Le 5 décembre 1717, au large de Crab Island, Henry Bostock, maître du sloop Margaret de Saint-Christophe, passe huit heures à bord d’un navire pirate. Deux semaines plus tard, il jure devant le gouverneur Walter Hamilton ce qu’il a vu. Il détaille le bétail et les cochons qu’on lui a pris, ses armes, ses livres, ses instruments ; il signale la vaisselle d’argent, une coupe enlevée à un capitaine de la Barbade, la poudre d’or qu’il croit à bord. Sur l’homme qui commande, la déposition reste muette. En revanche elle donne le navire avec précision, négrier français de construction hollandaise, trente-six canons montés, trois cents hommes.
Quatorze canons chez Dosset, seize chez Ernaut
Ce navire porte un nom et une histoire documentée à Nantes. La Concorde appartient à René Montaudouin, dont la famille dominera la traite nantaise une bonne partie du siècle. Elle quitte la Loire le 24 mars 1717 avec soixante-quinze hommes, touche Juda, le comptoir de la côte de Guinée qu’on appelle aujourd’hui Ouidah, au Bénin, et y embarque cinq cent seize captifs. Le lieu s’appelait Gléwé avant d’entrer dans les registres européens. La traversée dure huit semaines, et soixante et un captifs et seize marins meurent avant les Antilles.
Le 28 novembre, à soixante lieues de la Martinique, deux sloops l’attaquent. Le lieutenant François Ernaut les décrira le 27 avril 1718 devant l’amirauté de Nantes : cent vingt hommes et douze canons sur le premier, trente hommes et huit canons sur le second. L’équipage français compte alors trente-six malades du scorbut et de la dysenterie. Deux bordées suffisent, et le capitaine Pierre Dosset amène son pavillon. L’intendant Charles Mesnier en rendra compte à Versailles le 10 décembre, transcrivant le nom du vainqueur comme il l’a entendu prononcer, Edouard Titche.
La France est passée au grégorien en 1582, l’Angleterre et ses colonies attendront 1752, et onze jours séparent les deux systèmes, si bien que le 28 novembre français est le 17 novembre anglais. Nous donnons ici les dates anglaises, la plupart des documents venant des colonies britanniques, et signalons par (n. s.) les dates venues des papiers français.
À Bequia, dans les Grenadines, les pirates débarquent l’équipage et les captifs, et le mousse Louis Arot leur indique où les officiers ont caché la poudre d’or achetée à Juda pour leur compte. Quatre Français s’engagent de leur plein gré, dix autres sont retenus de force, dont un pilote, trois chirurgiens, deux charpentiers, deux matelots et le cuisinier. Les rescapés reçoivent le plus petit des deux sloops, quarante tonneaux de construction bermudienne, qu’ils rebaptisent La Mauvaise Rencontre.
Sur l’armement du bâtiment pris, les deux témoins les mieux placés ne s’accordent déjà pas, Dosset déclarant quatorze canons et Ernaut seize. L’écart va devenir énorme en quelques semaines.
Un chiffre qui grossit de port en port
La série des documents, telle que l’a rassemblée Richard W. Lawrence pour le service archéologique de Caroline du Nord, se lit comme une courbe. En juillet 1717, le capitaine Matthew Musson signale au Council of Trade and Plantations un certain Thatch commandant un sloop de six canons avec environ soixante-dix hommes. En octobre, une dépêche de Philadelphie reprise par le Boston News-Letter lui donne douze canons et cent cinquante hommes. Les Français de novembre comptent deux cent cinquante hommes, Bostock écrit trente-six canons et trois cents hommes, et en juin 1718 le gouverneur de Caroline du Sud annonce à Londres un navire de quarante canons et plus de quatre cents hommes.
Hamilton avait pourtant été clair dès le 6 janvier 1718 sur la nature de ces chiffres, en une formule qu’il faut lire deux fois : certains disent vingt-deux canons montés, d’autres vingt-six, « all agree that she can carry 40 ». Le nombre célèbre de quarante désigne donc une capacité, rapportée par ouï-dire, devenue armement réel dans la correspondance officielle en cinq mois. Les archéologues ont repéré vingt-deux pièces sur le site de Beaufort Inlet en 2001 et en avaient remonté vingt-quatre en 2015. La mécanique est celle d’une place commerciale, et elle fonctionne parce que tout le monde y a intérêt. Les capitaines dépouillés justifient leur reddition auprès de leurs armateurs. Les gouverneurs coloniaux, qui réclament à Londres des frégates qu’on ne leur envoie pas, ont besoin d’un adversaire à la mesure de leur demande. Quant aux pirates, ils gagnent à ce que le chiffre circule, puisqu’un navire qui se rend sans combattre ne coûte ni poudre ni blessés. La Couronne avait d’ailleurs tarifé la tête pirate dès septembre 1717, cent livres sterling pour un commandant, vingt pour un matelot.
Charles Town paie en coffre de médicaments
Vers le 22 mai 1718, quatre bâtiments se postent devant la barre de Charles Town et arrêtent tout ce qui entre et sort. Huit ou neuf navires sont pris en une semaine, et parmi les otages figurent des passagers du Crowley, dont plusieurs notables de la place. La demande de rançon, transmise à terre par deux émissaires, ne porte ni sur de l’or ni sur des vivres.
Un coffre de médicaments.
Le gouverneur Robert Johnson écrit le 18 juin au Council of Trade and Plantations que les pirates menaçaient de tuer tous leurs prisonniers, que la ville n’était pas en état de résister, et qu’elle s’est exécutée. Les otages ont été renvoyés à terre presque nus, après que les pirates eurent enlevé des quatre navires saisis le peu d’argent du bord et toutes les provisions.
L’épave donne à cette demande un contenu matériel. Parmi les quatre cent mille objets remontés du site 31CR314 figure une seringue urétrale en étain dont l’analyse des résidus a révélé une faible concentration de mercure, traitement standard de la syphilis à cette date. L’anneau du piston porte un poinçon parisien de 1701 ou 1708 et la marque partielle de Laurent Chatelain, étainier en activité entre 1689 et 1724. Deux pompes à clystère, un mortier et son pilon, des poids emboîtés pour peser les compositions et un bassin à saignée complètent l’ensemble. Ce matériel est français, monté à bord à Nantes, et il éclaire rétrospectivement une décision prise sept mois plus tôt à Bequia, quand les pirates ont retenu de force les trois chirurgiens du négrier alors qu’ils rendaient la liberté à la plus grande partie de l’équipage, ce qui suppose qu’ils savaient exactement de quoi ils manquaient. Un équipage de trois cents hommes qui vit entassé, qui se blesse aux manœuvres et qui fréquente les ports antillais consomme du mercure, des pansements et de l’opium. Menacer une ville entière pour obtenir une pharmacie relève de la logistique, et la décision revient à un commandant à court de remèdes.
Le livre de 1724 et son auteur introuvable
La barbe tressée de rubans à la manière des perruques à la Ramillies, les trois paires de pistolets en bandoulière, les mèches à canon allumées glissées sous le chapeau de part et d’autre du visage, tout cela vient d’un seul texte. A General History of the Pyrates paraît à Londres en mai 1724 chez Charles Rivington, et la deuxième édition augmentée sort la même année chez T. Warner, at the Black-Boy in Pater-Noster-Row. Le chapitre III y est consacré à Teach, et la description de la barbe occupe la page 87, où l’apparition du personnage est comparée à un météore effrayant. L’auteur signe capitaine Charles Johnson, et aucun capitaine de ce nom n’est attesté. L’attribution à Daniel Defoe, proposée dans les années 1930 et si bien reçue que les bibliothèques ont recatalogué l’ouvrage à son nom, a été contestée à la fin des années 1980 faute du moindre document. Arne Bialuschewski a défendu en 2004, dans les Papers of the Bibliographical Society of America, l’hypothèse de Nathaniel Mist, imprimeur londonien jacobite propriétaire du Weekly Journal. Les indices convergent, la preuve manque. Le volume a par ailleurs introduit dans la littérature de piraterie des éléments qu’aucun document d’époque n’atteste, comme la jambe de bois, le trésor enterré et le nom de Jolly Roger donné au pavillon.
Sur les origines de l’homme, la recherche a bougé récemment. Charles Leslie, dans A New History of Jamaica publié à Londres chez J. Hodges en 1740, écrit que Barbe Noire était né à la Jamaïque de parents honorables, que sa mère vivait encore à Spanish Town et que son frère y commandait le train d’artillerie. Baylus C. Brooks a repris ce fil en 2015 dans la North Carolina Historical Review, en reconstituant sur registres paroissiaux et actes coloniaux la famille d’un Edward Thache de Spanish Town, vétéran de la Royal Navy. Le faisceau est sérieux, et la dernière jointure manque encore, celle qui ferait de ce Thache de Spanish Town le capitaine tué à Ocracoke.
Sans un coup de canon
Une objection sérieuse pèse sur tout ce qui précède, et elle mérite sa version forte. Jacques Ducoin, auteur de la seule monographie française consacrée à La Concorde, fait observer que les capitaines attaqués ne disent rien de l’apparence du forban, que tous sont frappés par la taille et l’armement de son bâtiment, et que tous se rendent sans combattre. Les redditions viendraient donc d’un navire de vingt-deux canons opposé à des marchands qui en portent six ou huit, et la célébrité de Barbe Noire commencerait le jour où il prend ce négrier.
L’objection inverse vise la révision elle-même. On lit désormais que rien n’atteste que Barbe Noire ait jamais tué un prisonnier. C’est exact, et Bostock le confirme pour son cas, puisqu’il précise que les pirates n’ont maltraité ni lui ni ses hommes. La même déposition dit autre chose dans la phrase suivante. Le capitaine Taylor, pris quelques jours plus tôt avec le Great Allen, a été fort maltraité et son navire brûlé, et les pirates se sont vantés devant Bostock d’avoir incendié plusieurs bâtiments. Un homme qui épargne ses otages peut rester brutal, et la source qui fonde la première proposition ruine la seconde.
En 2005, Bradley A. Rodgers, Nathan Richards et Wayne R. Lusardi ont soutenu dans l’International Journal of Nautical Archaeology qu’aucun objet ne rattachait le site au Queen Anne’s Revenge. Mark Wilde-Ramsing et Charles Ewen leur ont répondu en 2012 dans Historical Archaeology, en plaidant qu’un faisceau circonstanciel suffit quand aucun autre naufrage connu à Beaufort Inlet ne compte plus de dix canons.
Deux points demeurent hors de portée. L’échouage de juin 1718 à Topsail Inlet, l’actuel Beaufort Inlet, a été présenté dès 1719 par David Herriot, ancien capitaine du sloop Adventure, comme une manœuvre délibérée destinée à casser une compagnie devenue trop nombreuse pour le partage. Des deux explications, l’accident reste la plus économique, parce qu’aucune source indépendante ne confirme ce calcul et que le témoin avait intérêt à noircir un homme mort. Sur la poudre d’or prise aux officiers de Dosset, les résumés du projet archéologique donnent tantôt une vingtaine de livres, tantôt quatorze onces.
Le 22 novembre 1718, à Ocracoke, le lieutenant Robert Maynard fit couper la tête du pirate et la fit suspendre au beaupré de son sloop pour rentrer en Virginie. L’image que tout le monde a en tête vient d’ailleurs. Une gravure sur cuivre, un homme cuirassé de pistolets sous un chapeau qui fume, exécutée vers 1736, dix-huit ans après Ocracoke, et que les catalogues attribuent selon les cas à James Basire ou à Joseph Nicholls, si bien que le plus ancien portrait connu de Barbe Noire est une invention d’atelier londonien dont on ignore la main.
Pour aller plus loin
Par son armateur, ce dossier croise l’histoire de la traite nantaise, dont les rôles d’armement conservés à Nantes restituent expédition par expédition le trafic d’une maison comme celle des Montaudouin. Il rejoint aussi les actes de grâce accordés aux pirates par la Couronne en 1717 et 1718, que Barbe Noire accepta puis ignora, et les chasses aux forbans menées depuis les colonies, où des gouverneurs sans marine durent acheter des sloops sur leurs propres fonds.
Barbe Noire est le pirate le plus connu du monde. On le voit toujours de la même façon, une barbe immense, des pistolets en travers de la poitrine, des mèches allumées qui fument sous son chapeau. Cette image existe vraiment, mais elle ne vient pas des documents écrits de son vivant. Elle vient d’un livre publié six ans après sa mort. Les papiers officiels, eux, racontent autre chose.
Un navire français volé au large de la Martinique
Tout commence par un bateau nantais. Il transporte des captifs africains depuis la côte de Guinée jusqu’aux Antilles, pour le compte d’un riche armateur de Nantes. En novembre 1717, à quelques dizaines de lieues de la Martinique, deux petits navires pirates l’attaquent.
L’équipage français est épuisé par la traversée. Beaucoup d’hommes sont malades, plusieurs sont morts en route. Après deux salves de canon, le capitaine se rend sans combattre.
Les pirates gardent le grand navire, qu’ils rebaptisent, et laissent aux Français un bateau plus petit. Ils retiennent de force quelques marins utiles, un pilote, des charpentiers, un cuisinier et surtout les trois chirurgiens du bord. Nous connaissons tous ces détails parce que les officiers français ont dû raconter l’affaire par écrit à leur retour, devant l’administration maritime.
Des témoins qui comptent les canons
Plusieurs capitaines attaqués par Barbe Noire ont eux aussi laissé des déclarations sous serment. L’un d’eux est resté huit heures à bord du navire pirate avant d’être relâché.
Dans sa déposition, il note tout ce qu’on lui a pris, l’argenterie aperçue, le nombre de canons, le nombre d’hommes. Il ne dit pas un mot de l’apparence du capitaine. Les autres témoins non plus.
Ce qui frappe les marins de l’époque, ce sont les moyens du pirate, pas son visage.
Un chiffre qui enfle de lettre en lettre
Le plus intéressant est de suivre ce nombre de canons dans les documents, mois après mois. Au début, les deux officiers français qui connaissaient le mieux le bateau en comptent quatorze ou seize. Quelques semaines plus tard, les rapports parlent de vingt-deux, puis de trente-deux, puis de trente-six. Au printemps suivant, les gouverneurs anglais écrivent quarante.
Un gouverneur avait pourtant expliqué la chose très clairement dès janvier. Certains disent vingt-deux canons, d’autres vingt-six, mais tout le monde reconnaît que le navire pourrait en porter quarante. Le chiffre célèbre n’était donc pas un comptage. C’était une estimation de ce que la coque aurait pu supporter.
Chacun avait intérêt à le répéter. Les capitaines dépouillés justifiaient ainsi leur reddition. Les gouverneurs coloniaux réclamaient des navires de guerre à Londres. Les journaux imprimaient ce qu’on leur rapportait au port. Et les pirates gagnaient à passer pour plus forts qu’ils n’étaient, puisqu’un adversaire qui se rend tout de suite ne coûte ni poudre ni blessés.
Une rançon très étrange
Au printemps 1718, la flottille bloque pendant une semaine l’entrée d’un grand port américain et prend des otages. La rançon demandée n’est ni de l’or ni de la nourriture. C’est un coffre de médicaments.
La ville cède. Les otages sont renvoyés à terre dépouillés de presque tout.
Longtemps, cette demande a paru bizarre. L’archéologie l’a expliquée. L’épave du navire pirate a été retrouvée au large de la Caroline du Nord, et on y a remonté du matériel médical français, une seringue contenant encore des traces de mercure, employé alors contre la syphilis, des instruments pour les lavements, un mortier pour préparer les remèdes, un bassin pour les saignées.
Trois cents hommes entassés à bord tombaient malades et se blessaient sans arrêt. Le capitaine avait enlevé les chirurgiens du navire français, mais il lui fallait aussi de quoi les soigner.
Le livre qui a tout fixé
La description de la barbe tressée et des mèches enflammées vient d’un ouvrage paru à Londres en 1724, six ans après la mort du pirate. Son auteur signe d’un nom de capitaine qui n’a jamais existé. Personne n’a réussi à l’identifier avec certitude.
Ce livre a inventé ou diffusé une grande partie de ce que nous croyons savoir des pirates, comme le trésor enterré et la jambe de bois. Quant au portrait que tout le monde connaît, c’est une gravure faite vers 1736, presque vingt ans après la mort du personnage.
Le détail des dépositions, les cotes d’archives nantaises et le débat des archéologues sur l’identité de l’épave occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Déposition d’Henry Bostock, maître du sloop Margaret de Saint-Christophe, 19 décembre 1717, jointe à la lettre du gouverneur Walter Hamilton au Council of Trade and Plantations du 6 janvier 1718 The National Archives, Kew, C.O. 152/12, n° 67 iii, calendarisée dans Calendar of State Papers Colonial, America and West Indies, vol. 30, n° 298. iii
- Déposition de Richard Joy, maître du sloop New Division d’Antigua, 30 novembre 1717 C.O. 152/12, n° 67 i ; CSP Colonial, vol. 30, n° 298. i
- Déposition de Thomas Knight, du Mountserrat Merchant, 30 novembre 1717 C.O. 152/12, n° 67 ii ; CSP Colonial, vol. 30, n° 298. ii
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Sources primaires (suite)
- Lettre du gouverneur Walter Hamilton au Council of Trade and Plantations, 6 janvier 1718, sur l’armement du navire de « Captain Teatch » C.O. 152/12, n° 67 ; CSP Colonial, vol. 30, n° 298
- Lettre du gouverneur Robert Johnson au Council of Trade and Plantations, Caroline du Sud, 18 juin 1718, sur le blocus de Charles Town et le coffre de médicaments CSP Colonial, vol. 30, n° 556 ; extraits de lettres de Caroline du 19 août 1718, n° 660
- Déclaration de François Ernaut, lieutenant de La Concorde de Nantes, « prise et pillée par les forbans », 27 avril 1718 Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes, B 4578, f° 56 v° et suivants
- Rôle d’équipage du navire La Concorde de Nantes, voyage de 1717 Archives départementales de Loire-Atlantique, 120 J 337, f° 53
- Lettre de Charles Mesnier, intendant de la Martinique, 10 décembre 1717, sur l’enlèvement de La Concorde par « Edouard Titche » Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence, COL C8A 22 (1717), f° 447
- « Désordres causés par les forbans », correspondance du marquis de Feuquières, gouverneur général des îles du Vent, 21 décembre 1717 Archives nationales d’outre-mer, COL C8A 23 (1717), f° 47-55
- The Information of David Herriot and Ignatius Pell, appendice à The Tryals of Major Stede Bonnet, and Other Pirates, Londres, imprimé pour Benj. Cowse at the Rose and Crown in St Paul’s Church-Yard, 1719
- [Charles Johnson], A General History of the Pyrates, seconde édition augmentée, Londres, imprimé pour T. Warner, at the Black-Boy in Pater-Noster-Row, 1724, chapitre III « Of Capt. Teach, alias Black-Beard », p. 70-90, et proclamation royale du 5 septembre 1717 reproduite p. 33-34 exemplaire numérisé, East Carolina University
- Charles Leslie, A New History of Jamaica, Londres, J. Hodges, 1740, p. 275, sur la famille Thache de Spanish Town
- Seringue urétrale en étain, poinçon parisien de 1701 ou 1708 et marque de l’étainier Laurent Chatelain, résidus de mercure, épave 31CR314, Beaufort Inlet Queen Anne’s Revenge Conservation Lab, Office of State Archaeology, Caroline du Nord
Bibliographie
- Jacques Ducoin, Barbe-Noire et le négrier La Concorde, Grenoble, 2010, 213 p., collection « Hommes et océans » Glénat
- Marcus Rediker, Pirates de tous les pays, traduit de l’anglais par Fred Alpi, Paris, 2008, rééd. 2017, 312 p. Libertalia
- Gilbert Buti et Philippe Hrodej (dir.), Dictionnaire des corsaires et pirates, Paris, 2013, 990 p. CNRS Éditions
- Mark U. Wilde-Ramsing et Linda F. Carnes-McNaughton, Blackbeard’s Sunken Prize. The 300-Year Voyage of Queen Anne’s Revenge, Chapel Hill, 2018 University of North Carolina Press
- Arne Bialuschewski, « Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the General History of the Pyrates », The Papers of the Bibliographical Society of America 98 (1), mars 2004, p. 21-38 Bibliographical Society of America
- Arne Bialuschewski, « Blackbeard : The Creation of a Legend », Washington and Jefferson College Review 58, 2010, p. 39-54 Washington and Jefferson College
- Baylus C. Brooks, « “Born in Jamaica, of Very Creditable Parents” or “A Bristol Man Born” ? Excavating the Real Edward Thache, “Blackbeard the Pirate” », The North Carolina Historical Review 92 (3), juillet 2015, p. 235-277 North Carolina Office of Archives and History
- Bradley A. Rodgers, Nathan Richards et Wayne R. Lusardi, « “Ruling Theories Linger” : Questioning the Identity of the Beaufort Inlet Shipwreck », International Journal of Nautical Archaeology 34 (1), 2005, p. 24-37 Nautical Archaeology Society
- Mark U. Wilde-Ramsing et Charles R. Ewen, « Beyond Reasonable Doubt : A Case for Queen Anne’s Revenge », Historical Archaeology 46 (2), 2012, p. 110-133 Society for Historical Archaeology
- David D. Moore et Mike Daniel, « Blackbeard’s Capture of the Nantaise Slave Ship La Concorde : A Brief Analysis of the Documentary Evidence », Tributaries 11, 2001, p. 14-31 North Carolina Maritime History Council
- Calendar of State Papers Colonial, America and West Indies, vol. 30, 1717-1718, édité par Cecil Headlam, Londres, 1930 His Majesty’s Stationery Office
Sources en ligne
- « America and West Indies : January 1718, 1-13 », texte des dépositions Joy, Knight et Bostock jointes à la lettre du gouverneur Hamilton British History Online, Institute of Historical Researchhttps://www.british-history.ac.uk/cal-state-papers/colonial/america-west-indies/vol30/pp142-155
- « America and West Indies : June 1718 » British History Online, Institute of Historical Researchhttps://www.british-history.ac.uk/cal-state-papers/colonial/america-west-indies/vol30/pp264-287
- « Preliminary Observations on British and American Documents Concerning the Activities of the Pirate Blackbeard, March 1717 to June 1718 », par Richard W. Lawrence Queen Anne’s Revenge Project, North Carolina Department of Natural and Cultural Resourceshttps://www.qaronline.org/preliminary-observations-british-and-american-documents-concerning-activities-pirate-blackbeard/open
- « Compte rendu de recherches dans les archives françaises sur le navire nantais La Concorde capturé par des pirates en 1717 », rapport de Jacques Ducoin Queen Anne’s Revenge Projecthttps://www.qaronline.org/compte-rendu-de-recherches-dans-les-archives-francaises-sur-le-navire-nantais-la-concorde-capture/open
- « The Pirate Ship’s Journey » Queen Anne’s Revenge Projecthttps://www.qaronline.org/history/ships-journey
- « Blackbeard : History of the Dreaded Pirate » Queen Anne’s Revenge Projecthttps://www.qaronline.org/history/blackbeard-history-dreaded-pirate
- « Discovery of the Shipwreck » Queen Anne’s Revenge Projecthttps://www.qaronline.org/history/discovery-shipwreck
- « Urethral Syringe » Queen Anne’s Revenge Project, Conservation, Tools and Instrumentshttps://www.qaronline.org/conservation/artifacts/tools-and-instruments/urethral-syringe
- « A general history of the pyrates : from their first rise and settlement in the Island of Providence, to the present time », édition de 1724 numérisée ECU Digital Collections, East Carolina Universityhttps://digital.lib.ecu.edu/17001.1
- « Blackbeard (Circa 1736) », notice de la gravure sur cuivre Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/181hpr-b0ff445e6c963ff/
- « Beyond Reasonable Doubt : A Case for Queen Anne’s Revenge » Historical Archaeology, Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/article/10.1007/BF03377319
- « Dictionnaire des corsaires et pirates », compte rendu de l’ouvrage dirigé par G. Buti et P. Hrodej Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/abpo/2749
- « Blackbeard the Pirate », notice biographique et bibliographie NCpedia, State Library of North Carolinahttps://www.ncpedia.org/biography/blackbeard-the-pirate




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