On objectera qu’un pirate ne tient pas de livre de comptes, et l’objection est bonne. Roberts fait exception sur un point. Sa capture a produit du papier, beaucoup, parce que la marine du roi et une compagnie à monopole avaient besoin de montrer qu’elles avaient fait leur travail. Un pamphlet de 1723 imprime les minutes du procès de son équipage, un livre de 1724 fournit le chiffre que tout le monde répète depuis. Les deux passent par le même chirurgien de marine, John Atkins, greffier de la cour qui jugea les survivants.
Quatre cents voiles, dans une préface
La phrase se lit dans la préface de la deuxième édition de la General History, imprimée à Londres pour T. Warner en 1724. L’auteur y reproche aux douze vaisseaux de guerre stationnés dans les plantations américaines de n’avoir jamais mis la main sur personne, et lâche, pour appuyer sa démonstration, que Roberts et son équipage ont pris à eux seuls quatre cents voiles. C’est un argument de polémique contre l’Amirauté, pas un relevé. Le chapitre IX, qui court de la page 208 à la page 329, ne totalise rien.
Ce que le chiffre compte se devine assez bien. Fin juin 1720, Roberts entre dans le port de Trepassey, à Terre-Neuve, pavillon noir hissé, tambours battants ; les vingt-deux bâtiments mouillés là sont abandonnés par leurs équipages, et les pirates les brûlent ou les coulent presque tous, avec les installations de séchage des pêcheurs. Vingt-deux prises en une matinée, sans combat. Devant la Martinique, quelques mois plus tard, il hisse le pavillon des interlopes hollandais, attire les barques de l’île une à une et en incendie vingt. Une chaloupe de pêche et une frégate de quarante canons pèsent le même poids dans ce total.
Reste la question de savoir qui écrit. L’attribution de la General History à Daniel Defoe, imposée par John Robert Moore dans les années 1930 au point que les bibliothèques recataloguèrent le livre sous son nom, a été démontée en 1988 par P. N. Furbank et W. R. Owens. Arne Bialuschewski a proposé en 2004 l’imprimeur jacobite Nathaniel Mist, au nom duquel l’ouvrage fut enregistré. Le chiffre vient donc d’un auteur qu’on ne sait pas nommer, dans une page écrite pour accabler la marine de guerre.
Élu au bout de six semaines
John Roberts, de Casnewydd-bach près de Haverfordwest, quitte Londres en novembre 1719 comme second du Princess, capitaine Plumb, un navire qui va charger des captifs à Anomabu. Le bâtiment y est pris par le pirate gallois Howell Davis, et Roberts passe de force dans la compagnie. Six semaines plus tard, Davis tombe dans une embuscade portugaise à Príncipe, et l’équipage élit Roberts capitaine, sur la recommandation d’un nommé Dennis qui expose, verre en main, que tout bon gouvernement a son pouvoir logé dans la communauté.
Johnson lui prête là une réplique célèbre, sur le service honnête qui offre maigre pitance et bas salaires quand la piraterie offre l’abondance et le pouvoir. Aucune source contemporaine ne la porte en dehors du livre de 1724. Même remarque pour le surnom. Ni le pamphlet du procès ni le chapitre de Johnson ne l’appellent Black Bart, et quand la General History le dit black, c’est de son teint qu’elle parle. Le surnom paraît postérieur, sans qu’on sache dater sa première occurrence.
Le même chapitre rapporte de plus sûr le fonctionnement de la bande. Roberts ne commande absolument qu’en chasse et au combat ; ailleurs, les hommes entrent dans sa cabine, se servent dans sa vaisselle, jurent contre lui.
Quand la compagnie s’empare de l’Onslow, elle y trouve un ecclésiastique envoyé desservir Cape Coast Castle et lui offre une part entière s’il veut préparer le punch et dire les prières. Il décline, et on le renvoie avec ses affaires, moins trois livres de prières et un tire-bouchon.
Les pirates ont jeté l’original à la mer
Onze articles figurent au chapitre IX. Une voix par homme sur les affaires importantes, et part égale aux vivres frais. Marronnage pour qui détourne la valeur d’un dollar sur une prise. Aucune femme ni aucun garçon à bord, sous peine de mort pour qui en embarquerait une déguisée. Huit cents dollars sur le fonds commun pour la perte d’un membre, et personne ne parle de dissoudre la compagnie avant que chacun ait touché mille livres. Deux parts pour le capitaine et le quartier-maître, une et demie pour le maître, le bosco et le canonnier. Repos du dimanche pour les musiciens, et pour eux seuls.
Johnson ajoute aussitôt une réserve que les citations omettent presque toujours. Les pirates avaient jeté par-dessus bord l’original signé et juré, et l’auteur avoue ignorer ce que contenaient les articles manquants.
Le règlement que l’on cite partout est donc une reconstitution faite d’après les déclarations des prisonniers.
La préface en dit davantage. L’auteur y explique qu’ayant trouvé les mêmes usages chez plusieurs équipages, articles compris, il a choisi de ne les donner qu’une fois, sous la vie de Roberts. Le « code de Bartholomew Roberts » est donc un montage valant pour la profession entière.
Un détail du procès confirme au moins l’article onze. Quatre hommes y furent acquittés pour avoir servi comme musiciens, pris de force sur des navires marchands, avec leurs violons ou leur tête cassés quand ils refusaient de jouer.
À Ouidah, le tarif est en poids d’or
Le 11 janvier 1721/1722, les deux navires de Roberts entrent en rade d’Ouidah, sur la côte des Esclaves, où onze bâtiments anglais, français et portugais attendent leurs cargaisons. Trois des français portent trente canons et plus de cent hommes chacun. Tous amènent leur pavillon sans combattre, les capitaines étant à terre pour recevoir les marchandises et livrer les captifs. Le tarif est le même pour tous, huit livres pesant de poudre d’or, et des capitaines étrangers réclament un reçu pour leurs armateurs. La General History en imprime un, signé de deux noms, celui de Roberts et celui de Harry Glasby, maître de son navire.
Les dates anglaises de ces années sont en ancien style, et l’année civile anglaise commence le 25 mars, ce qui fait écrire à la gravure de 1724 « January 11th, 1721/2 ». Au procès, la déposition d’un capitaine hollandais porte la mention « N. S. ». Les dates retenues ici sont celles des documents anglais, sans conversion.
Un seul navire refuse la rançon, le Porcupine, capitaine Fletcher, presque entièrement chargé. Roberts envoie une chaloupe transborder les captifs avant d’y mettre le feu. Ôter les fers demandait du temps, la compagnie était pressée, et le navire fut incendié avec quatre-vingts personnes encore enchaînées deux par deux, selon Johnson, qui note pour une fois son propre dégoût. Deux hommes du Porcupine jugés le 3 avril 1722 l’ont confirmé sans qu’on le leur demande, Richard Wood en déclarant que les pirates l’avaient mis au travail pour ôter les fers, Edward Evans en racontant s’être réfugié à bord du navire pirate pendant que beaucoup d’esclaves brûlaient ou se noyaient, entravés.
Le butin, lui, se compte en or. Ogle trouve à bord du Royal Fortune plus de deux mille livres sterling de poudre d’or. Les principales victimes de Roberts sur cette côte, l’Onslow, le King Solomon, le brigantin Hannibal et la barque Diligence, appartenaient toutes à la Royal African Company.
Une cour d’amirauté sous les murs d’un fort négrier
Ogle repère les trois navires pirates sous le cap Lopez le 5 février, feint de fuir, attire le Ranger hors de vue de la terre et le prend. Il revient le 10 sous pavillon français. Roberts, en veste de damas cramoisi, plume rouge au chapeau, croix de diamants au cou, choisit de passer au plus près pour encaisser la bordée et filer. Un grain de mitraille le tue net à la gorge, et ses hommes jettent le corps à la mer avec ses armes, comme il l’avait demandé.
La cour s’ouvre le 28 mars à Cabo Corso Castle, que les Anglais appellent aussi Cape Coast Castle, un fort de la Royal African Company dont les cachots servent à la traite. Elle compte sept membres : Mungo Herdman, James Phipps, Henry Dodson, Francis Boye, Edmund Hyde, John Barnsley, Charles Fanshaw. Ogle, captor, ne peut y siéger. Deux sommations du 3 avril y ajoutent le marchand Samuel Hartsease et le capitaine William Menzies, quand les absences menacent le quorum. La défense est unanime et la même pour tous, du premier interrogatoire au dernier : chacun se dit homme forcé. Le tribunal juge l’accusation prouvée quant à la résistance au pavillon du roi, puis prend ce qu’il nomme une résolution de clémence, celle d’exiger contre chaque prisonnier la preuve d’un acte volontaire, un pillage, un incendie, un vol. Cela déplace tout le procès vers les témoins, capitaines et seconds des navires pillés, qui viennent dire lequel pleurait en montant dans la chaloupe et lequel est arrivé le premier sur le pont d’une prise avec la perruque de son ancien capitaine sur la tête. Henry Glasby, maître du Royal Fortune, avait tenté trois évasions et empêché qu’on fasse sauter le navire après la reddition ; on l’acquitte, et son témoignage sert ensuite contre les autres. Cinquante-deux hommes sont pendus, dont dix-huit exposés en chaînes hors des murs, dans la zone de battement des marées. Les six premiers condamnés, David Simpson, William Magnes, Richard Hardy, Thomas Sutton, Christopher Moody et Valentine Ashplant, entendent leur sentence le 2 avril et sont exécutés le lendemain entre dix heures et midi, selon le mandat signé Herdman.
Le décompte des hommes noirs embarqués montre ce que vaut une addition ancienne. La déposition sous serment des trois officiers du Swallow, faite devant la cour qui avait les prisonniers sous les yeux, donne cent cinquante-deux hommes à bord du Royal Fortune, dont cinquante-deux noirs. La lettre d’Ogle à l’Amirauté et le chapitre de Johnson en donnent quarante-cinq. Pour le Ranger, Ogle écrit cent trente-deux hommes dont vingt-trois noirs, Johnson vingt. Les deux additions possibles, soixante-cinq et soixante-quinze, sont celles qui circulent aujourd’hui, sans que leurs auteurs signalent qu’ils choisissent entre deux pages du même dossier. Des deux, le compte de la déposition est le plus solide, parce que les juges avaient les hommes devant eux. Ces soixante-quinze hommes, ou ces soixante-cinq, furent vendus au bénéfice des captors.
Le règlement lu par les économistes
Marcus Rediker a bâti sur ces articles, dans Villains of All Nations en 2004, une lecture qui a renouvelé le sujet, et il faut la prendre par son côté fort. Le capitaine est élu et révocable, le quartier-maître exerce un contrepoids permanent, un jury tranche les différends d’interprétation, un fonds commun indemnise les mutilés. À bord des navires marchands et des vaisseaux du roi de ces années, rien d’équivalent n’existe.
Peter T. Leeson, dans le Journal of Political Economy de décembre 2007, lit le même texte autrement et en déplace la cause. Ces institutions sont, selon lui, des solutions rationnelles à un problème d’organisation criminelle, prévenir la prédation interne et maximiser le profit d’une entreprise privée de tout recours au droit.
Arne Bialuschewski a introduit la donnée la plus lourde. En 1719, année de pointe, jusqu’à trente pour cent des navires arrivant sur la côte occidentale d’Afrique tombent aux mains des pirates, pour qui les captifs entassés à fond de cale forment une cargaison sans valeur immédiate, qu’on revend, qu’on abandonne ou qu’on tue. L’incendie du Porcupine s’accorde avec cette logique générale. La démocratie de bord s’arrête au bastingage.
Le procès l’écrit à sa manière. James Phipps, l’un des sept juges, était l’agent général de la Royal African Company à Cape Coast, l’homme dont Roberts avait pillé l’Onslow, le King Solomon et deux autres bâtiments. Vingt condamnés à mort furent graciés de la corde et livrés par contrat d’engagement à cette même compagnie, pour sept ans de travail dans ses exploitations africaines, les auteurs hésitant entre les mines et les plantations. La General History imprime en annexe le formulaire vierge de cet engagement, avec ses blancs pour le nom et la date, et la trace des vingt hommes s’arrête à cette page.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire de la Royal African Company et du monopole anglais de la traite, dont les forts de la Côte-de-l’Or forment l’armature. Il rejoint la question du pavillon noir et de son usage comme signal de sommation, ainsi que celle des pêcheries de Terre-Neuve, dont les ports ouverts ont fourni à la piraterie atlantique ses proies les plus faciles.
Un pirate gallois aurait capturé quatre cents navires en trois ans. La formule revient partout et elle désigne un personnage réel, Bartholomew Roberts, tué en février 1722 au large de l’Afrique par un vaisseau de guerre anglais. D’où vient ce chiffre, et que compte-t-il exactement ?
Une phrase dans une préface
Le chiffre n’a qu’une source. Il apparaît dans la préface d’un livre paru à Londres en 1724, une histoire des pirates signée d’un capitaine dont personne n’a jamais retrouvé la trace.
Dans cette préface, l’auteur reproche à la marine de guerre de ne jamais attraper les pirates. Pour appuyer son reproche, il écrit que Roberts et ses hommes ont pris quatre cents voiles à eux seuls. Une ligne, sans explication.
Le chapitre du même livre consacré à ce pirate est pourtant le plus long de l’ouvrage. Il ne fait aucun total.
« Prendre un navire », au sens large
Le mot cache des situations très différentes. Dans un port de pêche de Terre-Neuve, à l’été 1720, Roberts arrive pavillon noir hissé. Les équipages abandonnent leurs bateaux et se sauvent à terre. Vingt-deux bâtiments sont brûlés ou coulés en une matinée, sans un coup de feu.
Devant une île des Antilles, quelques mois plus tard, il attire des barques de commerce en hissant un faux pavillon, puis en incendie vingt d’un coup.
Une chaloupe de pêche compte donc autant qu’un gros navire armé dans l’addition. Les dégâts sont réels, l’unité de mesure ne veut pas dire grand-chose.
Un règlement que l’on n’a jamais lu en entier
Les équipages pirates se donnaient des règles écrites, signées par chaque nouveau venu. Onze de ces règles ont été publiées en 1724 et sont citées partout depuis. On y trouve le vote de tous sur les décisions importantes, une indemnité pour celui qui perd un bras ou une jambe, des parts très resserrées entre le chef et les hommes, l’interdiction d’embarquer une femme.
Un détail est presque toujours oublié. L’auteur précise que les pirates avaient jeté à la mer le document original avant d’être pris. Ce qu’on lit est donc une reconstitution faite d’après ce que les prisonniers ont bien voulu raconter.
Il ajoute même avoir regroupé sous le nom de Roberts des usages communs à plusieurs équipages, pour éviter les répétitions. Le fameux « code » n’appartient pas à un seul homme.
Le procès de 1722
En février 1722, un navire de guerre anglais rattrape les pirates au large de l’actuel Gabon. Roberts est tué d’un projectile à la gorge. Ses hommes jettent son corps à la mer, comme il l’avait demandé, puis se rendent.
Les survivants sont jugés en mars et en avril dans un fort européen de la côte africaine, un fort qui sert au commerce des captifs. Les minutes du procès ont été imprimées l’année suivante, séance par séance, nom par nom.
Tous les accusés donnent la même défense. Chacun affirme avoir été enrôlé de force. Le tribunal exige alors, contre chaque homme, la preuve d’un acte volontaire. Cinquante-deux sont pendus. Une vingtaine sont livrés pour sept ans de travail à la compagnie de commerce dont ils avaient pillé les navires, et dont un dirigeant siégeait parmi les juges.
La rançon, l’or et les captifs
Quelques semaines avant sa mort, Roberts avait rançonné onze navires dans un port de la côte africaine. Chacun a payé huit livres pesant de poudre d’or. Un reçu signé de sa main a été imprimé.
Un seul capitaine refuse de payer. Son navire est incendié avec quatre-vingts captifs encore enchaînés à bord, faute de temps pour ôter les fers. Deux marins jugés l’année suivante l’ont confirmé devant le tribunal, sans qu’on le leur demande.
Les hommes noirs embarqués sur les deux navires pirates ont été comptés deux fois, et les deux comptes ne s’accordent pas. Soixante-cinq selon une page, soixante-quinze selon une autre. Ils furent vendus.
Le détail des onze articles, la querelle sur l’identité de l’auteur du livre de 1724 et le déroulement du procès occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *A Full and Exact Account, of the Tryal of all the Pyrates, Lately Taken by Captain Ogle, on Board the Swallow Man of War, on the Coast of Guinea*, Londres, imprimé et vendu par J. Roberts, dans Warwick Lane, 1723 exemplaire numérisé consulté sur Internet Archive
- Chaloner Ogle, lettre à l’Amirauté datée de Cape Coast Road, 5 avril 1722, publiée dans la *London Gazette* du mardi 4 septembre 1722 et réimprimée en tête du pamphlet précédent
- Déposition sous serment d’Isaac Sun, lieutenant, de Ralph Baldrick, maître d’équipage, et de Daniel Mac-Laughlin, second du *Swallow*, Cabo Corso Castle, 28 et 29 mars 1722, sur les effectifs des deux navires pirates dans le même pamphlet
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Sources primaires (suite)
- Dépositions de Richard Wood et d’Edward Evans, hommes du *Porcupine* acquittés, sur l’incendie de leur navire en rade d’Ouidah, audience du 3 avril 1722 dans le même pamphlet
- Sentence du 2 avril 1722 contre David Simpson, William Magnes, Richard Hardy, Thomas Sutton, Christopher Moody et Valentine Ashplant, et mandat d’exécution signé Mungo Herdman dans le même pamphlet
- [Charles Johnson], *A General History of the Pyrates, from their first Rise and Settlement in the Island of Providence, to the present Time*, Londres, imprimé pour T. Warner, au Black-Boy dans Pater-Noster-Row, deuxième édition, 1724 ; préface, chapitre IX et annexes. Première édition imprimée pour C. Rivington, Londres, 1724
- Reçu de rançon délivré en rade d’Ouidah, janvier 1721/1722, signé « Batt. Roberts » et « Harry Glasby », reproduit au chapitre IX de l’ouvrage précédent
- « Captain Bartho. Roberts with two ships, Viz. the Royal Fortune and Ranger, takes Sail in Whydah Road on the Coast of Guiney, January 11th, 1721/2 », gravure de la *General History*, 1724 Smithsonian Libraries, image SIL-SIL33-070-04
- John Atkins, *A Voyage to Guinea, Brasil, and the West-Indies ; in His Majesty’s Ships, the Swallow and Weymouth*, Londres, imprimé pour Cæsar Ward et Richard Chandler, 1735, ESTC T87658
- Journal de bord du *Swallow*, page portant l’engagement du 10 février 1722 National Maritime Museum, Greenwich
Bibliographie
- Marcus Rediker, *Pirates de tous les pays. L’âge d’or de la piraterie atlantique, 1716-1726*, traduit de l’anglais (États-Unis) par Fred Alpi, préface de Julius Van Daal, Paris, 2017, 304 p., ISBN 978-2-37729-000-0, traduction de *Villains of All Nations. Atlantic Pirates in the Golden Age*, Boston, 2004 Libertalia, Beacon Press
- Arne Bialuschewski, « Black People under the Black Flag : Piracy and the Slave Trade on the West Coast of Africa, 1718-1723 », *Slavery & Abolition* 29 (4), 2008, p. 461-475, DOI 10,1080/01440390802486473 Routledgehttps://doi.org/10.1080/01440390802486473
- Arne Bialuschewski, « Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the General History of the Pyrates », *Papers of the Bibliographical Society of America* 98 (1), mars 2004, p. 21-38 Bibliographical Society of America
- Arne Bialuschewski, « Pirates, markets and imperial authority : economic aspects of maritime depredations in the Atlantic World, 1716-1726 », *Global Crime* 9 (1-2), 2008, DOI 10,1080/17440570701862769 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/17440570701862769
- P. N. Furbank et W. R. Owens, *The Canonisation of Daniel Defoe*, New Haven, 1988 Yale University Press
- Peter T. Leeson, « An-arrgh-chy : The Law and Economics of Pirate Organization », *Journal of Political Economy* 115 (6), décembre 2007, p. 1049-1094, DOI 10,1086/526403 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/526403
- Gilbert Buti et Philippe Hrodej (dir.), *Dictionnaire des corsaires et pirates*, Paris, 2013, 990 p., ISBN 978-2-271-06808-8 CNRS Éditions
Sources en ligne
- « A Full And Exact Account, Of The Tryal Of All The Pyrates, Lately Taken By Captain Ogle », numérisation intégrale de l’édition de 1723 Internet Archivehttps://archive.org/details/a-full-and-exact-account-of-the-tryal-of-all-the-pyrates-lately-taken-by-captain-ogle
- « A General History of the Pyrates : from their first rise and settlement in the island of Providence, to the present time », texte intégral de l’édition de 1724, préface comprise Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/files/40580/40580-h/40580-h.htm
- « IX : Of Captain Bartho. Roberts, and His Crew » Standard Ebookshttps://standardebooks.org/ebooks/captain-charles-johnson/a-general-history-of-the-pirates/text/chapter-11
- « A general history of the pyrates : from their first rise and settlement in the Island of Providence, to the present time », exemplaire numérisé de la deuxième édition East Carolina University Digital Collectionshttps://digital.lib.ecu.edu/17001.1
- « A voyage to Guinea, Brasil and the West Indies : in His Majesty’s ships, the Swallow and Weymouth », texte intégral de l’édition de 1735 Project Gutenberghttps://gutenberg.org/files/72102/72102-h/72102-h.htm
- « A voyage to Guinea, Brasil, and the West-Indies », notice bibliographique ESTC T87658 Grub Street Projecthttps://grubstreetproject.net/publications/T87658
- « The pirate hunter’s cup », par Robert Blyth, sur Bartholomew Roberts, Chaloner Ogle et les condamnations de Cape Coast Castle Royal Museums Greenwichhttps://www.rmg.co.uk/stories/maritime-history/pirates-bartholomew-roberts-chaloner-ogle-cup
- « An-arrgh-chy : The Law and Economics of Pirate Organization » Journal of Political Economy, University of Chicago Presshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/526403
- « Black People under the Black Flag : Piracy and the Slave Trade on the West Coast of Africa, 1718-1723 » Slavery & Abolition, Taylor & Francishttps://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/01440390802486473
- « Dictionnaire des corsaires et pirates », compte rendu de l’ouvrage dirigé par Gilbert Buti et Philippe Hrodej Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/abpo/2749
- « Image ID : SIL-SIL33-070-04_edit », gravure de Bartholomew Roberts en rade d’Ouidah, tirée de la *General History* de 1724 Smithsonian Librarieshttps://library.si.edu/image-gallery/109025



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