ au XIXᵉ siècle. En 1995, Curtin parle de canular. Le 27 décembre 1996, Emmanuel de Roux publie dans Le Monde « Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité », en s’appuyant sur deux chercheurs de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), Abdoulaye Camara et le père Joseph Roger de Benoist. Au printemps suivant, les 7 et 8 avril 1997, l’IFAN réunit à Gorée un séminaire sur la place de l’île dans la traite, dont les actes paraissent la même année sous la direction de Djibril Samb ; deux intervenants, Ibrahima Thioub et Hamady Bocoum, y écrivent que le discours commémoratif « n’a jamais prétendu obéir aux règles universitaires de production du savoir ». La phrase décrit un monument, pas une source.
L’objection de la rade
La correction a pourtant ses excès, et l’historien Ibrahima Seck, de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les a relevés en 2013. Angrand, qui descend d’Anna Colas Pépin, fait de la porte sur la mer un simple déversoir à ordures et soutient que les signares protégeaient leurs captifs de la déportation, si bien que le contre-récit a lui aussi son intérêt de famille (Sene note que la querelle a vite tourné, dans les deux camps, à la mise en cause des origines de chacun). L’objection de fond est géographique. Gorée, écrit Seck, c’est d’abord sa rade, l’eau abritée par la presqu’île du Cap-Vert jusqu’à Rufisque, où l’on portait les marchandises et les captifs à mesure qu’on les traitait sur la côte ; chercher à Gorée un marché conduit à sous-estimer ce qui passait par son mouillage. Pruneau lui-même admet que les guerres des royaumes voisins pouvaient gonfler l’offre, et ses révoltes de plusieurs centaines de captifs vont dans le même sens. Citant Pruneau en 1997, de Benoist avait d’ailleurs imprimé vingt à trente captifs par an au lieu de deux ou trois cents, une faute de copie que Seck a relevée.
Les deux lectures ne se départagent pas avec les chiffres disponibles. Le plafond de Curtin additionne des ventes annuelles et se présentait lui-même comme une estimation haute ; l’argument de Seck porte sur des captifs achetés sur la côte voisine, gardés quelques jours sur l’île et chargés en rade, que les papiers des navires ont pu rattacher à un comptoir du continent, à Gorée ou à aucun lieu précis. Combien de captifs, entre les années 1670 et 1810, ont été chargés en rade de Gorée sans jamais entrer dans les comptes de l’île ?
Pour aller plus loin
Sur le système atlantique, les débuts de la traite, le commerce triangulaire et le Middle Passage. Du côté africain, le Dahomey et ses « amazones » et les Ashanti. Pour le cadre juridique français, le Code noir de 1685. La fin du pirate Roberts, évoquée ici via Norris, est détaillée dans Bartholomew Roberts et ses quatre cents navires.
Gorée et Ouidah sont deux lieux de la côte de l’Afrique de l’Ouest d’où des captifs ont été embarqués vers les Amériques. Le premier est une petite île au large de Dakar, au Sénégal. Le second est une ville du Bénin, installée à quelques kilomètres d’une longue plage. Les deux sont devenus des lieux de mémoire de la traite. Leur place dans ce commerce n’a pourtant pas été la même, et leurs monuments ne suivent pas toujours ce que disent les documents.
Deux témoins de 1789
La même année, en 1789, deux hommes qui avaient participé à la traite publient chacun un livre. L’Anglais Robert Norris écrit qu’à Ouidah les navires achètent cinq à six mille captifs chaque année. Le Français Pruneau de Pommegorge écrit qu’on tire à peine deux ou trois cents captifs par an de Gorée.
Les historiens d’aujourd’hui retrouvent le même écart. Pour Robin Law, plus d’un million de personnes sont parties de Ouidah, ce qui en fait le deuxième point de départ de toute l’Afrique. Pour Gorée, Philip Curtin estimait qu’il y en avait eu au plus trente mille.
Une ville sans port
Ouidah se trouve à quelques kilomètres de la mer. Les navires ne pouvaient pas approcher de la plage, à cause des vagues qui se brisent sur le rivage. Ils restaient au large, et des pirogues, amenées d’une autre région de la côte avec leurs rameurs, faisaient l’aller-retour.
Les captifs vendus en ville marchaient donc jusqu’à la plage, puis montaient dans ces pirogues. Depuis 1727, la ville appartient au royaume du Dahomey. Le roi y surveille les Européens par l’intermédiaire d’un gouverneur appelé le yovogan.
Un chemin de mémoire récent
Le chemin de mémoire de Ouidah date des années 1990. En 1993, un festival installe des statues entre la ville et la plage. En 1995, la Porte du Non-Retour est inaugurée face à la mer.
Le parcours comporte plusieurs étapes, dont une place aux Enchères et un arbre de l’Oubli autour duquel les captifs auraient tourné pour perdre la mémoire de leur origine. Les documents de l’époque ne confirment pas ces étapes. D’après Robin Law, les captifs étaient vendus devant les maisons des marchands. Certains récits transmis dans les familles de Ouidah gardent pourtant le souvenir d’un arbre autour duquel on faisait tourner les captifs.
Une maison devenue symbole
À Gorée, les visiteurs viennent voir la Maison des esclaves. Elle a été construite à la fin du XVIIIᵉ siècle pour une famille de riches marchands métis, et son rez-de-chaussée servait de magasin. Aucun document ancien connu n’indique qu’on y enfermait des captifs avant leur départ.
L’idée apparaît dans un magazine en 1928. À partir de 1962, le conservateur Joseph Ndiaye y raconte que quinze à vingt millions de captifs seraient partis de l’île par une « porte du voyage sans retour ». L’île est inscrite au patrimoine mondial en 1978. En 1996, un article du journal Le Monde remet ce récit en cause, et la polémique est vive au Sénégal.
Une île et sa rade
Les documents placent les captifs de Gorée ailleurs, notamment dans un local situé dans la cour du fort. Les principaux forts de l’île ont été démolis à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle.
L’historien Ibrahima Seck rappelle cependant que Gorée, c’est aussi le plan d’eau abrité qui l’entoure, où les navires attendaient. Des captifs achetés sur la côte voisine y étaient gardés puis chargés, sans forcément être comptés comme partis de l’île. Les chiffres disponibles ne permettent pas de dire combien ils étaient.
Les chiffres donnés par Norris et par Law, l’histoire de la Route de l’esclave et la querelle sur la Maison des esclaves sont détaillés dans l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Robert Norris, Memoirs of the Reign of Bossa Ahadee, King of Dahomy, an Inland Country of Guiney. To which are added, the Author’s Journey to Abomey, the Capital ; and a Short Account of the African Slave Trade, Londres, W. Lowndes, 1789, xvi-184 p. ; section « Whydah in the Year 1772 », p. 61-62 (Griwhee, mouillage, pirogues et rameurs fantis, achats annuels), p. 63 et 66-68 (départ du 1ᵉʳ février 1772, Savi, récit du capitaine Ogle), p. 86 (titre d’Eubigah) exemplaire numérisé par Documenting the American South, University of North Carolina at Chapel Hill, d’après le microfilm de la Duke University (cote 14014)
- Antoine Edme Pruneau de Pommegorge, Description de la Nigritie, par M. P. D. P., ancien conseiller au Conseil souverain du Sénégal, et ensuite commandant du fort Saint-Louis de Grégoy, au royaume de Juda, Amsterdam et Paris, Maradan, 1789, in-8°, 284 p. ; p. 105 (captiverie de la cour du fort de Gorée, citée d’après Sene 2022) ; passage sur le commerce de Gorée, « à peine en tire-t-on deux ou trois cens noirs par an », cité d’après Seck 2013 [À VÉRIFIER : pagination] exemplaire numérisé, Gallica, Bibliothèque nationale de France, ark:/12148/bpt6k5821763q
- Correspondance de la Compagnie du Sénégal, années 1720-1731, évaluation du commerce de Gorée à trois à cinq cents captifs par an, cartons C6 12 et C6 16 cités d’après Sene 2022 [À VÉRIFIER : cote sur l’inventaire de l’ANOM] Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence, fonds ministériels, sous-série C 6, Sénégal et côtes d’Afrique, correspondance à l’arrivée
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Sources primaires (suite)
- John Lindsay, A Voyage to the Coast of Africa, in 1758, Londres, S. Paterson, 1759, plan de Gorée, p. 53, captiverie au pied de la hauteur de l’île, cité d’après Sene 2022
- « Gorée la moribonde », L’Illustration, 1928, photographie d’une maison à cour légendée « au rez-de-chaussée logement des esclaves ; au premier étage, salle à manger du traitant », citée d’après Sene 2022 [À VÉRIFIER : numéro et date du fascicule]
- Robert Gaffiot, Gorée, capitale déchue, Paris, L. Fournier, 1933, p. 93, dessin de la cour de l’actuelle Maison des esclaves, cité d’après Sene 2022
- Pierre-André Cariou, « Promenade à Gorée (Sénégal) », manuscrit dactylographié, 1951-1952, cité d’après Sene 2022 [À VÉRIFIER : cote] Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence
- Boubacar Joseph Ndiaye, discours de présentation de la Maison des esclaves, prononcé pendant son mandat de conservateur (1962-2009), transcrit dans Sene 2022
- Maison dite des Esclaves, rue Saint-Germain, île de Gorée (Dakar), maison à cour construite entre 1776 et 1786 pour Nicolas Pépin, propriété de la ville de Dakar depuis 1958 composante du bien du patrimoine mondial n° 26, Île de Gorée, inscrit en 1978
- Porte du Non-Retour, plage de Ouidah (Bénin), œuvre de Fortuné Bandeira, inaugurée le 30 novembre 1995 Route de l’Esclave, Ouidah
Bibliographie
- Robin Law, Ouidah : The Social History of a West African Slaving « Port », 1727-1892, Athens (Ohio) et Oxford, 2004 ; édition numérique Cambridge Core, 2017, introduction p. 1-17 Ohio University Press et James Currey
- Gaetano Ciarcia, « L’oubli et le retour. Figures d’une épopée mémorielle sur la Route de l’Esclave au Bénin », L’Homme, n° 206, 2013/2 Éditions de l’EHESS
- Cheikh Sene, « La Maison des esclaves de Goree : à l’intersection entre histoire, mémoires et émotions », African Studies Review 65 (2), 2022, p. 354-371, DOI 10,1017/asr.2021 135 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/asr.2021
- Djibril Samb (dir.), Gorée et l’esclavage. Actes du séminaire sur Gorée dans la traite atlantique : mythes et réalités (Gorée, 7-8 avril 1997), Dakar, 1997 ; notamment Joseph Roger de Benoist, « Typologie et fonctions des captiveries goréennes », p. 121-135, et Ibrahima Thioub et Hamady Bocoum, « Gorée et les mémoires de la traite atlantique », p. 199-218 IFAN Cheikh Anta Diop
- Abdoulaye Camara et Joseph Roger de Benoist (dir.), Histoire de Gorée, Paris, 2003 Maisonneuve et Larose
- Jean-Luc Angrand, Céleste ou le temps des signares, Paris, 2006 Éditions Anne Pépin
- Bénédicte Fabre-Muller, « À propos de « Description de la Nigritie ». 2. Un plaidoyer pour l’abolition de l’esclavage », dans Bénédicte Fabre-Muller et alii (éd.), Léon de Rosny 1837-1914, Villeneuve-d’Ascq, 2014, DOI 10,4000/books.septentrion.36811 Presses universitaires du Septentrionhttps://doi.org/10.4000/books.septentrion.36811
- Emmanuel de Roux, « Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité », Le Monde, 27 décembre 1996 Le Monde
Sources en ligne
- « Île de Gorée », fiche du bien n° 26 UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/list/26
- « Goree and the Atlantic Slave Trade », Philip D. Curtin, liste H-Africa, 1995 H-Nethttps://networks.h-net.org/node/28765/pages/31923/goree-and-atlantic-slave-trade
- « Déconstruire le syndrome de Gorée », Ibrahima Seck, 18 avril 2013 Pambazuka Newshttps://www.pambazuka.org/fr/d%C3%A9construire-le-syndrome-de-gor%C3%A9e
- « La Maison des esclaves de Goree : à l’intersection entre histoire, mémoires et émotions » African Studies Review, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/african-studies-review/article/la-maison-des-esclaves-de-goree-a-lintersection-entre-histoire-memoires-et-emotions/AE256E41D16CB58ACFC38B0D52D40A4C
- « Introduction - Ouidah », Robin Law Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/ouidah/introduction/ABC0BE5666E0D4A723419DC95299A792
- « Robert Norris, d. 1791. Memoirs of the Reign of Bossa Ahadee, King of Dahomy, an Inland Country of Guiney », édition électronique Documenting the American South, University of North Carolina at Chapel Hillhttps://docsouth.unc.edu/neh/norris/norris.html
- « Summary of Memoirs of the Reign of Bossa Ahadee, King of Dahomy, an Inland Country of Guiney » Documenting the American South, University of North Carolina at Chapel Hillhttps://docsouth.unc.edu/neh/norris/summary.html
- « Description de la Nigritie . Par M. P. D. P.,... Enrichie de cartes » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5821763q.texteImage
- « L’oubli et le retour », Gaetano Ciarcia L’Homme, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/lhomme/24518
- « Léon de Rosny 1837-1914 - À propos de « Description de la Nigritie ». 2. Un plaidoyer pour l’abolition de l’esclavage » Presses universitaires du Septentrion, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/septentrion/36811
- « SÉNÉGAL ET CÔTES D’AFRIQUE – Sous-série C 6 » FranceArchiveshttps://francearchives.fr/fr/facomponent/12355ae2bb1efb16ce917e777378165314d75a11









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