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Anne Bonny et Mary Read : deux femmes pirates face au procès de 1720

Engraved by Benjamin Cole[2] (1695–1766) / Wikimedia Commons
11 min de lecture27 sources vérifiées
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Aucun témoin, dans le compte rendu imprimé du procès, ne voit Mary Read tirer dans la cale. Le capitaine Charles Johnson l’affirme pourtant en 1724, sur la foi, dit-il, d’hommes enrôlés de force qui l’auraient déclaré sous serment. Au moment de l’abordage, seules les deux femmes et un troisième pirate auraient tenu le pont, et Read aurait déchargé ses armes sur ceux qui restaient en bas, tuant l’un et blessant plusieurs. Les pages 15 à 19 de The Tryals of Captain John Rackam, and other Pirates, imprimé à la Jamaïque par Robert Baldwin en 1721, rapportent cinq dépositions contre Mary Read et Anne Bonny, et toutes portent sur des pillages antérieurs à leur capture.

Cinq témoins à St Jago de la Vega

Les dates sont celles des documents, dans le calendrier julien des colonies anglaises (a. s.). Vers dix heures du soir, un jour d’octobre 1720 qu’un acte d’accusation ultérieur fixe au 22, le sloop de Jonathan Barnet, un voilier à un mât, rattrape près de Negril Point, à l’extrémité ouest de la Jamaïque, un bâtiment qui vient de tirer un coup de canon. Barnet le hèle. Quelqu’un répond « John Rackam from Cuba » et lâche un coup de pierrier, un petit canon monté sur pivot ; une bordée emporte la bôme adverse, l’espar qui tient le bas de la grand-voile, et l’équipage demande quartier. Il faisait trop sombre, dira un témoin, pour savoir qui avait parlé à bord du sloop pirate.

Rackam et huit de ses hommes sont jugés le 16 novembre par un tribunal d’amirauté que préside le gouverneur, Sir Nicholas Lawes, à St Jago de la Vega (aujourd’hui Spanish Town). Ce jour-là, le commissaire Thomas Bernard quitte la salle parce que son fils est à l’agonie. Le vendredi 18, Rackam et quatre autres sont pendus à Gallows Point, à Port Royal, et trois corps sont exposés enchaînés à des gibets, à Plumb Point, Bush Key et Gun Key. Les quatre derniers sont pendus le lendemain à Kingston.

Le lundi 28 novembre vient le tour de Mary Read et d’Ann Bonny, « alias Bonn ». L’accusation retient quatre faits : sept bateaux de pêche pillés le 3 septembre près de Harbour Island, aux Bahamas, pour dix livres de poisson et d’agrès, monnaie de la Jamaïque ; deux sloops marchands pris le 1er octobre au large d’Hispaniola, mille livres ; le 19, la goélette de Thomas Spenlow, devant Port Maria, vingt livres ; le lendemain, devant Dry Harbour, le sloop Mary de Thomas Dillon, trois cents livres. Dorothy Thomas dépose la première. Arrêtée dans son canot chargé de provisions, sur la côte nord de l’île, elle a vu les deux femmes en vestes d’homme et pantalons longs, un mouchoir noué sur la tête, machette et pistolet à la main, presser les hommes de la tuer pour qu’elle ne puisse pas témoigner. Elle les a reconnues pour des femmes, précise-t-elle, à la taille de leur poitrine, détail dont Johnson fera des scènes de dévoilement. Spenlow confirme leur présence à bord. Deux Français enlevés alors qu’ils chassaient le cochon sauvage sur la côte d’Hispaniola, John Besneck et Peter Cornelian, déposent par interprète. Les accusées, disent-ils, se montraient très actives, Bonny passait la poudre aux hommes, elles s’habillaient en homme pour la chasse et l’abordage et en femme le reste du temps, et rien ne laissait penser qu’on les retenait de force. Dillon, enfin, a vu Bonny un fusil à la main et les décrit toutes deux « cursing and swearing much ».

Les accusées n’ont ni témoin ni question. À l’unanimité, le tribunal les déclare coupables des deux seuls chefs qu’appuient des victimes présentes, les troisième et quatrième, et le canot de Dorothy Thomas ne figure dans aucun. Condamnées à la pendaison, elles se disent « quick with Child », enceintes d’un enfant qui bouge déjà, et la cour sursoit à l’exécution en ordonnant une inspection. Dans ces cinq pages, personne ne décrit la nuit de Negril Point.

« Late of the Island of Providence, Spinsters »

L’acte désigne les deux femmes comme « spinsters », non mariées, venues de l’île de Providence. Le greffier ne connaît donc aucun mari à Ann Bonny, alors que Johnson la marie à un marin, James Bonny, dont aucune trace n’a été retrouvée en Caroline du Sud. Leurs noms, en revanche, circulaient depuis l’été. Le 22 août 1720, l’équipage avait enlevé dans la rade de New Providence le William, un sloop d’une douzaine de tonneaux armé de quatre canons et de deux pierriers ; le 5 septembre, une proclamation du gouverneur Woodes Rogers déclarait pirates huit personnes, dont « Ann Fulford alias Bonny » et Mary Read, et un numéro d’octobre de The Boston Gazette précisait que Rackam avait emmené « 12 Men and Two Women ». La même femme porte ainsi trois noms en trois mois, Fulford, Bonny et Bonn. On garde ici la graphie Anne, celle de Johnson et de l’usage français, parce que c’est sous cette forme qu’on la cherche dans les bibliothèques.

Les vêtements disent la même chose. Chez les Français, il est question d’une alternance de tenues, et Dorothy Thomas reconnaît sans peine des femmes sous les vestes. Le costume masculin répondait probablement à des raisons pratiques, ou servait à impressionner les victimes, peut-être aux deux, et comme aucun témoin ne dit pourquoi elles en changeaient on ne sait pas trancher. Le travestissement permanent, ce secret que Read aurait gardé jusqu’à ce qu’Anne Bonny s’éprenne d’elle en la croyant homme, appartient au livre de 1724, et la proclamation de Rogers le rend difficile à croire pour les semaines passées avec Rackam.

Le procès ne leur donne ni âge, ni lieu de naissance, ni parents.

Johnson cite des dépositions que l’imprimé ne contient pas

En 1724 paraît à Londres, chez Charles Rivington, J. Lacy et J. Stone, au prix de quatre shillings, A General History of the Robberies and Murders of the most notorious Pyrates, dont le titre annonce les aventures des deux femmes pirates. Une seconde édition augmentée sort la même année, et sa préface reconnaît que certains lecteurs ont trouvé le premier état fait pour divertir. Dans le second volume, l’auteur dit tenir de parents d’Anne Bonny qu’elle était arrivée de Caroline avec une femme nommée Anne Fulworth, qui se faisait passer pour sa mère, un nom assez proche du Fulford de la proclamation pour que le Dictionary of Irish Biography y voie une part possible de vérité.

Qui était Johnson ? En 1939, John Robert Moore attribue le livre à Daniel Defoe sur la foi de rapprochements textuels avec ses œuvres reconnues, et de nombreux catalogues l’enregistrent depuis sous ce nom. P. N. Furbank et W. R. Owens ont défait l’attribution en 1988, en montrant qu’aucune preuve extérieure ne la soutenait. En 2004, Arne Bialuschewski a proposé Nathaniel Mist, éditeur londonien d’un hebdomadaire friand d’histoires de pirates et ancien marin, ou quelqu’un de son entourage, une hypothèse qui repose elle aussi sur des indices.

Les biographies font l’attrait du livre. Mary Read, élevée en garçon, aurait servi comme soldat en Flandres avant de s’embarquer pour les Antilles à la mort de son mari ; Anne Bonny, née près de Cork, fille illégitime d’un homme de loi et de sa servante, aurait suivi son père dans une plantation de Caroline. Johnson ne nomme jamais ce père. Le nom de William Cormac, qui circule partout, provient selon The Post and Courier d’un récit romancé des années 1960, et le William Cormack qui reçoit cinquante acres en Caroline du Sud en 1735 n’a aucun lien démontré avec la pirate. Johnson prête encore à Anne Bonny une dernière entrevue avec Rackam le jour de son exécution, et une réplique souvent citée, selon laquelle à se battre comme un homme il se serait épargné d’être pendu comme un chien.

Le passage sur la capture est le plus instructif. Johnson y invoque des témoins « forced Men » qui avaient navigué avec Read ; le procès imprimé en compte précisément deux, Besneck et Cornelian. L’auteur a donc lu le compte rendu, ou une source qui en dérivait, et il prête à ces hommes une déposition sur le combat que l’imprimé ne leur attribue pas. L’imprimé, il est vrai, n’est peut-être qu’un abrégé. Dans les archives jamaïcaines, la survie d’un procès-verbal manuscrit plus détaillé n’est pas établie ici, et Johnson a pu tenir de voyageurs revenus de l’île des détails que la brochure omet.

Le livre passe la mer du Nord en quelques mois. À Utrecht, Jacques Broedelet publie en 1725 une Histoire des pirates anglois qui met en titre « la vie & avantures des deux femmes pirates ». À Amsterdam, la même année, l’édition d’Hermanus Uytwerf s’ouvre sur un frontispice, conservé à la John Carter Brown Library, où une femme pirate, sabre au poing, se dresse devant un pavillon à squelette et sablier, une balance et des chaînes sous les pieds, et des pendus au fond. En moins de cinq ans, deux accusées de St Jago de la Vega sont devenues une allégorie.

Liberté sous le pavillon noir

Marcus Rediker a fait de ces deux femmes des figures centrales de son histoire sociale de la piraterie, dans un essai de 1996, « Liberty beneath the Jolly Roger », puis dans un chapitre de Pirates de tous les pays, traduit en français en 2008. Le navire pirate y devient un lieu où deux femmes de condition modeste ont pu échapper quelques mois aux contraintes attachées à leur sexe. L’argument le plus solide de ce camp vient du tribunal lui-même, dont les témoins, des victimes peu suspectes de complaisance, décrivent deux pirates armées et actives, agissant de leur plein gré. Ces dépositions précèdent de quatre ans toute la littérature.

Rudolf Dekker et Lotte van de Pol ont fourni en 1989 l’arrière-plan. À partir de 119 cas bien documentés, tirés surtout des archives judiciaires hollandaises, ils montrent qu’aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles assez de femmes s’engageaient comme soldats ou matelots sous une identité masculine pour former une tradition. Sur l’ensemble de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, la femme qui passe pour un homme appartient aux tribunaux et aux chansons bien avant le roman. Read et Bonny s’y rattachent par le vêtement d’homme, et leur équipage, comme le gouverneur Rogers, savait à qui il avait affaire.

John C. Appleby déplace la question. En 2013, son livre retrouve les femmes de la piraterie anglaise, entre 1540 et 1720, surtout à terre, chez les receleuses, chez celles qui hébergent et ravitaillent les équipages, chez les pétitionnaires, et parmi les victimes ; il insiste sur la faiblesse du recrutement féminin, qui ramène Read et Bonny à deux noms au milieu de milliers d’hommes. Le procès du 28 novembre contient d’ailleurs une troisième femme, la seule des trois qui n’ait pas choisi la mer, Dorothy Thomas, dépouillée dans son canot puis venue déposer à St Jago de la Vega, que les récits oublient presque toujours, alors que sa déposition fournit la description la plus précise de l’apparence des deux autres.

Ventres plaidés

Le sursis leur épargne le sort des hommes de leur équipage, et celui d’autres condamnés de l’hiver. Le 24 janvier 1720/1721, neuf pêcheurs de tortues qui assuraient être montés à bord à Negril Point pour un bol de punch, peu avant l’apparition de Barnet, sont condamnés à leur tour, et six d’entre eux sont pendus les 17 et 18 février suivants. À la fin de janvier 1721, The Boston Gazette signale que les deux femmes ont « pleaded their Bellies ». La brochure de Baldwin ne dit pas ce que l’inspection a constaté.

Mary Read meurt en prison quelques mois plus tard. Le registre des sépultures de la paroisse de St Catherine, celle de St Jago de la Vega, porte à la date du 28 avril 1721 la mention « Mary Read, pirate ». On ignore de quoi elle est morte, et si elle a accouché ; la chronologie rend plausible une mort liée à la grossesse, hypothèse que les sources laissent ouverte.

Pour Anne Bonny, Johnson s’arrête, à la dernière page de sa vie, sur un aveu qu’on peut traduire ainsi, « ce qu’elle est devenue depuis, nous ne saurions le dire ; nous savons seulement qu’elle n’a pas été exécutée ». Le XXᵉ siècle a comblé le vide. Selon l’enquête de Tony Bartelme pour The Post and Courier en 2018, le récit romancé des années 1960 la fait mourir en Virginie, puis un livre paru en 2000 la ramène en Caroline, mariée à un certain Burleigh, morte à quatre-vingt-quatre ans. David Cordingly reprend cette version dans l’Oxford Dictionary of National Biography en 2004, sur la foi de papiers de famille ; interrogé par le journal, il admet qu’il faut l’écarter, et l’autrice du livre de 2000 dit avoir perdu ses documents dans un incendie. En 2020, une vidéaste retrouve dans le registre de St Catherine l’inhumation d’une « Ann Bonny » au 29 décembre 1733, que la légende de la reproduction publiée par le journal date de 1732. Même paroisse que Mary Read, même graphie que le procès, peut-être la même femme, et l’identification repose pour l’instant sur ces deux coïncidences.

Au National Maritime Museum de Greenwich, la fiche de la gravure sur bois PAI9316, « The Female Pirates », une feuille de 100 sur 164 millimètres attribuée à F. Wentworth et conservée en réserve, raconte toujours l’autre fin. Condensée de l’article de Cordingly, elle ramène Anne Bonny à Charles Town, la marie à Joseph Burleigh le 21 décembre 1721 et la fait inhumer en Caroline du Sud le 25 avril 1782. Le Post and Courier appelle ce mari James, et les archives de Caroline dépouillées pour l’enquête de 2018 n’ont livré aucune trace de lui sous ce prénom.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’histoire de New Providence, refuge des équipages pirates aux Bahamas avant la reprise en main par un gouverneur royal, et celle de la justice d’amirauté dans les colonies anglaises. Il rejoint aussi la fabrication du folklore pirate, dont le livre du capitaine Johnson fournit une grande part des motifs, et l’histoire des femmes soldats et matelots de l’époque moderne.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. The Tryals of Captain John Rackam, and other Pirates [...] As also, the Tryals of Mary Read and Anne Bonny, alias Bonn, on Monday the 28th Day of the said Month of November, at St. Jago de la Vega, Jamaïque, Robert Baldwin, 1721 ; procès des deux femmes, p. 15-19 ; procès de Rackam et exécutions, p. 3-15 ; procès des pêcheurs de tortues, p. 31-33 The National Archives, Kew, CO 137/14 (copie numérique CO 137/14/1) ; exemplaire numérisé par la National Library of Jamaica
  2. Proclamation de Woodes Rogers, gouverneur de New Providence, 5 septembre 1720, déclarant pirates huit membres de l’équipage de Rackam dont « Ann Fulford alias Bonny » et Mary Read, publiée dans The Boston Gazette à l’automne 1720 numéro exact non établi ici ; texte connu ici par le Dictionary of Irish Biography et la reproduction publiée par The Post and Courier
  3. The Boston Gazette, numéros d’octobre 1720 (Rackam « took with him 12 Men and Two Women ») et numéro de la fin de janvier 1721 (les deux femmes « pleaded their Bellies ») reproductions publiées par The Post and Courier, 2018
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Registre des sépultures de la paroisse de St Catherine, Jamaïque, entrées du 28 avril 1721 (« Mary Read, pirate ») et du 29 décembre 1733 (« Ann Bonny ») dépôt et cote non établis ici ; connues par les reproductions publiées par The Post and Courier en 2020 et, pour la première, par le Dictionary of Irish Biography
  2. Captain Charles Johnson, A General History of the Robberies and Murders of the most notorious Pyrates, Londres, Ch. Rivington, J. Lacy et J. Stone, 1724, chapitres « The Life of Mary Read » (combat sur le pont, témoins « forced Men ») et « The Life of Anne Bonny » (dernière entrevue avec Rackam, phrase finale) ; seconde édition de 1724, préface (connue par The Post and Courier) ; second volume, appendice sur Anne Fulworth (connu par le Dictionary of Irish Biography) exemplaire de 1724 numérisé, Internet Archive
  3. Histoire des pirates anglois depuis leur etablissement dans l’ile de la Providence, jusqu’à present [...] Avec la vie & avantures des deux femmes pirates Marie Read & Anne Bonny, Utrecht, Jacques Broedelet, 1725, in-12, 315 p., première traduction française exemplaire numérisé, Manioc
  4. Historie der Engelsche zee-roovers, Amsterdam, Hermanus Uytwerf, 1725, frontispice à la femme pirate John Carter Brown Library, Providence, JCB Archive of Early American Images
  5. « The Female Pirates (From an Old Print) », gravure sur bois, F. Wentworth, feuille 100 × 164 mm, non exposée National Maritime Museum, Greenwich, PAI9316

Bibliographie

  1. Marcus Rediker, Pirates de tous les pays. L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726), traduit de l’anglais par Fred Alpi, préface de Julius Van Daal, Paris, 2008, 278 p., chap. VI, « Les femmes pirates : Anne Bonny et Mary Read » Libertalia
  2. Marcus Rediker, « Liberty beneath the Jolly Roger », dans Margaret S. Creighton et Lisa Norling (dir.), Iron Men, Wooden Women. Gender and Seafaring in the Atlantic World, 1700-1920, Baltimore, 1996 Johns Hopkins University Press
  3. Rudolf M. Dekker et Lotte C. van de Pol, The Tradition of Female Transvestism in Early Modern Europe, Londres, 1989, xv-128 p. Macmillan
  4. John C. Appleby, Women and English Piracy, 1540-1720 : Partners and Victims of Crime, Woodbridge, 2013, x-264 p. Boydell Press
  5. John Robert Moore, Defoe in the Pillory and Other Studies, Bloomington, 1939, p. 126-188 (attribution de la General History à Defoe) Indiana University Publications
  6. P. N. Furbank et W. R. Owens, The Canonisation of Daniel Defoe, New Haven, 1988, ix-210 p. Yale University Press
  7. Arne Bialuschewski, « Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the General History of the Pyrates », The Papers of the Bibliographical Society of America 98 (1), 2004, p. 21-38 The Papers of the Bibliographical Society of America
  8. David Cordingly, « Bonny, Anne », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford, 2004 Oxford University Press (notice non consultée directement ; connue par le résumé qu’en donne le National Maritime Museum et par les déclarations de l’auteur au Post and Courier)

Sources en ligne

  1. « Digital copy of Pamphlet entitled ’The Tryals of Captain John Rackam and other Pirates’,... », notice CO 137/14/1 The National Archives, cataloguehttps://beta.nationalarchives.gov.uk/catalogue/id/C14075679
  2. « Trials of Ann Bonny and Mary Read, pirates », 28 novembre 1720, CO 137/14 The National Archives, Image Libraryhttps://images.nationalarchives.gov.uk/asset/780
  3. « The Tryals Of Captain John Rackham and Other Pirates », numérisation de la National Library of Jamaica Internet Archivehttps://archive.org/details/the-tryals-of-captain-john-rackham
  4. « Bonney (Bonny), Anne », par Frances Clarke et Niav Gallagher, révision d’avril 2021, DOI 10,3318/dib.000779.v2 Dictionary of Irish Biography, Royal Irish Academyhttps://www.dib.ie/biography/bonney-bonny-anne-a0779
  5. « The Female Pirates (From an Old Print) [Anne Bonny, 1698-1782, and Mary Read, c. 1695-1721] » Royal Museums Greenwich, collectionshttps://www.rmg.co.uk/collections/objects/rmgc-object-157040
  6. « Anne Bonny and Mary Read | Real pirate histories » (citation du chapitre de Johnson sur la capture) Royal Museums Greenwichhttps://www.rmg.co.uk/stories/maritime-history/real-pirates-anne-bonny-mary-read
  7. « The true and false stories of Anne Bonny, pirate woman of the Caribbean », par Tony Bartelme, 21 novembre 2018 The Post and Courierhttps://www.postandcourier.com/news/the-true-and-false-stories-of-anne-bonny-pirate-woman-of-the-caribbean/article_e7fc1e2c-101d-11e8-90b7-9fdf20ba62f8.html
  8. « A 22-year-old YouTuber may have solved Anne Bonny pirate mystery 300 years after trial », par Tony Bartelme, 28 novembre 2020 The Post and Courierhttps://www.postandcourier.com/news/a-22-year-old-youtuber-may-have-solved-anne-bonny-pirate-mystery-300-years-after/article_78fc0a2e-2914-11eb-a5f5-03b65f4d281a.html
  9. « A general history of the robberies and murders of the most notorious pyrates [...] 1724 » Internet Archivehttps://archive.org/details/bim_eighteenth-century_a-general-history-of-the_1724
  10. « Histoire des pirates anglois depuis leur etablissement dans l’ile de la Providence, jusqu’à present [...] » Manioc, bibliothèque numérique Caraïbe, Amazonie, Plateau des Guyaneshttps://www.manioc.org/patrimon/BBX17023
  11. « Historie der Zee-Roovers. » JCB Archive of Early American Images, John Carter Brown Libraryhttps://jcb.lunaimaging.com/luna/servlet/detail/JCB~1~1~1841~2850001:Historie-der-Zee-Roovers-
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